12/09/2017

Le DIP s’invite à la table d’Hannibal Lecter

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Selon la TdG de ce lundi 11 septembre, « Genève veut être une référence ». Décidément, c’est une habitude au Département de l’instruction publique… c’est que, comme tous les présidents précédents, il faut marquer son territoire d’une manière ou d’une autre.

Après la mise en place du Cycle d’orientation par André Chavanne, on a eu droit à Dominique Föllmi et son projet de rénovation de l’école primaire. Ce dernier n’a pas eu le temps de le mettre en place, c’est Martine Brunschwig Graf, probablement naïvement attirée  par le chant des sirènes pédagogistes, qui a repris le flambeau en lançant cette trop fameuse  Rénovation de l’école primaire. Charles Beer, ensuite, a voulu parachever l’œuvre de destruction en instaurant des cycles d’apprentissage de 4 ans et, dans la lancée, supprimer  l’évaluation chiffrée. Il s’y est cassé les dents…

Autant de moyens de marquer son territoire, Anne Emery Torracinta ne déroge pas à la règle. Après l’école inclusive, il faut maintenant "faire de l’enseignement numérique une priorité". Et comme sa collègue vaudoise, Cesla Amarelle met les bouchées doubles, il serait inacceptable qu’AET  la laisse prendre le large ; elle engage donc une course contre la montre…

Tant d’études scientifiques démontrent pourtant  les nombreux méfaits auxquels sont soumis les enfants lorsqu’ils sont confrontés trop tôt aux écrans des appareils numériques. Et comme si, à la maison, ces enfants n’étaient pas assez souvent devant un ordinateur ou une tablette, il faut maintenant augmenter la dose à l’école !  Au diable les risques encourus !

Laissons donc nos jeunes enfants se lobotomiser tranquillement.

Après avoir déjà équipé treize écoles primaires de tablettes, on va encore accentuer « la culture numérique » de ces jeunes et généraliser le processus à l’ensemble des écoles primaires du canton. Pensez donc, on vise haut : « Savoir utiliser l’outil ne suffit pas, il faut aussi comprendre comment il fonctionne ».

Mais bien sûr…on n’a pas mieux à faire au primaire ! Et peu importe l’aspect financier que cette nouvelle  « genevoiserie » implique… achat de matériel pour plusieurs millions, postes largement rémunérés à créer…

Tiens, à moins qu’elle n’y soit pas soumise comme tout citoyen, voilà qui pourrait permettre à Madame AET de faire enfin respecter la loi …en obligeant les directeurs d’établissement primaire à prendre en charge cet enseignement  de l’informatique. Car, est-il besoin de le rappeler, lors de cette rentrée 2017 des classes, la plupart d’entre eux continuent à ne pas se soumettre à l’article de loi qui les oblige à consacrer une partie de leur temps à de l’enseignement.

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Commentaires

Il est plus facile de se lancer dans un nouveau projet que de réparer ce qui ne va pas bien dans les anciens.

Écrit par : Mère-Grand | 12/09/2017

Madame AET ne fait rien respecter. l'Université n'a rien a envié à une monarchie, l'école primaire est devenue l'antichambre de l'islamisme et le secondaire une fabrique de pseudo intellectuel sans avenir. L'école inclusive est tellement inclusive qu'elle va finir par exclure les élèves sans problèmes.

Écrit par : Maendly Norbert | 12/09/2017

Excellent billet qui fleure bon le réalisme celui qui fait dire à de nombreux grands parents ,nos arrière petits enfants sont des esclaves de choix pour de nombreux profiteurs et n'auront jamais acquis une matière essentielle pour apprendre la confiance en soi c'est à dire la patience
Leurs parents devront travailler jusqu'à cent ans afin de pouvoir les entretenir
Quel monde de ploucs
Bonne journée Monsieur Duval

Écrit par : lovejoie | 13/09/2017

Grâce au virtuel on piétine dans les problèmes ! bon courage aux viennent ensuite qui confrontés à la vraie réalité finiront tous par se suicider ou se réfugier auprès de sectes qui n'attendent que les victimes des réseaux anti sociaux qui après les avoir harponnés pour ensuite être mieux
rejetés n'auront plus que celles ci pour y subir un nouveau conditionnement !
Quel monde de ploucs

Écrit par : lovejoie | 14/09/2017

A lire le nombre de commentaires sur ce blog, il faut croire que les questions d'enseignement ne passionnent pas le public genevois. A moins qu'il se sente impuissant à changer exercer une quelconque influence. Le champ est donc libre.

Écrit par : Mère-Grand | 15/09/2017

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