09/10/2017

Les conseillers d’Etat seraient-ils au-dessus des lois ?

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Je vous le disais en mars dernier, « après avoir fermement contesté l’article 59 de la loi, votée en septembre 2015, qui leur impose de consacrer une partie de leur temps à l’enseignement, les directeurs d’établissement primaire, via leur association, l’AGDEP, avaient usé de tous les moyens possibles pour échapper à leur obligation.

Déboutés par la Cour constitutionnelle l’AGEP, en désespoir de cause, avait encore fait recours auprès du Tribunal Fédéral. A tort, les directeurs argumentaient que le vote du GC avait été fait sans même les avoir entendus en commission. On attendait donc avec impatience la décision du TF…

Elle est tombée dans un arrêt du 8 mars, relayée dans l’article du « Courrier », paru le 15 mars. On y apprend, qu’une fois de plus, l’AGDEP a été déboutée par le TF » !

Pourtant, sept mois après, rien n’a changé ! La plupart de ces directeurs ne respectent toujours pas la loi. Quelques-uns se contentent de la détourner en « offrant » …à la demande, leurs services aux enseignants ! Vous imaginez un enseignant assez fou pour se risquer à une telle requête auprès de son directeur sachant que celui-ci y est farouchement opposé !

Certes, une trentaine de directeurs, soit environ deux tiers d’entre eux, ont individuellement recouru contre la mise en œuvre de l’article controversé de la Loi sur l’instruction publique ». Le TF doit vraisemblablement encore répondre individuellement à chacun d’eux….la teneur de la requête à titre individuel a beau légèrement différer, elle n’en est que l’hologramme de celle de leur association. On voit mal comment la décision du TF pourrait changer selon qu’il répond à l’association ou individuellement aux directeurs…à n’en pas douter, on connaît déjà la teneur de cette réponse…

Quoiqu’il en soit, Aucun effet suspensif ne leur est accordé.

Dès lors, ces directeurs sont bel et bien hors la loi. Beaucoup plus grave, l’attitude de leur « patronne » la conseillère d’Etat Madame Anne Emery Torracinta ! Car enfin, c’est bien elle qui en porte la responsabilité et pourtant, elle persiste à fermer les yeux et à laisser ses troupes dans l’inégalité.

De quel droit s’autorise-t-elle à bafouer ainsi nos institutions ? Jusqu’à quand le Conseil d’Etat ainsi que les députés que nous avons élus vont-ils encore tolérer cette situation tout simplement scandaleuse ?

Pour mémoire: Genève, quelle République?

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Commentaires

Les conseillers d'Etat ne sont pas au dessus des lois mais ils ne sont que de passage alors que les hauts fonctionnaires demeurent en place bien plus longtemps et installent leur pouvoir de telle manière que pour les faire bouger il faudrait des élus qui n'ont pas peur de leur déplaire. Sachant qu'ils ont besoin d'eux pour essayer de mettre en place leur politique on comprend aisément que l'exercice s'avère quasi impossible à moins qu'une personne d’exception ne soit élue ce qui ne semble pas être le cas les directeurs ont encore de beaux jours devant eux. Et ne parlons pas de l'université qui est un état dans l'Etat tant les pouvoirs qui lui ont été conférés sont grand. A part Dieu lui même il semble que personne ne soit en position de faire entendre raison à un rectorat auquel on a donné a tord avec la nouvelle constituante un pouvoir quasi royal.

Écrit par : Maendly Norbert | 10/10/2017

Et que penser d'un Maudet qui annonce en plénière que "...je prends l'engagement solennel de les associer au travail que nous allons mettre en place - pour peu naturellement qu'on ne les retrouve pas contre nous au Tribunal fédéral dans une volonté de sape - afin qu'ils puissent prendre part à l'élaboration du règlement d'application."

Nous avons effectivement été écartés des travaux sur le règlement car nous avons eu le culot d'utiliser les outils démocratiques disponibles.

Écrit par : Pierre Jenni | 10/10/2017

@M. Jenni
Je publie votre commentaire bien que je n'y comprends rien! Seriez-vous hors sujet?!

Écrit par : Duval | 10/10/2017

Pour une personne qui n'est pas dans l'enseignement à la lecture de cet article il ressort de façon évidente que les directeurs d'enseignement primaire ont choisi la voie ou la carrière de l'enseignement sans en avoir la vocation.
Je donnerai un exemple d'erreur d'orientation dans la voie professionnelle.

"Tout va bien, la petite est au piano!"
Passant par là un mystérieux expert devin aurait pu dire que non parce que si tout allait bien la petite ne serait pas en cet instant même au piano.

Plus tard quelqu'un écrira à un ami de Gilbert Cesbron (Chiens perdus sans coller) que si l'auteur était en son bouquin "inspiré" en revanche il n'était pas éducateur sur le terrain.

La petite au piano ne savait, "pouvait" pas dessiner.

Après des années et des années... un jour elle se dit qu'Art thérapeute elle choisirait l'Art du yoga et se demande si elle pourrait dessiner des racines (ce qui correspond à l'un des centres nerveux et de conscience du yoga), elle passe la main droite sur une étendue.
Dessiner des racines, oui, elle le pourrait.
Puis, second centre, de l'eau dans un contenu... à la campagne (racines) pourquoi pas un lavoir? Le pourrait-elle? elle le pourrait.

Enfin centre du sommet de la tête dans le cerveau un... lotus aux mille pétales... dans l'eau dans le lavoir...dessiner des racines... oui, elle le peut.
Puis... les couleurs, le pourrait-elle? é-mer-veil-le-ment.

On peut se tromper dans son orientation de carrière comme de profession.
Pour le bien des enfants, ce qui est le souci constant de l'auteur de l'article de ce blog, tous ses lecteurs en sont convaincus, il serait bon que les professionnels de l'instruction - en toute bonne foi, pourquoi pas!? - ne se soient pas égarés en une voie étrangère à ce qui serait, après travail en profondeur, leur voie réelle... en toute authenticité.

Authenticité garante d'originalité également ce qui ne semble pas être le talent propre aux directeurs, leurs supérieurs, éventuellement... d'établissement primaire.

Bonne journée à vous, André Duval.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 11/10/2017

Oui, je fais un parallèle en relation avec le titre.

Écrit par : Pierre Jenni | 11/10/2017

Je parle des travaux concernant la loi sur les taxis pour illustrer votre propos sur les libertés que se prennent nos gouverneurs.

Écrit par : Pierre Jenni | 11/10/2017

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