24/01/2018

Priorités au DIP

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La campagne électorale pour les élections au Grand Conseil ainsi que pour le Conseil d’Etat est lancée !

Tout n’est pas à blâmer au sein du DIP, mais tout n’est pas rose non plus, loin de là. Je me suis donc « amusé » à établir, en ce qui concerne le primaire, une liste non exhaustive de priorités, qui, me semble-t-il, devrait interpeller la future personne qui sera à la tête de ce Département…

 

Dans le désordre :

  • Enfin se mettre en ordre avec la loi (votée en 2015) et imposer des heures obligatoires d’enseignement aux directeurs d’établissement primaire qui sont encore nombreux à ne pas la respecter. (Les conseillers d’Etat seraient-ils au-dessus des lois ?)
  • Suppression de toutes tâches administratives non liées à la tenue de la classe pour les enseignants titulaires qui doivent en priorité enseigner. Tout le reste est du ressort des directeurs qui sont astreints à un cahier des charges.
  • Suppression des temps partiels pour les enseignants en charge d’une classe et donc obligation d’un poste à 100% si l’on est titulaire de classe. Les postes à temps partiels seront alors octroyés aux enseignants non titulaires.
  • Obligation pour les enseignants d’établir des programmes trimestriels basés sur le plan d’étude annuel cantonal, clairs et compréhensibles par tout le monde, contrôlés par les directeurs.
  • Suppression du programme informatique en cours, extrêmement coûteux et dangereux (Le DIP s’invite à la table d’Hannibal Lecter )
  • Etablir un sérieux état des lieux quant aux moyens pédagogiques utilisés dans chaque branche et les remplacer au besoin…
  • Mise en place de cours de rattrapage obligatoires, extra heures scolaires, complètement distincts des « études surveillées», pour les élèves en échec ou en difficulté scolaire, pris en charge par les enseignants qui désirent travailler à mi-temps.
  • Définir précisément et clairement ce qu’il en est de l’école inclusive, pour quels élèves exactement et dans quelle mesure de handicap. (DIP : le piège se referme)

 

A bon entendeur…

 

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Commentaires

Si je partage nombre de vos préoccupations, notamment celles qui concernent les libertés que s'octroient nos magistrats, je ne saurais vous suivre dans votre combat passéiste sur les outils numériques.
J'ai suffisamment souffert de l'école à grand-papa pour applaudir toutes les tentatives de réformes qui visent à donner envie d'apprendre.
Mais je m'inquiète lorsque les nostalgiques comme vous freinent des quatre fers sur les programmes qui visent à permettre aux élèves de comprendre les outils qu'ils utilisent, la programmation, les algorithmes, les langages de codes qui imprègnent déjà tout notre quotidien et qui seront à la base de toutes les activités humaines.
Vous ne semblez pas réaliser que demain il n'y aura pour ainsi dire aucun métier que la machine ne fera mieux que nous. Seules les qualités créatrices, inventives échapperont pour un moment encore à cette suprématie. L'école d'aujourd'hui ne sert déjà pratiquement à plus rien, si ce n'est à exercer nos cerveau sans finalité particulière. Alors autant y trouver du plaisir.

Écrit par : Pierre Jenni | 25/01/2018

Vous ne semblez pas réaliser que je parle de l’école « enfantine » et primaire soit des enfants de 4 à 11ans... vous ne semblez pas avoir conscience du danger pour la santé que cela représente. Je ne pense pas non plus qu’il soit utile d’apprendre à des enfants de cet âge tous les « outils » que vous mentionnez! Chaque chose en son temps... il y a d’autres priorités pour le primaire, il est bien assez tôt au Cycle d’orientation pour se pencher sur une approche informatique. D’ailleurs, avez-vous pris la peine de lire mon blog s’y référant...?

Écrit par : Duval | 25/01/2018

C'est bien la lecture du billet sur Hannibal Lecter qui a inspiré mon commentaire.
Je considère au contraire que la familiarisation avec les outils numériques devrait se faire le plus tôt possible mais de manière intelligente.
Je suis évidemment choqué par ces parents qui font taire leurs poupons en leur filant un dessin animé sur une tablette. Mais je m'inquiète du décalage entre le monde professionnel et l'enseignement.
Et c'est d'ailleurs une des raisons des échecs récurrents des tentatives de rénovation qui ne s'appliquaient qu'à une partie de la chaîne pour finir avec des notes au collège et à l'uni.
Je me mets à la place de ces profs qui vivent ce gâchis et qui perdent la motivation d'enseigner. Ils sont bien placés pour voir le potentiel de leurs élèves et doivent s'insurger contre une sélection artificielle qui ne tient pas, ou peu compte, des attributs uniques de chacun. On formate, pour entrer dans un moule qui n'a plus de raison d'être puisque c'est l'originalité et la créativité qui seront les valeurs de demain.

Écrit par : Pierre Jenni | 25/01/2018

Pierre Jenni,

Pour se permettre un brin d'impertinence parce que n'étant pas franchement d'accord avec vous je vous ferai remarquer que l'école qui, selon vous, ne sert plus à rien vous ferait ajouter un x à cerveau

et... que l'on ne vienne pas nous parler de "faute de frappe"!

Écrit par : Myriam Belakowski | 25/01/2018

...et peut-être la virgule après "rien" plutôt que "vous".

Écrit par : Pierre Jenni | 25/01/2018

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