30/01/2018

Le journalisme de grand-papa

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Au début des années 2000 - pensez donc, au commencement du XXIè siècle ! – avec l’Arle (association refaire l’école), nous nous étions battus contre l’instauration, à l’école primaire, de cycles d’apprentissage de 4 ans ainsi que pour y maintenir les notes. L’école était alors dans la tempête. Nous avions donc milité pour une école digne de ce nom ! Nous pensions que ces changements n’étaient pas une fatalité et que nous les subissions sans les approuver.

A cette époque, la grande majorité des journalistes en rigolaient et nous rabâchaient le sempiternel « Comment ? Vous voulez revenir à l’école de grand-papa ? ».

Aujourd’hui, alors que tout change,  le journalisme est à son tour dans la tempête ! La presse écrite est sur le point de disparaître. Une crise qui pourrait bien lui être fatale… Les journaux imprimés souffrent d’une désaffection des lecteurs qui rechignent à une information payante. Ceux-ci préfèrent recourir à une presse gratuite ainsi qu’à internet qui les maintient dans une apparente actualité en « live »… Peu importe alors de se livrer en toute confiance aux tout puissants publicitaires qui désormais dirigent les médias, peu importe de s’exposer aux innombrables « fake news » qui alimentent le Web. Bonjour la propagande qui affaiblit la démocratie et la libre opinion publique. Adieu le journalisme de qualité, l’information indépendante et multiple que seuls les médias payants peuvent nous procurer.

Y aura-t-il alors quelqu’un pour dire : Quoi ? Vous voulez revenir au journalisme de grand-papa ?

Le monde change nous dit-on. Soit. Mais faut-il pour autant s’y adapter de la pire des manières ?

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24/01/2018

Priorités au DIP

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La campagne électorale pour les élections au Grand Conseil ainsi que pour le Conseil d’Etat est lancée !

Tout n’est pas à blâmer au sein du DIP, mais tout n’est pas rose non plus, loin de là. Je me suis donc « amusé » à établir, en ce qui concerne le primaire, une liste non exhaustive de priorités, qui, me semble-t-il, devrait interpeller la future personne qui sera à la tête de ce Département…

 

Dans le désordre :

  • Enfin se mettre en ordre avec la loi (votée en 2015) et imposer des heures obligatoires d’enseignement aux directeurs d’établissement primaire qui sont encore nombreux à ne pas la respecter. (Les conseillers d’Etat seraient-ils au-dessus des lois ?)
  • Suppression de toutes tâches administratives non liées à la tenue de la classe pour les enseignants titulaires qui doivent en priorité enseigner. Tout le reste est du ressort des directeurs qui sont astreints à un cahier des charges.
  • Suppression des temps partiels pour les enseignants en charge d’une classe et donc obligation d’un poste à 100% si l’on est titulaire de classe. Les postes à temps partiels seront alors octroyés aux enseignants non titulaires.
  • Obligation pour les enseignants d’établir des programmes trimestriels basés sur le plan d’étude annuel cantonal, clairs et compréhensibles par tout le monde, contrôlés par les directeurs.
  • Suppression du programme informatique en cours, extrêmement coûteux et dangereux (Le DIP s’invite à la table d’Hannibal Lecter )
  • Etablir un sérieux état des lieux quant aux moyens pédagogiques utilisés dans chaque branche et les remplacer au besoin…
  • Mise en place de cours de rattrapage obligatoires, extra heures scolaires, complètement distincts des « études surveillées», pour les élèves en échec ou en difficulté scolaire, pris en charge par les enseignants qui désirent travailler à mi-temps.
  • Définir précisément et clairement ce qu’il en est de l’école inclusive, pour quels élèves exactement et dans quelle mesure de handicap. (DIP : le piège se referme)

 

A bon entendeur…

 

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