24/05/2018

Horreur !

halloween-darkness-clothing-black-headgear-fear-mask-skeleton-costume-masque-horror-film-817514.jpg

Mais taisez-vous donc, vieux réac ! Etes-vous devenu cinglé ?

Il y a des mots qu’on n’ose plus prononcer de nos jours, au risque de se brûler la langue. Ils sont « tabous »…

 

Il en va ainsi de l’INSTRUCTION.

Mais, grand Dieu, pour quelles raisons nos élus ressentent-ils cet ardent besoin, cette obligation de changer coûte que coûte la dénomination de leur Département… ? Ainsi, feu le DIP, département de l’INSTRUCTION PUBLIQUE qui devient le DFJ…département de la formation et de la jeunesse.

Mazette, aurait-on tellement peur d’  « instruire » les jeunes élèves, oups, pardon, les « formés »…par des formateurs et non plus par des maîtres !

Instruire, horreur, malheur, non, il faut noyer le poisson et parler plutôt de vague formation, on prend moins de risque sur le résultat.

Former la jeunesse donc. Restons là aussi le plus neutre possible, histoire de ne pas faire de remous…

Ainsi, il devient préférable de ne plus mentionner la « res publica » et donc de supprimer le terme d’instruction PUBLIQUE. L’école perdrait-elle son caractère républicain ? L’Etat se priverait-il consciemment du rôle primordial qu’il devrait y jouer ?

Je ressens comme un souffle malfaisant, un vent que propage une idéologie sournoise…

12:07 | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook

Commentaires

Bien dit ! Comme si la formation et la jeunesse étaient deux choses différentes. Quand on est jeune on est en perpétuelle formation; en plus on l'a rallongée jusqu'à 18 ans. Et quand on est en formation on est en principe jeunes d'esprit tout au moins sinon pourquoi se formerait on. Le communautarisme sociétal aurait il atteint les hautes sphères du pouvoir ?

Écrit par : norbert maendly | 24/05/2018

On souhaiterait que nos conseillers d'Etat marquent leur passage autrement qu'en changeant les noms de leurs départements.

Écrit par : norbert maendly | 24/05/2018

Je n’ose imaginer le coût de tous ces changements de nom des différents départements...pour feu le DIP, par exemple...des centaines d'applications informatiques à modifier (notamment les flux d'impression de courriers), des re-impressions de brochures et formulaires, les changements des plaques à l'entrée des bâtiments et ascenseurs, la re-programmation de milliers de téléphones, la re-impression des cartes de visites, l'adaptation de centaines de pages et sites internet, etc.

Écrit par : Joe | 24/05/2018

On instruit et l'on éduque les jeunes.
Les instituteurs sont appelés non à prévoir leur avenir au service de l'argent des entreprises mais à leur meubler l'esprit.
Parents concernés.

Le tout dans une ambiance de calme, d'amabilité et de politesse de la part de jeunes donnant l'impression de n'avoir plus aucun sens du savoir-vivre propre à nos sociétés civilisées.

A bas le formatage... comme si nos enfants sortaient d'un seul et unique moule à pudding.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 24/05/2018

@ Joe
Il faut laisser son empreinte. En France, Pompidou a eu son Centre, Mitterand sa Bibliothèque, Chirac son Musée. Chez mousson est plus modeste, on change les étiquettes.
Quant à l'utilité des innombrables brochures sur papier glacé dont nous font don (?) les diverses administrations et régies, sur le modèle des brochures publicitaires, depuis une ou deux décennies, il vaudrait la peine de l'estimer, par rapport au coût des équipes de rédaction et des heures qu'elles leur consacrent, aussi bien que de tous les autres coûts qu'elles entraînent.
Il est vrai qu'il est plus facile dans l'administration, de publier des exposés d'intention que de licencier un fonctionnaire, notamment un enseignant qui nuit aux élèves, ou même simplement de sanctionner des attitudes et des paroles inacceptables à leur égard.
On disait autrefois qu'un prof devait en venir à violer une élève pour que la hiérarchie ait le pouvoir de le renvoyer. D'après bien des témoignages d'élèves et de parents, c'est toujours vrai.

Écrit par : Mère-Grand | 24/05/2018

Les commentaires sont fermés.