28/08/2018

Madame Anne Emery Torracinta invente le concept de la loi light

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A l’occasion de la rentrée scolaire, Madame la présidente du DIP était, hier, l’invitée de Monsieur Décaillet pour son émission Genève à chaud.

Celui-ci n’a pas manqué de lui demander ce qu’il en était de l’application de l’article 59 de la loi sur l’instruction publique qui oblige les directeurs d’établissement primaire à consacrer une partie de leur temps à l’enseignement.

Léger frémissement des commissures des lèvres…une question qui a semblé embarrasser pour ne pas dire agacer la conseillère d’Etat.

S’ensuit une réponse ahurissante.

Dans un premier temps, Mme AET s’est empressée de marquer son désaccord et de dire combien, à l’époque de la votation par le Grand Conseil, elle était opposée à cet article de loi. Elle prend le soin d’ajouter qu’elle était néanmoins démocrate et que donc, ces directeurs respectaient leur obligation.

Une conception de la démocratie pour le moins étrange car la vraie démocratie eut été de ne pas tergiverser et de respecter cette loi dans la lettre et l’esprit. Non pas de l’interpréter et l’arranger à la sauce qui, étant en désaccord, l’arrange. On  biaise et on s’accommode d’une version qu’elle qualifie elle-même de LIGHT.

Jugez plutôt de ses propos :

Je suis opposée à cet amendement mais je suis démocrate, on le fait donc mais de manière relativement light. Une à deux périodes (elle ne précise pas si c’est par jour, par semaine, par mois voire par année) qui peuvent se décliner de différentes manières. En prenant bien garde de nous dire si TOUS les directeurs « jouent le jeu », ce dont je doute fortement au vu des retours qui me sont faits, elle cite untel qui enseignerait l’éducation civique et citoyenne, sujet qui ne figure pas au programme du primaire, en a-t-elle conscience ? D’autres qui œuvreraient au niveau des devoirs surveillés. Selon ses propos, cela est très variable, ça peut être de l’accompagnement de l’enseignant. Et de clore en disant…C’est selon !

Mais, on croit rêver. Selon quoi ? Depuis quand peut-on interpréter la loi à sa convenance ? Une loi à la selon…

On est dans le flou complet. En fait, Mme AET est incapable de décrire clairement ce qu’il se passe dans les établissements primaire alors que la réponse est très claire, les directeurs doivent enseigner, c’est-à-dire donner quelques cours dans les disciplines qui figurent au programme scolaire.

Mme la présidente précise que les directeurs doivent rendre compte de leur pratiques à la direction générale…je la mets donc au défi de dévoiler aux députés du GC quelles sont ces pratiques dans CHAQUE ETABLISSEMENT du canton.

Inventer une application light de la loi voulue par nos élus apparaît comme un camouflet irrespectueux infligé à nos députés du grand conseil. Ceux-ci sauront-ils réagir à l’inacceptable ou fermeront-ils les yeux ce qui, à mon sens, leur ferait perdre tout le crédit qu’ils méritent pourtant.

 

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