23/09/2018

Enfin

th.jpg

Pour la énième fois, fin août, je revenais sur le sujet et dénonçais le concept de « loi light » instauré par Madame Anne Emery Torracinta.

Aujourd’hui, enfin, la question lui est directement posée par un député du Grand Conseil…

Au vu des propos tenus par la présidente du DIP lors de son passage chez Monsieur Décaillet, on peut malheureusement déjà augurer de la réponse du Conseil d’Etat…à suivre donc…

 

Question écrite urgente

 

Qu’en est-il aujourd’hui de l’obligation faite aux directeurs du primaire d’enseigner au sein de leur établissement ?

 

L’art. 59 de la LIP (loi sur l’instruction publique) stipule clairement que « Les directeurs d’établissement consacrent une partie de leur temps de travail à l’enseignement ». Cette obligation a fait l’objet d’un recours de l’association des directeurs. Le recours a été rejeté par la Chambre constitutionnelle en date du 19 mai 2016, rejet confirmé par le Tribunal fédéral le 8 mars 2017.

Certains directeurs respectent la loi, comme en témoigne une directrice (connue de l’auteur) qui estime enrichissante l’obligation qui lui est faite d’enseigner partiellement. Elle trouve que cela donne une autre image du directeur, qui n’est pas seulement présent pour effectuer une tâche de « police » mais qui peut enseigner à des élèves, qui sont tout étonnés d’apprendre que, avant d’être directrice, elle était enseignante. Cela permet également de garder une certaine réalité du terrain.

Or ce n’est pas le cas de l’ensemble des directeurs. En effet, il ne suffit pas, par exemple, de proposer aux enseignants de s’inscrire sur une liste au cas où ils désireraient que leur directeur vienne enseigner dans leur classe (aucun enseignant ne s’annoncera en sachant que leur directeur n’est pas favorable à cette mesure, au risque de se faire mal voir et d’être pris en grippe). Il ne suffit pas davantage de passer du temps dans une classe et d’être ainsi simplement au contact des élèves (enseigner signifie donner des cours). Le contact avec les élèves fait déjà partie du cahier des charges des directeurs, et il n’a rien à voir avec l’art. 59 de la LIP qui parle bel et bien d’enseignement.

 

Mes questions au département sont les suivantes :

 

Dans l’ensemble des établissements du canton, est-ce l’ensemble des directeurs qui consacrent une partie de leur temps à l’enseignement,c’est-à-dire donnent quelques cours aux élèves ?

 

Si c’est le cas :

Selon quelles modalités ?

Quels cours précisément ?

Dans quelle proportion de temps ?

 

Je remercie le Conseil d’Etat pour les réponses qu’il apportera à mes questions.

11:50 | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

Commentaires

Excellent!
Peut-on savoir qui est l'auteur de cette initiative parlementaire cantonale bienvenue?

Écrit par : Job | 23/09/2018

Le lien en cliquant sur « question urgente écrite » au début du texte.

Écrit par : Duval | 23/09/2018

Les directeurs devraient-ils choisir librement ce qu'ils souhaitent enseigner ou choisir ce qui dans les classes est défaillant… Un médecin, précisent les évangiles, n'est pas là pour les bien-portants.

IL en va de l'avenir de certains élèves.

A propos des mathématiques on a dénoncé la démarche de l'instit qui répète trois ou quatre fois un peu comme un perroquet la même explication à un élève puis qui renonce en haussant les épaules: qu'y peut-il s'il a affaire à quelqu'un qui ne comprend rien à rien... au lieu de chercher à expliquer à l'élève d'une autre manière, voire encore d'une autre manière... ce qu'il ne comprend pas jusqu'à satisfaction.

Faut-il réécrire qu'à l'élève qui malgré ses efforts ne "suit" pas... l'école peut tourner au cauchemar!?

L'ECOLE CONTRE LA VIE fut un ouvrage qui eut un fort et grand retentissement.

Bonsoir, André Duval.
Votre fidélité à votre vocation d'éducateur et d'enseignant continuent à nous aller droit au coeur.

Bonne nuit sous les étoiles du cap de Bonne Espérance.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 23/09/2018

Les commentaires sont fermés.