07/02/2019

Ils reviennent à la charge

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« Qu’en est-il de l’obligation faite aux directeurs du primaire d’enseigner au sein de leur établissement » ? Selon la réponse donnée par Madame Anne Emery Torracinta, il n’y a pas de souci à se faire, les directeurs enseignent désormais.

Je persiste à douter de la véracité de ces propos, mais, soit, admettons… c’est donc possible, les directeurs du primaire parviennent à caser cette fonction dans leur cahier des charges et donc à enseigner sans que cela pose quelque problème majeur.

Pourtant, sans doute sous l’impulsion de fans invétérés de la clique des  pédagogos, une poignée de députés asservis remettent le couvert en déposant tout récemment un projet de loi auprès du Grand Conseil. Ils tentent ainsi de revenir sur la loi votée en 2015 dans le seul but, ne soyons pas dupes, d’abroger cette obligation d’enseigner.

Malgré des heures et des heures de débat qui ont eu lieu à l’époque au sein de la commission de l’enseignement ainsi qu’en plénière du Grand Conseil, malgré les recours successifs tentés par les directeurs, en vain puisque déboutés à chaque fois, voilà qu’on nous propose à nouveau les mêmes boniments tant entendus et réentendus. Des arguments qui n’auront pas changés, pourquoi faudrait-il donc y revenir et dépenser inutilement les deniers publics?

Mais, nous n’y échapperons pas, les pédagogos sont tenaces…

Alors, soit, Mesdames et Messieurs les députés, réchauffez la soupe et ajoutez-y donc la sauce. Saisissez cette occasion en acceptant le petit jeu que vous proposent les pédagogos de service. Il n’est peut-être pas si stupide de demander à TOUS les directeurs d’établissements, du primaire comme du secondaire, de consacrer une partie de leur temps à des périodes d’enseignement. Je suis persuadé que ça ne leur fera pas de mal, au contraire car garder le contact direct avec les élèves ne peut que leur faire du bien. Et qu’on ne vienne pas me dire que cela n’est pas possible, que leur cahier des charges ne leur en laisserait pas le loisir.

Allez même plus loin… profitez de cette opportunité pour empêcher que la loi soit détournée… mieux la recadrer en y ajoutant l’obligation de donner un nombre minimum d’heures d’enseignement et surtout en spécifiant de quel enseignement il s’agit. En effet, il serait souhaitable d’éviter le fourre-tout actuel utilisé astucieusement par bien des directeurs du primaire…

Les pédagogos, sapeurs en titre de l’enseignement, sont des spécialistes. Ils adorent remettre le couvert. Alors, je suis prêt à parier que la prochaine étape sera la remise en cause du maintien des notes à l’école primaire, loi votée par initiative en 2006.

Enfin, pour les lecteurs qui auraient envie d’en savoir plus sur cette saga, un certain nombre de textes que j’ai publiés précédemment ici même :

Les dirlos font une crise 14.12 2015

Les dirlos donneraient-ils dans le mensonge? 16.12.2015

Le coup de griffe aux directeurs de Pascal Décaillet 19.12 2015

Que fait-on avec les directeurs qui ne sont pas enseignants? 14.01.2016

Un effet suspensif absurde 20.01 2016

Petites infos amusantes 18.03 2016

Déculottée pour des culottés 27.05 2016

Les directeurs d'écoles primaires sont-ils "hors la loi" 23.09 2016

Directeurs d'école, la honte. 27.09 2016

Quelle crédibilité accorder aux réponses de notre Conseil d'Etat? 4.11.2016

Caramba, encore raté ! 10.01.2017

Chou blanc 22.01.2017

Genève, quelle République ? 15.02 2017

Mais jusqu’où iront-ils ? 15.03 2017

Les conseillers d’Etat seraient-ils au-dessus des lois ? 9.10.2017

Madame Anne Emery Torracinta invente le concept de la loi light 28.08.2018

Enfin 23.09.2018

 

 

 

 

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