22/06/2016

Des écoliers fourbus et des directeurs opportunistes...

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Le DIP, dans un récent rapport, dresse un état des lieux, deux ans après l'introduction du mercredi matin d'école pour les écoliers genevois.

On apprend alors que 90% des maîtres sondés constatent que les élèves sont plus fatigués qu'avant. Parallèlement, les directeurs d'établissement primaire estiment que cette nouvelle grille horaire a entraîné pour eux "un surcroît de leur charge de travail ainsi qu'une complexification de leurs tâches".

Voilà deux points de vue qui n'ont rien d'étonnant. L'un prête à rire, l'autre, auquel j'adhère volontiers, beaucoup moins.

1. Les directeurs d'établissement primaire

Rien de plus normal d'entendre les directeurs d'établissement crier au loup et se plaindre d'une charge de travail insupportable. Ils le prétendaient déjà avant l'introduction de ce mercredi matin d'école. C'est là, pour ces cadres supérieurs, une occasion supplémentaire de se prétendre "overbookés" et ainsi justifier leur opposition à la loi qui leur demande de consacrer une partie de leur temps à des heures d'enseignement.

Une position qui ne tient pas la route.

Les heures d'enseignement du mercredi matin, comme toutes les autres d'ailleurs, ne les concernent pas puisque ce ne sont pas eux qui les donnent. Une fois l'organisation de cet horaire mise en place, en début d'année scolaire, je ne vois pas en quoi ces directeurs seraient exagérément mis à contribution par la suite .

Quoi qu'il en soit, les directeurs sont des cadres supérieurs et, que je sache, ils sont soumis à un tout autre horaire de travail que celui de l'écolier... Le mercredi n'est pas un jour de congé pour eux, du moins j'ose l'espérer, et donc, l'instauration du mercredi matin d'école n'a aucune incidence sur leur horaire hebdomadaire qui est de 5 jours. A moins que...

2.Les écoliers

En revanche, il n'en va pas de même pour les écoliers genevois pour qui, contrairement donc aux directeurs, oui, il y a réellement une charge de travail supplémentaire occasionnée par ces quatre périodes du mercredi. Il y a surtout l'abolition d'un jour entier de congé, pourtant fort bénéfique, au milieu de la semaine. Une pause bienvenue qui leur permettait de se ressourcer, de recharger les batteries pour repartir d'un bon pied. Point besoin de faire un dessin. Il est certain que la qualité vaut mieux que la quantité. Un écolier reposé, dispo, assimile mieux qu'un enfant éreinté, au bout du rouleau.

Il y a quelque temps, dans un précédent billet, j'avais osé suggérer une solution qui, à mon sens, tient toujours...

Aie! J'entends déjà les cris d'orfraie de certains...

 

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20/06/2016

Pauvre foot!

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Triste spectacle... Et pourtant, ça fait partie du jeu m'a-t-on dit!

Il y a longtemps que je pense que le foot masculin, en tout cas tel qu'il est présenté aujourd'hui, est un sport de voyous.

Les matchs de ce championnat d'Europe ne font que me conforter dans cette idée. A quoi assistons-nous?

Des joueurs aux allures de "terreurs" de gang, tatoués jusqu'au bout des doigts, aux coiffures de "skin head" qui se livrent à un pugilat organisé. Des hommes qui crachent à qui mieux mieux et qui n'hésitent pas à tricher honteusement, "dressés" qu'ils sont à tout faire pour obtenir un coup-franc avantageux, voire un pénalty réparateur. Peu importe que la faute soit réelle ou pas. Tous les moyens sont bons pour piéger l'arbitre. Ce ne sont plus des équipes de foot mais des compagnies de comédiens qui sont sur le terrain. On simule la faute de l'adversaire pour chuter spectaculairement, il paraît que dans certaines écoles de foot, très tôt, on y enseignerait aux jeunes cette technique de mystification. On feint alors la douleur extrême dans l'espoir de voir le soi-disant fautif sanctionné d'un avertissement, ou mieux, d'un carton rouge lui signifiant l'expulsion, avantage certain. Peu importe si le joueur laissé quasi mort sur le moment court comme un lapin aussitôt le but escompté atteint. On tire effrontément le maillot pour entraver la course du joueur qui pourrait se présenter favorablement devant le but adverse. Certains n'y résistent pas d'ailleurs et finissent en véritables chiffons. Et de lever les bras au ciel dans un signe d'innocence certaine! "Comment Monsieur l'arbitre? Moi, commettre une faute, jamais, ce n'est pas mon genre...vous vous trompez!"

"Le ballon passe....pas l'homme" telle serait la devise d'entraîneurs peu scrupuleux.

Autant d'attitudes déplorables qui sont reprises dans les cours d'école, singées par nos écoliers en admiration béate devant ces tricheurs professionnels...

Devenues des rencontres pour voyous trop fortunés, ce sport a perdu toute crédibilité, toute beauté.

Alors?

Alors, il serait grand temps que les fédérations réagissent et remettent de l'ordre dans ce bourbier.

Pourquoi ne donne-t-on pas des consignes strictes aux arbitres pour sanctionner fermement de telles attitudes? Pourquoi refuse-t-on de recourir aux images vidéo qui sont sans appel et qui permettraient de punir sévèrement les tricheurs. Il suffirait de quelques mesures d'expulsion exemplaires, bien assénées, pour que, très rapidement, ces sales habitudes disparaissent des terrains de foot.

Pauvre foot! Mais, sans doute, faut-il que ce sport reste à l'image de trop nombreux fans qui y trouvent ainsi leur compte. Pourvu qu'on leur donne du pain, de la bière et des jeux...

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12/06/2016

Pour la laïcité, réflexion de Jean Romain

Réflexion de Jean Romain:


L’affaire serait banale si elle n’impliquait Hani Ramadan et si elle ne tombait à la pointe de nos actuelles discussions sur la laïcité. La période est délicate. En effet, face au retour en force des prétentions religieuses sur le domaine public et de l’islamisme sur le devant de la scène, pas moins de trois projets de loi sont étudiés pour légiférer sur le sujet dans notre République.
La laïcité ! Une loi qui exige que l’Etat reste neutre dans les affaires religieuses afin de garantir à tous, y compris aux athées, la liberté de conscience. Nul besoin de brouiller les cartes ni d’assortir cette laïcité d’un adjectif : ouverte, fermée, permissive, tolérante, positive. Mais à force de demeurer floues sur leur application, les choses élémentaires se sont compliquées à Genève. Même les serviteurs de l’Etat ne savent pas bien de quoi il s’agit ; on invite au débotté des prédicateurs qui n’attendent que ça pour reconquérir un territoire perdu et duquel ils se sont fait chasser. Cette enseignante, peu au fait du monde qui l’entoure, a commis une faute professionnelle, sans doute par ignorance. Mais, malgré elle, c’est un acte hautement politique. Et c’est là que le débat blesse ! Le canton de Genève a une loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat, mais son application approximative (par exemple on permet les signes convictionnels pour les élèves ; la Ville n’est pas claire sur le port du foulard pour ses employées en contact avec le public) donne le sentiment que tout le monde a raison dans son interprétation personnelle ou dans son ignorance de la laïcité. Lorsqu’on enseigne à des élèves, on peut parfois se tromper, mais il est essentiel d’être au fait des aspects structuraux de notre société puisqu’on prétend les enseigner ! Rien n’est jamais acquis.
De l’autre côté, bien des religions et des sectes se pressent à la porte de nos écoles et sont à l’affût de la moindre fissure pour y glisser un coin. Une personnalité musulmane m’affirmait sans rire que nulle autre religion que la sienne n’était plus ouverte à la laïcité. C’est que la loi sur la laïcité est devenue si aléatoire que chacun revendique de recoloniser pour son propre compte le domaine public. Le piège : au nom même de la liberté de conscience, on prétend avoir droit d’occuper la sphère publique pour assurer cette liberté. Ainsi, en utilisant le langage même de ce qu’on veut détruire, on revendique de s’émanciper de l’émancipation. Et puisque ce discours sonne comme celui de l’ouverture, de la tolérance, alors même qu’il est celui du plus crasse obscurantisme, de naïfs amis de la liberté se laissent gruger. C’est peut-être le cas de cette enseignante.
Enfin, la vision de la femme-perle à dérober aux regards concupiscents sinon elle passe de mains en mains comme une pièce de monnaie ne peut qu’offusquer. Cela signifie que puisque les femmes de chez nous ne sont pas voilées elles sont donc disponibles pour tous ! L’ampleur de cette injure faite non seulement aux femmes mais à toute une société a de quoi soulever des haut-le-cœur. Revenons sur terre : en démocratie, la libération de la femme est due à la sécularisation de la société donc à l’avance de la laïcisation. Les prétentions actuelles ne sont pas toutes aussi lisibles que les coups de boutoir des islamistes, elles prennent des formes plus insidieuses : avec l’aide même de ceux qui prônent le multiculturalisme, l’idée s’est répandue dans le milieux branchés et islamo-gauchistes que toutes les affirmations convictionnelles sont légitimes, y compris les plus fondamentalistes. Liberté à chacun ! Mais ce ne sera pas la première fois qu’on tente ainsi de faire passer l’antiféminisme pour du féminisme.

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27/05/2016

Déculottée pour des culottés

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On s'en souvient, les députés du Grand Conseil avaient voté et accepté un article de loi qui demande que les directeurs d'établissement primaire consacrent une partie de leur temps à l'enseignement.

Ces cadres supérieurs du DIP n'ont alors pas hésité à utiliser tous les subterfuges possibles pour échapper à leurs obligations, pour continuer à profiter de leur placard doré. Ainsi, ils ont fait opposition à cette décision institutionnelle et déposé aussitôt un recours auprès de la cour constitutionnelle. Sans attendre la décision de cette dernière, pensant peut-être intelligent de mettre la pression sur les juges, les directeurs ont même, il y a peu, demandé une audience supplémentaire et extraordinaire auprès de la cour afin de faire valoir à nouveau leurs arguments pourtant déjà largement exposés précédemment.

Peine perdue. Le verdict est tombé cette semaine. Leur recours est sèchement rejeté, les directeurs sont déboutés et devront consacrer une partie de leur temps à des heures d'enseignement. Une fessée méritée pour ces enfants gâtés...

Mais, ont-ils compris que leur démarche n'avait pas grand chose à voir avec leurs revendications? Ont-ils saisi qu'en attaquant ainsi une décision prise démocratiquement par les députés du Grand Conseil, c'était tout simplement le fonctionnement de nos institutions qu'ils contestaient et remettaient en cause? Rien à voir avec leur jérémiades sur une soi-disant insurmontable surcharge de travail...

Suite à la correction que la cour constitutionnelle vient de leur signifier, les directeurs d'établissement primaire avaient l'occasion de faire profil bas et, pourquoi pas, redonner un semblant de crédibilité et de respectabilité à leur profession. Mais non, ça ne leur a pas suffi. Les "gâtions" s'accrochent aux privilèges dont ils jouissent et plutôt que de redorer un tant soit peu leur blason, voilà qu'ils préfèrent aggraver leur cas et faire encore appel au tribunal fédéral!

Soit, ils gagnent du temps grâce à un probable effet suspensif. Ils repoussent un peu la décision évidente, inévitable, ce qui leur permet de se soustraire encore quelque temps à leurs obligations. Mais, tôt ou tard, une deuxième fessée leur sera infligée. Et cette fois, ils auront épuisé tous les moyens pour échapper à leurs responsabilités, ils devront enfin se soumettre à ce que la loi leur impose...

 

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03/05/2016

Madame Anne Emery-Torracinta se fait tirer les oreilles

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A Genève, on le sait depuis un moment, la formation des enseignants ne cesse de faire parler d'elle tant elle pose de sérieux problèmes. Cela fait maintenant des années que, à maintes reprises, j'en ai fait part sur cette plate-forme.

Aujourd'hui, on apprend par l'agence de presse de Monsieur Pascal Décaillet (Décaprod) que la Conférence suisse des directeur cantonaux de l'Instruction publique (CDIP) a adressé un ultimatum sévère à la Présidente du DIP:

 

 

INFO DECAPROD - De nouveaux soucis, à Genève, pour l'IUFE (Institut universitaire de formation des enseignants). Dans une lettre adressée le 30 mars 2016 à Anne Emery-Torracinta, cheffe du DIP, la CDIP (Conférence suisse des directeur cantonaux de l'Instruction publique) annonce à la Conseillère d'Etat que les conditions pour la reconnaissance du diplôme d'enseignement pour le secondaire 1 et les écoles de Maturité (diplôme combiné) ne sont de loin pas remplies.

La CDIP donne six mois à Mme Emery-Torracinta pour transmettre aux commissions de reconnaissance les documents attestant que trois conditions sont remplies. L'une de ces conditions touche aux "stages en responsabilité". Ces derniers ont certes été réorganisés, note la CDIP, mais cela "n'a pas réglé les problèmes existants et en a même créé de nouveaux".

La fin de la lettre, signée des deux présidents des commissions de reconnaissance (secondaire 1, et écoles de Maturité) se veut plus menaçante : "Compte tenu du fait qu'il s'agit du troisième délai de six mois accordé par le Comité de la CDIP", les signataires de la missive n'excluent pas de demander aux plus hautes instances de la CDIP "l'annulation de la reconnaissance à l'échelon national de ce diplôme combiné".

En clair, Mme Emery-Torracinta se voit notifier par la CDIP un véritable ultimatum concernant cet Institut de formation qui a déjà maintes fois, ces dernières années à Genève, défrayé la chronique.

 

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30/04/2016

Témoins des témoins

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Mardi, c'est la journée du souvenir de la Shoah.

Il est de notre devoir de transmettre et de ne jamais oublier...

C'est ce qu'ont bien compris ces deux enseignants d'histoire du Cycle d'orientation du Renard en invitant Monsieur Noah Klieger, l'un des derniers rescapés du camp d'Auschwitz.

Une initiative remarquable qu'il faut saluer.

La lecture de cet article de la TdG démontre fort bien à quel point il reste nécessaire de toujours et encore "raconter".

"Silence, les élèves de 11ème année du CO, réunis hier dans l'aula, ne soufflent plus un mot. Leurs yeux sont rivés sur l'interlocuteur de 90 ans"...

A force de courage, de patience, de récits d'horreur, pendant plus d'une heure, Noah Klieger a transmis le témoin à cette jeune génération. Plus de soixante ans qu'il le fait! A des jeunes captivés, si souvent décriés pourtant. Ils lui ont réservé des applaudissements nourris. Ils se sont précipités vers leur invité pour le féliciter, pour immortaliser l'événement à l'aide d'un selfie.

Pour ma part, j'en ai eu les larmes aux yeux. Depuis ma plus tendre enfance j'ai entendu ma mère me raconter ce qu'elle avait vécu pendant la guerre. Elle était hollandaise et a subi l'occupation allemande.

Juive d'origine, elle a vécu dans la clandestinité et a échappé aux déportations. Du côté maternel, sa famille s'était convertie depuis le milieu du 19è siècle au protestantisme ce qui lui a permis d'être ainsi considérée comme une "mischling", une "sang mêlé". Une sorte de sursis...

Ce n'était pas le cas de mon grand-père qui lui, était contraint de porter l'étoile jaune. Il a été déporté. Fort heureusement, il s'en est sorti. Passionné d'aéronefs, il a été l'un des fondateurs de la compagnie aérienne KLM. Ironie du sort, en 1948, il a péri avec sa femme et sa fille dans un crash aérien de la même compagnie.

C'est son étoile de David que j'ai retrouvée il y a quelque temps en mettant de l'ordre dans de vieilles malles qui dormaient au grenier, un moment d'émotion intense.

Aujourd'hui, ravivé par cet article de la TdG, ce sont quantité de récits de ma mère qui se rappellent à mon souvenir...

Je tiens donc à remercier chaleureusement Birgit Foti et Thierry Bubloz, ces deux enseignants, qui ont organisé la venue à Genève de Noah Kiegler. Fasse que, grâce à lui et à tous les autres rescapés qui n'ont de cesse de témoigner, tous ces jeunes n'oublient jamais ce qui s'est passé, de quoi l'Homme peut être capable.

Qu'ils continuent à transmettre.

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08/04/2016

Ils sont fatigués

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Une récente pétition demande la suppression du mercredi matin d'école pour les élèves du primaire. Deux ans après son instauration cette mesure va faire l'objet d'un bilan de la part du DIP. Selon une grande majorité des enseignants, les élèves se montrent en effet très fatigués en classe ce qui, bien entendu, remet passablement en cause l'utilité de ce mercredi d'école.

Soit.

Premier constat...

N'est-ce pas là une question d'éducation? Aujourd'hui, les parents ne sont-ils pas trop laxistes? Pensent-ils à coucher leurs enfants à une heure convenable afin de leur laisser le temps nécessaire, à leur âge, pour récupérer et repartir d'un bon pied pour une nouvelle journée de travail? Pensent-ils à passer un moment de partage avec leur progéniture plutôt que de céder à la facilité en les laissant passer des heures sur leur tablette pour jouer à des jeux trop souvent inadaptés à leur jeunesse?

Deuxième constat...

Il fut un temps, pas si lointain, où la semaine scolaire des écoliers comprenait une journée complète de congé, le jeudi, alors qu'ils allaient à l'école le samedi matin.

Horreur me direz-vous. Inimaginable!

Je suis bien conscient qu'il semble peu probable de revenir à une telle formule tant la pression de certains milieux est forte. Pensez donc, il deviendrait fort difficile pour ces familles de se rendre en week-end dans leur chalet en Valais.

Pourtant la formule ne manquait pas de points positifs.

D'un point de vue pédagogique, elle répondait au problème de la fatigue que constatent aujourd'hui les enseignants. La journée complète de congé en milieu de semaine permettait aux enfants de se "régénérer" et repartir en pleine forme le lendemain matin. C'était également l'opportunité de passer agréablement, en famille, une soirée un peu prolongée.

Le samedi matin était passablement apprécié. Etrangement tout ce petit monde, les enfants comme les instituteurs, y trouvaient leur compte. L'atmosphère de cette matinée était curieusement calme, sereine et les élèves étaient alors fort réceptifs.

Par ailleurs, ce découpage hebdomadaire permettait également aux parents de profiter pleinement d'un moment qui leur était réservé. Ils pouvaient ainsi se retrouver pour profiter d'un moment de partage. Faire les courses ensemble, passer tranquillement quelques instants intimes, venir en couple chercher son enfant à la sortie de l'école, permettre au père de prendre contact avec l'enseignant.

Sans oublier, et ce n'est pas anodin, que la formule du jour entier de congé en milieu de semaine résolvait tous les problèmes rencontrés en ce qui concerne l'organisation de toutes les activités, artistiques, sportives, manuelles et autres qui, aujourd'hui, ont toutes les peines à trouver des créneaux horaires dans une seule demi-journée.

 

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04/04/2016

Serrons-nous la main

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Chaque matin, j'avais l'habitude de "passer en revue" mes élèves.

Ainsi, j'appréciais de me tenir à l'entrée de la classe et de serrer la main de chacun d'eux avant qu'il ne regagne sa place...

Une prise de contact, au premier sens du terme.

Question de politesse, se dire bonjour, bien commencer la journée.

Cela me permettait également d'estimer l'état de forme, moral comme physique, de celui-ci, de voir à quel point il était réveillé, de rappeler à celui-là de retirer sa casquette ou baisser les jambières de son training, à celle-ci d'éviter ce "top" et cacher son petit ventre trop apparent.

Bref, autant de détails qui permettent d'observer les règles de la bienséance. Enfin, celle qui est la nôtre dans ce pays.

Mais voilà que dorénavant, certains élèves pourront refuser de se plier à cette pratique inadéquate selon leurs vues. Ou plutôt, pour être précis, certains élèves mâles pourront refuser de serrer la main à leur....enseignante!

Et les responsables scolaires comme politiques de déclarer: "C'est difficile lorsque quelqu'un ne veut pas adopter notre mode de vie".

Nous y voilà! Adopter le mode de vie de l'endroit où l'on se trouve.

Le bon sens même...

Car, je serais curieux de voir ce qui se passerait si ce touriste ne se pliait pas aux lois en vigueur lorsqu'il visite la Grande Mosquée en gardant ses chaussures aux pieds. Ou ce qu'il adviendrait de cette femme si elle osait déambuler dans les rues de Téhéran sans couvrir ses cheveux.

Oui, oui, respectons les mœurs, les coutumes religieuses de chacun. Si seulement ça pouvait être de manière réciproque...

 

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21/03/2016

Surtout, on ne fait pas de vague, on se la coince!

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En février dernier je vous avais fait part d'une question urgente écrite que le député Jean Romain avait posée au Conseil d'Etat: (Gymnastique à l'école, y a-t-il discrimination entre les filles et les garçons?) :

 

Pourquoi les cours d’endurance de l’Ecole André-Chavanne pour les jeunes filles ne sont-ils pas dispensés à l’extérieur au même titre que ceux réservés aux garçons ?

Les questions étaient les suivantes :

1.    L’affaire de 2009 est-elle réglée une fois pour toutes ?

2.    N’existe-t-il pas une forme d’autocensure préventive de la part des profs ou de l’école, qui craignent de jeter de l’huile sur le feu ?

3.    Faut-il supposer une intervention officieuse du voisinage ?

 

Des questions qui méritaient qu'on y prête toute l'attention qu'elles méritaient...

Aujourd'hui, nous prenons connaissance de la réponse du Conseil d'Etat. Je vous laisse en apprécier la teneur qui se résume à "circulez, il n'y a rien à voir".

Rien de bien étonnant en fait tant on est habitué à voir ce Conseil d'Etat botter en touche lorsqu'il se trouve dans l'embarras.

Car, malgré ce qu'il prétend, problème il y a!

 

RÉPONSE DU CONSEIL D’ÉTAT

 

1.  L’affaire de 2009 est-elle réglée une fois pour toutes ?

L'incident de 2009 doit être considéré comme clos. Le Conseil d'Etat n'a pas eu connaissance de la répétition de tels incidents depuis.

 

2. N’existe-t-il pas une forme d’autocensure préventive de la part des profs ou de l’école, qui craignent de jeter de l’huile sur le feu ?

Selon les informations portées à la connaissance du Conseil d'Etat, il n'y a pas de forme d'autocensure. De surcroît, l'institution scolaire et la direction de l'établissement en particulier ont l'obligation de maintenir les exigences dans le domaine de l'éducation physique et sportive et notamment dans la planification des activités qui doivent être prévues à l'extérieur et qui ne doivent en aucune façon être liées au voisinage.

 

3. Faut-il supposer une intervention officieuse du voisinage ?

Directement à la suite de l'évènement de 2009, des contacts avaient été pris entre les représentants de la mosquée et la direction de l'école. Ces contacts s'étaient prolongés jusqu'à la clôture définitive de l'incident quelques mois après. Depuis cet évènement, et à la connaissance du Conseil d'Etat, aucun contact ni aucune sollicitation ne se sont produits.

 

En conclusion, le Conseil d'Etat profite de cette réponse pour rappeler le principe de laïcité inscrit dans la constitution ainsi que dans la loi sur l'instruction publique et réaffirmer que la neutralité religieuse prévaut dans l'enseignement dispensé dans le cadre de l'enseignement public. Ainsi que l'a rappelé le département de l'instruction publique, de la culture et du sport à tous ses collaborateurs au printemps dernier, les élèves ont à suivre l’ensemble des cours tels qu’ils sont prévus dans le cadre de l’organisation scolaire. Le gouvernement précise par ailleurs que la direction générale de l'enseignement secondaire II devra veiller à ce que la pratique du sport, en intérieur comme en extérieur, respecte une stricte égalité de traitement entre filles et garçons et qu'aucune influence de quelque nature qu'elle soit, ne puisse perturber le déroulement des cours dictés par les ordonnances fédérales.

 

Au bénéfice de ces explications, le Conseil d’Etat vous invite, Mesdames et Messieurs les Députés, à prendre acte de la présente réponse.

 

 

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18/03/2016

Petites infos amusantes

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1. Pour que les directeurs d'établissement primaire consacrent une partie de leur temps à l'enseignement

J'étais hier au palais de justice afin d'assister à l'audience demandée par les directeurs d'établissement primaire au sujet de leur recours auprès de la Chambre constitutionnelle.

Trente directeurs au Palais de justice

Un grand moment! Pensez, plus de trente directeurs...C'était pourtant à 11h30...et Mme la directrice ose prétendre " «Comme ça, on ne pourra pas dire qu’on est venu se défendre au Palais de justice durant nos heures de travail»!

Ah bon? Pour être à 11h20 devant la salle d'audience...Moi qui croyais d'ailleurs que ces directeurs étaient "overbookés"!

Ce que leurs avocats ont tenté de prouver en s'efforçant de "grossir" leur cahier des charge en énumérant une longue liste de leur soi-disant tâches directoriales...

Les enseignants apprécieront d'ailleurs d'apprendre que, par exemple, ce sont leur directeur qui reçoit les parents, organise les sorties, gère leurs vacances, gère les conflits de leurs élèves, etc.

 

2. Des évacoms "pipées"

J'apprends que les élèves de 11ème (dernière année du CO) viennent de passer leur épreuve cantonale (évacom) de math...

Il se trouve que très exactement la moitié des questions de cette épreuve étaient tirées, au chiffre près, de celle de l'année passée! ce qui représente 27 points sur 54...

Hum! On est en droit de se poser la question du sérieux de telles évaluations...

 

 

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14/03/2016

Une femme qui a des couilles

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Nathalie Kosciusko-Morizet était, samedi soir, l'invitée politique de "On n'est pas couché", l'émission de Laurent Ruquier.

Je m'étais préparé au pire. On allait la donner en pâture, une curée...A quelle sauce les journalistes Léa Salamé et Yann Moix allaient-ils la dévorer? Il s'agit d'un "talk show". Ces deux là sont censés faire le spectacle, trouver les failles, prendre à défaut et mettre en mauvaise posture leur interlocuteur, le piéger d'une manière ou d'une autre.

Eh bien non, rien de tout ça, au contraire. Aucun des deux journalistes, pas plus que Laurent Ruquier d'ailleurs, n'a réussi son coup. Malgré leurs efforts répétés, ils ont fait chou blanc!

Rien n'a déstabilisé la députée de l'Essonne, ce sont plutôt les deux compères journalistes qui se sont emmêlés les pinceaux.

Inversion des rôles, le spectacle n'en était que plus palpitant.

Madame NKM, fort à l'aise, traçait sa route. Elle m'a surpris et épaté, je l'avoue. Je ne m'y attendais pas, me voilà sous le charme!

A l'opposé de bien des politiciens qui squattent l'échiquier politique depuis des lustres, elle m'est apparue sincère. Son franc-parler fait mouche, elle sait tenir un langage simple, compréhensible. Elle se garde bien des effets de manches utilisés par la plupart de ses "collègues" politiciens, le genre, "moins on comprendra ce que je dis, plus je passerai pour intelligent".

J'ai donc apprécié son discours, ses vues sur la politique telle qu'elle la conçoit, "couillue", celle du peuple, pour le peuple, sans faux-semblant.

«Je pense qu'on a trop reculé et que maintenant, faut y aller, faut transformer véritablement le pays, faut pas faire les choses à moitié, faut pas faire semblant».

J'ai aimé sa vision de la femme que, sans féminisme outrancier, elle revendique. Aux compétences égales à celles des hommes. On en est si loin!

J'ai savouré sa conception de l'école à laquelle elle veut restaurer sa crédibilité ainsi que l'image de l'enseignant auquel elle veut rendre le respect qui lui est dû.

J'ai trouvé intéressante sa proposition de financement des mosquées en France. Une taxe sur les produits hallal redistribuée à cette fin. Cesser ainsi l'hypocrisie en vigueur tant il est inacceptable de parler d'un islam de France lorsqu'il est outrageusement financé par des pays étrangers...

Bref, plus le débat avançait, plus je trouvais que cette femme était de bon sens.

Je me réjouis de l'entendre sur d'autres points de la politique française et j'espère donc sincèrement que les coups bas auxquels elle devra certainement faire face ne l'empêcheront pas de poursuivre sa route, d'aller le plus loin possible lors des primaires à droite pour l'élection présidentielle de 2017. Et pourquoi pas jusqu'au bout...Peut-être ce qu'il faut à la France...

 

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07/03/2016

Une école qui nivelle par le bas?

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Pendant les vacances de février, j'ai eu le plaisir d'accueillir au chalet quelques amis. Parmi eux, un jeune couple et leur adorable petite fille, Antoinette.

J'aurais aimé que certains experts, au DIP, voient les yeux pétillants de cette petiote de 6 ans lorsqu'elle s'attablait avec son père pour "faire ses devoirs"! Si, si, vous avez bien lu, ses "devoirs à domicile". Même pendant les vacances!

Il faut dire qu'Antoinette est scolarisée dans le privé, un choix mûrement réfléchi par ses parents et que j'approuve de plus en plus au vu de ce qui se passe dans nos écoles publiques...

Car, voyez-vous, c'est avec une fierté et un plaisir non dissimulés que la fillette s'amusait à démontrer à ses parents tout ce dont elle est capable. Stimulée par ses parents, elle faisait preuve par ailleurs d'un immense désir d'apprendre. Ainsi, elle découvrait de nouveaux textes de lecture, elle s'entrainait à écrire en suivant au mieux les lignes de son cahier d'écriture, elle découvrait de nouveaux mots de vocabulaire (eh oui!) que sa mère glissait astucieusement dans de minis dictées dont Antoinette raffolait, elle tenait de petites conversations en anglais avec l'un ou l'autre, enfin elle résolvait des situations mathématiques pas si simples que ça.

Eh bien, dorénavant, à Vernier, école des Ranches, c'en est fini de tout ça.

Les devoirs à domicile ont beau être inscrits noir sur blanc dans le règlement de l'enseignement primaire, les directions d'établissement semblent pouvoir en faire qu'à leur tête puisque la décision de ne plus en donner dans cette école a été prise à la rentrée scolaire 2015.

"Un projet pilote dicté par un constat d’échec des travaux donnés à faire à domicile. Ce sont les bons élèves qui effectuent leurs devoirs à la maison, ceux qui en auraient le moins besoin» s'exclame une enseignante...

Sous ce prétexte on empêche les "bons" élèves de bénéficier de cet apport. De quel droit?!

Ces devoirs posent problème, pas de souci, au lieu de le résoudre, il y a plus simple, on n'en parle plus. Et tant pis pour ces élèves pour qui cette tâche est bénéfique, valorisante, élévatrice. Tant pis pour les parents attentifs qui désirent s'investir, soucieux de suivre ce que font leur enfant à l'école, des parents raisonnables, conscients et surtout responsables! On s'aligne plutôt sur les autres....bref, on fait simple, on nivelle par le bas.

Vive l'opacité, circulez, il n'y a rien à voir, signez des chèques en blanc et dormez tranquilles, "on" s'occupe de votre progéniture.

A noter par ailleurs que la direction de l’établissement en question a décidé d'intégrer ces devoirs (non plus à domicile) à la grille horaire des enfants!

Voilà qui semble pour le moins bizarre. Car, c'est mathématique... Ce temps accordé aux "devoirs", inséré dans la grille horaire de l'écolier,  ne peut pas tomber du ciel. Il est pris au détriment du temps d'enseignement obligatoire attribué à chaque discipline enseignée. Mais, là encore, pas de problème puisque "le Département de l’instruction publique laisse une certaine marge de manœuvre aux établissements dans la gestion des devoirs à domicile".

Soyons rassurés pourtant, "la stratégie fonctionne, assurent en cœur direction et corps enseignant de l’école, les résultats sont là et un bilan de l’expérience sera réalisé à la fin de l’année".

Par qui s'il vous plaît?

Soyons sérieux, aucun des protagonistes de cette pitrerie ne la désavouera. J'y mets ma main au feu.

Gagnons du temps, voulez-vous que je vous fasse ce bilan tout de suite...?

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04/03/2016

Oskar et les autres

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- Eh Cyprien, alors comment?

- Eh salut le genevois, alors, tu te sens visé?

- Comment ça?

- Ben, t'as pas reçu le "petit livre rouge" d'Oskar...?

- Ah, oui, j'ai lu ça hier. Il charrie un peu, non? Que des banalités, il enfonce des portes ouvertes.

- Tu trouves? Pourtant, s'il a pris la peine de préciser sa vision de l'école, c'est qu'il y a un problème et que c'est pas partout celle-là... D'ailleurs, il l'a dit, c'est pour ne par reproduire les erreurs qui ont été faites dans "certains" cantons...

- Comment, comment, qu'est-ce que tu me racontes. Tiens, par exemple, "la pédagogie est un art de vivre, non une science exacte", c'est n'importe quoi!

- Ouais, t'as raison, il est vrai qu'à Genève, y a longtemps qu'on a compris ça. C'est bien ce qui est enseigné aux futurs instituteurs. D'ailleurs, il le dit aussi, "la qualité de l'école dépend de la qualité des enseignants"!

- Ben oui, y pas de doute. Et à Genève, on l'a aussi compris depuis belle lurette. D'ailleurs, c'est là-bas qu'on fait le mieux. On y étudie quand même plus longtemps que dans ton Valais et surtout, nos enseignants sont des universitaires, eux! Tu penses, on a un "Institut universitaire de formation des enseignants", nous! Alors, l'Oskar, il peut bien dire.

- Ah, oui, c'est vrai, à côté de la plaque Oskar. Bon, il précise quand même qu'il faudrait "un retour aux fondamentaux, la langue maternelle, les maths, etc."

- Insinuerais-tu que ce n'est pas le cas à Genève? Voyons Cyprien, tu n'es pas sérieux, regarde le plan d'étude, il est très clair, tous nos enseignants le suivent à la lettre. L'orthographe, la grammaire, le vocabulaire, les maths, c'est le quotidien de nos écoliers. Comme l'histoire, ils connaissent parfaitement celle du pays.

- Bon, bon, t'énerve pas... Y a pas de souci donc, c'est Oskar qui voit le mal partout. Alors, on peut boire un verre tranquille.

 

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27/02/2016

Les élèves du primaire devront travailler jusqu'à la fin de l'année scolaire.

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Je l'ai écrit à plusieurs reprises, notamment dans mon billet du 15 avril "Que de temps perdu à l'école primaire".

Personne n'est dupe, les élèves en tout premier lieu. Ils savent pertinemment qu'une fois les épreuves cantonales passées, fin mai début juin, la remise des bulletins scolaires est toute proche et que donc l'année scolaire est pratiquement terminée. Le temps restant jusqu'aux vacances d'été ne sera que "remplissage", des journées que l'enseignant aura toutes les peines du monde à "meubler" le plus intelligemment possible.

Voilà que hier, les députés du grand conseil, sous l'instigation de Jean Romain, après un vif débat, ont voté le renvoi au Conseil d'Etat de la motion qui avait été déposée en juin 2015, "pour que les élèves de l’école obligatoire genevoise étudient jusqu’à la fin de l’année scolaire".

Une motion dont je vous parlais dans mon billet du 24 juin 2015 "Un mois de juin bien mal utilisé pour les élèves genevois".

Ce problème des fins d'années scolaires, avec la suppression des "évacoms", avaient déjà trouvé, récemment, une solution partielle pour le Cycle d'orientation. Par contre, en ce qui concerne l'école primaire, Madame Anne Emery Torracinta avait tendance à minimiser ce problème.

Voilà qu'aujourd'hui, suite au vote des députés du GC, le Conseil d'Etat devra s'y atteler malgré tout puisque ceux-ci ont refusé l'amendement présenté par le MCG qui demandait de s'en tenir uniquement au Cycle d'orientation.

La Présidente devra donc trouver des solutions pour remédier à ces fins d'années scolaires "en roue libre"...

Comme je l'écrivais à l'époque dans mon billet "Les écoliers sont-ils déjà en vacances?", voilà qui me permet de suggérer à nouveau une piste à nos responsables du DIP.

Ces épreuves cantonales sont bien évidemment nécessaires. Mais, pourquoi doivent-elles impérativement avoir lieu en fin d'année scolaire impliquant dès lors de soi-disant tâches incontournables qui justifieraient presque un mois de délai?

Pourquoi ne pas se livrer à cet exercice de contrôle à la fin du 2ème trimestre et tester les connaissances des élèves à ce moment. Cela éviterait alors tout ce travail administratif à ce point chronophage.

Ce qui, par ailleurs, permettrait, au nom de l'harmonisation et de l'uniformatisation, d'instaurer une bonne fois pour toutes des programmes trimestriels, identiques pour toutes les classes du canton! Ce qui n'est absolument pas le cas aujourd'hui. Le plan d'étude romand permet en effet aisément à chacun d'y puiser à l'envi et ainsi de traiter des différents sujets au bon vouloir de chaque enseignant. Autrement dit, le programme annuel est couvert différemment selon que votre enfant est dans telle ou telle école... engendrant donc toutes sortes de problèmes.

Cette simple mesure permettrait ainsi de poursuivre le travail scolaire jusqu'à la fin de l'année. La dernière semaine suffirait à effectuer les tâches administratives qui incombent aux enseignants, moyennes et bulletins à rédiger. Aux directeurs d'établissement ensuite, début juillet, d'organiser les classes pour la prochaine rentrée plutôt que de continuer à se la couler douce...

 

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10/02/2016

Gymnastique à l'école, y a-t-il discrimination entre les filles et les garçons?

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Le député Jean Romain vient de présenter une question urgente écrite qui, au vu de l'actualité, laisse songeur. Je vous laisse en prendre connaissance:

Question urgente écrite

Pourquoi les cours d’endurance de l’Ecole André-Chavanne pour les jeunes filles ne sont-ils pas dispensés à l’extérieur au même titre que ceux réservés aux garçons ?

 

On se rappelle l’affaire de 2009 : des collégiennes qui couraient jambes nues sur la piste d’athlétisme de l’Ecole André-Chavanne avaient été prises à partie par un groupe de fidèles musulmans qui sortaient de la mosquée. Ce fut un tollé général.

Aujourd’hui, on apprend que les cours d’endurance pour étudiantes sont plutôt dispensés à l’intérieur. L’endurance à l’intérieur, en ce qui concerne la course, semble mal adaptée, de l’aveu même des profs de sport. On peine à croire, par ailleurs, que les filles aiment moins courir que les garçons. Que l’école se règle sur les desiderata des élèves est une constante de l’école genevoise, mais est-ce une demande des jeunes filles en l’occurrence ?

Les statistiques pour cette école sont parlantes : les garçons se sont rendus sur la piste d’athlétisme 80% du temps, contre seulement 25% pour les filles le vendredi après-midi.

Attaché à la laïcité et à l’égalité, je m’interroge.

 

Mes questions sont les suivantes :

1.       L’affaire de 2009 est-elle réglée une fois pour toutes ?

2.       N’existe-t-il pas une forme d’autocensure préventive de la part des profs ou de l’école, qui craignent de jeter de l’huile sur le feu ?

3.       Faut-il supposer une intervention officieuse du voisinage ?

 

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