14/05/2014

L’IUFE, la pétition et Pinocchio

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Comment récolter plus de 775 signatures pour une pétition fondée sur un mensonge éhonté ?

On se souvient de la motion (lien) signée par un tiers du Grand Conseil et visant à réduire d'un an le temps de formation des futurs instituteurs du primaire afin de ne pas prétériter les Genevois par rapport à TOUS les étudiants des autres cantons romands.

La TdG du 6 mai nous apprend que suite à cette motion, des étudiants de l'IUFE ont lancé une pétition qui s'y oppose (lien). Celle-ci a obtenu plus de 775 signatures. Pour ce faire, dans leurs considérants, les pétitionnaires avancent que pour préserver aux instituteurs leur statut de généraliste et pouvoir enseigner dans TOUS les degrés du primaire (de la 2P à la 8P Harmos) il est indispensable pour les futurs enseignants genevois de suivre une formation de 4 ans. Et d'argumenter que seul leur IUFE offre cette possibilité, que seuls les diplômés genevois pourraient donc enseigner dans tous les degrés Harmos (considérant 5). Au contraire, selon eux, une formation de 3 ans telles que celle délivrée dans les HEP romandes ne le permettrait pas et obligerait donc les diplômés HEP à choisir entre les degrés 2P à 4P (cycle 1) ou 5P à 8P (cycle 2).

Une différence importante entre ces deux formations, un argument choc qui pourrait être pris en compte... mais voilà... il est... fallacieux ! Un mensonge tellement énorme qu'on est même en droit de se demander si les pétitionnaires ont pris le soin de se renseigner.

Il suffit pourtant de se rendre sur le site des différentes HEP Romandes pour en avoir le cœur net.

Voilà ce qu'on y lit :

BEJUNE (Berne, Jura, Neuchâtel) (Lien)

Titre obtenu

Diplôme d’enseignement au degré primaire (degrés 1 à 8 selon HarmoS)
Bachelor of Arts in Primary Education
Ce titre étant reconnu par la CDIP, il est valable dans toute la Suisse.

Cette formation débouche sur une habilitation à l’enseignement pour les degrés 1 à 8 selon HarmoS.

HEP Vaud (Lien)

Diplôme d’enseignement pour les degrés préscolaire et primaire: En choisissant cette formation, les futurs enseignants participeront à terme à l’instruction et à l’éducation des élèves de 4 à 12 ans (soit des degrés 1P à 8P)

HEP Valais (Lien)

.... Au terme de leur cursus de 3 ans, les étudiants doivent avoir acquis l'ensemble des crédits prévus dans le plan d'études, à savoir 180.  

  Les diplômes délivrés :

- Le Diplôme d'enseignement aux degrés préscolaire et primaire ou un diplôme bilingue d'enseignement aux degrés préscolaire et primaire.

Ce diplôme est reconnu dans toute la Suisse (décision de la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l'instruction publique du 29 juin 2004).

 

Voilà qui est très clair.

Dès lors, que penser d’une pétition qui s’autorise de pareils mensonges et de ceux qui en sont responsables, eux qui ont mené une récolte de signatures en trompant les signataires?

Contrairement aux fausses affirmations délivrées par l'association des étudiants de l'IUFE, la formation en 3 ans délivrée par les HEP permet bien aux diplômés d'enseigner dans TOUS les degrés, qu'ils soient préscolaires ou primaires (cycle 1 et 2). Preuve est faite que ce temps de formation est amplement suffisant... à moins que certains utilisent ce chemin détourné, pour, par la suite, à tort ou à raison, demander à "égaliser" les salaires des instituteurs sur celui des profs du secondaire...

C’est une autre question. Pour l'heure, une fois de plus, en réclamant une formation universitaire de 4 ans, Genève se voudrait différente de tous les autres cantons. Elle persiste à être à côté de la plaque.


 

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07/05/2014

Le Gripen, 18 mai, bof, quelques millions, quelques milliards

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J'ai regardé l'émission "Infrarouge" diffusée hier soir par la RTS, "Gripen, indispensable à notre sécurité".

J'ai adoré les interventions des différents invités sur le plateau ainsi que les expressions chocs que certains ont utilisées.

Morceaux choisis...

- Denis Froidevaux, Président de la Société des officiers n'a de cesse de réduire le débat à un affrontement entre les partis de Gauche et ceux de Droite. D'un côté ceux qui n'y comprennent rien, de l'autre ceux qui détiennent la seule Vérité.

Arborant un air très sérieux, voire menaçant, cherchant indubitablement à faire  peur au bon peuple suisse: "On ne sait pas ce qui nous attend, la Suisse pourrait bien se retrouver empêtrée dans un conflit armé et, si nous n'y somme pas préparés, ça risque de coûter bien plus cher à ceux qui votent non aux Gripen"...

Et de s'en référer au conflit ukrainien, comme si d'ailleurs on y assistait à des combats aériens.

Et d'ajouter une petite perle, merveille du genre, s'adressant à ses opposants, "Vous êtes hors jeu au départ du shoot" (sic).

- Christian Von Singer, conseiller national vert, qui prétend à l'absurdité d'acheter aujourd'hui 22 avions de combat, des avions inutiles si ce n'est, comme l'aurait dit la commission fédérale, pour bombarder les hordes de réfugiés qui attaqueraient la Suisse...

- Joseph Henrotin, rédacteur en chef de la revue "Défense et Sécurité internationales" qui nous annonce avec fracas que pour assurer la sécurité du ciel suisse 24 heures sur 24 il faudrait pas moins de...70 appareils.

Celui-ci, face à l'étonnement de Isabelle Chevalley, conseillère nationale vert'libérale, qui lui rappelle que, précédemment, il avait parlé de 6 appareils, ose affirmer que la Suisse n'est pas comparable avec l'Autriche dont les forces aériennes n'ont qu'une seule mission, celle d'assurer la sécurité du ciel.

S'en suit une grande découverte!

Ce n'est pas le cas de la Suisse dont les forces aériennes sont également dévolues à l'attaque air/sol !!! Voilà qui est totalement nouveau pour moi..

- De son côté, Philippe Cordonier, responsable de Swissmem Romandie assure que l'achat du Gripen sera couvert à 100% par des "affaires compensatoires". Ce qui permet à Paolo Gilardi d'asséner que "les promesses n'engagent que ceux qui y croient". Et de rappeler que déjà en 1993 lors de l'achat des FA 18, des promesses semblables avaient été faites et tenues mais seulement à hauteur de 40%.

Accusé d'hystérie intellectuelle, Paolo Gilardi estime encore bon de demander à Monsieur Froidevaux s'il pense attaquer Monsieur Poutine avec ses 22 Gripen...

Enfin, cerise sur le gâteau, il y avait Monsieur Ueli Maurer, notre conseiller fédéral qui n'a de cesse de répéter à l'envi son argument majeur. Dans le budget de la Confédération, l'achat du Gripen ne représenterait que 14 centimes pour chaque 100 frs dépensés.

Une broutille donc selon lui.

jet.pngUne façon de présenter les choses; car tout de même, dans ce genre de débat, à force de jongler avec les millions par ci, les milliards par là, on en oublie leur réelle valeur. Savez-vous ce que représentent les milliards dont on parle?


Sachant que un million en billets de 1000 frs, c'est une pile de billets d'une hauteur de 15 cm environ...3,1 milliards pour les uns, 13 milliards pour les autres (c'est le prix de ce petit joujou), ça fait une pile de billets de 1000 frs de 450 à 1400 mètres de hauteur. Soit 4 à 12 fois la hauteur du jet d'eau!

Presque rien!

Un débat qui m'a bien fait rire mais qui, en ce qui me concerne, n'a servi qu'à me conforter dans ma position.

Bref, c'est fait, j'ai voté!



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04/05/2014

Enfin on en sait plus sur le rôle des directeurs d'école!

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"Ce samedi après-midi, l'école primaire Liotard a inauguré la première "troc party" de Genève. Le but de l'initiative est de favoriser les échanges d'objets dans les cours d'écoles". Une initiative qui ne manque pas d'intérêt. Pour ma part, je me suis plutôt concentré sur les propos que Madame Esther Berthiaud, directrice de cet établissement, a tenu à cette occasion.

lien

La TdG lui a demandé ce qu'elle pensait de cette expérience. Sa réponse est éloquente car, enfin, on apprend ce à quoi servent ces directeurs d'établissement...

Je la cite:

"Je trouve que c'est une idée magnifique puisque depuis que je suis en place dans ce quartier, une grande partie de mon temps a été dévolue au "réseautage", c'est à dire à faire découvrir aux parents toutes les associations qui gravitent autour de l'école".

Hormis qu'on a de la peine à saisir l'importance de la démarche, on se demande bien de quelles associations (au pluriel) il s'agit et en quoi cela nécessiterait des postes de cadres supérieurs à plein temps.

Quand je vous disais que ces postes ne sont que des placards dorés et qu'il est grand temps que Madame Anne Emery Torracinta y mette de l'ordre.

Au fait, voilà maintenant plus de 170 jours qu'elle est à la tête du DIP et...on ne voit toujours rien venir. Le DIP ne répond plus, il a dû se perdre dans le triangle des Bermudes...


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02/05/2014

Ecole laïque et religionS

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Je me suis rendu aujourd'hui au Salon du livre pour y assister à un débat organisé sur le stand de la CICAD sur le thème Religion&laïcité. Michel Danthe, rédacteur en chef adjoint au Temps, officiait en tant que modérateur autour de la table ronde à laquelle étaient conviés Ghaleb Bencheikh, Président de la Conférence mondiale des religions pour la paix, Jacques Ehrenfreund, professeur à l'université de Lausanne, Patrick Schmied, Président du groupe citoyen "Culture religieuse et humaniste à l'école laïque", Sabine Simkhovitch-Dreyfus, Vice-Présidente de la Fédération Suisse des Communautés Israélites ainsi que le pasteur Patrick Baud.

Un débat fort intéressant durant lequel plusieurs thèmes furent abordés, notamment celui du problème que peut poser la circoncision, du port du voile ou des menus des cantines scolaires.

Et toujours la même idée mise en évidence, apprendre à vivre ensemble, à se connaître pour éviter les peurs qui conduisent à la méfiance, au rejet pour finalement engendrer la haine. Une évidence bien évidemment.

Tout naturellement, on en vient au rôle que l'école doit donc jouer.

Selon Madame Sabine Simkhovitch-Dreyfus, le DIP offrirait maintenant la possibilité d'aborder la connaissance de différentes religions via l'étude de "Grands Textes".

Au terme du débat, enfin est venu le temps de donner la parole au public.

"A Genève, toutes les vacances scolaires sont fixées selon le calendrier des fêtes chrétiennes; Noël est, dans de nombreuses écoles, l'occasion d'une célébration. L'école genevoise se veut laïque et pourtant on ne peut nier qu'elle est fortement influencée par le christianisme. On y trouve des élèves de confessions multiples. Pouvez-vous alors me dire comment, très concrètement, on pourrait préserver cette soi-disant laïcité et garder sur un pied d'égalité l'étude de quantité d'autres religions, à l'école primaire spécialement"?

Les réponses qui m'ont été données sont restées vagues et ne m'ont bien sûr pas vraiment satisfait. Normal, puisque, selon l'un des invités même, il n'y pas de solution possible. Il faut se contenter d'une approche de solution adéquate. Offrir à tous les élèves, par exemple, durant l'année scolaire, un jour de congé symbolique en commémoration des religions autres que le christianisme.

Très vite, des questions pour le moins fort complexes, voire non sans arrière-pensées, ont fusé. Notamment sur les raisons de la circoncision ou sur le rôle politique mené actuellement par l'Etat d'Israël. Toutes ayant trait d'ailleurs au judaïsme! J'ai cru alors ressentir un certain malaise parcourir les invités participant à la table ronde.

Ces différentes interventions qui ont occupé tout le débat de la part du public m'ont conforté dans mon sentiment tant elles ont démontré la complexité et même le danger qu'engendre la mise en place d'un tel enseignement à l'école primaire.

Je vois mal comment des instituteurs qui n'ont aucune formation en la matière pourrait s'acquitter objectivement d'une telle mission.

Dès lors, il n'y a pas 36 solutions.

- Soit on s'en tient au statu quo et on admet que l'école genevoise fait preuve d'une toute relative laïcité même si elle s'applique à ne pas rentrer en matière sur un quelconque débat au sujet du christianisme.

- Soit on entre en matière sur un enseignement des religions à l'école et on s'expose alors à de gros problèmes...

Hormis qu'il faudra prévoir la mise en place d'une formation très pointue pour les enseignants, il faudra également penser à revoir entièrement le calendrier scolaire de façon à tenir compte uniquement du rythme scolaire des élèves plutôt que de quelques fêtes religieuses.

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30/04/2014

Lebensborn

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Il y a bien longtemps que je ne doute plus de la folie dont l'Homme est capable.

France 3 diffusait hier soir un très bon film, "Malgré elles", qui nous le rappelle encore.


"Alice et Lisette, deux alsaciennes, sont belles, et elles ont 17 ans lorsqu'elles sont arrachées de force à leur famille pour collaborer à l'effort de guerre en Allemagne.

Après un séjour de six mois dans un camp d'endoctrinement, elles sont toutes les deux envoyées dans une usine d'armement où elles ont pour tâche de remplir des obus à une cadence inhumaine. Une explosion éclate, elles sont soupçonnées de sabotage et menacées d'être envoyées dans un camps de redressement.

Alice et Lisette se croient sauvées lorsqu'on leur annonce leur transfert dans une maternité. Elles découvrent la réalité des Lebensborn ("fontaines de vies"), et l'organisation implacable des nazis pour constituer une "race pure".

C'est avec une émotion intense que j'ai regardé ce film. A travers Lisette, on parvient à saisir et presque à comprendre tout le processus des jeunesses hitlériennes. Alice, des années plus tard ne dit-elle pas qu'il est facile de choisir son camp après coup?  Lisette devra alors passer par certaines épreuves pour comprendre à quel point le discours que lui tenait son père, pourtant sincère, était erroné.

Ce film nous plonge dans un profond questionnement. Comment a-t-il été possible d'en arriver à ces "Lebensborn"?  Des soi-disant "cliniques de maternités" mises en place à l'initiative de Heinrich Himmler. Des jeunes filles sélectionnées selon les critères aryens y servaient de mères porteuses engrossées par les officiers SS dans le but de créer et développer une race pure, parfaite et dominante.

Les nouveau-nés étaient, dès la naissance, remis à la SS qui en assurait la charge puis l'adoption en vue de constituer l'élite du futur.

De nombreuses jeunes-filles ont été ainsi utilisées, à mainte reprises, pendant une décennie, de 1935 à 1945 engendrant quelques milliers d'enfants innocents.

Je me suis couché, les yeux rougis à force d'avoir essuyé mes larmes. Un goût amer m'a poursuivi tout au long de la nuit. Il persiste aujourd'hui.


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27/04/2014

Le Pape préfère béatifier que rappeler

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Vous me pardonnerez ce parallèle!

C'est ce mardi 29 avril qu'aura lieu la commémoration de la déportation des juifs de France. "Il y a 70 ans, en 1944, 15 000 Juifs ont été déportés de France en 14 convois, dont deux au départ de Lyon et de Toulouse. Un convoi, le 73, a été dirigé vers la Lituanie et l’Estonie. 70 ans après, des cérémonies sont organisées pour rappeler le départ de chaque convoi et honorer la mémoire des déportés".

J'ai suivi l'info, aujourd'hui, au TJ sur TF1. On y relatait la visite d'Auschwitz par de nombreux étudiants en compagnie d'une des rares rescapées du ghetto de Varsovie. Elle leur expliquait ce qu'était alors la vie dans cet enfer. La faim, la souffrance, la mort. L'émotion qu'elle a suscitée auprès de ces jeunes m'a, tout comme eux, embrouillé les yeux et j'ai dû, je l'avoue, essuyé mes larmes.

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Puis j'ai senti remonté en moi une certaine colère. Car ce reportage poignant suivait tout juste celui sur L'EVENEMENT du jour, la canonisation des deux papes, Jean XXIII et Jean-Paul II.

Malgré le hasard du calendrier qui fait coïncider les deux événements, ce bon François , suivi par des millions de "brebis naïves", tout à sa seule affaire de canonisation, n'a pas eu un mot à propos des déportations de 1944. Il était bien plus important et surtout plus rentable pour l'Eglise de s'en tenir à cette seule sainteté de deux hommes comme vous et moi tout compte fait. Et toutes les brebis de chanter et de danser...

Voilà deux événements que chacun pourra aborder avec l'importance qu'il voudra bien lui accorder car ils sont unis par le même processus!

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La capacité de mener les hommes par le bout du nez...

D'un côté la folie meurtrière qu'a réussi à générer le culte de la doctrine nazie et de l'autre la non moindre capacité du catholicisme à gérer la pensée de millions de gens.

Je me souviens de mes jeunes années lorsqu'à l'école du dimanche, on nous bassinait avec des histoires incroyables tout en nous distribuant des images pieuses. Je me remémore deux d'entre elles qui représentaient d'une part les marchands du temple et l'autre l'adoration du veau d'or. Et je ne peux m'empêcher de faire le parallèle avec le cirque que nous offre aujourd'hui le Vatican.

Face aux écritures bibliques et confronté à cette double béatification, je me dis que ce monde est bien incohérent.

En ce qui me concerne, le choix est vite fait.

Je me refuse à m'extasier devant cette "farce", fort juteuse produite aujourd'hui par le catholicisme, demain sans doute par une quelconque autre religion.

Afin de ne jamais oublier de quelles manipulations sont capables les hommes, je n'aurai de cesse, par contre, d'honorer le devoir de mémoire que nous propose cette commémoration de la Shoah.

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17/04/2014

A l'école aussi on vit dans un monde de fous!

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Bon, ça y est, je vais encore passer pour un vieux réac!

Mais, quand même, je me demande où s'arrêtera la folie du DIP. Car, enfin, on ne sait plus trop quoi inventer dans ce Département, au point d'y perdre tout bon sens et d'en oublier les priorités.


Voilà donc que l'école entre dans l'ère numérique. J'apprends, via la TdG du jour, que, petit à petit, on introduit à l'école primaire des "tableaux numériques", "des tablettes iPad", des "QR codes".

Désormais, tout s'informatise...les banques, les supermarchés, les bureaux de poste, les livres, voici maintenant "l'instituteur virtuel". On est bientôt en pleine science fiction. L'humain, remplacé par la machine.

Comme si c'était de cela dont nos élèves avaient besoin...Seront-ils prochainement reliés via des écrans à des enseignants inconnus qui, d'une salle informatique, gèreront des centaines d'élèves déshumanisés?

Les heures innombrables que, en dehors des établissements scolaires, nos enfants passent devant des écrans ne sont pas suffisantes; il faut maintenant qu'à l'école aussi, on contribue à les déconnecter un peu plus avec le réel. N'a-t-on vraiment rien de plus intéressant à leur offrir?

Non, ce n'est pas de cet univers là dont nos élèves ont un urgent besoin mais plutôt d'un monde fait de rapports humains, de contacts bien réels avec un référent. Rien ne peut remplacer le savoir-faire de l'instituteur, de son feeling, de tout son art d'enseigner!

Je n'ose imaginer le coût de la mise en place et de la maintenance de cette nouvelle lubie du DIP. Ce que je sais c'est que ces centaines de milliers (voire millions) de francs sont bien mal placés. Car les priorités de notre école sont tout autres.

Il serait en effet beaucoup plus urgent et judicieux d'investir tout cet argent dans l'aide à apporter aux élèves qui sont en difficulté scolaire et, pourquoi pas, à engager des instituteurs qui seront beaucoup plus performants que ces écrans de toutes sortes.

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15/04/2014

Que de temps perdu à l'école primaire!

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Nos écoliers genevois s'apprêtent à rouler les œufs car ils seront très prochainement en vacances pour les fêtes de Pâques, ultime pause avant la dernière ligne droite qui les conduira à la fin de cette année scolaire.

Sitôt la rentrée, ils seront confrontés à des échéances importantes. C'est en effet lors de cette 3ème période scolaire qu'ont lieu les fameuses épreuves cantonales.

On est alors en droit d'imaginer, voire d'espérer que, logiquement, ces épreuves étant destinées à tester les connaissances acquises durant l'année scolaire, le programme annuel a été effectué jusqu'au bout...

Il se trouve que, pour les élèves de 8P (Harmos) la passation de ces épreuves se fera durant la semaine du 27 mai au 4 juin alors que la fin de l'année scolaire est fixée, elle, à fin juin.

Personne n'est dupe, les élèves en tout premier lieu. Ils savent pertinemment qu'une fois ces épreuves passées, la remise des bulletins scolaires est toute proche (14 juin) et que donc l'année scolaire est pratiquement terminée. Le temps restant jusqu'aux vacances d'été ne sera que "remplissage", des journées que l'enseignant aura toutes les peines du monde à "meubler" le plus intelligemment possible.

Je me suis donc livré à un petit calcul qui n'est pas anodin...

Trois semaines et demie entre la fin de la passation des épreuves et la fin de l'année scolaire, soit...36 demi-journées. C'est exactement le nombre de mercredis matins que compte une année scolaire (36 semaines).

Dès lors, plutôt que d'introduire ce mercredi scolaire dès la prochaine rentrée de septembre n'aurait-il pas été plus judicieux d'utiliser pleinement ce temps perdu, pourtant à disposition durant l'année scolaire? En d'autres termes, pourquoi ne pas repousser l'échéance de la remise des bulletins scolaires à la date officielle de la fin de l'année scolaire ce qui aurait permis de "gagner" ces périodes tant nécessaires à l'apprentissage de l'anglais notamment?

Une solution qui aurait évité une quantité de problèmes organisationnels presque insolubles et qui aurait occasionné des économies financières pour le moins non négligeables...

Et qu'on ne vienne pas argumenter que ce temps est nécessaire à la mise en place de la rentrée scolaire suivante. Les directeurs d'établissement peuvent aisément y consacrer la première quinzaine de juillet ce qui rétablira un tant soit peu l'étrangeté de leur dix semaines de vacances (faut-il le rappeler) et leur donnera, pour une fois, un peu de travail concret...

Enfin, petit aparté, voilà 152 jours que Madame Anne Emery Torracinta est à la tête du DIP et...on ne voit toujours rien venir! Vive la politique du silence, elle permet d'éviter les critiques...

 

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10/04/2014

Les malhonnêtes du Paléo

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C'était hier l'ouverture de la billetterie pour les concerts du Paléo 2014.


On apprend que, sitôt le site en fonction, ce fut la ruée, particulièrement pour la soirée du mercredi, un succès dû à la présence de Stromae, l'artiste à la mode du moment. En moins de 10 minutes la vente était bouclée!

Et bien sûr, des centaines, des milliers de personnes qui se retrouvent le bec dans l'eau à ressasser leur déception, voire leur colère. Car, quasi dans le même temps, on retrouvait, sur certains sites de reventes, des billets proposés par des petits malins à, bien entendu, des prix exorbitants, majorés à l'extrême.

Il s'agit là d'une pratique inqualifiable qui est très répandue et qui fait les beaux jours de ces professionnels du marché noir. Ils sévissent sur tous les événements possibles et imaginables, des rencontres sportives aux spectacles musicaux.

Aujourd'hui, pour le Paléo, on peut acheter pas moins de dix billets pour une soirée, échangeables sans aucun problème. Les revendeurs sans scrupule ne se gênent donc pas pour se faire ainsi un fort joli pactole.

Pourtant, avec un peu de bonne volonté, il serait facile pour les organisateurs de lutter contre ces voyous et, au moins, minimiser passablement leurs pratiques malhonnêtes.

Il suffirait pour cela de se calquer sur le système de billetterie de l'Open de tennis de Roland Garros. En effet, la vente de billets y est limitée à quatre par personne et, surtout, ces billets sont nominatifs. Obligation donc, à l'entrée du stade, de présenter sa carte d'identité avec son billet d'entrée.

Il devient alors très difficile de revendre d'éventuels billets.

Dès lors, je ne vois pas pourquoi Monsieur Rossellat ne pourrait pas instaurer un système semblable pour le Paléo festival de Nyon?

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08/04/2014

Ca vient du Japon

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Hum, le sujet est quelque peu délicat, mais, bon, je me lance...

Il se trouve qu'il y a quelques temps, j'ai eu l'occasion de passer une nuit dans un Palace de Bâle. Une chambre bien sûr magnifique et un service qui nous rappelle qu'il existe des "mondes" différents de celui que nous vivons quotidiennement...

Le matin, j'ai retrouvé un ami qui m'accompagnait lors de ce séjour. Alors que nous déjeunions, entourés de mille personnes prêtes à assouvir nos moindres désirs, une coupe de champagne à la main (si si!) voilà que mon ami me dit:

- J'comprends pas qu'tout le monde n'ait pas ça chez lui!

Ne comprenant pas, je lui demande alors de quoi il parle.

- Mais? T'as pas vu? Les chiottes, c'est génial!

- ???

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- Mais, oui, des WC japonais, t'as pas testés?

Non, je n'avais pas remarqué la chose en effet. Il me fallait donc quelques explications.

- Ca vient d'Asie, là-bas, c'est très développé mais chez nous, on connaît pas encore très bien la chose et surtout, on est un peu sceptique sur son utilité et son efficacité réelle. Tu vois, il s'agit de toilettes qui te lavent automatiquement avec de l'eau! Tu n'as rien  à faire, un jet d'eau tempérée s'en charge!

Je vous passe les détails de ses explications qui, je l'avoue m'ont laissé perplexe. J'étais loin d'être convaincu et avais donc des doutes sérieux sur l'efficacité et le confort de cette soi-disant merveille.

Mais voilà...ma curiosité était attisée. Sitôt notre déjeuner terminé, je me devais donc de faire en sorte de tester "la chose"!

Et alors, chers lecteurs, croyez-moi, ce fut une révélation!

Une expérience extraordinaire dont, sans effort, vous ressortez aussi propre qu'un sou neuf, qui vous laisse une sensation de bien-être insoupçonnée jusqu'alors!

J'étais convaincu.

Et, à bien y réfléchir, je me suis dit que tout comme une bonne literie est d'une importance extrême, l'acte en question n'est de loin pas anodin, tout de même répétés quotidiennement. Il vaut donc peut-être la peine de se pencher plus sérieusement sur cette affaire.

Etait-ce possible, moyennant un apport financier raisonnable, d'installer ce petit bijou chez moi? Ni une ni deux, je me suis renseigné chez l'installateur sanitaire le plus proche.

Et depuis, tous les jours, je pense à mon ami et le remercie tout en bénissant le ciel de m'avoir permis de passer cette fameuse nuit dans ce Palace bâlois!

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03/04/2014

Sauvez l'instit

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Suite au dépôt de la motion qui demande, pour les étudiants futurs instituteurs, de réduire le cursus de leurs études de 4 à 3 ans (voir mon billet "Formation des enseignants genevois, une injustice en voie d'être rectifiée"), voilà que certains étudiants à l'IUFE montent aux créneaux. Je dis bien "certains étudiants" et me garde bien de généraliser comme le fait un peu trop facilement Aurélie Toninato dans son article paru aujourd'hui dans la TdG. Car c'est plutôt du président de l'Association des étudiants en formation Enseignement primaire dont il s'agit. Ce qui est bien différent.

Une association qui avait déjà démontré ses tendances, à l'époque, lors du débat sur le retour des notes à l'école primaire. Les temps ne semblent pas avoir changé...

Lorsqu'on connaît les dessous de cet IUFE, on est en droit de se douter de quelle manière ces étudiants endoctrinés sont téléguidés par les gourous de ce sanctuaire. Je me demande comment la majorité des étudiants va pouvoir échapper à la pression que peut imposer le refus de signer cette pétition. Car la peur des représailles est à coup sûr bien présente et les contestataires pourraient bien se voir sanctionner irrémédiablement. Ainsi leur avenir professionnel serait fortement compromis. J'en veux pour preuve les étudiants qui, la peur au ventre, ont osé nous faire part de leurs témoignages, mais sous garantie absolue de leur anonymat.

Aujourd'hui, l'Association des étudiants, par la voix de son président, vient à nouveau faire parler d'elle. Monsieur Frédéric Hiltbrand prétend donc que "réduire le cursus est une menace pour la qualité de notre formation et celle de l'enseignement". Un argument d'une pauvreté affligeante; comme si c'était la longueur des études et non son contenu qui en faisait la qualité!

Alors que tous les cantons, je dis bien tous, forment leurs instituteurs en 3 ans, Genève, du haut de son arrogance, ferait bien mieux (Instituteur, une profession en voie de disparition). Elle offrirait, elle, une formation soi-disant plus complète qui, au contraire des autres cantons, serait plus "généraliste"!!!

Mais de quelle planète Monsieur Frédéric Hiltbrand débarque-t-il?

A-t-il compris que ce statut de généraliste a disparu depuis le jour où Charles Beer a voulu créer cet IUFE? (Charles Beer a réussi son coup) Que ce sont ceux qui les manipulent aujourd'hui qui se sont ingéniés à détruire cette profession.

Aujourd'hui, les étudiants qui sortent de cet institut ont la tête bourrée de fumeuses théories pédagogos mais ne sont plus capables d'enseigner quantité de branches telles la musique, le dessin, les travaux manuels ou même l'histoire et la géographie suisse car tous ces enseignements ont simplement pratiquement disparu de leur formation.

Il fut pourtant un temps où tout cela fonctionnait parfaitement, et les instituteurs étaient formés alors en trois ans . Cela s'appelait à Genève "Etudes pédagogiques" ou "Ecole Normale" en Valais par exemple. Il est vrai, qu'à cette époque, on misait sur la qualité de la formation et que cette profession d'instituteur était encore une vocation. Celui qui s'y destinait n'éprouvait aucun besoin de revalorisation et faisait peu de cas d'une éventuelle gloriole due à une formation universitaire que certains pédants revendiquent aujourd'hui...

Une année à l'université suffisait amplement pour obtenir une demi licence et parcourir l'ensemble des principales théories d'enseignement. Les deux autres années étaient entièrement vouées à la pratique enseignante. Il s'agissait d'approfondir ses connaissances des matières à enseigner (français, math, géo, gym, etc. et même écriture au TN) et surtout, apprendre à "donner une leçon", apprendre à enseigner, à tenir une classe!

Il est grand temps de remettre de l'ordre dans cet IUFE, et cela passe par le remaniement complet du contenu de cette formation. J'ose espérer que nos députés l'ont bien compris au contraire de quelques étudiants qui, malheureusement, restent sous l'influence néfaste des gourous qui sont encore bien trop présents au sein de l'IUFE.


 

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31/03/2014

Post tenebras lux ???

Anne-2ème-tour-cadrée.jpg

140 jours! 140 jours qu'elle est en charge du Département de l'Instruction Publique.

C'est un peu tardivement que j'ai pris connaissance de l'article de la TdG, paru le 20 mars, consacré à Madame Anne Emery Torracinta.

Enfin, j'allais être fixé, enfin j'allais savoir ce que la nouvelle Présidente du DIP prévoyait de faire de sérieux au sein de son Département à part laisser organiser, pour des élèves de 11/12 ans des concerts de Black M et son groupe Sexion d'assaut...

Que nenni, qu'apprend-t-on? En fait, pas grand chose pour ne pas dire rien. Beaucoup de vague "blabla", des portes ouvertes, mais bien peu en ce qui concerne des actes concrets.

Alors, oui, on comprend qu'il y a beaucoup à faire, beaucoup de dossiers en cours, que le défi est de trouver du temps pour y réfléchir, trouver des consensus, évaluer ce qui a été fait!

On veut bien être patient et admettre qu'il faut laisser un peu de temps à la Présidente pour prendre enfin des décisions et passer à l'action, mais là, 140 jours, ça commence à faire un peu long tout de même.

Alors, on se raccroche, on espère et on veut bien lui laisser encore sa chance puisque, à en croire le député Jean Romain, Madame Emery Torracinta "serait désireuse de rompre avec la politique de son prédécesseur, de remettre en question l'héritage de Charles Beer". Elle n'userait pas de la langue de bois, elle dirait les choses clairement.

Soit! Mais "dire" est une chose qui ne suffit plus, il s'agit maintenant d'agir...

Peut-on, par exemple, croire aux propos que, selon le député Jean-Michel Bugnion, elle aurait tenus face aux directeurs d'établissement du primaire, à savoir "qu'ils devraient s'habituer à l'idée de devoir faire du temps d'enseignement comme le veut la motion 2100 que doit encore traiter le Parlement".

Bon, là aussi, il s'agit de s'armer de patience. Parce qu'on ne sait pas trop quand elle sera à l'ordre du jour du Grand Conseil. A la Saint Glinglin ou à la Trinité? Il est vrai qu'il y a des sujets bien plus importants et donc plus urgents à traiter, comme le port de la barbe ou de la moustache pour nos gendarmes...


 

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26/03/2014

Formation des enseignants genevois, une injustice en voie d'être rectifiée!

injuste.jpg

En octobre 2009 une bonne partie des députés du Grand Conseil se sont laissés berner par Charles Beer. A l'époque, en charge du DIP, il avait proposé un projet de loi qui imposait aux étudiants futurs instituteurs une formation d'une durée de 4 ans d'études (Charles Beer réussit son coup). Une absurdité que Charles Beer avait même réussi ensuite à faire voter à une majorité des députés du Grand Conseil.

Il est vrai qu'il avait alors été abondamment aidé par le député Pierre Weiss complètement obnubilé par le seul aspect financier de la question! Celui-ci avait soutenu aveuglément le projet de Charles Beer. Est-il aujourd'hui plus raisonnable et soucieux de la qualité de la formation des enseignants ou en est-il resté à une sordide affaire de gros sous?

 

Toujours est-il qu'aujourd'hui, quelques députés ont décidé de corriger le tir. Ils viennent de déposer une motion qui demande que l'IUFE (Institut universitaire de formation des enseignants) réduise d'une année son cursus en vue du titre d'enseignant primaire pour les étudiants formés à l'Université de Genève (formation des instituteurs en 3 ans).

L'ensemble des partis PDC, PLR, UDC et MCG ont immédiatement signé unanimement cette heureuse initiative ce qui, bien évidemment, n'est pas le cas des partis de gauche.

Je les entends déjà, les disciples des gourous pédagogos. La rengaine habituelle. Pour eux, l'enseignement s'est complexifié et il faut alors une formation plus vaste, plus longue. Comme si, du haut de leur arrogante vanité, c'était la longueur des études qui en faisait la qualité!

Si l'école s'est complexifiée, c'est sous la pression de pédagogos qui se sont évertués à y introduire quantité d'aberrations plus stupides les unes que les autres, à l'instar de cette sordide Rénovation dans les années 90. Comme si cette complication de l'école était l'apanage de Genève et s'arrêtait aux frontières du canton sans pour autant toucher les autres cantons romands qui, eux, de manière fort raisonnable, ont opté pour une formation des enseignants en trois ans, soit une année de moins qu'à Genève.

Cinq ans après s'être fait avoir, ils sont donc bien inspirés ces députés qui ont décidé de redresser la barre via cette motion dont je vous livre la teneur ci-dessous.

Secrétariat du Grand Conseil

Proposition présentée par les députés :
Mmes et MM. Jean Romain, Philippe Morel, Stéphane Florey, Bertrand Buchs, Jean-François Girardet, Danièle Magnin, Ronald Zacharias, Pascal Spuhler, Pierre Conne, Antoine Barde, André Python, Jean-Marc Guinchard, Murat Julian Alder, Cyril Aellen, Henry Rappaz, Lionel Halpérin, Serge Hiltpold, Christo Ivanov, Raymond Wicky, Sandra Golay, Thierry Cerutti, Renaud Gautier, Francisco Valentin, Jean Sanchez, Christian Flury, Daniel Sormanni, Gabriel Barrillier, Patrick Lussi, Bénédicte Montant, Christina Meissner, François Baertschi, Bernhard Riedweg, Daniel Zaugg

Date de dépôt : 25 mars 2014

M

Proposition de motion

demandant que l’IUFE réduise d’une année son cursus en vue
du titre d’enseignant primaire pour les étudiants formés à l’Université de Genève (formation des instituteurs en 3 ans)

Le GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève considérant :

que l’IUFE de Genève délivre un certificat d’enseignement primaire en 4 ans alors que les autres HEP de Suisse le font généralement en 3 ans ;

que cet IUFE est en fait une HEP au sein de l’Université ;

que la durée du cursus n’est pas satisfaisante pour la majorité des étudiants ;

que le PDC a proposé dans son programme d’élections 2013 de normaliser cette IUFE en la transformant en une HEP (http://pdc-ge.ch/programme/formation/creer-une-haute-ecol...) ;

que la première année en tronc commun n’offre qu’un lien éloigné avec le métier, invite le Conseil d’Etat à mettre en œuvre un cursus de 3 ans donnant accès à l’obtention d’un titre permettant, à Genève et en Suisse, d’enseigner dans les degrés 1 à 8 HarmoS.

 

EXPOSÉ DES MOTIFS

 

Mesdames et Messieurs les députés,

Le cursus de formation en enseignement primaire conditionne l’obtention du titre d’enseignant primaire pour les étudiants formés à l’Université de Genève, désireux de postuler un emploi dans les écoles publiques du canton. Ce titre implique l’obtention d’un diplôme de baccalauréat universitaire en sciences de l’éducation, orientation enseignement primaire (BSEP, 180 crédits) d’une durée de trois ans, suivi d’un diplôme de certificat complémentaire en enseignement primaire (CCEP, 60 crédits) d’une durée d’une année. Il est encore possible, par la suite et une fois ce CCEP obtenu, de s’inscrire à la maîtrise universitaire en enseignement primaire (MAEP).

Or, dans les autres cantons, qui connaissent le régime des HEP, il est possible généralement pour les étudiants se destinant à enseigner au niveau primaire de suivre un cursus de 6 semestres. Au terme de ces trois années, ils obtiennent une formation de généraliste à part entière, reconnue par la CDIP, et ils peuvent prétendre à une place d’instituteur pour élèves de 4 à 12 ans, car ce diplôme d’enseignement – comportant 180 crédits ECTS (European Credit Transfer and Accumulation System) – est un titre professionnel protégé qui leur confère le droit d’enseigner partout en Suisse.

Il n’existe pas de raisons objectives et crédibles qui feraient que les étudiants genevois soient obligés d’obtenir 240 crédits alors qu’il est demandé aux autres étudiants suisses 180 crédits pour obtenir la même formation à l’enseignement. Allonger ainsi de deux semestres la durée des études après l’obtention d’un certificat de maturité obtenu à 19 ans à Genève et à 18 ans dans la plupart des autres cantons romands, équivaut à différer de deux années entières l’entrée dans le monde du travail, si tout se passe bien. Non seulement cela coûte cher à la collectivité, mais cela prétérite les étudiants genevois qui, au final, ne sont pas mieux formés que les autres étudiants suisses. Certains vont même dans d’autres cantons pour suivre leurs études.

Le volet pratique de cette formation (tenue de classe, didactique, etc.), volet au début très largement sous-estimé par l’Université et la FAPSE, et ayant fait l’objet de nombreuses critiques, de pétitions, de plaintes diverses, s’est heureusement renforcé à Genève, mais un tiers seulement du cursus
consacré à la pratique, ce n’est pas encore suffisant. Remettre au centre de cette formation l’expérience pratique en diminuant en proportion les cours théoriques pourrait être une piste pour passer de 8 à 6 semestres.

De plus, aux dires mêmes de ceux qui ont suivi le cursus genevois, c’est fondamentalement la dernière année, en raison des stages en responsabilité, des discussions avec le maître titulaire de la classe où le stage est mené, des contacts avec les parents, que le métier concret s’apprend sur le terrain. D’évidence, c’est l’année la plus formatrice ; la plus riche aussi et la plus gratifiante. En revanche, la première année ressemble plus à une gare de triage où une grande partie des cours s’avèrent inutiles.

En effet, durant la première année IUFE, les cours universitaires donnés de manière ex cathedra devant des auditoires passifs de 200 étudiants sont passablement démotivants. Il s’agit d’un enseignement théorique dont la clarté échappe souvent à l’auditoire qui, lui-même, n’aura jamais à dispenser une pareille théorie, ni même à s’inspirer d’une telle méthode d’enseignement frontal. A contrario, dans une HEP comme la HPE-BEJUNE, les cours interactifs, vivants, toujours axés sur le PER (plan d’étude romand) et en étroit rapport avec lui, sont dispensés dès le premier semestre à une soixantaine d’étudiants répartis en 3 classes de 20. Puis, dès le deuxième semestre, les stages permettent bien sûr au futur instituteur d’observer une classe au travail, mais surtout de tenir la classe 45 minutes par semaine sous l’œil du titulaire. Etape par étape, pas à pas, grâce à la discussion critique qui en résulte, le versant concret – le plus important – du métier se met en place.

La présente proposition de motion demande de resserrer d’un quart le cursus d’une école genevoise trop longue, qui ne prive pas les futurs instituteurs de temps conséquents durant lesquels ils ont la charge complète d’une classe et ne se contente pas de leur laisser dispenser quelques leçons seulement. Il convient également qu’ils soient au bénéfice de cours de didactique qui leur apprennent à organiser et à donner ces leçons, la mise en pratique se faisant lors des stages dans une classe.

Ce qui motive les étudiants c’est l’aspect pratique et concret d’un cursus en trois années, alors qu’une année supplémentaire inutile favorise le sentiment de temps perdu. Le canton du Valais, par le biais d’une motion au Grand Conseil, demande même que le cursus de sa HEP puisse faire l’objet d’une étude afin de diminuer d’un an le cursus ordinaire, pour certains cas particuliers.

Mmes et MM. les députés pourront compléter leur information par la lecture de l’excellent rapport de Mme Aurélie Gavillet (ancienne députée à la Commission de l’enseignement supérieur), qui porte le numéro P 1807-A.

Au vu de ces explications, nous vous prions, Mesdames et Messieurs les députés, de réserver un bon accueil à cette proposition de motion.

 

Pour mémoire:

Instituteur: une profession en voie de disparition

Les enseignants genevois sont discriminés

 

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19/03/2014

Buvons un verre

Cyprien est allé skier. Au bas de la piste de l'Ours, à Veysonnaz, il a pris une photo qu'il m'a transmise...

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17/03/2014

De l'hospitalité du bloggeur

hospitalite.jpg

J'ai ouvert une maison d'hôte!

On est venu sonner à ma porte. J'ai regardé à travers l'œilleton de la porte et aperçu un personnage au visage cagoulé. Il portait un long manteau qui semblait dissimuler quelque chose. Une kalachnikov? Est-elle chargée? Je n'en sais rien.

En même temps, je l'entends au travers de l'interphone:

- Je suis de la SA Johann Corto et Cie, ouvrez cette porte que je puisse venir squatter votre logis!

Qu'auriez-vous fait? Auriez-vous accueilli ce personnage douteux? Lui auriez-vous accordé votre hospitalité, votre confiance? Moi pas! Qu'il aille donc sonner chez le voisin qui se soucie davantage de la rentabilité de son logement plutôt que de sa bonne fréquentation.

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