21/03/2016

Surtout, on ne fait pas de vague, on se la coince!

rien.jpg

En février dernier je vous avais fait part d'une question urgente écrite que le député Jean Romain avait posée au Conseil d'Etat: (Gymnastique à l'école, y a-t-il discrimination entre les filles et les garçons?) :

 

Pourquoi les cours d’endurance de l’Ecole André-Chavanne pour les jeunes filles ne sont-ils pas dispensés à l’extérieur au même titre que ceux réservés aux garçons ?

Les questions étaient les suivantes :

1.    L’affaire de 2009 est-elle réglée une fois pour toutes ?

2.    N’existe-t-il pas une forme d’autocensure préventive de la part des profs ou de l’école, qui craignent de jeter de l’huile sur le feu ?

3.    Faut-il supposer une intervention officieuse du voisinage ?

 

Des questions qui méritaient qu'on y prête toute l'attention qu'elles méritaient...

Aujourd'hui, nous prenons connaissance de la réponse du Conseil d'Etat. Je vous laisse en apprécier la teneur qui se résume à "circulez, il n'y a rien à voir".

Rien de bien étonnant en fait tant on est habitué à voir ce Conseil d'Etat botter en touche lorsqu'il se trouve dans l'embarras.

Car, malgré ce qu'il prétend, problème il y a!

 

RÉPONSE DU CONSEIL D’ÉTAT

 

1.  L’affaire de 2009 est-elle réglée une fois pour toutes ?

L'incident de 2009 doit être considéré comme clos. Le Conseil d'Etat n'a pas eu connaissance de la répétition de tels incidents depuis.

 

2. N’existe-t-il pas une forme d’autocensure préventive de la part des profs ou de l’école, qui craignent de jeter de l’huile sur le feu ?

Selon les informations portées à la connaissance du Conseil d'Etat, il n'y a pas de forme d'autocensure. De surcroît, l'institution scolaire et la direction de l'établissement en particulier ont l'obligation de maintenir les exigences dans le domaine de l'éducation physique et sportive et notamment dans la planification des activités qui doivent être prévues à l'extérieur et qui ne doivent en aucune façon être liées au voisinage.

 

3. Faut-il supposer une intervention officieuse du voisinage ?

Directement à la suite de l'évènement de 2009, des contacts avaient été pris entre les représentants de la mosquée et la direction de l'école. Ces contacts s'étaient prolongés jusqu'à la clôture définitive de l'incident quelques mois après. Depuis cet évènement, et à la connaissance du Conseil d'Etat, aucun contact ni aucune sollicitation ne se sont produits.

 

En conclusion, le Conseil d'Etat profite de cette réponse pour rappeler le principe de laïcité inscrit dans la constitution ainsi que dans la loi sur l'instruction publique et réaffirmer que la neutralité religieuse prévaut dans l'enseignement dispensé dans le cadre de l'enseignement public. Ainsi que l'a rappelé le département de l'instruction publique, de la culture et du sport à tous ses collaborateurs au printemps dernier, les élèves ont à suivre l’ensemble des cours tels qu’ils sont prévus dans le cadre de l’organisation scolaire. Le gouvernement précise par ailleurs que la direction générale de l'enseignement secondaire II devra veiller à ce que la pratique du sport, en intérieur comme en extérieur, respecte une stricte égalité de traitement entre filles et garçons et qu'aucune influence de quelque nature qu'elle soit, ne puisse perturber le déroulement des cours dictés par les ordonnances fédérales.

 

Au bénéfice de ces explications, le Conseil d’Etat vous invite, Mesdames et Messieurs les Députés, à prendre acte de la présente réponse.

 

 

18:41 | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

18/03/2016

Petites infos amusantes

palais.jpg

1. Pour que les directeurs d'établissement primaire consacrent une partie de leur temps à l'enseignement

J'étais hier au palais de justice afin d'assister à l'audience demandée par les directeurs d'établissement primaire au sujet de leur recours auprès de la Chambre constitutionnelle.

Trente directeurs au Palais de justice

Un grand moment! Pensez, plus de trente directeurs...C'était pourtant à 11h30...et Mme la directrice ose prétendre " «Comme ça, on ne pourra pas dire qu’on est venu se défendre au Palais de justice durant nos heures de travail»!

Ah bon? Pour être à 11h20 devant la salle d'audience...Moi qui croyais d'ailleurs que ces directeurs étaient "overbookés"!

Ce que leurs avocats ont tenté de prouver en s'efforçant de "grossir" leur cahier des charge en énumérant une longue liste de leur soi-disant tâches directoriales...

Les enseignants apprécieront d'ailleurs d'apprendre que, par exemple, ce sont leur directeur qui reçoit les parents, organise les sorties, gère leurs vacances, gère les conflits de leurs élèves, etc.

 

2. Des évacoms "pipées"

J'apprends que les élèves de 11ème (dernière année du CO) viennent de passer leur épreuve cantonale (évacom) de math...

Il se trouve que très exactement la moitié des questions de cette épreuve étaient tirées, au chiffre près, de celle de l'année passée! ce qui représente 27 points sur 54...

Hum! On est en droit de se poser la question du sérieux de telles évaluations...

 

 

09:13 | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

14/03/2016

Une femme qui a des couilles

nathalie.jpg

 

Nathalie Kosciusko-Morizet était, samedi soir, l'invitée politique de "On n'est pas couché", l'émission de Laurent Ruquier.

Je m'étais préparé au pire. On allait la donner en pâture, une curée...A quelle sauce les journalistes Léa Salamé et Yann Moix allaient-ils la dévorer? Il s'agit d'un "talk show". Ces deux là sont censés faire le spectacle, trouver les failles, prendre à défaut et mettre en mauvaise posture leur interlocuteur, le piéger d'une manière ou d'une autre.

Eh bien non, rien de tout ça, au contraire. Aucun des deux journalistes, pas plus que Laurent Ruquier d'ailleurs, n'a réussi son coup. Malgré leurs efforts répétés, ils ont fait chou blanc!

Rien n'a déstabilisé la députée de l'Essonne, ce sont plutôt les deux compères journalistes qui se sont emmêlés les pinceaux.

Inversion des rôles, le spectacle n'en était que plus palpitant.

Madame NKM, fort à l'aise, traçait sa route. Elle m'a surpris et épaté, je l'avoue. Je ne m'y attendais pas, me voilà sous le charme!

A l'opposé de bien des politiciens qui squattent l'échiquier politique depuis des lustres, elle m'est apparue sincère. Son franc-parler fait mouche, elle sait tenir un langage simple, compréhensible. Elle se garde bien des effets de manches utilisés par la plupart de ses "collègues" politiciens, le genre, "moins on comprendra ce que je dis, plus je passerai pour intelligent".

J'ai donc apprécié son discours, ses vues sur la politique telle qu'elle la conçoit, "couillue", celle du peuple, pour le peuple, sans faux-semblant.

«Je pense qu'on a trop reculé et que maintenant, faut y aller, faut transformer véritablement le pays, faut pas faire les choses à moitié, faut pas faire semblant».

J'ai aimé sa vision de la femme que, sans féminisme outrancier, elle revendique. Aux compétences égales à celles des hommes. On en est si loin!

J'ai savouré sa conception de l'école à laquelle elle veut restaurer sa crédibilité ainsi que l'image de l'enseignant auquel elle veut rendre le respect qui lui est dû.

J'ai trouvé intéressante sa proposition de financement des mosquées en France. Une taxe sur les produits hallal redistribuée à cette fin. Cesser ainsi l'hypocrisie en vigueur tant il est inacceptable de parler d'un islam de France lorsqu'il est outrageusement financé par des pays étrangers...

Bref, plus le débat avançait, plus je trouvais que cette femme était de bon sens.

Je me réjouis de l'entendre sur d'autres points de la politique française et j'espère donc sincèrement que les coups bas auxquels elle devra certainement faire face ne l'empêcheront pas de poursuivre sa route, d'aller le plus loin possible lors des primaires à droite pour l'élection présidentielle de 2017. Et pourquoi pas jusqu'au bout...Peut-être ce qu'il faut à la France...

 

16:52 | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook

07/03/2016

Une école qui nivelle par le bas?

devoirs.jpg

Pendant les vacances de février, j'ai eu le plaisir d'accueillir au chalet quelques amis. Parmi eux, un jeune couple et leur adorable petite fille, Antoinette.

J'aurais aimé que certains experts, au DIP, voient les yeux pétillants de cette petiote de 6 ans lorsqu'elle s'attablait avec son père pour "faire ses devoirs"! Si, si, vous avez bien lu, ses "devoirs à domicile". Même pendant les vacances!

Il faut dire qu'Antoinette est scolarisée dans le privé, un choix mûrement réfléchi par ses parents et que j'approuve de plus en plus au vu de ce qui se passe dans nos écoles publiques...

Car, voyez-vous, c'est avec une fierté et un plaisir non dissimulés que la fillette s'amusait à démontrer à ses parents tout ce dont elle est capable. Stimulée par ses parents, elle faisait preuve par ailleurs d'un immense désir d'apprendre. Ainsi, elle découvrait de nouveaux textes de lecture, elle s'entrainait à écrire en suivant au mieux les lignes de son cahier d'écriture, elle découvrait de nouveaux mots de vocabulaire (eh oui!) que sa mère glissait astucieusement dans de minis dictées dont Antoinette raffolait, elle tenait de petites conversations en anglais avec l'un ou l'autre, enfin elle résolvait des situations mathématiques pas si simples que ça.

Eh bien, dorénavant, à Vernier, école des Ranches, c'en est fini de tout ça.

Les devoirs à domicile ont beau être inscrits noir sur blanc dans le règlement de l'enseignement primaire, les directions d'établissement semblent pouvoir en faire qu'à leur tête puisque la décision de ne plus en donner dans cette école a été prise à la rentrée scolaire 2015.

"Un projet pilote dicté par un constat d’échec des travaux donnés à faire à domicile. Ce sont les bons élèves qui effectuent leurs devoirs à la maison, ceux qui en auraient le moins besoin» s'exclame une enseignante...

Sous ce prétexte on empêche les "bons" élèves de bénéficier de cet apport. De quel droit?!

Ces devoirs posent problème, pas de souci, au lieu de le résoudre, il y a plus simple, on n'en parle plus. Et tant pis pour ces élèves pour qui cette tâche est bénéfique, valorisante, élévatrice. Tant pis pour les parents attentifs qui désirent s'investir, soucieux de suivre ce que font leur enfant à l'école, des parents raisonnables, conscients et surtout responsables! On s'aligne plutôt sur les autres....bref, on fait simple, on nivelle par le bas.

Vive l'opacité, circulez, il n'y a rien à voir, signez des chèques en blanc et dormez tranquilles, "on" s'occupe de votre progéniture.

A noter par ailleurs que la direction de l’établissement en question a décidé d'intégrer ces devoirs (non plus à domicile) à la grille horaire des enfants!

Voilà qui semble pour le moins bizarre. Car, c'est mathématique... Ce temps accordé aux "devoirs", inséré dans la grille horaire de l'écolier,  ne peut pas tomber du ciel. Il est pris au détriment du temps d'enseignement obligatoire attribué à chaque discipline enseignée. Mais, là encore, pas de problème puisque "le Département de l’instruction publique laisse une certaine marge de manœuvre aux établissements dans la gestion des devoirs à domicile".

Soyons rassurés pourtant, "la stratégie fonctionne, assurent en cœur direction et corps enseignant de l’école, les résultats sont là et un bilan de l’expérience sera réalisé à la fin de l’année".

Par qui s'il vous plaît?

Soyons sérieux, aucun des protagonistes de cette pitrerie ne la désavouera. J'y mets ma main au feu.

Gagnons du temps, voulez-vous que je vous fasse ce bilan tout de suite...?

16:47 | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook

04/03/2016

Oskar et les autres

oskar-freysinger2.jpg

- Eh Cyprien, alors comment?

- Eh salut le genevois, alors, tu te sens visé?

- Comment ça?

- Ben, t'as pas reçu le "petit livre rouge" d'Oskar...?

- Ah, oui, j'ai lu ça hier. Il charrie un peu, non? Que des banalités, il enfonce des portes ouvertes.

- Tu trouves? Pourtant, s'il a pris la peine de préciser sa vision de l'école, c'est qu'il y a un problème et que c'est pas partout celle-là... D'ailleurs, il l'a dit, c'est pour ne par reproduire les erreurs qui ont été faites dans "certains" cantons...

- Comment, comment, qu'est-ce que tu me racontes. Tiens, par exemple, "la pédagogie est un art de vivre, non une science exacte", c'est n'importe quoi!

- Ouais, t'as raison, il est vrai qu'à Genève, y a longtemps qu'on a compris ça. C'est bien ce qui est enseigné aux futurs instituteurs. D'ailleurs, il le dit aussi, "la qualité de l'école dépend de la qualité des enseignants"!

- Ben oui, y pas de doute. Et à Genève, on l'a aussi compris depuis belle lurette. D'ailleurs, c'est là-bas qu'on fait le mieux. On y étudie quand même plus longtemps que dans ton Valais et surtout, nos enseignants sont des universitaires, eux! Tu penses, on a un "Institut universitaire de formation des enseignants", nous! Alors, l'Oskar, il peut bien dire.

- Ah, oui, c'est vrai, à côté de la plaque Oskar. Bon, il précise quand même qu'il faudrait "un retour aux fondamentaux, la langue maternelle, les maths, etc."

- Insinuerais-tu que ce n'est pas le cas à Genève? Voyons Cyprien, tu n'es pas sérieux, regarde le plan d'étude, il est très clair, tous nos enseignants le suivent à la lettre. L'orthographe, la grammaire, le vocabulaire, les maths, c'est le quotidien de nos écoliers. Comme l'histoire, ils connaissent parfaitement celle du pays.

- Bon, bon, t'énerve pas... Y a pas de souci donc, c'est Oskar qui voit le mal partout. Alors, on peut boire un verre tranquille.

 

09:55 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

27/02/2016

Les élèves du primaire devront travailler jusqu'à la fin de l'année scolaire.

roue-libre.jpg

Je l'ai écrit à plusieurs reprises, notamment dans mon billet du 15 avril "Que de temps perdu à l'école primaire".

Personne n'est dupe, les élèves en tout premier lieu. Ils savent pertinemment qu'une fois les épreuves cantonales passées, fin mai début juin, la remise des bulletins scolaires est toute proche et que donc l'année scolaire est pratiquement terminée. Le temps restant jusqu'aux vacances d'été ne sera que "remplissage", des journées que l'enseignant aura toutes les peines du monde à "meubler" le plus intelligemment possible.

Voilà que hier, les députés du grand conseil, sous l'instigation de Jean Romain, après un vif débat, ont voté le renvoi au Conseil d'Etat de la motion qui avait été déposée en juin 2015, "pour que les élèves de l’école obligatoire genevoise étudient jusqu’à la fin de l’année scolaire".

Une motion dont je vous parlais dans mon billet du 24 juin 2015 "Un mois de juin bien mal utilisé pour les élèves genevois".

Ce problème des fins d'années scolaires, avec la suppression des "évacoms", avaient déjà trouvé, récemment, une solution partielle pour le Cycle d'orientation. Par contre, en ce qui concerne l'école primaire, Madame Anne Emery Torracinta avait tendance à minimiser ce problème.

Voilà qu'aujourd'hui, suite au vote des députés du GC, le Conseil d'Etat devra s'y atteler malgré tout puisque ceux-ci ont refusé l'amendement présenté par le MCG qui demandait de s'en tenir uniquement au Cycle d'orientation.

La Présidente devra donc trouver des solutions pour remédier à ces fins d'années scolaires "en roue libre"...

Comme je l'écrivais à l'époque dans mon billet "Les écoliers sont-ils déjà en vacances?", voilà qui me permet de suggérer à nouveau une piste à nos responsables du DIP.

Ces épreuves cantonales sont bien évidemment nécessaires. Mais, pourquoi doivent-elles impérativement avoir lieu en fin d'année scolaire impliquant dès lors de soi-disant tâches incontournables qui justifieraient presque un mois de délai?

Pourquoi ne pas se livrer à cet exercice de contrôle à la fin du 2ème trimestre et tester les connaissances des élèves à ce moment. Cela éviterait alors tout ce travail administratif à ce point chronophage.

Ce qui, par ailleurs, permettrait, au nom de l'harmonisation et de l'uniformatisation, d'instaurer une bonne fois pour toutes des programmes trimestriels, identiques pour toutes les classes du canton! Ce qui n'est absolument pas le cas aujourd'hui. Le plan d'étude romand permet en effet aisément à chacun d'y puiser à l'envi et ainsi de traiter des différents sujets au bon vouloir de chaque enseignant. Autrement dit, le programme annuel est couvert différemment selon que votre enfant est dans telle ou telle école... engendrant donc toutes sortes de problèmes.

Cette simple mesure permettrait ainsi de poursuivre le travail scolaire jusqu'à la fin de l'année. La dernière semaine suffirait à effectuer les tâches administratives qui incombent aux enseignants, moyennes et bulletins à rédiger. Aux directeurs d'établissement ensuite, début juillet, d'organiser les classes pour la prochaine rentrée plutôt que de continuer à se la couler douce...

 

Pour rappel, je n'accepte de publier que les commentaires dont l'auteur m'est connu.

Pour ce faire, chacun peut continuer à utiliser le pseudo qui lui plaît mais, j'exige que l'adresse email utilisée soit correcte et je demande au commentateur de me communiquer son nom et son adresse via mon adresse e-mail.

De cette manière, le commentateur reste anonyme pour les lecteurs et je suis seul à connaître son identité. De mon côté, je m'engage bien évidemment à préserver et à respecter cet anonymat.

 

 

 

 

10:34 | Lien permanent | Commentaires (9) | |  Facebook

10/02/2016

Gymnastique à l'école, y a-t-il discrimination entre les filles et les garçons?

joging.jpg

Le député Jean Romain vient de présenter une question urgente écrite qui, au vu de l'actualité, laisse songeur. Je vous laisse en prendre connaissance:

Question urgente écrite

Pourquoi les cours d’endurance de l’Ecole André-Chavanne pour les jeunes filles ne sont-ils pas dispensés à l’extérieur au même titre que ceux réservés aux garçons ?

 

On se rappelle l’affaire de 2009 : des collégiennes qui couraient jambes nues sur la piste d’athlétisme de l’Ecole André-Chavanne avaient été prises à partie par un groupe de fidèles musulmans qui sortaient de la mosquée. Ce fut un tollé général.

Aujourd’hui, on apprend que les cours d’endurance pour étudiantes sont plutôt dispensés à l’intérieur. L’endurance à l’intérieur, en ce qui concerne la course, semble mal adaptée, de l’aveu même des profs de sport. On peine à croire, par ailleurs, que les filles aiment moins courir que les garçons. Que l’école se règle sur les desiderata des élèves est une constante de l’école genevoise, mais est-ce une demande des jeunes filles en l’occurrence ?

Les statistiques pour cette école sont parlantes : les garçons se sont rendus sur la piste d’athlétisme 80% du temps, contre seulement 25% pour les filles le vendredi après-midi.

Attaché à la laïcité et à l’égalité, je m’interroge.

 

Mes questions sont les suivantes :

1.       L’affaire de 2009 est-elle réglée une fois pour toutes ?

2.       N’existe-t-il pas une forme d’autocensure préventive de la part des profs ou de l’école, qui craignent de jeter de l’huile sur le feu ?

3.       Faut-il supposer une intervention officieuse du voisinage ?

 

10:25 | Lien permanent | Commentaires (22) | |  Facebook

08/02/2016

Un "civiliste" est plus capable qu'un directeur d'établissement primaire

civiliste.jpg

 

Je viens de lire l'article de ce jour dans la TdG "Les écoles servent de nouveau lieu d'affectation pour les civilistes"...

 

On y apprend que le DIP se réjouit d'accueillir six civilistes dans certaines écoles primaires à la grande satisfaction du corps enseignant d'ailleurs.

Leurs tâches ne se substituent pas à celles des maîtres, précise Pascal Cirlini, directeurs des RH, elles sont de l'ordre du soutien à l'encadrement dans certaines activités.

"L’élève de 5 ans est perdu devant la longueur du mot «hélicoptère». Il lève ses grands yeux bruns vers Saïd Abes et lui demande de l’aide du regard. «Entoure chaque lettre. C’est bien, t’es en mode champion là!» sourit Saïd. Le jeune homme de 25 ans n’est pas enseignant. Il est civiliste.

"C'est une aubaine pour nous. Saïd a déjà travaillé avec des enfants, il parle anglais et arabe, ce qui facilite les échanges avec certains enfants allophones et leurs familles, il sert d'intermédiaire au quotidien", nous dit cette directrice.

"Sa mission se poursuit dans une classe d’accueil, qui rassemble onze élèves migrants, dont certains sont arrivés il y a quelques mois. Ici, c’est initiation intensive au français. Saïd supervise le groupe des «dauphins», qui doit écrire des mots commençant par «p», pendant que l’enseignante s’occupe du groupe des «papillons», moins avancé".

 «Saïd m’est d’une grande aide, le niveau des élèves est très hétérogène et j’ai souvent besoin de travailler en deux groupes", confie la maîtresse, Swietlana de Brouhns.

Ces jeunes gens en sont capables et c'est très bien...

Voilà une initiative fort louable qui est à saluer. C'est en effet formidable d'occuper intelligemment ces civilistes qui apportent une grande aide aux enseignants qui en ont bien besoin.

Du coup, j'ai d'autant plus de peine à comprendre pourquoi, lorsqu'on ose suggérer que les directeurs d'établissement mettent un tant soit peu la main à la pâte et qu'ils consacrent donc une partie de leur temps à l'enseignement, cela pose un problème soi-disant insurmontable.

On n'en demande pas plus à ces directeurs... garder un contact avec la réalité du terrain en apportant une aide précieuse aux enseignants en matière d'appui aux élèves en difficulté par exemple... tout comme le font ces civilistes.

Les directeurs sont tous de formation universitaire, auraient-ils moins de compétence qu'un civiliste ou un étudiant en possession d'une simple matu à qui le DIP confie, sans problème, des remplacements, même de longue durée.

 

13:09 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

05/02/2016

Sarkozy et les autres

échecs.jpg

Je suis fan des débats politiques. J'ai l'impression d'être au théâtre et d'assister à un bon spectacle. Non pas que tous les sujets débattus m'intéressent particulièrement mais plutôt afin d'observer de quelle façon les politiciens parviennent presque toujours à mener leur barque là où ils le désirent...

Le débat proposé hier soir lors de l'émission "Des paroles et des actes", invité Nicolas Sarkozy, ne m'a donc pas échappé.

On peut penser ce qu'on veut du personnage mais il faut avouer qu'il fait partie des "grands maîtres" en la matière. A l'instar de bien d'autres personnalités politiques qui sont passées sur ce plateau de télévision.

A chaque fois, le même constat...chacun des intervenants tente de piéger l'invité, de le mettre en position délicate. Les journalistes, les experts en tout genre, les spectateurs soigneusement recrutés, syndicalistes comme patrons de PME se succèdent pour poser LA question, celle qui tue. On se dit que cette fois, le bougre est coincé ! On se délecte déjà... mais non, les bons politiciens s'en sortent facilement, parfois grâce à une pirouette un brin hasardeuse, et retombent sur leurs pieds, sans problème...

Mais, comment font-ils donc!

Je me suis surpris, lors de cette émission, à comparer Nicolas Sarkozy à un joueur d'échecs. Bon, à ce niveau, les politiciens de cette trempe jouent bien sûr dans la catégorie des Grands Maîtres. Ceux-ci sont capables de prouesses étonnantes et hors du commun. Ils ont en mémoire une quantité infinie de parties d'échecs, ils sont capables d'anticiper les coups sur pratiquement l'ensemble d'une partie et donc d'utiliser telle ou telle parade ou attaque en fonction du coup porté par l'adversaire. Des schémas multiples en fonction du jeu qui est proposé.

A l'instar de ces fabuleux joueurs d'échecs, les ténors de la politique ont dans la tête un disque dur comparable à celui du Grand Maître.

Bien sûr, certains politiciens moins habiles ont recours à la solution de facilité et utilisent plutôt la technique du "Là n'est pas la question" ce qui leur permet d'éviter ladite question gênante pour placer plutôt le discours qu'ils avaient soigneusement préparé, quitte à être hors sujet.

Mais les "grands"...

Ils connaissent sur le bout du doigt tout ce qui concerne les thèmes politiques sur lesquels ils seront appelés à s'exprimer. Ils ont anticipé les coups qui seront portés. Pas de surprise pour eux parce qu'ils savent prévoir ce sur quoi ils vont être interpellés. Rien n'est laissé au hasard. Ils ont répété l'exercice à de nombreuses reprises, ils ont été coachés. Ils leur suffit de cliquer sur la bonne fiche virtuelle qu'ils visualisent aussitôt, sans problème, et d'en sortir la substantifique moelle. La réponse fuse instantanément.

De la même manière, ils ont à disposition tous les schémas qui leur permettent de contrer une attaque. Souvent même, ils vont l'utiliser pour mieux rebondir. Au besoin, ils placent à leur tour une astucieuse banderille, histoire de rappeler les erreurs de l'adversaire.

Une vraie partie d'échecs. Comme le joueur d'échecs est capable de faire des parties à l'aveugle, même en simultané avec plusieurs adversaires, le bon politicien, selon les mêmes principes, mène son débat sans craindre d'être pris en défaut...

Du grand art.

 

18:59 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

23/01/2016

Quel honneur!

melon.jpg

Je connais un blogueur, directeur d'établissement primaire, qui ne manque pas de souffle...

Il prend la peine de rédiger tout un billet, posté sur son blog, dont le développement est entièrement basé sur une information erronée. Ce qu'il sait parfaitement mais ne le retient pas. Selon lui, l'article 59 de la LIP, celui qui oblige les directeurs à consacrer une partie de leur temps à l'enseignement, serait entré en vigueur le 1er janvier 2016 si son association (AGDEP) n'avait pas déposé un recours avec effet suspensif auprès de la Chambre constitutionnelle.

Soit.

Confronté à son "erreur", preuve à l'appui, en lui rappelant le document officiel que la Chambre constitutionnelle a pris soin de lui communiquer qui mentionne très clairement que: ..."La demande d'effet suspensif était devenue formellement sans objet avec l'adoption de l'arrêté du Conseil d'Etat du 16 décembre 2015. Elle l'était déjà auparavant, puisque ...la Conseillère d'Etat en charge du DIP avait formellement informé l'AGDEP que l'article 59 ne serait appliqué qu'à partir de la rentrée 2016"... on pourrait dès lors s'attendre à une réponse sur ce point précis de la part du dit blogueur... que nenni!

Celui-ci choisit de se terrer dans le silence! Etrange. Serait-ce qu'il applique le dicton "Qui ne dit mot consent"?

Par contre, se sentant peut-être ainsi soutenu, il préfère ouvrir toute grande la porte de son blog aux commentateurs masqués qu'on croise trop fréquemment au détour de tel ou tel blog. Ces lâches qui, sous le couvert de leur anonymat, se sentent tout permis et qui, alors, déversent si facilement leur fiel, leur malhonnêteté, leurs insultes "courageuses". Pour eux, peu importe le sujet traité par l'auteur du billet, seul compte l'injure gratuite.

Ceci dit, je me demande si je ne vais pas m'acheter un chapeau melon. Parce que, l'air de rien, tous ces gens m'accordent une sacrée importance. A les lire, je serais, moi, le grand responsable de cette LIP et surtout de cet article 59... Eh bien, je ne savais pas que j'avais une telle influence sur les députés élus du Grand Conseil!

Car, c'est quand même eux qui se sont longuement penchés sur le sujet, qui ont débattu et auditionné moult personnes lors de nombreuses séances de commission...pour enfin voter cette loi et cet article en plénière. Ce que, oui, bien sûr, j'approuve pleinement, mais quand même, je me dis que, dans cette histoire, bien des députés concernés doivent se sentir un peu frustrés ainsi dépouillés de leur responsabilité.

Mais bon, après tout, je prends et remercie chaleureusement tous ces gens, le blogueur et ses comparses commentateurs, pour le rôle très flatteur dont ils m'honorent.

 

17:00 | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

20/01/2016

Un effet suspensif absurde

enfumage.jpg

Ou plutôt, une demande d'effet suspensif inutile.

On apprend, via la TdG du jour que les directeurs d'établissement primaire ont obtenu de la Chambre constitutionnelle l'effet suspensif qu'ils avaient réclamé à propos de l'article 59 de la nouvelle loi sur l'instruction publique (LIP) qui les oblige à consacrer une partie de leur temps à l'enseignement.

Fort bien, que voilà un bel "enfumage"...

Rappelons que cette loi a été votée en septembre dernier par les députés du GC, puis que le Conseil d’Etat a décidé de l’appliquer depuis le 1er janvier 2016.

Or, la mesure contestée c'est l’Art. 59 qui, de toute façon, ne peut pas de fait entrer en vigueur avant la rentrée scolaire 2016. Et pour cause : on ne peut changer au milieu d’une année académique le cahier des charges des directeurs !

Donc, contrairement à ce que prétend Monsieur Bonny sur son blog, l'entrée en vigueur de cet article 59 n'est pas prévu pour le 1er janvier 2016 ce qu'il sait parfaitement, lui qui, comme tous les directeurs, a reçu une note qui le leur signifie clairement.

Or donc, les juges de la Chambre constitutionnelle doivent encore se prononcer sur l'essentiel, à savoir...l'obligation pour les directeurs d'enseigner partiellement, un jugement qui devrait tomber dans le courant du mois de mai, soit bien avant la rentrée scolaire 2016.

Décréter un effet suspensif sur une situation qui n'existe pas et qui ne pourrait entrer en vigueur avant que la décision définitive ne tombe, voilà qui est pour le moins curieux.

Ainsi, quoi qu'il en soit, effet suspensif ou pas, ces directeurs ne sont soumis à aucune obligation d'enseigner avant la prochaine rentrée scolaire, une demande d'effet suspensif qui dès lors ne rime à rien puisqu'elle n'est que formelle, tout simplement sans objet et sans conséquence! Du vent.

Attendons donc la décision que prendront les juges de la Chambre constitutionnelle sur le fond de la question...réponse ce printemps.

 

 

20:16 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

17/01/2016

La société change, les écoliers ne sont plus les mêmes...

Ce qui est "inquiétant" c'est que certains trouveront à s'en gausser...

Et pourtant! Rien de "ringard et tartignole" dans cette charte , tout au contraire...

 

IMG_1650 (2).JPG

11:50 | Lien permanent | Commentaires (10) | |  Facebook

14/01/2016

Que fait-on avec les directeurs qui ne sont pas enseignants?

dirlos.jpg

Le débat sur la question de la remise en cause de l'article 59 de la loi sur l'enseignement fait rage à Genève (blogs d'Olivier Baud et Jean-Michel Bugnion). Selon cette toute nouvelle loi, dès la rentrée 2016, les directeurs d'établissement primaire seront obligés de consacrer une partie de leur temps à l'enseignement.

Ce qui leur déplaît fortement, raison pour laquelle ils ont déposé un recours suspensif auprès de la Chambre constitutionnelle qui devrait se prononcer prochainement.

N'ayant pas suivi la formation adéquate, certains de ces directeurs ne sont pas "enseignants" et, selon cette logique, ne pourraient donc pas enseigner... voilà l'un des arguments "phare" avancés par ces cadres supérieurs et quelques uns de leurs "aficionados" (ceux-là même qui, la plupart du temps, n'ont pas le courage de leur opinion et avancent donc masqués, tels des lâches).

Voilà un argument qui pourrait être intéressant et qui vaut la peine qu'on s'y attache d'un peu plus près.

Car enfin....combien sont-ils les directeurs concernés?

A l'époque de M. Beer, alors que l'on pouvait encore compter sur une septantaine de postes de directeurs, questionné sur le sujet, le Président du DIP avait alors déclaré que les directeurs sans formation "enseignante" se comptaient sur les doigts d'une seule main, soit quatre ou cinq.

Aujourd'hui, sauf erreur minime, ils sont au nombre de... deux!

Voilà qui fait bien peu pour en faire le fer de lance d'un argumentaire...

Ce d'autant plus que les directeurs d'établissement primaire sont tous en possession d'un "bachelor" ou même parfois d'un "master". Le DIP confie des remplacements, même de longue durée, à des étudiants au bénéfice d'une "maturité". Je ne vois pas pourquoi nos directeurs seraient moins habilités à enseigner que ces derniers alors qu'on ne leur demande pas de tenir une classe mais, tout au plus, de donner quelques heures spécifiques d'enseignement, en fonction de leurs compétences (allemand, anglais), pourquoi pas des heures d'appui, en groupe restreint de surcroît, pour les élèves en difficulté scolaire.

 

Pour rappel, je n'accepte de publier que les commentaires dont l'auteur m'est connu.

Pour ce faire, chacun peut continuer à utiliser le pseudo qui lui plaît mais, j'exige que l'adresse email utilisée soit correcte et je demande au commentateur de me communiquer son nom et son adresse via mon adresse e-mail.

De cette manière, le commentateur reste anonyme pour les lecteurs et je suis seul à connaître son identité. De mon côté, je m'engage bien évidemment à préserver et à respecter cet anonymat.

 

 

 

17:58 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

13/01/2016

Un rite ancestral

IMG_0889.JPG

- Hé, salut Cyprien! Alors comment?

- Dis donc par Genève, ça chauffe pas mal entre le Maudet qui sait pas trop comment se dépêtrer de son histoire d'émeute et la Torracinta qui n'en sait pas plus pour ses directeurs d'école...

- Ben, pour les directeurs qui vont devoir enseigner, on attend la décision de la Chambre constitutionnelle qui doit maintenant se prononcer au sujet de l'effet suspensif qu'ils ont réclamé. Y paraît que ça ne devrait pas tarder.

Mais, bon, parlons de choses sérieuses...T'es encore partant pour la viande séchée?

- Ben, un peu! C'est une tradition et les traditions doivent être entretenues...alors c'est pas encore cette année qu'on va craquer!

- Ok! Alors, c'est parti.

Il nous faut suivre à la lettre cette fameuse "recette" secrète transmise généreusement par nos aïeux  valaisans. Celle que je garde précieusement et jalousement...

C'est autour d'un bon cru du coin qu'avec Cyprien, nous concoctons la salaison miracle, la mixture bienfaitrice.

Ensuite, c'est un jeu d'enfant.

Il suffit d'en badigeonner allègrement chaque morceau de viande et d'entasser les quelques dizaines de kilos de viande appropriée dans un grand bac.

On laissera ainsi reposer le tout une dizaine de jours sans oublier d'arroser de temps en temps le précieux trésor avec un peu de vin rouge.

Dernière opération...

Pour sécher tranquillement, la viande sera suspendue pendant trois mois. Mais pas n'importe où!

C'est là encore un grand mystère car seuls quelques endroits conviennent parfaitement à cette délicate opération. Il faut en effet, un galetas bien aéré, à la bonne température, à l'exposition et à l'altitude adéquate!!!

Autant dire une rareté dont peu de gens ont la chance de bénéficier.

Faute de ça, il leur faudra fumer la viande plutôt que de la sécher.

 

- Voilà mon brave Cyprien, on a bien bossé...et c'est à Pâques qu'on va se régaler!

- Oui, tu vois, moi, ce que j'apprécie dans ce genre d'activité, c'est cette satisfaction du devoir accompli...pouvoir visualiser le travail réalisé...alors qu'en donnant mes cours au collège...tu vois comment!

- Ah oui, j'oubliais! Bonne et heureuse année 2016 à toi mon Cyprien!

15:39 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

02/01/2016

Que vaut la Légion d'honneur?

légion.png

 

Selon le code, « la Légion d’honneur est la récompense des mérites éminents acquis au service de la nation soit à titre civil, soit sous les armes ».

Elle concerne des personnalités célèbres et des citoyens inconnus du grand public qui sont censés avoir démontré un certain mérite personnel...au service de la nation.

On apprend que plus de 600 personnes vont bientôt recevoir cette Légion d'honneur...

 

J'aimerais beaucoup, dès lors, qu'on m'explique ce que font par exemple, parmi ces centaines de nominés, des gens tels que les victimes des attentats de Charlie Hebdo, Vanessa Paradis, Mireille Darc ou encore les quatre otages de l'Hyper Cacher tués le 9 janvier.

Je n'ai absolument rien contre toutes ces personnes, victimes malheureuses ou "vedettes" du showbiz qui font leur métier, mais en quoi ont-elles du mérite et surtout, en quoi sont-elles "au service de la nation"?

Sacrée France...!

 

16:42 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook