27/02/2016

Les élèves du primaire devront travailler jusqu'à la fin de l'année scolaire.

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Je l'ai écrit à plusieurs reprises, notamment dans mon billet du 15 avril "Que de temps perdu à l'école primaire".

Personne n'est dupe, les élèves en tout premier lieu. Ils savent pertinemment qu'une fois les épreuves cantonales passées, fin mai début juin, la remise des bulletins scolaires est toute proche et que donc l'année scolaire est pratiquement terminée. Le temps restant jusqu'aux vacances d'été ne sera que "remplissage", des journées que l'enseignant aura toutes les peines du monde à "meubler" le plus intelligemment possible.

Voilà que hier, les députés du grand conseil, sous l'instigation de Jean Romain, après un vif débat, ont voté le renvoi au Conseil d'Etat de la motion qui avait été déposée en juin 2015, "pour que les élèves de l’école obligatoire genevoise étudient jusqu’à la fin de l’année scolaire".

Une motion dont je vous parlais dans mon billet du 24 juin 2015 "Un mois de juin bien mal utilisé pour les élèves genevois".

Ce problème des fins d'années scolaires, avec la suppression des "évacoms", avaient déjà trouvé, récemment, une solution partielle pour le Cycle d'orientation. Par contre, en ce qui concerne l'école primaire, Madame Anne Emery Torracinta avait tendance à minimiser ce problème.

Voilà qu'aujourd'hui, suite au vote des députés du GC, le Conseil d'Etat devra s'y atteler malgré tout puisque ceux-ci ont refusé l'amendement présenté par le MCG qui demandait de s'en tenir uniquement au Cycle d'orientation.

La Présidente devra donc trouver des solutions pour remédier à ces fins d'années scolaires "en roue libre"...

Comme je l'écrivais à l'époque dans mon billet "Les écoliers sont-ils déjà en vacances?", voilà qui me permet de suggérer à nouveau une piste à nos responsables du DIP.

Ces épreuves cantonales sont bien évidemment nécessaires. Mais, pourquoi doivent-elles impérativement avoir lieu en fin d'année scolaire impliquant dès lors de soi-disant tâches incontournables qui justifieraient presque un mois de délai?

Pourquoi ne pas se livrer à cet exercice de contrôle à la fin du 2ème trimestre et tester les connaissances des élèves à ce moment. Cela éviterait alors tout ce travail administratif à ce point chronophage.

Ce qui, par ailleurs, permettrait, au nom de l'harmonisation et de l'uniformatisation, d'instaurer une bonne fois pour toutes des programmes trimestriels, identiques pour toutes les classes du canton! Ce qui n'est absolument pas le cas aujourd'hui. Le plan d'étude romand permet en effet aisément à chacun d'y puiser à l'envi et ainsi de traiter des différents sujets au bon vouloir de chaque enseignant. Autrement dit, le programme annuel est couvert différemment selon que votre enfant est dans telle ou telle école... engendrant donc toutes sortes de problèmes.

Cette simple mesure permettrait ainsi de poursuivre le travail scolaire jusqu'à la fin de l'année. La dernière semaine suffirait à effectuer les tâches administratives qui incombent aux enseignants, moyennes et bulletins à rédiger. Aux directeurs d'établissement ensuite, début juillet, d'organiser les classes pour la prochaine rentrée plutôt que de continuer à se la couler douce...

 

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10/02/2016

Gymnastique à l'école, y a-t-il discrimination entre les filles et les garçons?

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Le député Jean Romain vient de présenter une question urgente écrite qui, au vu de l'actualité, laisse songeur. Je vous laisse en prendre connaissance:

Question urgente écrite

Pourquoi les cours d’endurance de l’Ecole André-Chavanne pour les jeunes filles ne sont-ils pas dispensés à l’extérieur au même titre que ceux réservés aux garçons ?

 

On se rappelle l’affaire de 2009 : des collégiennes qui couraient jambes nues sur la piste d’athlétisme de l’Ecole André-Chavanne avaient été prises à partie par un groupe de fidèles musulmans qui sortaient de la mosquée. Ce fut un tollé général.

Aujourd’hui, on apprend que les cours d’endurance pour étudiantes sont plutôt dispensés à l’intérieur. L’endurance à l’intérieur, en ce qui concerne la course, semble mal adaptée, de l’aveu même des profs de sport. On peine à croire, par ailleurs, que les filles aiment moins courir que les garçons. Que l’école se règle sur les desiderata des élèves est une constante de l’école genevoise, mais est-ce une demande des jeunes filles en l’occurrence ?

Les statistiques pour cette école sont parlantes : les garçons se sont rendus sur la piste d’athlétisme 80% du temps, contre seulement 25% pour les filles le vendredi après-midi.

Attaché à la laïcité et à l’égalité, je m’interroge.

 

Mes questions sont les suivantes :

1.       L’affaire de 2009 est-elle réglée une fois pour toutes ?

2.       N’existe-t-il pas une forme d’autocensure préventive de la part des profs ou de l’école, qui craignent de jeter de l’huile sur le feu ?

3.       Faut-il supposer une intervention officieuse du voisinage ?

 

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08/02/2016

Un "civiliste" est plus capable qu'un directeur d'établissement primaire

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Je viens de lire l'article de ce jour dans la TdG "Les écoles servent de nouveau lieu d'affectation pour les civilistes"...

 

On y apprend que le DIP se réjouit d'accueillir six civilistes dans certaines écoles primaires à la grande satisfaction du corps enseignant d'ailleurs.

Leurs tâches ne se substituent pas à celles des maîtres, précise Pascal Cirlini, directeurs des RH, elles sont de l'ordre du soutien à l'encadrement dans certaines activités.

"L’élève de 5 ans est perdu devant la longueur du mot «hélicoptère». Il lève ses grands yeux bruns vers Saïd Abes et lui demande de l’aide du regard. «Entoure chaque lettre. C’est bien, t’es en mode champion là!» sourit Saïd. Le jeune homme de 25 ans n’est pas enseignant. Il est civiliste.

"C'est une aubaine pour nous. Saïd a déjà travaillé avec des enfants, il parle anglais et arabe, ce qui facilite les échanges avec certains enfants allophones et leurs familles, il sert d'intermédiaire au quotidien", nous dit cette directrice.

"Sa mission se poursuit dans une classe d’accueil, qui rassemble onze élèves migrants, dont certains sont arrivés il y a quelques mois. Ici, c’est initiation intensive au français. Saïd supervise le groupe des «dauphins», qui doit écrire des mots commençant par «p», pendant que l’enseignante s’occupe du groupe des «papillons», moins avancé".

 «Saïd m’est d’une grande aide, le niveau des élèves est très hétérogène et j’ai souvent besoin de travailler en deux groupes", confie la maîtresse, Swietlana de Brouhns.

Ces jeunes gens en sont capables et c'est très bien...

Voilà une initiative fort louable qui est à saluer. C'est en effet formidable d'occuper intelligemment ces civilistes qui apportent une grande aide aux enseignants qui en ont bien besoin.

Du coup, j'ai d'autant plus de peine à comprendre pourquoi, lorsqu'on ose suggérer que les directeurs d'établissement mettent un tant soit peu la main à la pâte et qu'ils consacrent donc une partie de leur temps à l'enseignement, cela pose un problème soi-disant insurmontable.

On n'en demande pas plus à ces directeurs... garder un contact avec la réalité du terrain en apportant une aide précieuse aux enseignants en matière d'appui aux élèves en difficulté par exemple... tout comme le font ces civilistes.

Les directeurs sont tous de formation universitaire, auraient-ils moins de compétence qu'un civiliste ou un étudiant en possession d'une simple matu à qui le DIP confie, sans problème, des remplacements, même de longue durée.

 

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05/02/2016

Sarkozy et les autres

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Je suis fan des débats politiques. J'ai l'impression d'être au théâtre et d'assister à un bon spectacle. Non pas que tous les sujets débattus m'intéressent particulièrement mais plutôt afin d'observer de quelle façon les politiciens parviennent presque toujours à mener leur barque là où ils le désirent...

Le débat proposé hier soir lors de l'émission "Des paroles et des actes", invité Nicolas Sarkozy, ne m'a donc pas échappé.

On peut penser ce qu'on veut du personnage mais il faut avouer qu'il fait partie des "grands maîtres" en la matière. A l'instar de bien d'autres personnalités politiques qui sont passées sur ce plateau de télévision.

A chaque fois, le même constat...chacun des intervenants tente de piéger l'invité, de le mettre en position délicate. Les journalistes, les experts en tout genre, les spectateurs soigneusement recrutés, syndicalistes comme patrons de PME se succèdent pour poser LA question, celle qui tue. On se dit que cette fois, le bougre est coincé ! On se délecte déjà... mais non, les bons politiciens s'en sortent facilement, parfois grâce à une pirouette un brin hasardeuse, et retombent sur leurs pieds, sans problème...

Mais, comment font-ils donc!

Je me suis surpris, lors de cette émission, à comparer Nicolas Sarkozy à un joueur d'échecs. Bon, à ce niveau, les politiciens de cette trempe jouent bien sûr dans la catégorie des Grands Maîtres. Ceux-ci sont capables de prouesses étonnantes et hors du commun. Ils ont en mémoire une quantité infinie de parties d'échecs, ils sont capables d'anticiper les coups sur pratiquement l'ensemble d'une partie et donc d'utiliser telle ou telle parade ou attaque en fonction du coup porté par l'adversaire. Des schémas multiples en fonction du jeu qui est proposé.

A l'instar de ces fabuleux joueurs d'échecs, les ténors de la politique ont dans la tête un disque dur comparable à celui du Grand Maître.

Bien sûr, certains politiciens moins habiles ont recours à la solution de facilité et utilisent plutôt la technique du "Là n'est pas la question" ce qui leur permet d'éviter ladite question gênante pour placer plutôt le discours qu'ils avaient soigneusement préparé, quitte à être hors sujet.

Mais les "grands"...

Ils connaissent sur le bout du doigt tout ce qui concerne les thèmes politiques sur lesquels ils seront appelés à s'exprimer. Ils ont anticipé les coups qui seront portés. Pas de surprise pour eux parce qu'ils savent prévoir ce sur quoi ils vont être interpellés. Rien n'est laissé au hasard. Ils ont répété l'exercice à de nombreuses reprises, ils ont été coachés. Ils leur suffit de cliquer sur la bonne fiche virtuelle qu'ils visualisent aussitôt, sans problème, et d'en sortir la substantifique moelle. La réponse fuse instantanément.

De la même manière, ils ont à disposition tous les schémas qui leur permettent de contrer une attaque. Souvent même, ils vont l'utiliser pour mieux rebondir. Au besoin, ils placent à leur tour une astucieuse banderille, histoire de rappeler les erreurs de l'adversaire.

Une vraie partie d'échecs. Comme le joueur d'échecs est capable de faire des parties à l'aveugle, même en simultané avec plusieurs adversaires, le bon politicien, selon les mêmes principes, mène son débat sans craindre d'être pris en défaut...

Du grand art.

 

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23/01/2016

Quel honneur!

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Je connais un blogueur, directeur d'établissement primaire, qui ne manque pas de souffle...

Il prend la peine de rédiger tout un billet, posté sur son blog, dont le développement est entièrement basé sur une information erronée. Ce qu'il sait parfaitement mais ne le retient pas. Selon lui, l'article 59 de la LIP, celui qui oblige les directeurs à consacrer une partie de leur temps à l'enseignement, serait entré en vigueur le 1er janvier 2016 si son association (AGDEP) n'avait pas déposé un recours avec effet suspensif auprès de la Chambre constitutionnelle.

Soit.

Confronté à son "erreur", preuve à l'appui, en lui rappelant le document officiel que la Chambre constitutionnelle a pris soin de lui communiquer qui mentionne très clairement que: ..."La demande d'effet suspensif était devenue formellement sans objet avec l'adoption de l'arrêté du Conseil d'Etat du 16 décembre 2015. Elle l'était déjà auparavant, puisque ...la Conseillère d'Etat en charge du DIP avait formellement informé l'AGDEP que l'article 59 ne serait appliqué qu'à partir de la rentrée 2016"... on pourrait dès lors s'attendre à une réponse sur ce point précis de la part du dit blogueur... que nenni!

Celui-ci choisit de se terrer dans le silence! Etrange. Serait-ce qu'il applique le dicton "Qui ne dit mot consent"?

Par contre, se sentant peut-être ainsi soutenu, il préfère ouvrir toute grande la porte de son blog aux commentateurs masqués qu'on croise trop fréquemment au détour de tel ou tel blog. Ces lâches qui, sous le couvert de leur anonymat, se sentent tout permis et qui, alors, déversent si facilement leur fiel, leur malhonnêteté, leurs insultes "courageuses". Pour eux, peu importe le sujet traité par l'auteur du billet, seul compte l'injure gratuite.

Ceci dit, je me demande si je ne vais pas m'acheter un chapeau melon. Parce que, l'air de rien, tous ces gens m'accordent une sacrée importance. A les lire, je serais, moi, le grand responsable de cette LIP et surtout de cet article 59... Eh bien, je ne savais pas que j'avais une telle influence sur les députés élus du Grand Conseil!

Car, c'est quand même eux qui se sont longuement penchés sur le sujet, qui ont débattu et auditionné moult personnes lors de nombreuses séances de commission...pour enfin voter cette loi et cet article en plénière. Ce que, oui, bien sûr, j'approuve pleinement, mais quand même, je me dis que, dans cette histoire, bien des députés concernés doivent se sentir un peu frustrés ainsi dépouillés de leur responsabilité.

Mais bon, après tout, je prends et remercie chaleureusement tous ces gens, le blogueur et ses comparses commentateurs, pour le rôle très flatteur dont ils m'honorent.

 

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20/01/2016

Un effet suspensif absurde

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Ou plutôt, une demande d'effet suspensif inutile.

On apprend, via la TdG du jour que les directeurs d'établissement primaire ont obtenu de la Chambre constitutionnelle l'effet suspensif qu'ils avaient réclamé à propos de l'article 59 de la nouvelle loi sur l'instruction publique (LIP) qui les oblige à consacrer une partie de leur temps à l'enseignement.

Fort bien, que voilà un bel "enfumage"...

Rappelons que cette loi a été votée en septembre dernier par les députés du GC, puis que le Conseil d’Etat a décidé de l’appliquer depuis le 1er janvier 2016.

Or, la mesure contestée c'est l’Art. 59 qui, de toute façon, ne peut pas de fait entrer en vigueur avant la rentrée scolaire 2016. Et pour cause : on ne peut changer au milieu d’une année académique le cahier des charges des directeurs !

Donc, contrairement à ce que prétend Monsieur Bonny sur son blog, l'entrée en vigueur de cet article 59 n'est pas prévu pour le 1er janvier 2016 ce qu'il sait parfaitement, lui qui, comme tous les directeurs, a reçu une note qui le leur signifie clairement.

Or donc, les juges de la Chambre constitutionnelle doivent encore se prononcer sur l'essentiel, à savoir...l'obligation pour les directeurs d'enseigner partiellement, un jugement qui devrait tomber dans le courant du mois de mai, soit bien avant la rentrée scolaire 2016.

Décréter un effet suspensif sur une situation qui n'existe pas et qui ne pourrait entrer en vigueur avant que la décision définitive ne tombe, voilà qui est pour le moins curieux.

Ainsi, quoi qu'il en soit, effet suspensif ou pas, ces directeurs ne sont soumis à aucune obligation d'enseigner avant la prochaine rentrée scolaire, une demande d'effet suspensif qui dès lors ne rime à rien puisqu'elle n'est que formelle, tout simplement sans objet et sans conséquence! Du vent.

Attendons donc la décision que prendront les juges de la Chambre constitutionnelle sur le fond de la question...réponse ce printemps.

 

 

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17/01/2016

La société change, les écoliers ne sont plus les mêmes...

Ce qui est "inquiétant" c'est que certains trouveront à s'en gausser...

Et pourtant! Rien de "ringard et tartignole" dans cette charte , tout au contraire...

 

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14/01/2016

Que fait-on avec les directeurs qui ne sont pas enseignants?

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Le débat sur la question de la remise en cause de l'article 59 de la loi sur l'enseignement fait rage à Genève (blogs d'Olivier Baud et Jean-Michel Bugnion). Selon cette toute nouvelle loi, dès la rentrée 2016, les directeurs d'établissement primaire seront obligés de consacrer une partie de leur temps à l'enseignement.

Ce qui leur déplaît fortement, raison pour laquelle ils ont déposé un recours suspensif auprès de la Chambre constitutionnelle qui devrait se prononcer prochainement.

N'ayant pas suivi la formation adéquate, certains de ces directeurs ne sont pas "enseignants" et, selon cette logique, ne pourraient donc pas enseigner... voilà l'un des arguments "phare" avancés par ces cadres supérieurs et quelques uns de leurs "aficionados" (ceux-là même qui, la plupart du temps, n'ont pas le courage de leur opinion et avancent donc masqués, tels des lâches).

Voilà un argument qui pourrait être intéressant et qui vaut la peine qu'on s'y attache d'un peu plus près.

Car enfin....combien sont-ils les directeurs concernés?

A l'époque de M. Beer, alors que l'on pouvait encore compter sur une septantaine de postes de directeurs, questionné sur le sujet, le Président du DIP avait alors déclaré que les directeurs sans formation "enseignante" se comptaient sur les doigts d'une seule main, soit quatre ou cinq.

Aujourd'hui, sauf erreur minime, ils sont au nombre de... deux!

Voilà qui fait bien peu pour en faire le fer de lance d'un argumentaire...

Ce d'autant plus que les directeurs d'établissement primaire sont tous en possession d'un "bachelor" ou même parfois d'un "master". Le DIP confie des remplacements, même de longue durée, à des étudiants au bénéfice d'une "maturité". Je ne vois pas pourquoi nos directeurs seraient moins habilités à enseigner que ces derniers alors qu'on ne leur demande pas de tenir une classe mais, tout au plus, de donner quelques heures spécifiques d'enseignement, en fonction de leurs compétences (allemand, anglais), pourquoi pas des heures d'appui, en groupe restreint de surcroît, pour les élèves en difficulté scolaire.

 

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13/01/2016

Un rite ancestral

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- Hé, salut Cyprien! Alors comment?

- Dis donc par Genève, ça chauffe pas mal entre le Maudet qui sait pas trop comment se dépêtrer de son histoire d'émeute et la Torracinta qui n'en sait pas plus pour ses directeurs d'école...

- Ben, pour les directeurs qui vont devoir enseigner, on attend la décision de la Chambre constitutionnelle qui doit maintenant se prononcer au sujet de l'effet suspensif qu'ils ont réclamé. Y paraît que ça ne devrait pas tarder.

Mais, bon, parlons de choses sérieuses...T'es encore partant pour la viande séchée?

- Ben, un peu! C'est une tradition et les traditions doivent être entretenues...alors c'est pas encore cette année qu'on va craquer!

- Ok! Alors, c'est parti.

Il nous faut suivre à la lettre cette fameuse "recette" secrète transmise généreusement par nos aïeux  valaisans. Celle que je garde précieusement et jalousement...

C'est autour d'un bon cru du coin qu'avec Cyprien, nous concoctons la salaison miracle, la mixture bienfaitrice.

Ensuite, c'est un jeu d'enfant.

Il suffit d'en badigeonner allègrement chaque morceau de viande et d'entasser les quelques dizaines de kilos de viande appropriée dans un grand bac.

On laissera ainsi reposer le tout une dizaine de jours sans oublier d'arroser de temps en temps le précieux trésor avec un peu de vin rouge.

Dernière opération...

Pour sécher tranquillement, la viande sera suspendue pendant trois mois. Mais pas n'importe où!

C'est là encore un grand mystère car seuls quelques endroits conviennent parfaitement à cette délicate opération. Il faut en effet, un galetas bien aéré, à la bonne température, à l'exposition et à l'altitude adéquate!!!

Autant dire une rareté dont peu de gens ont la chance de bénéficier.

Faute de ça, il leur faudra fumer la viande plutôt que de la sécher.

 

- Voilà mon brave Cyprien, on a bien bossé...et c'est à Pâques qu'on va se régaler!

- Oui, tu vois, moi, ce que j'apprécie dans ce genre d'activité, c'est cette satisfaction du devoir accompli...pouvoir visualiser le travail réalisé...alors qu'en donnant mes cours au collège...tu vois comment!

- Ah oui, j'oubliais! Bonne et heureuse année 2016 à toi mon Cyprien!

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02/01/2016

Que vaut la Légion d'honneur?

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Selon le code, « la Légion d’honneur est la récompense des mérites éminents acquis au service de la nation soit à titre civil, soit sous les armes ».

Elle concerne des personnalités célèbres et des citoyens inconnus du grand public qui sont censés avoir démontré un certain mérite personnel...au service de la nation.

On apprend que plus de 600 personnes vont bientôt recevoir cette Légion d'honneur...

 

J'aimerais beaucoup, dès lors, qu'on m'explique ce que font par exemple, parmi ces centaines de nominés, des gens tels que les victimes des attentats de Charlie Hebdo, Vanessa Paradis, Mireille Darc ou encore les quatre otages de l'Hyper Cacher tués le 9 janvier.

Je n'ai absolument rien contre toutes ces personnes, victimes malheureuses ou "vedettes" du showbiz qui font leur métier, mais en quoi ont-elles du mérite et surtout, en quoi sont-elles "au service de la nation"?

Sacrée France...!

 

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24/12/2015

Anne Emery Torracinta fait des cadeaux de Noël...

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Je ne sais pas si Madame la Présidente du DIP connaît le jeu des "échecs" mais ce qui est certain c'est que, pour ces fêtes de fin d'année sa diagonale du fou fait des ravages...finement joué!

Difficile pour les enseignants de répondre à ce coup porté.

 

On apprend en effet, via le site de la TdG, que les enseignants grévistes seront ponctionnés sur les heures de cours manquées mais aussi sur le temps hors présence d’élèves.
Prétendument des privilégiés qui ne travaillent que quelques 28 heures par semaine, les enseignants se défendent en général en argumentant que toutes ces heures d'enseignement nécessitent des heures de préparation et ensuite de correction. De ce fait, ils travaillent pendant 40 ou 42 heures par semaine, comme tout fonctionnaire.

Voilà que cet argument leur revient comme une gifle en pleine figure... Dans le soi-disant but de parvenir à une équité de traitement entre tous les fonctionnaires, enseignants comme personnel administratif et technique, Madame Anne Emery Torracinta a décidé, tout récemment, de modifier les modalités de calcul des retenues de salaires des maîtres en cas de grève.

Jusqu'à maintenant, la retenue de salaire des professeurs grévistes était calculée de manière individualisée, en regard de la classe salariale et des annuités de chacun. La durée de la grève correspondait au temps en présence d’élèves qui n’a pas été travaillé. Soit une retenue de salaire sur six heures pour une journée d’enseignement à plein-temps. Mais c’est terminé: dès le 1er janvier, la retenue sera aussi effective sur le temps hors présence d’élèves. Soit le temps dédié à la préparation des cours, des corrections d’épreuves, etc. Au Cycle par exemple, un maître enseigne 24 périodes hebdomadaires pour un travail effectif de 40 h. Une journée de 6 périodes débrayée équivaut désormais à 11 heures de retenue salariale (les 6 périodes de 45 minutes plus le temps hors présence d’élèves).

La polémique va bon train, les commentaires nombreux fusent déjà...

Au lendemain du dépôt du référendum contre le "Personal stop", voilà une décision qui va faire du bruit et qui nous promet de belles envolées...

 

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19/12/2015

Le coup de griffe aux directeurs de Pascal Décaillet

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Pour faire suite à mes précédents billets sur la question des directeurs d'établissement, je me permets de vous livrer ici, le coup de griffe de Monsieur Pascal Décaillet, paru dans le GHI de cette semaine.

 

Dans la série « on aura tout vu », l’épisode des directeurs d’écoles primaires, à Genève, qui attaquent en justice une décision du Grand Conseil, n’est pas loin de marquer  un record. Le Parlement cantonal avait récemment décidé d’imposer à ces directeurs quelques heures d’enseignement. Or, la Tribune de Genève nous annonçait, lundi 14 décembre, que ces derniers, regroupés en association, et aidés de deux excellents avocats, Mes Thomas Barth et Romain Jordan, saisissaient la Cour constitutionnelle pour demander l’annulation de l’article. Chacun, dans notre République, a le droit de défendre ses intérêts. Mais attaquer par voie judiciaire une décision des élus du peuple, alors qu’il existe la voie politique du référendum, ne renforce pas le crédit de notre système institutionnel. En politique, le meilleur juge, c’est le corps électoral.

 

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16/12/2015

Les dirlos donneraient-ils dans le mensonge?

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La loi demande dorénavant que les directeurs d'établissement consacrent une partie de leur temps de travail à l'enseignement...

Ceux-ci contestent cette décision et font appel à la justice en invoquant qu'ils n'auraient pas été consultés lors du processus législatif! C'est ce que nous rapportent les différents médias.

Mensonge!

J'en veux pour preuve le rapport de la Commission de l'enseignement, de l'éducation, de la culture et du sport chargée d'étudier la proposition de motion de MM. Christo Ivanov, Patrick Lussi, Stéphane Florey.

Et....surprise!

Vous y découvrirez au point 6 l'audition de l'association des directeurs d'établissement représentée par M. François Stocco, président de l’AGCEP, accompagné de ses collègues, MM. Nicolas Bindscheler et Philippe Ducommun et Mme Daniela Capolarello...ceux-là mêmes qui, aujourd'hui, prétendent le contraire.

Nos directeurs peuvent hurler tant qu'ils le veulent, le processus démocratique a été respecté. Comme toutes les autres personnes auditionnées, ils ont eu, comme je le disais dans mon billet précédent, tout le loisir de s'exprimer et de faire valoir leur point de vue sur le sujet en cause.

Voilà qui en dit long sur la crédibilité de ces directeurs qui tentent par tous les moyens de sauver leurs privilèges.

Mes Thomas Barthe et Romain Jordan qui les défendent feraient peut-être bien de relire attentivement ce rapport et y regarder à deux fois...

 

Enfin, pour en sourire, le mot laissé par Jean Romain sur sa page "facebook":

Petit traité de ploukitude à usage multiple, Chap. 3, verset 2

Pour tenter de museler les députés, les ploucs de service agitent un argument qu’ils pensent imparable : vous prenez des décisions sans connaître de quoi vous parlez, donc ces décisions ne sont pas légitimes. C’est ce que disent les dirlos du primaire après que la nouvelle Loi les a contraints à enseigner une partie de leur temps.

L’argument fonctionne comme des tables gigognes : vous ne savez pas de quoi vous parlez ! Mais je suis élu par le peuple et pas nommé, moi ! Mais vous ne connaissez pas le milieu scolaire ! Je suis prof… ! Mais vous n’enseignez pas au primaire donc vous êtes éloigné du terrain réel.

Au fond pour pouvoir dire quelque chose sur les dirlos, il faudrait enseigner (et pas seulement avoir enseigné) au primaire, et de préférence dans les écoles en REP (réseau d’enseignement prioritaire).

Aucun député ne pourra plus parler des EMS, des cimetières, ni de la Chine, ni de la Turquie, ni de rien dont ils ne font plus ou pas encore l’expérience en temps réel.

C'est l'argument phare des losers !

 

 

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14/12/2015

Les dirlos font une crise

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Vous avez sans doute tous déjà vécu cette scène...

Vous savez, ce gosse insupportable qui hurle à tue tête dans le magasin parce qu'il réclame une sucrerie que sa mère lui refuse...

Aujourd'hui, ce sont nos directeurs d'établissement primaire qui jouent aux enfants gâtés.

Alors qu'il est demandé à toute la fonction publique, particulièrement aux enseignants..., de faire un effort afin de rétablir au mieux une dette inquiétante, voilà que des cadres supérieurs du DIP font la fine bouche et saisissent la justice afin de tenter de préserver leurs privilèges.

"Comment! Nous, directeurs d'école, on ose nous demander de prendre en charge quelques petites heures d'enseignement, par exemple une partie de celles consacrées à l'aide aux élèves en difficulté scolaire! Vous rêvez, impossible, nous somme déjà "overbookés"..."!

Et de feindre la surprise...

Cette décision d'inscrire dans la loi le fait que les directeurs sont tenus d'enseigner partiellement n'est pourtant pas tombée du ciel. Il y a belle lurette qu'on en cause et que ces braves directeurs ont eu toutes les possibilités de faire valoir leur point de vue. Ils ont été largement auditionnés lors de la commission qui a planché sur le sujet (motion 2100) et n'ont pas réussi à convaincre les députés. Une motion qui, malgré leurs larmoiements, a été acceptée par le Grand Conseil et dont il a été tenu compte dans la récente loi sur l'instruction publique (LIP), elle aussi votée par nos députés.

Une démarche qui s'est faite dans les règles de l'art, de manière tout à fait démocratique.

Mais, voilà, quand on jouit de trop de bien-être, on ne l'entend pas de cette oreille.

Ainsi, de manière curieuse, ces directeurs, enfants gâtés, en appellent à la justice et tentent le coup du vice de forme. C'est ce que nous apprend la TdG du jour.

Allons donc les enfants, cessez cette crise ridicule. Ce n'est pas ainsi que ça se passe. Une loi est une loi et si ces messieurs dames désirent y revenir, le seul moyen auquel ils pourraient recourir porte un nom: référendum. Seulement, ils le savent très bien, non seulement il leur faudrait trouver suffisamment de signatures qui les soutiennent (ce qui est loin d'être certain...) mais un référendum ne peut porter que sur l'ensemble de la LIP et non sur un seul point de celle-ci. Ce qui les gêne profondément. Il leur a donc fallu trouver une autre échappatoire...inédite et cocasse!

Il est d'ailleurs intéressant de voir comment cette situation sera gérée. Le Grand Conseil attaqué en justice par des cadres de l'Etat, défendus par deux avocats...

En fait, on vit une époque formidable tant on est en train de "judiciariser" le fonctionnement de la République.

Comment, en haut lieu, réagira-t-on à cette situation jamais vue à ma connaissance...

Maman tiendra-t-elle bon en faisant preuve d'autorité ou, au contraire, face aux hurlements du sale gamin, cédera-t-elle au caprice de son rejeton...?

 

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13/12/2015

Le TF accepte le port du voile à l'école

voile-ecole.jpg

Réflexion de Jean Romain à propos de cette récente décision du Tribunal fédéral, sur sa page "facebook"...

Laisser rentrer le voile musulman à l’école comme vient de trancher le Tribunal fédéral est un net recul sur la position républicaine que je défends.

Deux valeurs organisationnelles de la pensée républicaine sont la tolérance et la liberté ; et, s’autorisant de ces deux valeurs, on va prétendre, en vertu de la liberté de chacun et de la tolérance qu’il faut lui montrer, qu’on devrait accueillir comme a priori respectables toutes les traditions et tous les signes d’appartenance religieuse. Cette vision se propose donc d’étendre la tolérance qui règne dans la société civile au fonctionnement même des organes de l’Etat, ne voyant pas que c’est le second qui rend possible le premier.

S’agissant de l’école, cette vision consiste à la dissoudre dans la société civile et à traiter les élèves comme si leur jugement était déjà formé. On peut dire les choses autrement : cela consiste à ouvrir l’école aux différents groupes de pression en présupposant que l’élève jouit d’une autonomie personnelle suffisante pour s’en défendre.

L’école deviendrait ainsi le simple miroir de la société : elle sera intercommunautaire, tout comme l’est la juxtaposition des différentes communautés de la toile de fond sociale. En étendant à l’autorité publique le principe qui vaut dans la société civile, c’est une école de la destinée sociale qu’on promeut et non pas une école de la liberté.

Laisser ainsi entrer le voile à l’école, c’est laisser entrer le père et les frères de la jeune élève dans la classe. On ne voit pas dès lors qui les empêcherait de réclamer la mise à l’index de ce qui leur déplaît. Pourquoi toléreraient-ils qu’on y lise Rousseau, Voltaire ou Sartre ? Ou Rushdie ? Qu’on y parle de théorie de l’évolution ? Qu’on y mange du porc à la cantine ? Qu’on y implante un sapin de Noël dans le hall d’entrée ? (J’ai déjà expliqué ici que Noël est une fête universelle et non plus strictement communautaire).

 

 

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