01/10/2015

Papiere bitte!

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Eh bien! Désormais, ils ont intérêt à être persévérants et courageux les instits qui voudraient s'aventurer à faire une sortie ou un camp avec leur classe!

Parce que la Directive du DIP sur les sorties scolaires, d'août 2015, n'est pas triste...

Pensez donc, pas moins de 16 pages de mise en garde.

Surtout, ne pas se décourager...mais ils vont devoir s'accrocher les braves instits pour emmener tous ces petiots en vadrouille ou en camp de ski.

En guise d'aperçu, je vous laisse découvrir le pompon. C'est la consigne qui concerne les accompagnants obligatoirement nécessaires à toute sortie. Quand on sait la difficulté à trouver des personnes disposées à vous rendre ce service, voilà qui fait....sourire:

Pour les courses d'école et les classes multicolores, il incombe à l’enseignant de trouver un-des accompagnant-s âgé-s de 18 ans et plus qui le seconde-nt dans son travail de surveillance et d’animation. Dans ce but, l'enseignant veillera à choisir des accompagnants connus de lui ou de son entourage, ou recommandés par des personnes de confiance.

Jusque là, rien à dire. Mais, en ce qui concerne la suite...

Toutefois, pour tout accompagnant qui n'est pas un collaborateur du DIP, un extrait du casier judiciaire sera demandé, dont la validité est étendue et couvre l'année scolaire en cours. Les frais relatifs à cette démarche administrative seront couverts par le budget de la classe multicolore.

Rien que ça! Parce que, vous comprenez, les enseignants sont des bobets incapables de juger de leurs bons choix! Vous vous imaginez, vous, demander ce casier judiciaire à l'un de vos parents ou amis?

Bref, on vit une époque formidable!

Il est bien loin le temps où l'instit avait un certain crédit! Celui où le DIP faisait encore confiance à son corps enseignant parce qu'il savait que le "maître" avait le sens des responsabilités.

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29/09/2015

Ouvrirait-on les yeux chez nos voisins français?

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On me fait parvenir un article paru dans "Libération" ce 21 septembre, sous la plume de Monsieur François Jacquet-Francillon, Professeur émérite des sciences de l'éducation à l'université de Lille-III.

Un texte qui en dit long et dont nos "experts" de la Faculté de psychologie et des sciences de l'éducation de Genève ainsi que le DIP feraient bien de s'inspirer...

A la base du travail scolaire, l’exercice répété !

Au-delà de la réforme des programmes, combattre l’échec et le décrochage des élèves passe aussi par la façon d’apprendre. Face à des élèves happés par les écrans, et qui écrivent de moins en moins, la répétition d’exercices est encore une méthode valable pour acquérir les «contenus».

Ecoutons les professeurs des collèges. De leur métier, ils disent souvent qu’il les passionne ; mais aussi qu’il devient fatigant, éprouvant, pénible parce que le simple maintien de l’attention des élèves exige d’incessantes interventions, et parce que l’imposition des tâches, notamment les devoirs «à la maison», se heurte à l’indifférence et à la passivité des adolescents. Un tel courant d’hostilité au travail scolaire doit nous alerter. En l’occurrence, les professeurs évoquent aussi bien les zones sensibles que les milieux dits «favorisés». Ils ne parlent pas de violence ; il s’agit d’autre chose, une sorte de nonchalance qui se généralise, sans attirer beaucoup l’attention des spécialistes.

Or, tout explique cette situation. D’abord, une pratique d’enseignement de plus en plus «interactive» et négociatrice. C’est cette pratique, attendue par la société adulte, qui pousse les syndicats à revendiquer toujours moins d’élèves par classe. Ensuite, des sociabilités juvéniles de plus en plus indépendantes et opposantes ; une vie familiale de plus en plus bienveillante ; l’emprise des technologies de la communication ; l’influence des industries culturelles et de leur vision festive de la culture (songeons au discrédit qui frappe la valeur du sérieux). Bref, des mœurs qui, dans l’école et hors de l’école, produisent ce qu’il faudrait appeler un parolisme : le règne de la discussion à tout propos, et de chacun avec tous. De surcroît, ces élèves qui parlent de plus en plus écrivent de moins en moins : d’où leur désintérêt pour la langue écrite et cultivée, tandis que la langue orale fleurit pour d’autres raisons.

Dans ces conditions, comment combattre l’échec scolaire massif, et notamment endiguer le «décrochage» précoce ? Par une réforme des programmes ? En supprimant des filières sélectives ? En organisant des «activités» interdisciplinaires ? Peut-être. Mais intéressons-nous d’abord au travail scolaire et, disons-le, à ce qui en est le centre de gravité : l’exercice ! C’est probablement par là qu’il faut commencer. Sans l’exercice - certains exercices, répétés de semaines en semaines, de mois en mois, d’années en années, aussi intelligents que possible, bien sûr -, la création des habitudes intellectuelles est entravée et retardée, voire impossible, de sorte que les acquisitions de «contenus» deviennent fragiles, bien plus qu’elles ne le sont, forcément, dans l’âge tendre.

Sous la IIIe République, les instituteurs imposaient jusqu’à quatre dictées par semaine lorsqu’ils préparaient leurs élèves à l’examen du certificat d’études. Et du côté des méthodes actives, quand Célestin Freinet prônait le «texte libre» en guise de rédaction, il avait en vue une pratique quasi quotidienne…

Pourquoi cette nécessité, pourtant admise lorsqu’il s’agit d’habiletés sportives ou musicales, nous apparaît à l’école rébarbative, fastidieuse ou ennuyeuse ? Dans le même sens, pourquoi a-t-on oublié qu’un enfant, qui comprend moins bien ou moins vite, a besoin de travailler davantage, plus lentement donc plus longtemps ? Mais, c’est bien à ces questions que répondent les familles qui, pour compenser le déficit de l’école, recourent aux aides privées et payantes (cours, stages, soutiens scolaires, etc.) que leur proposent des officines spécialisées, en expansion continue jusque dans des villes de taille modeste. Il y a là un système scolaire parallèle en gestation, mais dont l’existence et les motifs sont, eux aussi, ignorés par nos gouvernants. Pouvons-nous nous en contenter ?

 

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22/09/2015

Une loi ne tombe pas du ciel!

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C'est à la suite d'un long travail en commission que les députés du Grand Conseil débattent, en plénière, du bienfondé d'un projet de loi. Durant des mois, les auditions se sont succédé et chacun a pu ainsi faire valoir son point de vue.

 

Ainsi, les directeurs d'établissement du primaire ont eu l'opportunité de se faire entendre, de même que les enseignants, via leur syndicat, la SPG. C'est donc en toute connaissance de cause que les députés prennent leurs décisions et votent en conséquence.

Aujourd'hui, je m'étonne alors des réactions soudaines de la part de certaines personnes. Voilà des années que ces directeurs avaient l'occasion de justifier leur emploi du temps en répondant à mes nombreuses "attaques", jamais l'un d'entre eux n'a cru bon de le faire...Et voilà que, tout soudain, ils sortent de leur trou pour hurler au loup, railler et dénoncer le récent vote du GC qui, récemment, a décidé d'inscrire dans la loi que "les directeurs d'établissement consacrent une partie de leur temps de travail à l'enseignement".

Raison pour laquelle, le député Jean Romain a publié sur son mur "facebook" le commentaire suivant:

PRIMAIRE : « Les directeurs d’établissement consacrent une partie de leur temps de travail à l’enseignement. » Voici ce que le Grand Conseil a inscrit dans la toute nouvelle loi sur l’Instruction publique. On peut effectivement comprendre que cette décision ne soit pas appréciée de la part de certains fonctionnaires du DIP, mais il faut préciser trois choses :

1. Il s’agit d’une bagarre politique de longue date et pas d’une décision du dernier instant. Depuis le début, l’ARLE... s’est opposée à l’idée des directeurs ; André Duval n’a cessé d’argumenter pour en diminuer le nombre (qui a finalement passé de 92 à 58). Je n’ai cessé depuis 2009 au Grand Conseil d’aller dans le même sens : ne pas augmenter le nombre de chefs et d’adjoints au chef. Au contraire : diminuer le nombre de chefs, de « chercheurs » en éducation, de secrétaires, sous-secrétaires, notamment. On diminue ainsi la masse salariale et, au front, les profs seront plus efficaces car moins encombrés par les infinies démarches administratives dont le principal but est de justifier la présence des chefs.
2. Dire que les députés ne connaissent pas la réalité « du terrain » est un argument spécieux : d’abord parce que bon nombre d’entre eux connaissent bien le métier, dans les 3 ordres d’enseignement. Ensuite, c’est un argument de perdants : il n’est pas besoin, en tant que député, d’être un professionnel des EMS pour avoir à trancher sur ce dossier, et cela vaut pour tous les dossiers. Jusqu’à nouvel avis, ce sont aux élus du législatif de faire des lois, et pas aux seuls spécialistes.
3. Derrière la bagarre sur ce thème, il y a un tout autre enjeu : la réforme de la fonction publique. L’armée mexicaine des services du DIP doit être revue à la baisse ; les profs auront ainsi plus d’efficacité.

Il y a des fonctionnaires nécessaires (et je défends la fonction publique) et d’autres dont il faut revoir le statut ainsi que leur réelle nécessité. Clemenceau disait que la France était un pays étonnamment fertile. On y plante des fonctionnaires, il y pousse des impôts.

 

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18/09/2015

Les directeurs d'établissements primaires devront enseigner!

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Enfin!

Cela fait des années que, avec l'Arle d'abord, puis ensuite sur ce blog, j'ai dénoncé et critiqué ces postes de directeurs d'établissement à l'école primaire.

Pour plusieurs raisons et notamment sur leur nombre, qui en faisait des "placards dorés",. ainsi que sur le fait qu'il serait souhaitable que ceux-ci accordent une partie de leur temps à des heures d'enseignement.

Madame Anne Emery Torracinta  nous a donné raison, il y a peu, sur la question du nombre de postes puisqu'elle a admis des erreurs d'évaluation et que, donc, il était nécessaire de le réduire, assez drastiquement, comme nous le proposions, pour passer de 93 à 58 postes.

Et voilà que hier soir, enfin, malgré les tentatives désespérées du PS, grâce au vote majoritaire du Grand Conseil, nous obtenons une nouvelle victoire significative puisque nos députés ont décidé d'inscrire dans la loi que "les directeurs d'établissement consacrent une partie de leur temps à l'enseignement".

Au grand dam de Madame la Présidente qui en était livide...

Reste maintenant à savoir quelle sera exactement cette "partie de leur temps" et de quel enseignement il s'agira. En ce qui me concerne, je suggèrerais que ces directeurs enseignent à un taux proportionnel à la grandeur des établissements dont ils ont la responsabilité tout en ayant l'obligation de remplir un minimum d'heures requises. Il serait en outre fort apprécié qu'ils soient alors chargés d'heures d'appui pour les élèves en difficulté scolaire.

 

Ah oui, je ne peux m'empêcher de penser que j'en connais quelques uns qui ont dû mal dormir...

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16/09/2015

Le DIP retiendra-t-il la leçon?

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Afin de "faire moderne", le DIP serait prêt à n'importe quelles dépenses, même exorbitantes. Peu importe que cette nouveauté soit parfaitement stupide puisque inutile.

 

Je vous le disais dans deux précédents billets!

- On vit dans un monde de fous (avril 2014)

- 5 millions pour le DIP (juin 2014)

Eh bien ça tombe bien puisqu'on apprend via la TdG du jour que "Le numérique ne fait pas de miracle à l'école"! C'est en tout cas ce qui ressort de l'étude de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques). Ainsi, les pays qui ont investi massivement dans le numérique n'ont pas enregistré d'amélioration notable des résultats.

"Il ne suffit pas d'équiper massivement les élèves et leurs classes d'outils numériques pour obtenir une amélioration des résultats... Les pays qui ont beaucoup investi dans le numérique n'ont pas enregistré d'amélioration notable des résultats en compréhension de l'écrit, mathématiques et sciences, souligne l'OCDE".

Au DIP genevois, certains feraient bien d'ouvrir les yeux...

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07/09/2015

Sur le choc des photos

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Je me souviens de ce que m'avait raconté un journaliste. En 1992, en reportage à la frontière désertique de la Somalie et du Kenya, l’un des photographes qui, comme lui, couvraient l’afflux des réfugiés somaliens à ce point frontière s’était attaché à photographier plus spécialement le plus maigre et rachitique des enfants, à la grande indignation de ses confrères..... Le média qui l’employait, par souci d’audimat, ne publierait-il pas justement ce cliché-là ?

Depuis lors, je me méfie toujours de ce que les médias diffusent...Cette histoire me laisse penser que, trop souvent, nous sommes bernés et que la réalité n'est pas forcément celle qui nous est présentée.

Au nom de l'audimat, des records de vente, des intérêts financiers, politiques, le monde est devenu une téléréalité.

Ainsi, l'horreur, comme la beauté, sont tronquées, falsifiées.

On magnifie la beauté de telle vedette à coup de photos complètement retouchées. Et dans les guerres menées ici et là par les grandes puissances, des vidéos sont là pour vanter la technologie millimétrée de «frappes chirurgicales». Finalement, quelle foi accorder aujourd’hui aux images : certaines personnes se demandent même si l’on a réellement marché sur la Lune ou si les photos de la Nasa ne seraient pas de la poudre aux yeux.

Alors?

La photo du petit noyé de Bodrum qui, récemment, a ému le monde entier, illustrant le drame vécu par tous ces malheureux migrants, les nombreuses morts, celles, atroces, des enfants, a suscité en moi, au-delà de l’émotion, tout un train de réflexions.

En voyant la photo de cet enfant gisant sur une plage, le visage mi-enfoui dans le sable, le corps encore à moitié dans l'eau, j’ai repensé à celle de ce journaliste peu scrupuleux. S’agissait-il du même cas de figure ? D’un grossissement de l’actualité de nature à en déformer la réalité ? Dans l’un des cas, on avait affaire à un photographe dépourvu de toute éthique professionnelle dont le but était de faire passer pour une situation générale le cas particulier d’un enfant rachitique et malade. Inversement, dans le cas du petit noyé, la situation reflète bel et bien la situation vécue par des milliers de naufragés. Dans les deux cas, la photo, chargée d’un énorme poids émotionnel, entend être symbolique, elle est censée prendre valeur d’exemplarité.

Mais dans le premier cas, le symbole est trompeur. Le public ne sait rien des conditions dans lesquelles les photos sont prises. Sans aucun doute, certaines photos – comme jadis celle de la fillette nue fuyant devant une pluie de bombes au napalm - ont le pouvoir d’agir et de secouer la coupable indifférence des gens.

La photo du garçonnet de Bodrum a ce pouvoir-là, elle a contribué à déclencher un immense élan de solidarité en Allemagne et ailleurs. Quand les temps sont aussi troublés qu’aujourd’hui, le public doit espérer que les médias, plus que jamais, aient le souci de l’éthique et de l’objectivité, et opèrent les bons choix dans leurs mises en perspective imagées.

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29/08/2015

Pas de tartine ni de promenade pour toi ce matin! Plus!

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Comprennent ceux qui voudront mais surtout ceux qui pourront.

 

 

 

C'est alors qu'apparut le renard.
...

- Qu'est-ce que signifie "apprivoiser"?
- C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie "Créer des liens..."
- Créer des liens?
- Bien sûr, dit le renard. Tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'a pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde...
- Je commence à comprendre, dit Le Petit Prince...

- ...si tu m'apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m'appellera hors du terrier, comme une musique.

...
Le renard se tut et regarda longtemps Le Petit Prince :
- S'il te plaît... apprivoise-moi! dit-il. ... Si tu veux un ami, apprivoise-moi!
- Que faut-il faire? dit Le Petit Prince.
- Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe. Je te regarderai du coin de l'œil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près...

Le lendemain revint Le Petit Prince.

- Il eût mieux valu revenir à la même heure, dit le renard. Si tu viens, par exemple, à quatre heures de l'après-midi, dès trois heures je commencerai d'être heureux. Plus l'heure avancera, plus je me sentirai heureux. À quatre heures, déjà, je m'agiterai et m'inquiéterai; je découvrirai le prix du bonheur! Mais si tu viens n'importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m'habiller le cœur... il faut des rites.
- Qu'est-ce qu'un rite? dit Le Petit Prince.
- C'est quelque chose trop oublié, dit le renard. C'est ce qui fait qu'un jour est différent des autres jours, une heure, des autres heures...

Ainsi le petit prince apprivoisa le renard. Et quand l'heure du départ fut proche :
- Ah! dit le renard... je pleurerai.
- C'est ta faute, dit Le Petit Prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t'apprivoise...
- Bien sûr, dit le renard.
- Mais tu vas pleurer! dit Le Petit Prince.
- Bien sûr, dit le renard.
...
.... Ce n'était qu'un renard semblable à cent mille autres. Mais j'en ai fait mon ami, et il est maintenant unique au monde.

...
- Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l'oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé.

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23/08/2015

Les enfants sont des crétins

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Régulièrement on redoute le retour d'une épidémie de grippe aviaire, de vache folle ou même de choléra. Cette année, pour la rentrée scolaire, c'est le retour de la "pédagogite" aigue et de sa tambouille illuminée dont on nous gratifie.

 

Ainsi donc, deux pages entières dans la TdG du jour pour nous expliquer que, à l'école, la rentrée sera sans fessée, que le temps des châtiments corporels est révolu... Tiens donc, on découvre!

Et de faire la part belle à nos gourous selon Saint Pédagogo...La crème des crèmes, ceux-là mêmes qui sont en grande partie responsables de la formation des futurs instituteurs.

Et voilà qu'ils se complaisent à enfoncer des portes ouvertes, comme s'il était question pour quiconque de rétablir l'usage de la fessée ou de quelque sévice corporel à l'école. Tout le monde est d'accord là-dessus! Mais de là à passer à l'extrême contraire comme semblent le prôner nos Olivier Maulini (professeur associé à la faculté de psychologie et des sciences de l'éducation à l'université de Genève , Sandrine Breithaupt (enseignante à la HEP du canton de Vaud et Etiennette Vellas (membre du groupe romand d'éducation nouvelle, GREN), il y a un sacré pas que ce beau monde n'hésite pas à franchir.

Car pour eux, lorsqu'un enfant a un comportement inopportun, il faut, avant de sanctionner, s'assurer que l'enfant l'a bien compris. Et cela "passe par un dialogue soutenu, au travers de conseils de classe ou d'école. Ensemble, les écoliers et les enseignants tentent de poser et résoudre les problèmes".

Tout un programme!

A force de les sous-estimer, ces gens prennent-ils nos enfants pour des crétins?

Comme si un gosse qui fait une bêtise ne s'en rendait pas compte. Lorsque les règles sont claires, les enfants savent très bien lorsqu'ils les transgressent. Point besoin alors de remuer ciel et terre pour lui expliquer "le comment du pourquoi" de long en large. Quelques mots bien placés suffisent. Encore faut-il faire confiance aux adultes qui encadrent ces écoliers, redonner une crédibilité aux enseignants notamment.

Pas aux yeux de nos experts pédagogues en tout cas.

Ceux-ci passent allègrement d'un extrême à l'autre, du châtiment corporel aux "explicitations" sans fin dont ils abreuvent des gamins qui ont pourtant tout à fait conscience de la raison pour laquelle on les sanctionne.

Nos extrémistes de service ne s'en tiennent pas là, pensez donc. Non, ils en profitent bien sûr pour revenir à la charge et utiliser ce tremplin pour nous servir à nouveau leur ratatouille périmée au sujet des notes!

Ainsi, selon Olivier Maulini, "les Jésuites ont mis en place une philosophie d'éducation basée sur la compétition , dont nous sommes les héritiers". Et de suggérer que l'évaluation par des notes s'apparente à des sévices de l'esprit de l'enfant, une substitution aux châtiments corporels!

Rien que ça!

Un discours qu'on nous a ressassé jusqu'à la nausée, il y a dix ans, peu avant la votation sur le sujet, en 2006, qui a, à plus de 76%, plébiscité le maintien des notes à l'école primaire.

Enfin, on se réjouit d'apprendre, via cet article de la TdG, que nos deux éminentes expertes s'apprêtent à publier un livre révolutionnaire, intitulé "Evaluer sans noter, éduquer sans exclure", dont on a aucune peine à imaginer le contenu puisqu'il est connu depuis belle lurette. Un mauvais remake quoi!

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13/08/2015

Panique à bord

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A la lecture de l'article paru ce jour dans la TdG: "Formation des profs: Trop courte et anachronique", on comprend bien que, à l'heure toute proche de la rentrée scolaire, ça grenouille sec au sein de la secte... y aurait-il panique chez les pédagogos?

C'est que les gourous sentent bien le danger et tentent donc de défendre leur pré carré.

Ainsi, ceux-ci n'hésitent pas à affirmer que la formation délivrée par les Hautes Ecoles pédagogiques (HEP) romandes n'est pas suffisante pour permettre aux enseignants de remplir leur mission. Et d'ajouter que les exigences étant maintenant plus nombreuses,mixité culturelle, pédagogie intégrative d’élèves en difficulté ou souffrant de troubles mentaux ou psychiques, plurilinguisme, exigences parentales plus élevées, l’enseignant aurait donc besoin d’une formation de base plus poussée.

Balivernes!

Autant d'exigences qui n'ont rien à voir avec le métier d'enseignant et auxquelles ils n'ont pas à être astreints! A chacun sa tâche, celles que certains voudraient faire porter aux enseignants sont du ressort de professionnels à part entière. Aux autorités de s'en donner les moyens. Aurait-on l'idée de demander à un médecin d'être à la fois gynécologue, gastroentérologue et cardiologue.

Non, nos pédagogos ont une autre idée en tête...rien à voir avec la qualité de la formation...

En augmentant le temps de formation à quatre ans (avec l'obtention d'un "master"), nos pédagogos le savent, ils auront plus de temps pour distiller leur idéologie et endoctriner leurs étudiants. Sans compter, forts de l'obtention d'un master, sur les augmentations de salaire que les syndicats ne manqueraient pas d'exiger alors pour les enseignants du primaire notamment!

Oui, les pédagogos ont de quoi paniquer car l'opposition est importante. A Genève, le Grand Conseil a accepté récemment que l'IUFE (Institut de formation des enseignants) secondaire passe de 4 ans à 3 ans et le combat est sérieux pour qu'il en soit de même pour le primaire.

Dans tous les autres cantons romands, la Commission interparlementaire (CIP) a adopté, en juin dernier, à l'unanimité de tous les cantons et tous les partis, un postulat qui est très clair. L'importance de la formation des enseignants ne tient pas dans la longueur des études mais dans leur contenu! En d'autres termes, moins de théories " mais surtout de la pratique:

"Le lien entre théorie et pratique est capital, mais le dosage ne satisfait pas les membres de la commission. Les nouveaux enseignants sont sensibles à ce grand écart.

La gestion de la classe est un élément central de cet apprentissage. Savoir installer un climat propice à la transmission des contenus fait partie des fondamentaux de la profession. Cela s’apprend, avant tout, sur le terrain au contact des élèves.

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06/08/2015

Une expérience qui laisse pantois

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- Oh Cyprien!

- Oh, salut, alors comment?

- Ben, dis donc, tu me croiras ou pas mais y m'est arrivé un truc assez incroyable!

- Raconte...

- Ce matin, j'étais tranquillement installé sur le balcon du chalet et voilà que deux types se ramènent dans le coin et commencent à fouiner un peu partout. Y en avait un avec une longue perche munie d'un appareil bizarre à son bout.

- Oui, et alors?

- Tu me connais, je suis un peu curieux, alors au bout d'un moment, je suis allé à leur rencontre pour leur demander ce qu'ils cherchaient.

- De l'or?

- Non, non. Ils m'ont expliqué qu'ils faisaient des relevés topographiques de toutes les bouches d'eau qui alimentent les immeubles et chalets avoisinants grâce à cet appareil qui n'est rien d'autre qu'un GPS.

- Pfffff, c'est du sérieux, hyper précis alors.

- Oui, pas de problème pour les bouches d'eau apparentes et bien visibles mais voilà, elles ne le sont pas toutes. Avec le temps, y en a plusieurs qui sont cachées, légèrement enterrées sous une mince couche de terre, impossibles à déceler.

- Aie, mince, ils n'ont donc pas pu toutes les répertorier.

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- Eh ben si! Et c'est là que ça devient extraordinaire! Voilà que l'un des deux lascars a sorti de son sac deux baguettes de cuivre en forme de L...

- Tu rigoles?!

- Non! Moi aussi, j'ai eu un petit sourire quand je l'ai vu, une baguette dans chaque main, commencer à arpenter le terrain alentours... Mais, j'ai commencé à me poser des questions lorsque les baguettes, comme par magie, s'écartaient et qu'en ce point précis où le phénomène opérait, en creusant un peu, mon gaillard découvrait une nouvelle prise d'eau jusque là ignorée!

- J'y crois pas, il t'a fait marcher.

- Y a pas de raison! Je n'étais pas prévu dans l'histoire. Ces deux la faisaient simplement leur boulot.

- Hum, c'est vrai.

- Du coup, j'ai demandé si je pouvais essayer ces baguettes magiques. Ca tombait bien, je ne savais pas où était la vanne d'eau qui alimente le chalet.

- Ouais, et...?

- Tu ne me croiras pas! CA MARCHE! A l'aide de ces deux baguettes qui s'écartaient miraculeusement aux bons endroits, j'ai retrouvé, moi même, tout seul, à plus de 30 mètres du chalet, la bouche d'eau qui le dessert ainsi que toute la canalisation enterrée qui court jusqu'au bâtiment!

- Incroyable! J'ai toujours cru que c'était du pipeau ces histoires.

- Je n'en revenais pas. Du coup, sous le regard satisfait de mon "sourcier", je me suis amusé encore un moment à repérer, sans problème, les différentes canalisations d'eau qui alimentent les autres immeubles voisins. C'est assez stupéfiant cette sensation...

Et puis, à la suite de cette expérience, je me suis dit que cet anachronisme était quand même inouï... On est au XXI siècle, on utilise des appareils les plus sophistiqués comme ce GPS mais, quand la technique se retrouve face à un problème insoluble...voilà que ce sont des trucs presque aussi vieux que le monde qui viennent à notre secours.

- Ouais, à l'ère des ordinateurs, de la conquête spatiale, etc., ça laisse pensif...

- Eh, ben, tu vois, au début ça m'a estomaqué, mais, tout compte fait, ça me rassure.

Tu bois un verre?

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01/08/2015

1er août 2015: Bicentenaire de l'entrée de la Suisse dans le Valais...

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Connaissez-vous Sandrine Viglino, cette talentueuse humoriste valaisanne?

Elle était hier soir l'invitée du coin, Thyon Les Collons, pour y prononcer le discours officiel de la fête nationale.

Eh bien, voyez-vous, j'en ai entendus des discours du 1er août... jamais comme celui-ci. En bonne humoriste valaisanne, Sandrine n'a pas manqué la cible!

C'est très gentiment qu'elle a accepté de vous faire partager "sa" vision de notre belle Suisse.

A lire donc, en prenant, si possible, votre plus bel accent valaisan, appréciez:

 

DISCOURS 31 JUILLET - THYON 2000

(Texte de Sandrine Viglino avec la collaboration de Guy Schrenzel, Christophe Bugnon et Darius Mac Chifon).

 

Bonsoir Thyon!

 

Je suis très contente d’être ici ce soir avec vous.

 

Quand on m’a téléphoné pour m’inviter, j’ai compris : « Sandrine veux-tu faire le discours du premier août à Sion. » J’ai hésité....La capitale, des milliers de spectateurs...Bof ! Heureusement. J’avais mal compris. En fait, c’était faire le discours à Thyon.

 

C’est un rêve de jeune fille qui se réalise ce soir. Je me rappelle, quand j’étais petite, le soir du premier août j’avais toujours un regard un peu triste. Mes parents me demandaient : à quoi penses-tu Sandrine? Je répondais: « Je me demande si un jour je pourrai faire le discours du premier août à Thyon.» après le psychiatre a dit à mes parents que ce n’était pas trop grave, et que ça allait passer. J’ai donc fait 10 ans de thérapie avec le psy. Ca lui a payé ses vacances à la montagne et moi je guéris enfin aujourd'hui.

 

C’est donc un honneur, un plaisir et un rêve en tant que femme  de faire ce discours. Je dis femme parce en général on confie le discours à des politiciens ou des gens d’église. Dans la plupart des cantons romands y’a même deux orateurs : le politicien ET le pasteur. En Valais c’est plus simple on prend un PDC et on a le duo pack « Politicien-église ».

Mais pas ce soir. Merci Thyon d’innover. Merci de m’avoir invitée !

 

Et surtout quelle chance de faire le discours du 1er aout un 31 juillet. C’est ça Thyon. Avoir toujours un coup d’avance. Comme avec Thyon 2000. LA station dont le nom nous a fait rêver… Dans les années 70 c’était hyper novateur de parler de l’an 2000. Bon, maintenant l'an 2000... Comment dire? C'est un peu comme si y avait un concours où on peut gagner un Iphone 3. Ca fait plus trop rêver…

Je propose donc de prendre de l’avance sur le retard et de rebaptiser la station Thyon 3000. Pour être modernes et tranquilles pendant un bon petit moment. Et puis, en l'an 3000 personne ne viendra se moquer des vieux remonte-pente parce qu'avec le réchauffement climatique, Thyon 3000 sera devenu une station balnéaire.

 

Mesdames et messieurs, c’est la première fois que j’accepte de faire un discours du 1er août. Si j’ai accepté, ce n’est pas parce que c’est mon cousin qui me l’a demandé, mais c’est parce que cette station est incroyable.  Un dynamisme. Une énergie. Des évènements à la pointe de la technologie. Par exemple dès demain, tenez-vous bien : y a une brocante ! Et c’est pas n’importe quelle brocante. C’est la brocante des Alpes. Ca change tout. En plaine, une brocante t’as des vieux trucs à acheter ! Tandis que là, la brocante des alpes, bon t’as aussi des vieux trucs à acheter, mais des vieux trucs qui ont fait l’inalpe ! Comme les vaches.

 

Ensuite le 2 août ça continue avec des évènements incroyables : y a une course à pieds ! La course Thyon-Dixence. Des paysages à couper le souffle. Enfin y paraît parce que l’année passée je l’ai faite et on voyait pas à 2 mètres tellement y avait du brouillard. Alors cette année, pour profiter du paysage, j’ai décidé de refaire la course à pieds mais sur deux jours et être de retour le 3.

 

Parce que du 3 au 8 août,  pour reposer ceux qui ont mal aux jambes à cause de la course, aux Collons, y a un truc mais de malades : un concours de tronçonneuses. Enfin ici y disent « le symposium des sculptures sur bois », mais en vrai, ca va tronçonner toute la journée. Profitez du doux bruit de la tronçonneuse les 2-3 premiers jours quand y dégrossissent les troncs d’arbres parce qu’après finito la tronçonneuse. Les artistes utiliseront les outils qu’ils ont achetés à la brocante des alpes pour peaufiner les sculptures. Enfin les finitions se feront délicatement, au couteau suisse afin que tout soit terminé aux vacances de Noël  quand vous reviendrez à Thyon. Parce qu’on aime revenir à Thyon.

 

Car en hiver ici,  y a des trucs uniques à Thyon. Y a la coupe du monde de télémark. Alors ça va pas vite et c’est pas spectaculaire comme la descente à ski, mais au moins, on a bien le temps de les voir descendre. Et  ceux qui font ça,  sont souples du genoux et font des beaux gestes élégants… comme dans les films en noir et blanc.

C'est sûr que les adeptes du télémark  sont un peu bloqués dans les années 1920-1930, mais au-moins, ça les fait encore rêver quand ils parlent de Thyon 2000.

 

Mais parlons plutôt de ce qui nous rassemble ce soir. Nous sommes là pour un évènement exceptionnel: la fête nationale suisse. Et 2015 est une année particulière. Nous fêtons cette année le bicentenaire de l’entrée de la Suisse dans le Valais.

Ha le Valais. Quel canton fabuleux ! C’est Games of throne mais en mieux. Chez nous les Stark, Lannister et autre Baratheon, c’est Fournier, Darbellay et Couchepin. Et ça fait des siècles qu’on a des guerres de clans: ça s’appelle «Gamay of Rhône ».

 

Le Valais a surtout la grande chance d’être habité par des valaisans. Un peuple incroyable dont je fais partie. On nous surnomme les Corses de Suisse. Je rassure les touristes présents ce soir, nous ne faisons pas péter des maisons mais des bouchons.

 waldstatten.pngMais qu’est-ce exactement que la fête nationale du premier août.  Souvenez-vous :

Au début du mois d’août de 1291, sur la prairie du Grutli, au bord du lac des 4 cantons, les trois cantons primitifs, Uri, Schwytz et Unterwald se disent oui ! Enfin Ja.  C’est du reste à ce que je sache la dernière fois que ces cantons primitifs  ont dit « oui » à quelque chose.

 

Ils écrivent un pacte, savamment nommé le « pacte de 1291 »…C’était des paysans de montagne fallait pas leur en demander trop au niveau des titres.

 

Donc, Werner Stauffacher (un paysan de Schwytz), Arnold de Melchtal (un paysan du Melchtal, une région pas loin du  Mordor), et Walter Fürst (un vendeur d’électroménager), font le serment, et commandent trois décis de blanc. Ce geste est resté dans l’histoire. C’est l’événement fondateur de la confédération.

 

Depuis, on célèbre la fête nationale le 1er août, en faisant des discours de qualité, comme ce soir, en chantant l’hymne national, et en prenant une grosse cuite en commandant 3 décis. Du reste passablement de communes intelligentes, comme Thyon préfèrent faire la fête le 31 juillet, histoire de profiter du 1er août pour cuver sa gueule de bois.

 

Le premier août, c’est important pour nous car on peut montrer nos racines et notre culture. Notamment avec la raclette ou les combats de reines. Ha Les combat de reine. Des vaches qui se battent corne contre corne pour savoir laquelle est la plus cocue. Enfin c’est ce que j’ai compris. Parce qu’au combat de reines on comprend pas ce qu’on voit. L’important n’étant pas « ce qu’on voit », mais « qui c’est qui nous a vu » !  Le combat de reines le plus célèbre est celui d’Aproz. C’est notre Wimbledon à nous. Bon sauf qu’il parait que notre reine sent moins bon. 

 

Même moi je me suis surprise à regarder à la télé le combat de reines….Pas pour les vaches mais pour voir qui y avait… Si Darbellay était là, Fournier, Giroud et son chapeau. Ha y a des belles bêtes !

 

Bref mesdames et messieurs, vous l’aurez compris, vous avez choisi le plus beau canton du monde pour fêter la création de la Suisse. Je dirai même que vous avez choisi la plus belle région. Thyon. Une région chantée par les plus grands comme Pierre Bachelet . Souvenez-vous de son tube (chanté sur l'air "Les Corons"):

 

J’adore, monter aux Collons !

J’espère aller jusqu’à Thyon

Aux beuses faut faire attention

Ici c’est plein de modzons

 

 

Et si vous ne deviez retenir qu’une chose ce soir. C’est notre geste fondateur que vous ferez à chaque fois que vous commanderez 3 « décis d’ici ».

 

Merci à vous tous d’être venus fêter cet événement avec nous à Thyon, aux Collons.

Merci de votre attention et bonne fête nationale à tous!

 

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28/07/2015

Ti payes, ti payes pas, t'es couillonné quand même

guérite.jpg

- Hé, salut Cyprien, "comen va to" depuis le temps?

- Hé mais! C'est vrai, ça fait une paye qu'on a pas bu un verre ensemble. Qu'est-ce que tu prends?

- Une petite 3/8, ça te va? Alors, comment? Tu me sembles contrarié.

 

- Ben, tu sais que je possède une petite vigne en ça à Molignon?

- Oui, toute petite, 117 m2. Je crois me souvenir qu'au milieu, il y a aussi une jolie guérite en pierre...

- Justement! J'te raconte... C'était même dans le Nouvelliste... L'autre jour, y a un zigoto qui a garé sa voiture tout contre la guérite. Y devait y avoir des herbes sèches, le pot d'échappement bouillant, et voilà que sans crier gare, la bagnole a pris feu!

- Nom d'un chien!

- Ben, j'te dis pas! Des flammes pas possibles. Et ça a foutu le feu à ma guérite, tout ce qui est en bois y a passé, plancher, porte, fenêtres et "tutti quanti"! Le ramdam, les flics, les pompiers...la totale.

- Dis donc, heureusement que les assurances existent, celle du zigoto va apprécier...

- Tu rigoles ou quoi? C'est ce que je croyais. J'ai pensé, c'est pas trop grave, y que des dégâts matériels, son assurance va payer la remise en état de la guérite.

- Ben, évidemment, ça semble normal!

- Que nenni! Enfin, presque. Au début, y voulaient rien savoir les bougres, y disaient que ça ne les regardaient pas, que ça ne concernait pas la casco du zigoto! Que c'était à mon assurance de payer pour ma guérite.

- Mais? C'est pas possible?! C'est lui le responsable.

- A force d'insister, y z'ont accepté de faire marcher la RC du zigoto mais...ils se sont empressés de me demander l'âge de la guérite! Qu'est-ce que j'en savais, moi. Elle est ancienne, point barre. Sur ce, ils m'ont promptement fait comprendre que pour honorer le devis de remise en état que je leur avais fait parvenir, "il est tenu compte de l'âge et de l'usure de l'objet, au moment du sinistre". Je ne peux donc réclamer des dommages que "sur la base de la valeur vénale de la chose endommagée et non la valeur à neuf"...

- Ah, la vache!

- Alors, tu comprends, oui, je suis un peu contrarié, ils ne vont payer que le 50% des travaux à effectuer, le reste est pour ma pomme. Super les assurances, non. Y a un mec qui vient foutre le feu chez toi, il est entièrement responsable mais c'est quand même en bonne partie à toi de débourser.

- Hum, oui, en fait, c'est toujours comme ça avec les assurances. Tu payes, tu payes, mais le jour où tu as un pépin, tu te fais baiser. Allé, santé quand même!

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13/07/2015

Telle est la volonté de Dieu

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Dieu et Djoko contre Fed, le combat était inégal, Rod'g ne pouvait battre une telle paire d'adversaires...

Nole me fait penser à ces intrigants qui arpentaient la cour des grands rois.

Comment voulez-vous lutter contre celui qui en appelle ainsi au créateur, qui le flatte à coups de signes de croix, qui n'a de cesse de lever les yeux au ciel pour invoquer son aide?

Autant de rites que pratiquent de nombreux sportifs, footeux et autres qui sont du ressort de la plus affligeante stupidité. Tout comme Louis XIV, Dieu, s'il existe, aurait-il ses favoris? Ainsi, aux yeux du Tout Puissant, puisque untel est dévot, il serait "meilleur" et mériterait plus la victoire que celui-là. Voilà qui laisse....songeur!

Ceci dit, Novak Djokovic est certes un grand champion de tennis mais, à mon sens, il en va tout autrement du personnage...il a le don de m'agacer et je ne suis pas le seul. J'en veux pour preuve ce désamour que lui porte une grande part du public. Pourtant ce n'est pas faute d'essayer de plaire. Nole fait des efforts dans ce sens. Mais voilà, il en fait trop! Et ça se voit, ça se sent! Et c'est détestable...

Oui, Djoko fait tout pour paraître sympa, pour se mettre le public dans sa poche mais chacune de ses tentatives sonne faux comme soigneusement calculée. On ne trompe pas son monde si facilement!

Et l'on retient plus précisément ses mimiques désabusées, ses sourires "jaunes", son arrogance insupportable lorsqu'il rate un coup. "Comment, MOI, j'ai raté ce coup, comment est-ce possible?!". Que dire de l'attitude exécrable affichée avec son "clan", de ses coups de gueule sonores qu'il lui adresse alors que, crime de lèse majesté, sa supériorité se voit contestée, menacée. Que dire de ses soi-disant malaises qui surviennent toujours, à l'instar de Serena Williams, au "bon" moment?

Je vais probablement m'attirer des commentaires "salés" mais je suis au regret de l'écrire, à mes yeux, Djoko est certes un grand champion de tennis mais reste un parfait "faux-cul".

Jamais, on a vu Roger Federer agir de la sorte, c'est probablement pour ça d'ailleurs que sa cote d'amour est si grande...sans compter sur ses résultats qui, preuve à l'appui, font de lui à ce jour, le plus grand joueur de tous les temps!

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10/07/2015

Ce féminisme qui m'agace!

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L'article paru aujourd'hui dans la TdG m'interpelle... le sexisme au sein du tennis en général et à Wimbledon en particulier fait débat. Ainsi donc, certaines joueuses se plaignent de voir leurs matchs prendre moins d'importance que ceux des hommes. Elles se demandent pourquoi leurs prestations sont moins programmées sur les grands terrains qui accueillent en effet plutôt les matchs masculins.

Mais, bon Dieu, tout simplement parce que le tennis qu'elles présentent n'est pas le même que celui que pratiquent les hommes. Admettons-le tout de même. Excepté à de rares occasions, le tennis féminin n'a pas grand chose à voir avec le tennis masculin. A l'évidence, tout y est moins rapide, moins puissant, beaucoup moins varié, en un mot moins attrayant.

N'y voyez là rien de péjoratif, ce sont simplement deux aspects du sport qui ne sont pas vraiment comparables et qui n'ont pas la même cote de succès auprès du public. Il ne s'agit pas du tout de sexisme mais de différence.

Une différence qu'il s'agirait d'accepter. Oui, l'homme et la femme sont différents l'un de l'autre et je ne vois pas ce qu'il y a de choquant là-dedans. Ce féminisme qui prône stupidement, à tort et à travers, l'égalité entre les deux sexes commence à m'agacer.

Entendons-nous bien; il n'y a pas lieu de parler de supériorité ou d'infériorité de l'un ou l'autre mais de DIFFERENCES. Femme ou homme, chacun a ses qualités, ses défauts et surtout ses capacités propres. Ainsi, l'homme, plus fort physiquement, n'a pas les mêmes possibilités que celles de la femme. Cette différence est évidente et se fait bien sûr ressentir dans la plupart des sports, n'en déplaise aujourd'hui à certaines joueuses de tennis...

Il en va de même dans la "vraie" vie. Et pourtant, en termes de capacités, de défauts ou de qualités, la femme n'a rien à envier à l'homme, peut-être même est-ce tout le contraire.

Personnellement, je me suis souvent surpris à jalouser certains aspects féminins...

La femme! Elle est indéniablement douée d'un 6ème sens dont l'homme est pratiquement dépourvu. Elle a une vision et une gestion de la vie dont bien des hommes pourraient s'inspirer... en sommes-nous capables ou nos différences innées nous l'interdisent-elles?

Le charme, oui, osons le dire, n'est-il pas l'apanage de la femme?

La liste n'est pas exhaustive, les différences entre ces deux êtres sont multiples, pourquoi faudrait-il à tout prix les nier et prétendre à une égalité artificielle. Au contraire, ce sont nos différences qu'il faut cultiver car ce sont elles qui font la richesse de chacun des sexes.

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24/06/2015

Un mois de juin bien mal utilisé pour les élèves genevois

juin.jpg

La réaction n'a pas tardé!

Suite à l'annonce faite  hier, via le journal 20 minutes "Aucune solution pour faire bosser les élèves en juin" et dont je vous parlais dans mon précédent billet, une motion a été déposée aujourd'hui au secrétariat du Grand Conseil.

http://www.rts.ch/la-1ere/programmes/le-12h30/6873673-une-motion-demande-que-les-ecoliers-genevois-etudient-jusqu-a-la-fin-de-l-annee-scolaire-24-06-2015.html?f=player%2Fpopup

 

Teneur de la motion:

Secrétariat du Grand Conseil

Projet présenté par les députés : Jean Romain, Pierre Conne, Cyril Aellen, Alexis Barbey, Yvan Zweifel, Murat Julian Alder, Georges Vuillod, Bénédicte Montand, Patrick Saudan, Serge Hiltpold, Simone de Montmollin, Gabriel Barrillier, Lionel Halpérin, Michel Ducret, Daniel Zaugg,……..

 

Date de dépôt : 24 juin 2015

M

Proposition de motion

pour que les élèves de l’école obligatoire genevoise étudient jusqu’à la fin de l’année scolaire

Le GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève
considérant :

La réponse du Conseil d’Etat à la QUE 222 - A ;

Que les élèves de l’école genevoise bénéficient maintenant du mercredi matin mais perdent ce bénéfice en n’étudiant plus guère durant le mois de juin ;

Qu’il est important, étant donné les résultats des élèves, de ne pas perdre un temps précieux en fin de période scolaire ;

Que l’Etat fixe clairement le nombre de semaines durant lesquelles l’enseignement régulier doit être dispensé,

 

invite le Conseil d’Etat

 

à prendre les mesures urgentes pour que les élèves de l’école obligatoire travaillent jusqu’au terme des années scolaires

 

EXPOSÉ DES MOTIFS

 

 

Mesdames et
Messieurs les députés,

La problématique est récurrente depuis de nombreuses années. Dans les écoles obligatoires du canton, les classes terminent les années scolaires en roue libre. Par « fin d’années scolaires », il ne faut pas seulement comprendre des 10 derniers jours de l’année, mais le mois entier, lorsqu’il n’est pas déjà question de la fin du mois de mai.

Au Primaire, nous avons introduit à grands frais le mercredi matin parce que le temps scolaire semblait trop court pour honorer les objectifs du PER, notamment l’introduction de l’anglais. Or l’immense majorité des parents déplorent que ce temps scolaire ne soit pas utilisé en classe avec le maximum de rentabilité, particulièrement en fin d’année.

Au Cycle d’orientation, ils ne trouvent pas normal que des semaines entières soient sacrifiées pour libérer les élèves ou leur faire passer ce temps inemployé à des occupations fort peu formatrices. Il suffit de regarder l’horaire d’une classe durant la semaine des EVACOM pour comprendre combien les « libérations » se succèdent. Hors des épreuves, on libère les élèves durant cette semaine d’évaluation commune (qu’il aurait fallu placer d’ailleurs durant l’avant-dernière semaine de juin ou à une période plus heureuse).

Une fois les épreuves passées, les élèves ne perçoivent plus du tout la nécessité de s’abandonner quatre semaines encore au pli d’une heureuse habitude qu’on appelle le travail.

Parents, citoyens et députés ne trouvent pas normal que ces EVACOM se déroulent au mois de mai soit presque 6 semaines avant la fin de l'année scolaire. Ils ne trouvent pas normal que depuis plusieurs années, durant les dernières semaines de l'année scolaire, les élèves ne reçoivent quasiment plus de cours et regardent des films durant les périodes ordinairement consacrées aux diverses disciplines. Et c’est à la direction de l’école de donner l’impulsion nécessaire pour inverser la tendance.

Les résultats de Genève aux tests internationaux devraient plutôt nous inciter à nous retrousser les manches, à valoriser l’effort, et non à habituer nos élèves à cette vacuité.

La QUE 222 avait, il y a un an, suscité des commentaires prometteurs de la part du DIP mais pas d’actes concrets, actes qu’il est aujourd’hui impératif d’initier.

Au vu de ces explications, nous vous remercions, Mesdames et Messieurs les députés, de réserver un bon accueil à la présente proposition de motion.

 

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