10/07/2015

Ce féminisme qui m'agace!

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L'article paru aujourd'hui dans la TdG m'interpelle... le sexisme au sein du tennis en général et à Wimbledon en particulier fait débat. Ainsi donc, certaines joueuses se plaignent de voir leurs matchs prendre moins d'importance que ceux des hommes. Elles se demandent pourquoi leurs prestations sont moins programmées sur les grands terrains qui accueillent en effet plutôt les matchs masculins.

Mais, bon Dieu, tout simplement parce que le tennis qu'elles présentent n'est pas le même que celui que pratiquent les hommes. Admettons-le tout de même. Excepté à de rares occasions, le tennis féminin n'a pas grand chose à voir avec le tennis masculin. A l'évidence, tout y est moins rapide, moins puissant, beaucoup moins varié, en un mot moins attrayant.

N'y voyez là rien de péjoratif, ce sont simplement deux aspects du sport qui ne sont pas vraiment comparables et qui n'ont pas la même cote de succès auprès du public. Il ne s'agit pas du tout de sexisme mais de différence.

Une différence qu'il s'agirait d'accepter. Oui, l'homme et la femme sont différents l'un de l'autre et je ne vois pas ce qu'il y a de choquant là-dedans. Ce féminisme qui prône stupidement, à tort et à travers, l'égalité entre les deux sexes commence à m'agacer.

Entendons-nous bien; il n'y a pas lieu de parler de supériorité ou d'infériorité de l'un ou l'autre mais de DIFFERENCES. Femme ou homme, chacun a ses qualités, ses défauts et surtout ses capacités propres. Ainsi, l'homme, plus fort physiquement, n'a pas les mêmes possibilités que celles de la femme. Cette différence est évidente et se fait bien sûr ressentir dans la plupart des sports, n'en déplaise aujourd'hui à certaines joueuses de tennis...

Il en va de même dans la "vraie" vie. Et pourtant, en termes de capacités, de défauts ou de qualités, la femme n'a rien à envier à l'homme, peut-être même est-ce tout le contraire.

Personnellement, je me suis souvent surpris à jalouser certains aspects féminins...

La femme! Elle est indéniablement douée d'un 6ème sens dont l'homme est pratiquement dépourvu. Elle a une vision et une gestion de la vie dont bien des hommes pourraient s'inspirer... en sommes-nous capables ou nos différences innées nous l'interdisent-elles?

Le charme, oui, osons le dire, n'est-il pas l'apanage de la femme?

La liste n'est pas exhaustive, les différences entre ces deux êtres sont multiples, pourquoi faudrait-il à tout prix les nier et prétendre à une égalité artificielle. Au contraire, ce sont nos différences qu'il faut cultiver car ce sont elles qui font la richesse de chacun des sexes.

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24/06/2015

Un mois de juin bien mal utilisé pour les élèves genevois

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La réaction n'a pas tardé!

Suite à l'annonce faite  hier, via le journal 20 minutes "Aucune solution pour faire bosser les élèves en juin" et dont je vous parlais dans mon précédent billet, une motion a été déposée aujourd'hui au secrétariat du Grand Conseil.

http://www.rts.ch/la-1ere/programmes/le-12h30/6873673-une-motion-demande-que-les-ecoliers-genevois-etudient-jusqu-a-la-fin-de-l-annee-scolaire-24-06-2015.html?f=player%2Fpopup

 

Teneur de la motion:

Secrétariat du Grand Conseil

Projet présenté par les députés : Jean Romain, Pierre Conne, Cyril Aellen, Alexis Barbey, Yvan Zweifel, Murat Julian Alder, Georges Vuillod, Bénédicte Montand, Patrick Saudan, Serge Hiltpold, Simone de Montmollin, Gabriel Barrillier, Lionel Halpérin, Michel Ducret, Daniel Zaugg,……..

 

Date de dépôt : 24 juin 2015

M

Proposition de motion

pour que les élèves de l’école obligatoire genevoise étudient jusqu’à la fin de l’année scolaire

Le GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève
considérant :

La réponse du Conseil d’Etat à la QUE 222 - A ;

Que les élèves de l’école genevoise bénéficient maintenant du mercredi matin mais perdent ce bénéfice en n’étudiant plus guère durant le mois de juin ;

Qu’il est important, étant donné les résultats des élèves, de ne pas perdre un temps précieux en fin de période scolaire ;

Que l’Etat fixe clairement le nombre de semaines durant lesquelles l’enseignement régulier doit être dispensé,

 

invite le Conseil d’Etat

 

à prendre les mesures urgentes pour que les élèves de l’école obligatoire travaillent jusqu’au terme des années scolaires

 

EXPOSÉ DES MOTIFS

 

 

Mesdames et
Messieurs les députés,

La problématique est récurrente depuis de nombreuses années. Dans les écoles obligatoires du canton, les classes terminent les années scolaires en roue libre. Par « fin d’années scolaires », il ne faut pas seulement comprendre des 10 derniers jours de l’année, mais le mois entier, lorsqu’il n’est pas déjà question de la fin du mois de mai.

Au Primaire, nous avons introduit à grands frais le mercredi matin parce que le temps scolaire semblait trop court pour honorer les objectifs du PER, notamment l’introduction de l’anglais. Or l’immense majorité des parents déplorent que ce temps scolaire ne soit pas utilisé en classe avec le maximum de rentabilité, particulièrement en fin d’année.

Au Cycle d’orientation, ils ne trouvent pas normal que des semaines entières soient sacrifiées pour libérer les élèves ou leur faire passer ce temps inemployé à des occupations fort peu formatrices. Il suffit de regarder l’horaire d’une classe durant la semaine des EVACOM pour comprendre combien les « libérations » se succèdent. Hors des épreuves, on libère les élèves durant cette semaine d’évaluation commune (qu’il aurait fallu placer d’ailleurs durant l’avant-dernière semaine de juin ou à une période plus heureuse).

Une fois les épreuves passées, les élèves ne perçoivent plus du tout la nécessité de s’abandonner quatre semaines encore au pli d’une heureuse habitude qu’on appelle le travail.

Parents, citoyens et députés ne trouvent pas normal que ces EVACOM se déroulent au mois de mai soit presque 6 semaines avant la fin de l'année scolaire. Ils ne trouvent pas normal que depuis plusieurs années, durant les dernières semaines de l'année scolaire, les élèves ne reçoivent quasiment plus de cours et regardent des films durant les périodes ordinairement consacrées aux diverses disciplines. Et c’est à la direction de l’école de donner l’impulsion nécessaire pour inverser la tendance.

Les résultats de Genève aux tests internationaux devraient plutôt nous inciter à nous retrousser les manches, à valoriser l’effort, et non à habituer nos élèves à cette vacuité.

La QUE 222 avait, il y a un an, suscité des commentaires prometteurs de la part du DIP mais pas d’actes concrets, actes qu’il est aujourd’hui impératif d’initier.

Au vu de ces explications, nous vous remercions, Mesdames et Messieurs les députés, de réserver un bon accueil à la présente proposition de motion.

 

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23/06/2015

Le temps des vacances...

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Rebelote!

Le journal "20 minutes" titre aujourd'hui "Aucune solution pour faire bosser les élèves en juin"...Les écoliers genevois ne travaillent plus depuis des semaines. Le combat pour rentabiliser les fin d'année scolaire continue.

Un problème qui n'a rien de nouveau et dont je vous parlais déjà en avril 2014. Une question urgente avait même été posée sur le bureau du Conseil d'Etat. Visiblement, celui-ci ne semble pas pressé de trouver une solution au problème...

Pour rappel donc.

 

Les écoliers sont-ils déjà en vacances?

 

Je lis aujourd'hui dans le 20 minutes que "les écoliers n'ont pas fini de glander en fin d'année".

"Et ça continue encore et encore

C'est que le début, d'accord, d'accord"...

Je l'ai écrit à plusieurs reprises, notamment dans mon billet du 15 avril "Que de temps perdu à l'école primaire"....

Personne n'est dupe, les élèves en tout premier lieu. Ils savent pertinemment qu'une fois ces épreuves passées, fin mai début juin, la remise des bulletins scolaires est toute proche et que donc l'année scolaire est pratiquement terminée. Le temps restant jusqu'aux vacances d'été ne sera que "remplissage", des journées que l'enseignant aura toutes les peines du monde à "meubler" le plus intelligemment possible.

Aujourd'hui, le député Jean Romain soulève cette problématique en déposant une excellente question au Conseil d'Etat: "Le département va-t-il mettre enfin le holà à ces pratiques qui ne servent ni les élèves, ni leurs parents, ni les contribuables, ni le rayonnement de Genève"?

 

Voilà qui me permet de suggérer une piste à nos responsables du DIP.

Ces épreuves cantonales sont bien évidemment nécessaires. Mais, pourquoi doivent-elles impérativement avoir lieu en fin d'année scolaire impliquant dès lors de soi-disant tâches incontournables qui justifieraient presque un mois de délai?

Pourquoi ne pas se livrer à cet exercice de contrôle à la fin du 2ème trimestre et tester les connaissances des élèves à ce moment. Cela éviterait alors tout ce travail administratif à ce point chronophage.

Ce qui, par ailleurs, permettrait, au nom de l'harmonisation et de l'uniformatisation, d'instaurer une bonne fois pour toutes des programmes trimestriels, identiques pour toutes les classes du canton! Ce qui n'est absolument pas le cas aujourd'hui. Le plan d'étude romand permet en effet aisément à chacun d'y puiser à l'envi et ainsi de traiter des différents sujets au bon vouloir de chaque enseignant. Autrement dit, le programme annuel est couvert différemment selon que votre enfant est dans telle ou telle école... engendrant donc toutes sortes de problèmes.

Cette simple mesure permettrait ainsi de poursuivre le travail scolaire jusqu'à la fin de l'année. La dernière semaine suffirait à effectuer les tâches administratives qui incombent aux enseignants, moyennes et bulletins à rédiger. Aux directeurs d'établissement ensuite, début juillet, d'organiser les classes pour la prochaine rentrée plutôt que de continuer à se la couler douce...

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16/06/2015

Le couac du DIP

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La TdG du jour revient sur l'affaire de l'opéra censuré (L'Arche de Noé) dont je vous ai déjà parlé récemment.

Ainsi donc, la Présidente du DIP reconnaît qu'il y a eu un couac. Voilà qui est courageux et tout à son honneur. Cela mérite d'être souligné. Elle profite de cette occasion pour mettre les points sur les "i" et exposer aujourd'hui sa vision de la laïcité à l'école. On s'en réjouit.

 

 

On aurait pourtant aimé que Madame Anne Emery Torracinta aille un peu plus loin...

Car, enfin, rattraper le pataquès en décidant que l'opéra en question sera mis au programme scolaire de l'an prochain n'est que poudre aux yeux. Cette annonce ne résout en rien le réel problème.

En effet, on comprend que cette décision de censure a été prise par une commission sans consultation de la direction du DIP, sans en référer à la Présidente. Et c'est là que se situe le problème, le fameux couac! Car cela signifie qu'il existe, au sein même du Département, des gens incompétents à la tête de commissions bien mal dirigées.

On aurait donc aimé savoir de quelle commission il s'agit en l'occurrence, de qui elle est composée et surtout par qui elle est présidée.

J'ose espérer que Madame Anne Emery Torracinta aura à cœur de rechercher un peu plus loin ce que cache réellement cette énorme imbécilité qui provient de ses services. Que ce couac lui mette la puce à l'oreille et lui ouvre les yeux sur tous les autres dysfonctionnements qui prétéritent dangereusement l'ensemble du Département. Et qu'elle saura alors y faire le ménage...

Il en va de la crédibilité du DIP.

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15/06/2015

Stan le Grand

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Je ne sais pas vous, mais, moi, une semaine après, j'ai encore ces images extraordinaires dans les yeux et de la peine à m'en remettre. Je crois bien que cette finale de Roland-Garros est l'un des plus beaux matchs de tennis qu'il m'a été donné de voir.

Brillantissime Stan! Je n'étais pas sur le terrain dimanche passé, mais j'ai vécu pleinement ce match et j'en suis ressorti épuisé!

Et dans la foulée, il y a eu toute cette "polémique" autour de son short, qu'il porte pourtant, notons-le, depuis le début de la saison.

Laid, beau, original? Ce qui est certain, c'est qu'aujourd'hui, l'équipementier de Wawrinka se frotte les mains. Car le coup de marketing est énorme. Au point qu'il est devenu quasi impossible de se procurer le short en question pour raison de rupture de stock.

Oui, le coup de pub est génial. Qui, aujourd'hui, se souvient du short que Federer portait lors de l'une de ses 17 victoires en Grand Chelem? Ou même de celui de la plupart des champions? Personne. Par contre, celui de Stan, tout le monde s'en souviendra désormais.

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Une opération commerciale qui n'est pourtant pas nouvelle mais d'une ampleur qui reste assez rare. En effet, avant lui, il y a eu le short jeans d'André Agassi. Peut-être l'affaire la plus juteuse de Nike. A l'époque, toute une génération de joueurs, dans les clubs du monde entier, se l'était approprié et l'avait porté pendant plusieurs années. Pas certain qu'il en sera de même pour celui de Stan...

 

Un short que, avec humour, notre champion se plaît à définir à usages multiples, de tennis, de plage et en tant que pyjama.

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Sur les traces d'un autre grand champion qui en 1996 déjà, lors notamment de la finale du Master, avait ouvert la voie en arborant un short dont la ressemblance avec celui de Stan est troublante. Et à l'époque, personne n'en avait fait des choux raves.

 

Il fallait le faire en 2015!

Décidément, Stan a plus d'un tour dans son sac et je parie qu'il n'a pas fini de nous étonner. Sûr qu'il nous réserve encore de belles surprises tennistiques et pourquoi pas vestimentaires.

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12/06/2015

Laïcité à l'école, mise au point de Madame Anne Emery Torracinta

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De deux choses l'une.

Soit, la presse locale ne fait pas son travail et diffuse de fausses informations soit, face aux réactions qui ont fusé, le DIP, par la voix de sa Présidente, retourne sa veste et tente de "sauver les meubles"!

Voici donc, ci-dessous, le mail que tous les collaborateurs du Département ont reçu aujourd'hui.

Une réaction bien tardive dont on prend acte...

 

A l'ensemble des collaborateur-trice-s du DIP

 

Laïcité : remettons l'église au milieu du village !

Chères collaboratrices, chers collaborateurs,

Les événements dont la presse s'est fait l'écho autour de L'Arche de Noé de Benjamin Britten ont montré qu'il est aujourd'hui nécessaire de clarifier la manière dont la laïcité doit s'inscrire dans le cadre scolaire.

Avant d'aborder le fond de cette question, permettez quelques rappels factuels et, notamment, le fait que le DIP n'a jamais interdit cet opéra !

En effet, il est dans les attributions de l'Orchestre de Chambre de Genève de proposer des activités pédagogiques aux élèves de nos écoles. Plusieurs fois par an, une commission réunissant des représentants de l'enseignement obligatoire, du service de la culture et de l'OCG est chargée de la programmation de l'année scolaire suivante. Ainsi, en février dernier, parmi plusieurs propositions, figurait L'Arche de Noé du compositeur anglais Benjamin Britten. En raison de ses exigences techniques et de la difficulté de sa mise en scène, monter cet opéra n'était pas sans soulever quelques problèmes pratiques et pédagogiques, raisons qui ont fait hésiter la commission sur la pertinence de ce choix. De plus, l'argument du respect de la laïcité a constitué pour elle un motif supplémentaire pour renoncer à monter cet opéra en 2015-2016.
Ainsi donc, il n'y a pas eu censure de L'Arche de Noé, mais plutôt autocensure d'une commission qui aurait dû en référer à la direction générale et à moi-même à partir du moment où se posait la question d'une éventuelle violation du principe de laïcité.

Sur le fond, il est évident que penser que la laïcité pourrait ne pas être respectée dans une telle situation relève d'une mauvaise compréhension tant du respect de ce principe dans le cadre scolaire que de la mission même de l'école.

Le fait religieux a imprégné notre culture et notre histoire, il a inspiré les artistes : de fait, il touche le champ scolaire et c'est normal. Si on ne peut faire chanter Britten à de jeunes élèves, alors il faut retirer des programmes scolaires le Cé qu'è lainô et le Cantique Suisse, notre hymne national !

Car si l'école se refuse à penser les sujets sensibles de notre société, qui le fera ?
Chanter un opéra n'équivaut pas à réciter une prière, parler du fait religieux à l'école n'est pas assimilable à du prosélytisme, tout comme accepter qu'un élève effectue un travail de maturité sur le négationnisme en histoire -autre sujet sensible- ne signifie pas qu'on soutienne cette posture. L'école ne formera pas ses élèves à la compréhension du monde et à sa complexité si elle évite de s'y confronter. Renoncer à aborder certains sujets susceptibles de fâcher, c'est oublier les missions de l'école, telles que définies dans la loi, qui sont d'éveiller chez l'élève le respect d'autrui et la tolérance. Une laïcité de l'ignorance, une laïcité qui a peur du contact et fuit le débat fait le jeu de l'obscurantisme. Elle crée alors ce qu'elle craint. Ce n'est pas de cette laïcité que nous voulons.

Affirmer que l'école est laïque, c'est rappeler la neutralité de l'Etat à l'égard de toutes les Eglises et de toutes les confessions, ce n'est pas nier ni esquiver la thématisation et la compréhension du fait religieux et de ces différences. Dans le rôle de formation et d'éveil qui leur revient, les enseignants, et c'est là un point capital, se doivent bien sûr de rester neutres et rigoureux, d'adopter une démarche scientifique et non partisane dans leur enseignement. Et c'est précisément parce que l'école est laïque à Genève que les signes religieux ostentatoires sont proscrits pour les enseignants.

Pour les élèves, en revanche, le canton a toujours été plus libéral en acceptant le port de tels signes. Pourtant - et nous devons tous être très fermes à ce propos - les élèves ont à suivre l'ensemble des cours tels qu'ils ont été prévus dans le cadre de l'organisation scolaire. Ainsi, il n'est pas question, pour des motifs religieux, d'accepter par exemple, de déplacer l'horaire d'un cours, de changer d'enseignant, de renoncer au cours de biologie ou d'éducation physique, ou encore de nier la théorie de l'évolution. Sur toutes ces questions, l'institution scolaire doit être très claire.
Enfin, si des congés pour fêtes religieuses sont accordés aux élèves durant les heures de cours, ils ne peuvent l'être durant les temps d'évaluation et d'examens.

Nous vivons aujourd'hui dans une société multiculturelle et des questions qui n'auraient pas posé problème par le passé nous interpellent. Face à ce tissage de complexités, nous ne devons ni nier l'histoire de notre société de tradition judéo-chrétienne (qui se ressent jusque dans le calendrier des vacances scolaires) ni renoncer à convoquer dans nos enseignements, tant artistiquement qu'intellectuellement, la richesse de la diversité humaine et de nos différences. Le respect d'une laïcité bien comprise dans le cadre scolaire est le meilleur garant d'un débat fertile au sein de cette pluralité.

J'espère que ces quelques éléments auront permis de clarifier la situation autour de l'opéra de Benjamin Britten, qui sera monté en 2016-17 et auquel - dans la mesure où il s'agit d'une activité organisée dans le cadre scolaire - tous les élèves des classes impliquées participeront. J'espère également qu'ils auront précisé le rôle central qui est le nôtre dans une société qui doit apprendre à vivre sa multiculturalité sans occulter ses racines.

Je vous souhaite, chères collaboratrices et chers collaborateurs, une belle fin d'année scolaire et vous envoie mes chaleureux messages.

Anne Emery-Torracinta
conseillère d’Etat

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26/05/2015

Le DIP a peur

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Quelque chose en toi ne tourne pas rond chantait le groupe Téléphone...

Aujourd'hui c'est au DIP que quelque chose ne tourne pas rond! Car, elle a bon dos la laïcité (serait-ce la plus intransigeante des "religions") et la nouvelle constitution au nom desquelles le Département vient d'interdire le projet d'opéra pour enfant "L'Arche de Noé". «Contraire au principe de neutralité religieuse", telle est la sentence de la Direction générale de l’enseignement obligatoire. Car l’œuvre au thème biblique implique de faire chanter des enfants et le public, accompagnés par un orchestre.

Allons donc! Quelle infamie!

En réalité, le DIP a la "pétoche"! La trouille de heurter la sensibilité de quelques parents imbéciles...

Le député Jean Romain ne s'y trompe pas lorsqu'il déclare: "C’est de la censure préventive qui donne une image trompeuse de la laïcité. La laïcité c'est la discrétion de l'affirmation de sa foi, ce n'est pas le tri des grandes œuvres d'art. Si on pousse l’idée, on ne pourra plus étudier «Notre-Dame de Paris» de Victor Hugo ni même faire visiter la cathédrale Saint Pierre à nos élèves".

A Genève, pratiquement toutes les vacances et congés scolaires sont fixés selon le calendrier des fêtes chrétiennes. Noël, par ailleurs, est, dans de nombreuses écoles, l'occasion d'une célébration. Doit-on désormais interdire toutes manifestations scolaires autour de cette fête au prétexte qu'elle est chrétienne? Doit-on désormais établir un nouveau calendrier des vacances scolaires afin d'éviter toutes connotations religieuses?

L'école genevoise se veut laïque et pourtant on ne peut nier qu'elle est fortement influencée par le christianisme.

Mais, voilà, le DIP aime la tranquillité et est prêt à tout pour l'obtenir, même "baster" face à la soi-disant menace de quelques illuminés.

Quand je pense, qu'à une époque pas si lointaine, j'ai eu le culot de faire chanter à mes élèves "Le déserteur" de Boris Vian et même "Zora sourit" de Céline Dion...

Genève, réveille-toi, ils sont devenus fous!

Suite à cette aberration, le député Jean Romain vient d'adresser une question urgente écrite au Conseil d'Etat, en voici la teneur:

Question urgente écrite

Pourquoi le DIP a-t-il exercé une pression pour que l’OCG renonce à mettre en scène avec des classes « L’Arche de Noé » de Benjamin Britten ?

On apprend avec étonnement et avec une certaine incrédulité que le DIP n’a pas autorisé les élèves à chanter « L’Arche de Noé », un opéra de Benjamin Britten écrit pour les enfants.

La raison ? L’œuvre au thème biblique implique de faire chanter des élèves et le public, accompagnés par un orchestre (l’OCG, dans le cadre de son contrat de prestations), mais le DIP juge cela contraire au principe de neutralité religieuse. Le service juridique du DIP a donc fourni un préavis négatif.

Or, nous sommes ici dans un autre registre que celui du respect de la laïcité. La laïcité demande de la discrétion dans l’affirmation de son appartenance religieuse ou politique, mais elle n’implique pas que nous devions nous couper des chefs-d’œuvre de notre histoire parce qu’ils sont conçus à partir d’une inspiration religieuse. Nous devons ouvrir l’esprit de nos élèves genevois à ce qui marque l’histoire, tant littéraire, religieuse, philosophique, picturale que musicale. Cette décision apparaît comme une surdétermination préventive, qui cache de la peur derrière un principe de laïcité qui n’en demande pas autant.

Il semble en outre que ce ne soit pas la première fois que le DIP fasse ainsi pression sur les organisateurs de ce genre de manifestation artistiques. Il ne s’agit donc pas d’une erreur de jugement ponctuelle mais d’une politique volontariste.

A ce titre, il ne serait ainsi plus possible de visiter des musées, des cathédrales ni même de lire en classe des œuvres à teneur religieuse. Ce sont toutes nos racines judéo-chrétiennes qui sont ainsi mises en cause par ces sortes de décisions incompréhensibles, à l’heure même où on déplore ouvertement le peu de références religieuses de nos élèves.

 

Ma question est donc la suivante :

 

Pourquoi le DIP opère-t-il une censure sur les œuvres d’art religieuses dès lors qu’elles impliquent la participation des élèves du canton ?

 

Que le Conseil d’Etat soit remercié par avance de la réponse qu’il voudra bien m’apporter.

 

 

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17/05/2015

Le vrai visage d'Anne Emery Torracinta ou les députés piégés

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Je me demandais quand, enfin, AET montrerait son vrai visage de politicienne aguerrie...

 

C'est chose faite depuis peu. Elle vient de démontrer qu'elle avait plus d'un tour dans son sac et que les ficelles de la politique n'avaient pas de secret pour elle.

Adieu l'enseignante, bonjour la politicienne.


 

C'est fort habilement que les députés du Grand Conseil, du moins certains, se sont faits avoir. Car ils ont, tout récemment, en commission de l'enseignement, accepté un projet de loi qui, purement et simplement supprime l'article 144 de la loi sur le DIP.

Une démarche anodine?

 

De quoi s'agit-il donc? De cet article qui mentionne que: "Dans chaque établissement scolaire, le département désigne une directrice ou un directeur".

 

Ces députés viennent de se tirer une balle dans le pied...

 

En effet, de cette manière, selon la loi, les directeurs d'établissement n'existent simplement plus et leur fonction ne dépend plus que du règlement... qui est du seul ressort d'AET!

 

La Conseillère d'Etat a réussi ainsi à écarter le pouvoir législatif du débat sur les directeurs d'établissement et à échapper par ailleurs à la menace qui pesait de leur octroyer quelques heures d'enseignement.

 

Le pouvoir exécutif au service du pouvoir législatif, allons donc.

 

AET est désormais seule maître à bord et pourra donc agir à sa guise tout en se passant de l'avis des députés du Grand Conseil.

 

Exclus du débat les députés du GC!

 

Eux qui préparaient un projet de loi à ce sujet, les voilà mouchés tels des gamins et Madame la Présidente peut sourire, elle leur a joué un joli tour.

 

Quelle sera maintenant la réplique des importuns éconduits?

 

Les juristes de leur parti politique respectif sauront-ils trouver une parade à cet habile tour de passe-passe?

 

 

 

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10/05/2015

Au nom du PER

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Il a bon dos le PER (Plan d'études romand). En son nom, tout est permis, même les pires absurdités...

Toute personne sensée sait à quel point les enfants en âge de scolarité primaire ont besoin de cadres pour se sécuriser et donc se sentir à l'aise. Il en va de même pour les enseignants qui ont tout autant besoin de structuration pour prodiguer un bon enseignement.


Seulement voilà, au DIP, c'est la voie inverse qu'on a choisie.

Tout semble être mis en œuvre pour déstructurer notre école primaire. Un malaise général qui atteint nos enseignants et, par effet de cascade, les élèves dont ils ont la charge ainsi que leurs parents. Rien de plus déstabilisant que de ne pas savoir parfaitement où l'on va...

Car, bien malin, celui qui s'y retrouve dans cette usine à gaz que représente le PER. Tous y est exprimé sous forme d'objectifs plus ou moins flous qui demandent à être soigneusement décortiqués. Parents, vous désirez savoir ce que font vos enfants dans les différentes disciplines scolaires pratiquées en classe? En français par exemple et plus précisément en orthographe, en grammaire, en conjugaison, accrochez-vous et bonne chance à vous!

C'était le sens de la question écrite que le député Jean Romain a posée récemment au Conseil d'Etat. La réponse vient de tomber...

On y découvre quelques perles.

Mon Dieu combien le DIP doit manquer de confiance envers le matériel "officiel" qu'il a choisi en son temps, à savoir MMF (Mon manuel de français) pour à peine le citer dans sa réponse. Et de d'empresser plutôt d'argumenter que, par ailleurs, Genève fournit parallèlement à MMF, quantité de documents annexes qui permettraient aux enseignants de s'y retrouver: le cahier de l'élève de la collection "l'île aux mots" (matériel "officiel" par ailleurs choisi par d'autres cantons romands tel le Valais!), ainsi que d'autres ressources telles Lector-Lectrix, Lectorino-Lectorinette, Fluence, PHONO, CATEGO et des ouvrages consacrés à l'enseignement du français et traitant en majorité du français II, écrits par Renée Léon, professeure à l'IUFM de Créteil (Val de Marne, France)...on se réjouit de cette référence...

C'est ainsi que le DIP place les enseignants dans une posture pour le moins déstabilisante. Ceux-ci se retrouvent au centre d'un labyrinthe à l'intérieur duquel ils doivent cheminer parmi une quantité de voies pour choisir les bonnes afin de retrouver la sortie. La réponse du CE est en effet très claire à ce sujet:

Parmi ces ressources multiples, il appartient à l'enseignant, professionnellement formé et connaissant bien les besoins de ses élèves, de terminer les outils pédagogiques les plus adaptés pour mettre en œuvre le PER dans sa classe. Ce choix déterminant en bonne partie le temps consacré aux différentes connaissances et compétences visées, le DIP n'édicte pas de prescription institutionnelle sur le temps consacré aux différentes dimensions de l'enseignement du français.

...Il appartient aux professionnels, c'est-à-dire aux enseignants, de définir le temps consacré à chaque connaissance ou compétence enseignée aux élèves.La multiplicité des moyens d'enseignement et ressources pédagogiques permet de recourir aux outils les plus adaptés pour atteindre l'objectif poursuivi.

Adieu donc programmes clairs et périodes d'enseignement bien précisées, le tout contrôlé par des inspecteurs dont le nom, autrefois, signifiait encore quelque chose!

Au nom du PER! Enseignants, débrouillez-vous pour faire au mieux!

Plutôt que de voir chaque établissement scolaire s'évertuer à clarifier le PER et concocter sa petite "popote" interne, chacun dans son coin, ne serait-il pas plus simple et sensé d'établir des programmes cantonaux, en adéquation avec les objectifs du PER...décortiqués une bonne fois pour toutes.

Pour rappel, quelques billets précédents:

http://etsionenparlait.blog.tdg.ch/archive/2011/09/02/adi...

http://etsionenparlait.blog.tdg.ch/archive/2011/10/31/dip...

http://etsionenparlait.blog.tdg.ch/archive/2012/07/04/mem...


 

 

Pour rappel, je n'accepte de publier que les commentaires dont l'auteur m'est connu.

 

Pour ce faire, chacun peut continuer à utiliser le pseudo qui lui plaît mais, j'exige que l'adresse email utilisée soit correcte et je demande au commentateur de me communiquer son nom et son adresse via mon adresse e-mail.

 

De cette manière, le commentateur reste anonyme pour les lecteurs et je suis seul à connaître son identité. De mon côté, je m'engage bien évidemment à préserver et à respecter cet anonymat.

 

 

 

 

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03/05/2015

Monsieur Stauffer est très fort

Mais comment fait-il?

A-t-il un don de dédoublement? Il est partout à la fois, sur tous les stands d'Onex et voilà qu'il parvient même à se rendre à Las Vegas pour figurer, en bonne place, sur la photo aux côtés du vainqueur!

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15/04/2015

La moitié de la raison du bon sens

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On en sait maintenant un peu plus sur l'avenir des 15 directeurs d'établissement du primaire, ces postes que Madame Anne Emery Torracinta a jugé bon de "supprimer".

- L'un de ces directeurs quitte la division primaire pour le secondaire (Cycle d'orientation), pour occuper on ne sait quel poste.

- Un autre part pour le canton de Vaud, on ignore également sa réaffectation.

- Deux d'entre eux prennent un congé sabbatique, non payé. On se demande quelle sera leur réaffectation à leur retour.

- L'un s'en va pour l'Office médico pédagogique (OMP).

- Deux autres rejoignent les services administratifs. L'un pour travailler sur le sujet de l'école inclusive cher à la Présidente du DIP mais dont on ignore encore ce qu'il recouvre exactement, l'autre pour un poste encore mystère...

- Enfin, oui, enfin, huit de ces directeurs vont retrouver des postes d'enseignement!

Certes, toutes ces personnes restent en classe 24, y compris ces huit dernières... Certains avaient, en son temps, argumenté que, pour cette raison, il était impensable que des directeurs d'établissement prennent en charge quelques heures d'enseignement...voilà un cinglant démenti qui prouve le contraire. En effet, mieux vaut des postes utiles, malheureusement sur-rémunérés, que des placards dorés.

Cette opération n'engendre aucune économie financière mais démontre bien que la Présidente du DIP peut faire preuve de bon sens. A la rentrée scolaire prochaine, le nombre de directeurs d'établissement sera de 58. Ainsi, AET donne enfin raison à ce que j'avais exprimé lors de mes différentes auditions par les commissions du Grand Conseil. Non seulement ces postes de directeurs ne pourront plus désormais être pourvus à temps partiel (obligation de 100%) mais leur nombre correspond à peu près à ce que j'avais suggéré. A savoir doubler les 25/30 postes d'inspecteurs d'antan, soit une augmentation importante et largement suffisante de 100% de ces postes hiérarchiques.

Madame AET démontre bien aujourd'hui que ces propositions de l'Arle n'étaient pas aberrantes mais plutôt pleines de bon sens...

Il reste néanmoins la motion récemment acceptée par les députés du Grand Conseil qui demande que ces directeurs d'établissement prennent en charge quelques heures d'enseignement, par exemple sous forme d'appui aux élèves en difficulté scolaire.

Cette proposition reste tout à fait valable et d'actualité. Madame la Présidente ne devrait pas trop attendre pour s'en rendre compte. Saura-t-elle donc suivre les propos judicieux de sa toute nouvelle Secrétaire Générale du DIP qui, lorsqu'elle fut auparavant nommée directrice au secondaire, a tenu à continuer à enseigner:

"Rester en contact avec ces jeunes gens nous oblige à évoluer, à nous remettre constamment en question, c’est un vrai moteur».

 

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09/04/2015

Rodolphe Tœpffer est à vendre

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Rodolphe Tœpffer évoque pour moi toute une partie de l’histoire de ma propre famille. Faut-il rappeler que Rodolphe Tœpffer est considéré comme l’inventeur de la bande dessinée ? Et que son premier album s’intitulait "Histoire de Monsieur Vieux-Bois" ? Mais, d’où vient ce nom, Monsieur Vieux-Bois ? Les Genevois d’aujourd’hui savent bien que c’est le nom que l’on a donné à l’Ecole d’hôtellerie.

Cela n’a rien d’un hasard, car celle-ci se trouvait jadis sur la propriété de ma famille, où Rodolphe Tœpffer séjournait très régulièrement. Sa sœur Ninette était en effet devenue l’épouse de Jean François André Duval (1776-1854), l’un de mes aïeux.

Voici le détail de toute cette histoire :

Elle commence lorsque mon aïeul, Louis David Duval (1727-1788), après être parti de Genève pour Londres avec l’un de ses frères, s’établit au milieu du XVIIIe siècle à St Pétersbourg , y développant son art de l’orfèvrerie et devenant le joaillier attitré de l'Impératrice Catherine II de Russie. Son épouse est Lisette Dumont,  la sœur d’un fameux Genevois, Etienne Dumont (1759/1829), qui écrivit les discours du comte de Mirabeau au début de la Révolution française, puis qui composa et rédigea l’œuvre du philosophe anglais Jeremy Bentham, parue d’abord en français. De retour d’Angleterre, Dumont, qui avait connu Talleyrand, La Fayette, Byron, Thomas Paine, sera élu au Conseil représentatif de Genève en 1816 ; il en rédigera le règlement. Sa vie durant, il est bien sûr en étroit contact avec sa sœur Lisette et son beau-frère Louis David Duval, puis avec les enfants de celui-ci.

Car, à St Pétersbourg, Lisette a donné à Louis David Duval  deux filles et trois fils ; ceux-ci lui succèderont à sa mort comme joailliers de la Couronne de Russie.

L’aîné Jacob David (1768-1844) décide de revenir à Genève tout en maintenant l’entreprise de joaillerie à St Pétersbourg. Les allers et retours seront fréquents. Il achète en 1802 le château de Cartigny. L’un de ses fils, Jacob Louis Duval, membre du Conseil représentatif de Genève dès 1816, sera élu procureur général de la République de Genève ; c’est à lui qu’on doit notamment la publication en 1832 à Paris, Londres et Bruxelles des Souvenirs de Mirabeau écrits par son oncle Etienne Dumont.

Le deuxième fils de Louis David Duval, Jean François André Duval (1776-1854) éprouvera aussi le besoin de revenir à Genève, lorsque Napoléon cédera Genève à la Confédération helvétique. Il y acquiert en 1816 le domaine de Morillon, sur lequel se trouvent aujourd’hui sises aussi bien l’Auberge du Vieux-Bois (Ecole d’hôtellerie) et la Mission russe, et sans doute aussi la Place des Nations, où il fit à cette époque creuser un petit lac artificiel.  

Grand collectionneur d'art, ami du peintre Adam Tœpffer et de son fils Rodolphe aujourd’hui considéré comme l’inventeur de la bande dessinée, Jean François André Duval héberge Adam Tœpffer sur sa propriété. Il épousera en 1820 la fille de celui-ci, la ravissante Ninette (la sœur donc de Rodolphe Tœpffer). Les liens entre les deux familles sont très étroits. A preuve le nom de son premier recueil de «bande dessinée», Monsieur Vieux Bois,qui est donné par la suite à l'école d'hôtellerie sise sur l'ancien domaine de Jean-François André.

 Quant au troisième fils de Louis David Duval, Louis Duval (1782-1863), il reviendra lui aussi s’installer à Genève, dont il deviendra le syndic. 

Aujourd'hui, à Genève, un théâtre, un lycée et une rue sont dédiés à Rodolphe Tœpffer. C'est donc dans cette rue qu'on peut admirer un magnifique buste de l'inventeur de la BD, lequel a été créé sur l'exemple du modèle qui est à acquérir lors de la vente aux enchères organisée du 28 au 30 avril au38 de la rue de Monthoux (lot N° 323) par la maison "genève enchères".

 

Vous trouverez d'ores et déjà en ligne le catalogue de vente présentant de nombreux lots intéressants en suivant le lien suivant:

 

Catalogue

 

Avis donc aux personnes intéressées...

 

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02/04/2015

"Les chambres à gaz sont un détail de l'histoire"

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Ainsi donc Jean-Marie Le Pen en remet une couche et ne regrette absolument pas les propos qu'il a tenus dans le passé. C'est ce qu'il a déclaré récemment sur BFMTV.


Au contraire, il assume pleinement ses déclarations précisant: «Ce que j'ai dit correspondait à ma pensée, que les chambres à gaz étaient un détail de la guerre, à moins d'admettre que c'est la guerre qui était un détail des chambres à gaz». Je maintiens ces propos car je crois que c'est la vérité».

Selon lui, la guerre ne représente qu'une succession d'événements, les uns étant donc importants et les autres se résumant à des détails. Et sans hésiter, de classer les chambres à gaz dans la 2ème catégorie...

Ce personnage est simplement monstrueux, fou à lier ou... démoniaque!

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Tout est permis en politique, même les bassesses les plus abjectes...

Serait-ce là une tactique délibérée de la part du FN? Diaboliser à outrance le vieillard pour, ensuite, mieux encenser la salvatrice Marine. L'ange veille et prouvera combien le parti a changé en bannissant le leader déchu...


J'ai de la peine à le croire. Trop risqué.

Je pense plutôt que Marine Le Pen doit sérieusement se ronger les ongles et regretter ce boulet qui lui colle à la peau. Car, elle est plus finaude que son crétin de géniteur, elle sait cacher son jeu, elle. L'ange donnerait cher pour que ce père ne soit qu'un détail du parti...Ce qu'il n'est assurément pas.

Ce qui est certain, c'est qu'au regard de l'Histoire, ce personnage restera un méprisable élément infinitésimal.


 

Pour rappel, je n'accepte de publier que les commentaires dont l'auteur m'est connu.

 

Pour ce faire, chacun peut continuer à utiliser le pseudo qui lui plaît mais, j'exige que l'adresse email utilisée soit correcte et je demande au commentateur de me communiquer son nom et son adresse via mon adresse e-mail.

 

De cette manière, le commentateur reste anonyme pour les lecteurs et je suis seul à connaître son identité. De mon côté, je m'engage bien évidemment à préserver et à respecter cet anonymat.

 

 


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01/04/2015

Lettre ouverte à Sarah

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Chère Sarah (est-ce votre nom, un pseudo, peu importe),

Dans un commentaire posté sur un blog voisin, vous avez cru bon de m'accuser d'"inepties et de contre-vérités". Je vous ai aussitôt répondu et malheureusement, j'ai eu beau attendre, aucune nouvelle de votre part... Il est vrai qu'il est facile de se répandre sur un blog, il devient plus difficile ensuite de débattre...

Inepties et contre-vérités, je veux bien et c'est votre droit de m'en accuser; mais alors, à moins d'être un lâche, il conviendrait d'en débattre, ce que vous semblez bien refuser. Si ces propos ne me touchent pas pour autant, je suis beaucoup plus intéressé par ce que vous invoquez plus avant.

Ainsi, vous faites part de la démotivation générale des enseignants. Vous la constatez quotidiennement autour de vous, ainsi que "le discrédit perpétuel de l'école primaire surtout, qui aurait atteint durablement les professionnels". Sans oublier, au passage de m'en accuser, encore une fois tout à fait arbitrairement.

Eh bien, voyez-vous, Chère Sarah, vous venez là confirmer tout ce que je dénonce depuis des années. Car cette démotivation des enseignants, moi, je l'attribue à des faits bien précis.

- Une formation des enseignants (IUFE) qui n'est pas digne de ce nom, qui est incapable d'insuffler une "âme" au métier d'instituteur.

- Une hiérarchie inadéquate avec notamment des directeurs d'établissement, souvent incompétents, confortablement installés dans leur tour d'ivoire.

- D'innombrables procédures administratives stupides imposées aux enseignants.

- Un plan d'étude (PER) pratiquement illisible et surtout, souvent irréalisable.

- Des moyens didactiques qui en découlent et qui sont inadaptés aux besoins des élèves du primaire

- Des parents d'élèves toujours plus "intrusifs"...

- Bref, une perte générale importante des repères dont les enseignants ont un urgent besoin afin de retrouver la sérénité et le respect auquel ils ont droit et qu'ils méritent.

Sont-ce là, Chère Sarah, les inepties et les contre-vérités dont vous m'accusez?

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29/03/2015

Des enseignants qui ont osé!

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On se souvient d'une directive du DIP qui, pour raison de sécurité, demandait aux enseignants de garder les élèves à l'intérieur des bâtiments lors de la récente éclipse de soleil...

Il se trouve que je viens de recevoir un témoignage que j'aimerais vous faire partager. Car, à ma grande joie, il existe encore des enseignants qui, plein de bon sens, contrairement aux "têtes" du DIP, ont su anticiper l'événement et ont surtout osé braver cette hiérarchie incompétente.

 

"Dans mon école, nous, les enseignants, avons anticipé l'événement de la récente éclipse, en achetant, avec l'accord des parents, une paire de lunettes adéquates par élève.

Tous les enfants ont donc pu profiter de ce spectacle rare, malgré la météo qui a bien failli tout compromettre.

Aucun parent de nos deux cents élèves ne s'est opposé à ce que son enfant observe ce phénomène, même si certains n'ont pas adhéré à l'achat groupé.

Nous avons dû commander ces lunettes une quinzaine de jours avant l'événement pour être sûrs d'en disposer d'une paire pour chacun.

Nous nous sommes bien sûr posés des questions quant à la position du DIP, et nous sommes informés auprès de la Direction...et lorsque la réponse est enfin arrivée (garder les enfants à l'intérieur), 24h seulement avant l'éclipse, nous avons transmis l'information aux parents d'élèves et avons décidé de ne pas priver nos élèves d'un spectacle dont ils s'étaient tellement réjouis. Notre décision, à l'encontre de la volonté du DIP, n'en était même pas une, c'était en fait une évidence, tant il nous a paru absurde de confiner nos élèves.

Personne ne nous en a fait le reproche, au contraire.

Nous avons tous, enseignants et élèves, eu la chance d'avoir un collègue qui s'est senti suffisamment concerné pour prendre cette initiative et nous permettre ainsi d'assister à cet événement en toute sécurité. Lorsqu'il nous a parlé de ce projet, il a facilement convaincu toute l'équipe enseignante en quelques minutes, juste grâce à son enthousiasme. Et pourtant, il ne s'agit pas d'un astronome amateur, juste d'un enseignant qui s'est senti concerné par un phénomène naturel rare, et a eu la motivation de faire partager son enthousiasme à tous les élèves de l'école.

La conclusion que premièrement je tire de tout cela, c'est qu'il est important de garder en nous cette passion et cette envie de faire partager à nos élèves ce qui nous tient à cœur. Qu'importe finalement ce qu'en pense, (ou non, d'ailleurs, dans ce cas précis), le DIP.

Deuxièmement, je relève « l'esprit d'équipe » de mon collègue. En effet, il ne s'est pas contenté de préparer ses seuls élèves à cet événement, il a eu à cœur d'emmener toute l'équipe dans cette extraordinaire aventure.

Si on attend du DIP qu'il anticipe et nous dicte nos actions, à mon avis, cela signifie que nous sommes des enseignants tout juste bons à appliquer des consignes inutiles et à "honorer" (oui, le mot est à la mode), ou faire semblant d'honorer, un plan d'étude auquel tout le monde feint de se référer.

Je fais partie d'une génération d'enseignants qui n'appartient pas à un troupeau de moutons et qui a la chance de ne pas craindre la hiérarchie.

Je n'ai aucun mérite. A une époque pas si lointaine, nos supérieurs ne subissaient pas les mêmes pressions que les directeurs d'aujourd'hui, ceux-ci pouvaient, sans crainte, se permettre de soutenir les enseignants et leurs idées, parfois un peu « loufoques ».

Je remercie donc ce collègue, passionné par son métier, et la direction de notre école qui a soutenu notre initiative. Sans son enthousiasme, nous serions, tous, élèves et enseignants, restés dans l'obscurité, stores baissés".

 

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