29/08/2015

Pas de tartine ni de promenade pour toi ce matin! Plus!

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Comprennent ceux qui voudront mais surtout ceux qui pourront.

 

 

 

C'est alors qu'apparut le renard.
...

- Qu'est-ce que signifie "apprivoiser"?
- C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie "Créer des liens..."
- Créer des liens?
- Bien sûr, dit le renard. Tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'a pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde...
- Je commence à comprendre, dit Le Petit Prince...

- ...si tu m'apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m'appellera hors du terrier, comme une musique.

...
Le renard se tut et regarda longtemps Le Petit Prince :
- S'il te plaît... apprivoise-moi! dit-il. ... Si tu veux un ami, apprivoise-moi!
- Que faut-il faire? dit Le Petit Prince.
- Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe. Je te regarderai du coin de l'œil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près...

Le lendemain revint Le Petit Prince.

- Il eût mieux valu revenir à la même heure, dit le renard. Si tu viens, par exemple, à quatre heures de l'après-midi, dès trois heures je commencerai d'être heureux. Plus l'heure avancera, plus je me sentirai heureux. À quatre heures, déjà, je m'agiterai et m'inquiéterai; je découvrirai le prix du bonheur! Mais si tu viens n'importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m'habiller le cœur... il faut des rites.
- Qu'est-ce qu'un rite? dit Le Petit Prince.
- C'est quelque chose trop oublié, dit le renard. C'est ce qui fait qu'un jour est différent des autres jours, une heure, des autres heures...

Ainsi le petit prince apprivoisa le renard. Et quand l'heure du départ fut proche :
- Ah! dit le renard... je pleurerai.
- C'est ta faute, dit Le Petit Prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t'apprivoise...
- Bien sûr, dit le renard.
- Mais tu vas pleurer! dit Le Petit Prince.
- Bien sûr, dit le renard.
...
.... Ce n'était qu'un renard semblable à cent mille autres. Mais j'en ai fait mon ami, et il est maintenant unique au monde.

...
- Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l'oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé.

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23/08/2015

Les enfants sont des crétins

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Régulièrement on redoute le retour d'une épidémie de grippe aviaire, de vache folle ou même de choléra. Cette année, pour la rentrée scolaire, c'est le retour de la "pédagogite" aigue et de sa tambouille illuminée dont on nous gratifie.

 

Ainsi donc, deux pages entières dans la TdG du jour pour nous expliquer que, à l'école, la rentrée sera sans fessée, que le temps des châtiments corporels est révolu... Tiens donc, on découvre!

Et de faire la part belle à nos gourous selon Saint Pédagogo...La crème des crèmes, ceux-là mêmes qui sont en grande partie responsables de la formation des futurs instituteurs.

Et voilà qu'ils se complaisent à enfoncer des portes ouvertes, comme s'il était question pour quiconque de rétablir l'usage de la fessée ou de quelque sévice corporel à l'école. Tout le monde est d'accord là-dessus! Mais de là à passer à l'extrême contraire comme semblent le prôner nos Olivier Maulini (professeur associé à la faculté de psychologie et des sciences de l'éducation à l'université de Genève , Sandrine Breithaupt (enseignante à la HEP du canton de Vaud et Etiennette Vellas (membre du groupe romand d'éducation nouvelle, GREN), il y a un sacré pas que ce beau monde n'hésite pas à franchir.

Car pour eux, lorsqu'un enfant a un comportement inopportun, il faut, avant de sanctionner, s'assurer que l'enfant l'a bien compris. Et cela "passe par un dialogue soutenu, au travers de conseils de classe ou d'école. Ensemble, les écoliers et les enseignants tentent de poser et résoudre les problèmes".

Tout un programme!

A force de les sous-estimer, ces gens prennent-ils nos enfants pour des crétins?

Comme si un gosse qui fait une bêtise ne s'en rendait pas compte. Lorsque les règles sont claires, les enfants savent très bien lorsqu'ils les transgressent. Point besoin alors de remuer ciel et terre pour lui expliquer "le comment du pourquoi" de long en large. Quelques mots bien placés suffisent. Encore faut-il faire confiance aux adultes qui encadrent ces écoliers, redonner une crédibilité aux enseignants notamment.

Pas aux yeux de nos experts pédagogues en tout cas.

Ceux-ci passent allègrement d'un extrême à l'autre, du châtiment corporel aux "explicitations" sans fin dont ils abreuvent des gamins qui ont pourtant tout à fait conscience de la raison pour laquelle on les sanctionne.

Nos extrémistes de service ne s'en tiennent pas là, pensez donc. Non, ils en profitent bien sûr pour revenir à la charge et utiliser ce tremplin pour nous servir à nouveau leur ratatouille périmée au sujet des notes!

Ainsi, selon Olivier Maulini, "les Jésuites ont mis en place une philosophie d'éducation basée sur la compétition , dont nous sommes les héritiers". Et de suggérer que l'évaluation par des notes s'apparente à des sévices de l'esprit de l'enfant, une substitution aux châtiments corporels!

Rien que ça!

Un discours qu'on nous a ressassé jusqu'à la nausée, il y a dix ans, peu avant la votation sur le sujet, en 2006, qui a, à plus de 76%, plébiscité le maintien des notes à l'école primaire.

Enfin, on se réjouit d'apprendre, via cet article de la TdG, que nos deux éminentes expertes s'apprêtent à publier un livre révolutionnaire, intitulé "Evaluer sans noter, éduquer sans exclure", dont on a aucune peine à imaginer le contenu puisqu'il est connu depuis belle lurette. Un mauvais remake quoi!

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13/08/2015

Panique à bord

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A la lecture de l'article paru ce jour dans la TdG: "Formation des profs: Trop courte et anachronique", on comprend bien que, à l'heure toute proche de la rentrée scolaire, ça grenouille sec au sein de la secte... y aurait-il panique chez les pédagogos?

C'est que les gourous sentent bien le danger et tentent donc de défendre leur pré carré.

Ainsi, ceux-ci n'hésitent pas à affirmer que la formation délivrée par les Hautes Ecoles pédagogiques (HEP) romandes n'est pas suffisante pour permettre aux enseignants de remplir leur mission. Et d'ajouter que les exigences étant maintenant plus nombreuses,mixité culturelle, pédagogie intégrative d’élèves en difficulté ou souffrant de troubles mentaux ou psychiques, plurilinguisme, exigences parentales plus élevées, l’enseignant aurait donc besoin d’une formation de base plus poussée.

Balivernes!

Autant d'exigences qui n'ont rien à voir avec le métier d'enseignant et auxquelles ils n'ont pas à être astreints! A chacun sa tâche, celles que certains voudraient faire porter aux enseignants sont du ressort de professionnels à part entière. Aux autorités de s'en donner les moyens. Aurait-on l'idée de demander à un médecin d'être à la fois gynécologue, gastroentérologue et cardiologue.

Non, nos pédagogos ont une autre idée en tête...rien à voir avec la qualité de la formation...

En augmentant le temps de formation à quatre ans (avec l'obtention d'un "master"), nos pédagogos le savent, ils auront plus de temps pour distiller leur idéologie et endoctriner leurs étudiants. Sans compter, forts de l'obtention d'un master, sur les augmentations de salaire que les syndicats ne manqueraient pas d'exiger alors pour les enseignants du primaire notamment!

Oui, les pédagogos ont de quoi paniquer car l'opposition est importante. A Genève, le Grand Conseil a accepté récemment que l'IUFE (Institut de formation des enseignants) secondaire passe de 4 ans à 3 ans et le combat est sérieux pour qu'il en soit de même pour le primaire.

Dans tous les autres cantons romands, la Commission interparlementaire (CIP) a adopté, en juin dernier, à l'unanimité de tous les cantons et tous les partis, un postulat qui est très clair. L'importance de la formation des enseignants ne tient pas dans la longueur des études mais dans leur contenu! En d'autres termes, moins de théories " mais surtout de la pratique:

"Le lien entre théorie et pratique est capital, mais le dosage ne satisfait pas les membres de la commission. Les nouveaux enseignants sont sensibles à ce grand écart.

La gestion de la classe est un élément central de cet apprentissage. Savoir installer un climat propice à la transmission des contenus fait partie des fondamentaux de la profession. Cela s’apprend, avant tout, sur le terrain au contact des élèves.

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06/08/2015

Une expérience qui laisse pantois

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- Oh Cyprien!

- Oh, salut, alors comment?

- Ben, dis donc, tu me croiras ou pas mais y m'est arrivé un truc assez incroyable!

- Raconte...

- Ce matin, j'étais tranquillement installé sur le balcon du chalet et voilà que deux types se ramènent dans le coin et commencent à fouiner un peu partout. Y en avait un avec une longue perche munie d'un appareil bizarre à son bout.

- Oui, et alors?

- Tu me connais, je suis un peu curieux, alors au bout d'un moment, je suis allé à leur rencontre pour leur demander ce qu'ils cherchaient.

- De l'or?

- Non, non. Ils m'ont expliqué qu'ils faisaient des relevés topographiques de toutes les bouches d'eau qui alimentent les immeubles et chalets avoisinants grâce à cet appareil qui n'est rien d'autre qu'un GPS.

- Pfffff, c'est du sérieux, hyper précis alors.

- Oui, pas de problème pour les bouches d'eau apparentes et bien visibles mais voilà, elles ne le sont pas toutes. Avec le temps, y en a plusieurs qui sont cachées, légèrement enterrées sous une mince couche de terre, impossibles à déceler.

- Aie, mince, ils n'ont donc pas pu toutes les répertorier.

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- Eh ben si! Et c'est là que ça devient extraordinaire! Voilà que l'un des deux lascars a sorti de son sac deux baguettes de cuivre en forme de L...

- Tu rigoles?!

- Non! Moi aussi, j'ai eu un petit sourire quand je l'ai vu, une baguette dans chaque main, commencer à arpenter le terrain alentours... Mais, j'ai commencé à me poser des questions lorsque les baguettes, comme par magie, s'écartaient et qu'en ce point précis où le phénomène opérait, en creusant un peu, mon gaillard découvrait une nouvelle prise d'eau jusque là ignorée!

- J'y crois pas, il t'a fait marcher.

- Y a pas de raison! Je n'étais pas prévu dans l'histoire. Ces deux la faisaient simplement leur boulot.

- Hum, c'est vrai.

- Du coup, j'ai demandé si je pouvais essayer ces baguettes magiques. Ca tombait bien, je ne savais pas où était la vanne d'eau qui alimente le chalet.

- Ouais, et...?

- Tu ne me croiras pas! CA MARCHE! A l'aide de ces deux baguettes qui s'écartaient miraculeusement aux bons endroits, j'ai retrouvé, moi même, tout seul, à plus de 30 mètres du chalet, la bouche d'eau qui le dessert ainsi que toute la canalisation enterrée qui court jusqu'au bâtiment!

- Incroyable! J'ai toujours cru que c'était du pipeau ces histoires.

- Je n'en revenais pas. Du coup, sous le regard satisfait de mon "sourcier", je me suis amusé encore un moment à repérer, sans problème, les différentes canalisations d'eau qui alimentent les autres immeubles voisins. C'est assez stupéfiant cette sensation...

Et puis, à la suite de cette expérience, je me suis dit que cet anachronisme était quand même inouï... On est au XXI siècle, on utilise des appareils les plus sophistiqués comme ce GPS mais, quand la technique se retrouve face à un problème insoluble...voilà que ce sont des trucs presque aussi vieux que le monde qui viennent à notre secours.

- Ouais, à l'ère des ordinateurs, de la conquête spatiale, etc., ça laisse pensif...

- Eh, ben, tu vois, au début ça m'a estomaqué, mais, tout compte fait, ça me rassure.

Tu bois un verre?

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01/08/2015

1er août 2015: Bicentenaire de l'entrée de la Suisse dans le Valais...

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Connaissez-vous Sandrine Viglino, cette talentueuse humoriste valaisanne?

Elle était hier soir l'invitée du coin, Thyon Les Collons, pour y prononcer le discours officiel de la fête nationale.

Eh bien, voyez-vous, j'en ai entendus des discours du 1er août... jamais comme celui-ci. En bonne humoriste valaisanne, Sandrine n'a pas manqué la cible!

C'est très gentiment qu'elle a accepté de vous faire partager "sa" vision de notre belle Suisse.

A lire donc, en prenant, si possible, votre plus bel accent valaisan, appréciez:

 

DISCOURS 31 JUILLET - THYON 2000

(Texte de Sandrine Viglino avec la collaboration de Guy Schrenzel, Christophe Bugnon et Darius Mac Chifon).

 

Bonsoir Thyon!

 

Je suis très contente d’être ici ce soir avec vous.

 

Quand on m’a téléphoné pour m’inviter, j’ai compris : « Sandrine veux-tu faire le discours du premier août à Sion. » J’ai hésité....La capitale, des milliers de spectateurs...Bof ! Heureusement. J’avais mal compris. En fait, c’était faire le discours à Thyon.

 

C’est un rêve de jeune fille qui se réalise ce soir. Je me rappelle, quand j’étais petite, le soir du premier août j’avais toujours un regard un peu triste. Mes parents me demandaient : à quoi penses-tu Sandrine? Je répondais: « Je me demande si un jour je pourrai faire le discours du premier août à Thyon.» après le psychiatre a dit à mes parents que ce n’était pas trop grave, et que ça allait passer. J’ai donc fait 10 ans de thérapie avec le psy. Ca lui a payé ses vacances à la montagne et moi je guéris enfin aujourd'hui.

 

C’est donc un honneur, un plaisir et un rêve en tant que femme  de faire ce discours. Je dis femme parce en général on confie le discours à des politiciens ou des gens d’église. Dans la plupart des cantons romands y’a même deux orateurs : le politicien ET le pasteur. En Valais c’est plus simple on prend un PDC et on a le duo pack « Politicien-église ».

Mais pas ce soir. Merci Thyon d’innover. Merci de m’avoir invitée !

 

Et surtout quelle chance de faire le discours du 1er aout un 31 juillet. C’est ça Thyon. Avoir toujours un coup d’avance. Comme avec Thyon 2000. LA station dont le nom nous a fait rêver… Dans les années 70 c’était hyper novateur de parler de l’an 2000. Bon, maintenant l'an 2000... Comment dire? C'est un peu comme si y avait un concours où on peut gagner un Iphone 3. Ca fait plus trop rêver…

Je propose donc de prendre de l’avance sur le retard et de rebaptiser la station Thyon 3000. Pour être modernes et tranquilles pendant un bon petit moment. Et puis, en l'an 3000 personne ne viendra se moquer des vieux remonte-pente parce qu'avec le réchauffement climatique, Thyon 3000 sera devenu une station balnéaire.

 

Mesdames et messieurs, c’est la première fois que j’accepte de faire un discours du 1er août. Si j’ai accepté, ce n’est pas parce que c’est mon cousin qui me l’a demandé, mais c’est parce que cette station est incroyable.  Un dynamisme. Une énergie. Des évènements à la pointe de la technologie. Par exemple dès demain, tenez-vous bien : y a une brocante ! Et c’est pas n’importe quelle brocante. C’est la brocante des Alpes. Ca change tout. En plaine, une brocante t’as des vieux trucs à acheter ! Tandis que là, la brocante des alpes, bon t’as aussi des vieux trucs à acheter, mais des vieux trucs qui ont fait l’inalpe ! Comme les vaches.

 

Ensuite le 2 août ça continue avec des évènements incroyables : y a une course à pieds ! La course Thyon-Dixence. Des paysages à couper le souffle. Enfin y paraît parce que l’année passée je l’ai faite et on voyait pas à 2 mètres tellement y avait du brouillard. Alors cette année, pour profiter du paysage, j’ai décidé de refaire la course à pieds mais sur deux jours et être de retour le 3.

 

Parce que du 3 au 8 août,  pour reposer ceux qui ont mal aux jambes à cause de la course, aux Collons, y a un truc mais de malades : un concours de tronçonneuses. Enfin ici y disent « le symposium des sculptures sur bois », mais en vrai, ca va tronçonner toute la journée. Profitez du doux bruit de la tronçonneuse les 2-3 premiers jours quand y dégrossissent les troncs d’arbres parce qu’après finito la tronçonneuse. Les artistes utiliseront les outils qu’ils ont achetés à la brocante des alpes pour peaufiner les sculptures. Enfin les finitions se feront délicatement, au couteau suisse afin que tout soit terminé aux vacances de Noël  quand vous reviendrez à Thyon. Parce qu’on aime revenir à Thyon.

 

Car en hiver ici,  y a des trucs uniques à Thyon. Y a la coupe du monde de télémark. Alors ça va pas vite et c’est pas spectaculaire comme la descente à ski, mais au moins, on a bien le temps de les voir descendre. Et  ceux qui font ça,  sont souples du genoux et font des beaux gestes élégants… comme dans les films en noir et blanc.

C'est sûr que les adeptes du télémark  sont un peu bloqués dans les années 1920-1930, mais au-moins, ça les fait encore rêver quand ils parlent de Thyon 2000.

 

Mais parlons plutôt de ce qui nous rassemble ce soir. Nous sommes là pour un évènement exceptionnel: la fête nationale suisse. Et 2015 est une année particulière. Nous fêtons cette année le bicentenaire de l’entrée de la Suisse dans le Valais.

Ha le Valais. Quel canton fabuleux ! C’est Games of throne mais en mieux. Chez nous les Stark, Lannister et autre Baratheon, c’est Fournier, Darbellay et Couchepin. Et ça fait des siècles qu’on a des guerres de clans: ça s’appelle «Gamay of Rhône ».

 

Le Valais a surtout la grande chance d’être habité par des valaisans. Un peuple incroyable dont je fais partie. On nous surnomme les Corses de Suisse. Je rassure les touristes présents ce soir, nous ne faisons pas péter des maisons mais des bouchons.

 waldstatten.pngMais qu’est-ce exactement que la fête nationale du premier août.  Souvenez-vous :

Au début du mois d’août de 1291, sur la prairie du Grutli, au bord du lac des 4 cantons, les trois cantons primitifs, Uri, Schwytz et Unterwald se disent oui ! Enfin Ja.  C’est du reste à ce que je sache la dernière fois que ces cantons primitifs  ont dit « oui » à quelque chose.

 

Ils écrivent un pacte, savamment nommé le « pacte de 1291 »…C’était des paysans de montagne fallait pas leur en demander trop au niveau des titres.

 

Donc, Werner Stauffacher (un paysan de Schwytz), Arnold de Melchtal (un paysan du Melchtal, une région pas loin du  Mordor), et Walter Fürst (un vendeur d’électroménager), font le serment, et commandent trois décis de blanc. Ce geste est resté dans l’histoire. C’est l’événement fondateur de la confédération.

 

Depuis, on célèbre la fête nationale le 1er août, en faisant des discours de qualité, comme ce soir, en chantant l’hymne national, et en prenant une grosse cuite en commandant 3 décis. Du reste passablement de communes intelligentes, comme Thyon préfèrent faire la fête le 31 juillet, histoire de profiter du 1er août pour cuver sa gueule de bois.

 

Le premier août, c’est important pour nous car on peut montrer nos racines et notre culture. Notamment avec la raclette ou les combats de reines. Ha Les combat de reine. Des vaches qui se battent corne contre corne pour savoir laquelle est la plus cocue. Enfin c’est ce que j’ai compris. Parce qu’au combat de reines on comprend pas ce qu’on voit. L’important n’étant pas « ce qu’on voit », mais « qui c’est qui nous a vu » !  Le combat de reines le plus célèbre est celui d’Aproz. C’est notre Wimbledon à nous. Bon sauf qu’il parait que notre reine sent moins bon. 

 

Même moi je me suis surprise à regarder à la télé le combat de reines….Pas pour les vaches mais pour voir qui y avait… Si Darbellay était là, Fournier, Giroud et son chapeau. Ha y a des belles bêtes !

 

Bref mesdames et messieurs, vous l’aurez compris, vous avez choisi le plus beau canton du monde pour fêter la création de la Suisse. Je dirai même que vous avez choisi la plus belle région. Thyon. Une région chantée par les plus grands comme Pierre Bachelet . Souvenez-vous de son tube (chanté sur l'air "Les Corons"):

 

J’adore, monter aux Collons !

J’espère aller jusqu’à Thyon

Aux beuses faut faire attention

Ici c’est plein de modzons

 

 

Et si vous ne deviez retenir qu’une chose ce soir. C’est notre geste fondateur que vous ferez à chaque fois que vous commanderez 3 « décis d’ici ».

 

Merci à vous tous d’être venus fêter cet événement avec nous à Thyon, aux Collons.

Merci de votre attention et bonne fête nationale à tous!

 

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28/07/2015

Ti payes, ti payes pas, t'es couillonné quand même

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- Hé, salut Cyprien, "comen va to" depuis le temps?

- Hé mais! C'est vrai, ça fait une paye qu'on a pas bu un verre ensemble. Qu'est-ce que tu prends?

- Une petite 3/8, ça te va? Alors, comment? Tu me sembles contrarié.

 

- Ben, tu sais que je possède une petite vigne en ça à Molignon?

- Oui, toute petite, 117 m2. Je crois me souvenir qu'au milieu, il y a aussi une jolie guérite en pierre...

- Justement! J'te raconte... C'était même dans le Nouvelliste... L'autre jour, y a un zigoto qui a garé sa voiture tout contre la guérite. Y devait y avoir des herbes sèches, le pot d'échappement bouillant, et voilà que sans crier gare, la bagnole a pris feu!

- Nom d'un chien!

- Ben, j'te dis pas! Des flammes pas possibles. Et ça a foutu le feu à ma guérite, tout ce qui est en bois y a passé, plancher, porte, fenêtres et "tutti quanti"! Le ramdam, les flics, les pompiers...la totale.

- Dis donc, heureusement que les assurances existent, celle du zigoto va apprécier...

- Tu rigoles ou quoi? C'est ce que je croyais. J'ai pensé, c'est pas trop grave, y que des dégâts matériels, son assurance va payer la remise en état de la guérite.

- Ben, évidemment, ça semble normal!

- Que nenni! Enfin, presque. Au début, y voulaient rien savoir les bougres, y disaient que ça ne les regardaient pas, que ça ne concernait pas la casco du zigoto! Que c'était à mon assurance de payer pour ma guérite.

- Mais? C'est pas possible?! C'est lui le responsable.

- A force d'insister, y z'ont accepté de faire marcher la RC du zigoto mais...ils se sont empressés de me demander l'âge de la guérite! Qu'est-ce que j'en savais, moi. Elle est ancienne, point barre. Sur ce, ils m'ont promptement fait comprendre que pour honorer le devis de remise en état que je leur avais fait parvenir, "il est tenu compte de l'âge et de l'usure de l'objet, au moment du sinistre". Je ne peux donc réclamer des dommages que "sur la base de la valeur vénale de la chose endommagée et non la valeur à neuf"...

- Ah, la vache!

- Alors, tu comprends, oui, je suis un peu contrarié, ils ne vont payer que le 50% des travaux à effectuer, le reste est pour ma pomme. Super les assurances, non. Y a un mec qui vient foutre le feu chez toi, il est entièrement responsable mais c'est quand même en bonne partie à toi de débourser.

- Hum, oui, en fait, c'est toujours comme ça avec les assurances. Tu payes, tu payes, mais le jour où tu as un pépin, tu te fais baiser. Allé, santé quand même!

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13/07/2015

Telle est la volonté de Dieu

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Dieu et Djoko contre Fed, le combat était inégal, Rod'g ne pouvait battre une telle paire d'adversaires...

Nole me fait penser à ces intrigants qui arpentaient la cour des grands rois.

Comment voulez-vous lutter contre celui qui en appelle ainsi au créateur, qui le flatte à coups de signes de croix, qui n'a de cesse de lever les yeux au ciel pour invoquer son aide?

Autant de rites que pratiquent de nombreux sportifs, footeux et autres qui sont du ressort de la plus affligeante stupidité. Tout comme Louis XIV, Dieu, s'il existe, aurait-il ses favoris? Ainsi, aux yeux du Tout Puissant, puisque untel est dévot, il serait "meilleur" et mériterait plus la victoire que celui-là. Voilà qui laisse....songeur!

Ceci dit, Novak Djokovic est certes un grand champion de tennis mais, à mon sens, il en va tout autrement du personnage...il a le don de m'agacer et je ne suis pas le seul. J'en veux pour preuve ce désamour que lui porte une grande part du public. Pourtant ce n'est pas faute d'essayer de plaire. Nole fait des efforts dans ce sens. Mais voilà, il en fait trop! Et ça se voit, ça se sent! Et c'est détestable...

Oui, Djoko fait tout pour paraître sympa, pour se mettre le public dans sa poche mais chacune de ses tentatives sonne faux comme soigneusement calculée. On ne trompe pas son monde si facilement!

Et l'on retient plus précisément ses mimiques désabusées, ses sourires "jaunes", son arrogance insupportable lorsqu'il rate un coup. "Comment, MOI, j'ai raté ce coup, comment est-ce possible?!". Que dire de l'attitude exécrable affichée avec son "clan", de ses coups de gueule sonores qu'il lui adresse alors que, crime de lèse majesté, sa supériorité se voit contestée, menacée. Que dire de ses soi-disant malaises qui surviennent toujours, à l'instar de Serena Williams, au "bon" moment?

Je vais probablement m'attirer des commentaires "salés" mais je suis au regret de l'écrire, à mes yeux, Djoko est certes un grand champion de tennis mais reste un parfait "faux-cul".

Jamais, on a vu Roger Federer agir de la sorte, c'est probablement pour ça d'ailleurs que sa cote d'amour est si grande...sans compter sur ses résultats qui, preuve à l'appui, font de lui à ce jour, le plus grand joueur de tous les temps!

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10/07/2015

Ce féminisme qui m'agace!

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L'article paru aujourd'hui dans la TdG m'interpelle... le sexisme au sein du tennis en général et à Wimbledon en particulier fait débat. Ainsi donc, certaines joueuses se plaignent de voir leurs matchs prendre moins d'importance que ceux des hommes. Elles se demandent pourquoi leurs prestations sont moins programmées sur les grands terrains qui accueillent en effet plutôt les matchs masculins.

Mais, bon Dieu, tout simplement parce que le tennis qu'elles présentent n'est pas le même que celui que pratiquent les hommes. Admettons-le tout de même. Excepté à de rares occasions, le tennis féminin n'a pas grand chose à voir avec le tennis masculin. A l'évidence, tout y est moins rapide, moins puissant, beaucoup moins varié, en un mot moins attrayant.

N'y voyez là rien de péjoratif, ce sont simplement deux aspects du sport qui ne sont pas vraiment comparables et qui n'ont pas la même cote de succès auprès du public. Il ne s'agit pas du tout de sexisme mais de différence.

Une différence qu'il s'agirait d'accepter. Oui, l'homme et la femme sont différents l'un de l'autre et je ne vois pas ce qu'il y a de choquant là-dedans. Ce féminisme qui prône stupidement, à tort et à travers, l'égalité entre les deux sexes commence à m'agacer.

Entendons-nous bien; il n'y a pas lieu de parler de supériorité ou d'infériorité de l'un ou l'autre mais de DIFFERENCES. Femme ou homme, chacun a ses qualités, ses défauts et surtout ses capacités propres. Ainsi, l'homme, plus fort physiquement, n'a pas les mêmes possibilités que celles de la femme. Cette différence est évidente et se fait bien sûr ressentir dans la plupart des sports, n'en déplaise aujourd'hui à certaines joueuses de tennis...

Il en va de même dans la "vraie" vie. Et pourtant, en termes de capacités, de défauts ou de qualités, la femme n'a rien à envier à l'homme, peut-être même est-ce tout le contraire.

Personnellement, je me suis souvent surpris à jalouser certains aspects féminins...

La femme! Elle est indéniablement douée d'un 6ème sens dont l'homme est pratiquement dépourvu. Elle a une vision et une gestion de la vie dont bien des hommes pourraient s'inspirer... en sommes-nous capables ou nos différences innées nous l'interdisent-elles?

Le charme, oui, osons le dire, n'est-il pas l'apanage de la femme?

La liste n'est pas exhaustive, les différences entre ces deux êtres sont multiples, pourquoi faudrait-il à tout prix les nier et prétendre à une égalité artificielle. Au contraire, ce sont nos différences qu'il faut cultiver car ce sont elles qui font la richesse de chacun des sexes.

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24/06/2015

Un mois de juin bien mal utilisé pour les élèves genevois

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La réaction n'a pas tardé!

Suite à l'annonce faite  hier, via le journal 20 minutes "Aucune solution pour faire bosser les élèves en juin" et dont je vous parlais dans mon précédent billet, une motion a été déposée aujourd'hui au secrétariat du Grand Conseil.

http://www.rts.ch/la-1ere/programmes/le-12h30/6873673-une-motion-demande-que-les-ecoliers-genevois-etudient-jusqu-a-la-fin-de-l-annee-scolaire-24-06-2015.html?f=player%2Fpopup

 

Teneur de la motion:

Secrétariat du Grand Conseil

Projet présenté par les députés : Jean Romain, Pierre Conne, Cyril Aellen, Alexis Barbey, Yvan Zweifel, Murat Julian Alder, Georges Vuillod, Bénédicte Montand, Patrick Saudan, Serge Hiltpold, Simone de Montmollin, Gabriel Barrillier, Lionel Halpérin, Michel Ducret, Daniel Zaugg,……..

 

Date de dépôt : 24 juin 2015

M

Proposition de motion

pour que les élèves de l’école obligatoire genevoise étudient jusqu’à la fin de l’année scolaire

Le GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève
considérant :

La réponse du Conseil d’Etat à la QUE 222 - A ;

Que les élèves de l’école genevoise bénéficient maintenant du mercredi matin mais perdent ce bénéfice en n’étudiant plus guère durant le mois de juin ;

Qu’il est important, étant donné les résultats des élèves, de ne pas perdre un temps précieux en fin de période scolaire ;

Que l’Etat fixe clairement le nombre de semaines durant lesquelles l’enseignement régulier doit être dispensé,

 

invite le Conseil d’Etat

 

à prendre les mesures urgentes pour que les élèves de l’école obligatoire travaillent jusqu’au terme des années scolaires

 

EXPOSÉ DES MOTIFS

 

 

Mesdames et
Messieurs les députés,

La problématique est récurrente depuis de nombreuses années. Dans les écoles obligatoires du canton, les classes terminent les années scolaires en roue libre. Par « fin d’années scolaires », il ne faut pas seulement comprendre des 10 derniers jours de l’année, mais le mois entier, lorsqu’il n’est pas déjà question de la fin du mois de mai.

Au Primaire, nous avons introduit à grands frais le mercredi matin parce que le temps scolaire semblait trop court pour honorer les objectifs du PER, notamment l’introduction de l’anglais. Or l’immense majorité des parents déplorent que ce temps scolaire ne soit pas utilisé en classe avec le maximum de rentabilité, particulièrement en fin d’année.

Au Cycle d’orientation, ils ne trouvent pas normal que des semaines entières soient sacrifiées pour libérer les élèves ou leur faire passer ce temps inemployé à des occupations fort peu formatrices. Il suffit de regarder l’horaire d’une classe durant la semaine des EVACOM pour comprendre combien les « libérations » se succèdent. Hors des épreuves, on libère les élèves durant cette semaine d’évaluation commune (qu’il aurait fallu placer d’ailleurs durant l’avant-dernière semaine de juin ou à une période plus heureuse).

Une fois les épreuves passées, les élèves ne perçoivent plus du tout la nécessité de s’abandonner quatre semaines encore au pli d’une heureuse habitude qu’on appelle le travail.

Parents, citoyens et députés ne trouvent pas normal que ces EVACOM se déroulent au mois de mai soit presque 6 semaines avant la fin de l'année scolaire. Ils ne trouvent pas normal que depuis plusieurs années, durant les dernières semaines de l'année scolaire, les élèves ne reçoivent quasiment plus de cours et regardent des films durant les périodes ordinairement consacrées aux diverses disciplines. Et c’est à la direction de l’école de donner l’impulsion nécessaire pour inverser la tendance.

Les résultats de Genève aux tests internationaux devraient plutôt nous inciter à nous retrousser les manches, à valoriser l’effort, et non à habituer nos élèves à cette vacuité.

La QUE 222 avait, il y a un an, suscité des commentaires prometteurs de la part du DIP mais pas d’actes concrets, actes qu’il est aujourd’hui impératif d’initier.

Au vu de ces explications, nous vous remercions, Mesdames et Messieurs les députés, de réserver un bon accueil à la présente proposition de motion.

 

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23/06/2015

Le temps des vacances...

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Rebelote!

Le journal "20 minutes" titre aujourd'hui "Aucune solution pour faire bosser les élèves en juin"...Les écoliers genevois ne travaillent plus depuis des semaines. Le combat pour rentabiliser les fin d'année scolaire continue.

Un problème qui n'a rien de nouveau et dont je vous parlais déjà en avril 2014. Une question urgente avait même été posée sur le bureau du Conseil d'Etat. Visiblement, celui-ci ne semble pas pressé de trouver une solution au problème...

Pour rappel donc.

 

Les écoliers sont-ils déjà en vacances?

 

Je lis aujourd'hui dans le 20 minutes que "les écoliers n'ont pas fini de glander en fin d'année".

"Et ça continue encore et encore

C'est que le début, d'accord, d'accord"...

Je l'ai écrit à plusieurs reprises, notamment dans mon billet du 15 avril "Que de temps perdu à l'école primaire"....

Personne n'est dupe, les élèves en tout premier lieu. Ils savent pertinemment qu'une fois ces épreuves passées, fin mai début juin, la remise des bulletins scolaires est toute proche et que donc l'année scolaire est pratiquement terminée. Le temps restant jusqu'aux vacances d'été ne sera que "remplissage", des journées que l'enseignant aura toutes les peines du monde à "meubler" le plus intelligemment possible.

Aujourd'hui, le député Jean Romain soulève cette problématique en déposant une excellente question au Conseil d'Etat: "Le département va-t-il mettre enfin le holà à ces pratiques qui ne servent ni les élèves, ni leurs parents, ni les contribuables, ni le rayonnement de Genève"?

 

Voilà qui me permet de suggérer une piste à nos responsables du DIP.

Ces épreuves cantonales sont bien évidemment nécessaires. Mais, pourquoi doivent-elles impérativement avoir lieu en fin d'année scolaire impliquant dès lors de soi-disant tâches incontournables qui justifieraient presque un mois de délai?

Pourquoi ne pas se livrer à cet exercice de contrôle à la fin du 2ème trimestre et tester les connaissances des élèves à ce moment. Cela éviterait alors tout ce travail administratif à ce point chronophage.

Ce qui, par ailleurs, permettrait, au nom de l'harmonisation et de l'uniformatisation, d'instaurer une bonne fois pour toutes des programmes trimestriels, identiques pour toutes les classes du canton! Ce qui n'est absolument pas le cas aujourd'hui. Le plan d'étude romand permet en effet aisément à chacun d'y puiser à l'envi et ainsi de traiter des différents sujets au bon vouloir de chaque enseignant. Autrement dit, le programme annuel est couvert différemment selon que votre enfant est dans telle ou telle école... engendrant donc toutes sortes de problèmes.

Cette simple mesure permettrait ainsi de poursuivre le travail scolaire jusqu'à la fin de l'année. La dernière semaine suffirait à effectuer les tâches administratives qui incombent aux enseignants, moyennes et bulletins à rédiger. Aux directeurs d'établissement ensuite, début juillet, d'organiser les classes pour la prochaine rentrée plutôt que de continuer à se la couler douce...

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16/06/2015

Le couac du DIP

photo.JPG

La TdG du jour revient sur l'affaire de l'opéra censuré (L'Arche de Noé) dont je vous ai déjà parlé récemment.

Ainsi donc, la Présidente du DIP reconnaît qu'il y a eu un couac. Voilà qui est courageux et tout à son honneur. Cela mérite d'être souligné. Elle profite de cette occasion pour mettre les points sur les "i" et exposer aujourd'hui sa vision de la laïcité à l'école. On s'en réjouit.

 

 

On aurait pourtant aimé que Madame Anne Emery Torracinta aille un peu plus loin...

Car, enfin, rattraper le pataquès en décidant que l'opéra en question sera mis au programme scolaire de l'an prochain n'est que poudre aux yeux. Cette annonce ne résout en rien le réel problème.

En effet, on comprend que cette décision de censure a été prise par une commission sans consultation de la direction du DIP, sans en référer à la Présidente. Et c'est là que se situe le problème, le fameux couac! Car cela signifie qu'il existe, au sein même du Département, des gens incompétents à la tête de commissions bien mal dirigées.

On aurait donc aimé savoir de quelle commission il s'agit en l'occurrence, de qui elle est composée et surtout par qui elle est présidée.

J'ose espérer que Madame Anne Emery Torracinta aura à cœur de rechercher un peu plus loin ce que cache réellement cette énorme imbécilité qui provient de ses services. Que ce couac lui mette la puce à l'oreille et lui ouvre les yeux sur tous les autres dysfonctionnements qui prétéritent dangereusement l'ensemble du Département. Et qu'elle saura alors y faire le ménage...

Il en va de la crédibilité du DIP.

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15/06/2015

Stan le Grand

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Je ne sais pas vous, mais, moi, une semaine après, j'ai encore ces images extraordinaires dans les yeux et de la peine à m'en remettre. Je crois bien que cette finale de Roland-Garros est l'un des plus beaux matchs de tennis qu'il m'a été donné de voir.

Brillantissime Stan! Je n'étais pas sur le terrain dimanche passé, mais j'ai vécu pleinement ce match et j'en suis ressorti épuisé!

Et dans la foulée, il y a eu toute cette "polémique" autour de son short, qu'il porte pourtant, notons-le, depuis le début de la saison.

Laid, beau, original? Ce qui est certain, c'est qu'aujourd'hui, l'équipementier de Wawrinka se frotte les mains. Car le coup de marketing est énorme. Au point qu'il est devenu quasi impossible de se procurer le short en question pour raison de rupture de stock.

Oui, le coup de pub est génial. Qui, aujourd'hui, se souvient du short que Federer portait lors de l'une de ses 17 victoires en Grand Chelem? Ou même de celui de la plupart des champions? Personne. Par contre, celui de Stan, tout le monde s'en souviendra désormais.

short agassi.jpg

 

Une opération commerciale qui n'est pourtant pas nouvelle mais d'une ampleur qui reste assez rare. En effet, avant lui, il y a eu le short jeans d'André Agassi. Peut-être l'affaire la plus juteuse de Nike. A l'époque, toute une génération de joueurs, dans les clubs du monde entier, se l'était approprié et l'avait porté pendant plusieurs années. Pas certain qu'il en sera de même pour celui de Stan...

 

Un short que, avec humour, notre champion se plaît à définir à usages multiples, de tennis, de plage et en tant que pyjama.

short Sampras.png

 

Sur les traces d'un autre grand champion qui en 1996 déjà, lors notamment de la finale du Master, avait ouvert la voie en arborant un short dont la ressemblance avec celui de Stan est troublante. Et à l'époque, personne n'en avait fait des choux raves.

 

Il fallait le faire en 2015!

Décidément, Stan a plus d'un tour dans son sac et je parie qu'il n'a pas fini de nous étonner. Sûr qu'il nous réserve encore de belles surprises tennistiques et pourquoi pas vestimentaires.

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12/06/2015

Laïcité à l'école, mise au point de Madame Anne Emery Torracinta

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De deux choses l'une.

Soit, la presse locale ne fait pas son travail et diffuse de fausses informations soit, face aux réactions qui ont fusé, le DIP, par la voix de sa Présidente, retourne sa veste et tente de "sauver les meubles"!

Voici donc, ci-dessous, le mail que tous les collaborateurs du Département ont reçu aujourd'hui.

Une réaction bien tardive dont on prend acte...

 

A l'ensemble des collaborateur-trice-s du DIP

 

Laïcité : remettons l'église au milieu du village !

Chères collaboratrices, chers collaborateurs,

Les événements dont la presse s'est fait l'écho autour de L'Arche de Noé de Benjamin Britten ont montré qu'il est aujourd'hui nécessaire de clarifier la manière dont la laïcité doit s'inscrire dans le cadre scolaire.

Avant d'aborder le fond de cette question, permettez quelques rappels factuels et, notamment, le fait que le DIP n'a jamais interdit cet opéra !

En effet, il est dans les attributions de l'Orchestre de Chambre de Genève de proposer des activités pédagogiques aux élèves de nos écoles. Plusieurs fois par an, une commission réunissant des représentants de l'enseignement obligatoire, du service de la culture et de l'OCG est chargée de la programmation de l'année scolaire suivante. Ainsi, en février dernier, parmi plusieurs propositions, figurait L'Arche de Noé du compositeur anglais Benjamin Britten. En raison de ses exigences techniques et de la difficulté de sa mise en scène, monter cet opéra n'était pas sans soulever quelques problèmes pratiques et pédagogiques, raisons qui ont fait hésiter la commission sur la pertinence de ce choix. De plus, l'argument du respect de la laïcité a constitué pour elle un motif supplémentaire pour renoncer à monter cet opéra en 2015-2016.
Ainsi donc, il n'y a pas eu censure de L'Arche de Noé, mais plutôt autocensure d'une commission qui aurait dû en référer à la direction générale et à moi-même à partir du moment où se posait la question d'une éventuelle violation du principe de laïcité.

Sur le fond, il est évident que penser que la laïcité pourrait ne pas être respectée dans une telle situation relève d'une mauvaise compréhension tant du respect de ce principe dans le cadre scolaire que de la mission même de l'école.

Le fait religieux a imprégné notre culture et notre histoire, il a inspiré les artistes : de fait, il touche le champ scolaire et c'est normal. Si on ne peut faire chanter Britten à de jeunes élèves, alors il faut retirer des programmes scolaires le Cé qu'è lainô et le Cantique Suisse, notre hymne national !

Car si l'école se refuse à penser les sujets sensibles de notre société, qui le fera ?
Chanter un opéra n'équivaut pas à réciter une prière, parler du fait religieux à l'école n'est pas assimilable à du prosélytisme, tout comme accepter qu'un élève effectue un travail de maturité sur le négationnisme en histoire -autre sujet sensible- ne signifie pas qu'on soutienne cette posture. L'école ne formera pas ses élèves à la compréhension du monde et à sa complexité si elle évite de s'y confronter. Renoncer à aborder certains sujets susceptibles de fâcher, c'est oublier les missions de l'école, telles que définies dans la loi, qui sont d'éveiller chez l'élève le respect d'autrui et la tolérance. Une laïcité de l'ignorance, une laïcité qui a peur du contact et fuit le débat fait le jeu de l'obscurantisme. Elle crée alors ce qu'elle craint. Ce n'est pas de cette laïcité que nous voulons.

Affirmer que l'école est laïque, c'est rappeler la neutralité de l'Etat à l'égard de toutes les Eglises et de toutes les confessions, ce n'est pas nier ni esquiver la thématisation et la compréhension du fait religieux et de ces différences. Dans le rôle de formation et d'éveil qui leur revient, les enseignants, et c'est là un point capital, se doivent bien sûr de rester neutres et rigoureux, d'adopter une démarche scientifique et non partisane dans leur enseignement. Et c'est précisément parce que l'école est laïque à Genève que les signes religieux ostentatoires sont proscrits pour les enseignants.

Pour les élèves, en revanche, le canton a toujours été plus libéral en acceptant le port de tels signes. Pourtant - et nous devons tous être très fermes à ce propos - les élèves ont à suivre l'ensemble des cours tels qu'ils ont été prévus dans le cadre de l'organisation scolaire. Ainsi, il n'est pas question, pour des motifs religieux, d'accepter par exemple, de déplacer l'horaire d'un cours, de changer d'enseignant, de renoncer au cours de biologie ou d'éducation physique, ou encore de nier la théorie de l'évolution. Sur toutes ces questions, l'institution scolaire doit être très claire.
Enfin, si des congés pour fêtes religieuses sont accordés aux élèves durant les heures de cours, ils ne peuvent l'être durant les temps d'évaluation et d'examens.

Nous vivons aujourd'hui dans une société multiculturelle et des questions qui n'auraient pas posé problème par le passé nous interpellent. Face à ce tissage de complexités, nous ne devons ni nier l'histoire de notre société de tradition judéo-chrétienne (qui se ressent jusque dans le calendrier des vacances scolaires) ni renoncer à convoquer dans nos enseignements, tant artistiquement qu'intellectuellement, la richesse de la diversité humaine et de nos différences. Le respect d'une laïcité bien comprise dans le cadre scolaire est le meilleur garant d'un débat fertile au sein de cette pluralité.

J'espère que ces quelques éléments auront permis de clarifier la situation autour de l'opéra de Benjamin Britten, qui sera monté en 2016-17 et auquel - dans la mesure où il s'agit d'une activité organisée dans le cadre scolaire - tous les élèves des classes impliquées participeront. J'espère également qu'ils auront précisé le rôle central qui est le nôtre dans une société qui doit apprendre à vivre sa multiculturalité sans occulter ses racines.

Je vous souhaite, chères collaboratrices et chers collaborateurs, une belle fin d'année scolaire et vous envoie mes chaleureux messages.

Anne Emery-Torracinta
conseillère d’Etat

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26/05/2015

Le DIP a peur

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Quelque chose en toi ne tourne pas rond chantait le groupe Téléphone...

Aujourd'hui c'est au DIP que quelque chose ne tourne pas rond! Car, elle a bon dos la laïcité (serait-ce la plus intransigeante des "religions") et la nouvelle constitution au nom desquelles le Département vient d'interdire le projet d'opéra pour enfant "L'Arche de Noé". «Contraire au principe de neutralité religieuse", telle est la sentence de la Direction générale de l’enseignement obligatoire. Car l’œuvre au thème biblique implique de faire chanter des enfants et le public, accompagnés par un orchestre.

Allons donc! Quelle infamie!

En réalité, le DIP a la "pétoche"! La trouille de heurter la sensibilité de quelques parents imbéciles...

Le député Jean Romain ne s'y trompe pas lorsqu'il déclare: "C’est de la censure préventive qui donne une image trompeuse de la laïcité. La laïcité c'est la discrétion de l'affirmation de sa foi, ce n'est pas le tri des grandes œuvres d'art. Si on pousse l’idée, on ne pourra plus étudier «Notre-Dame de Paris» de Victor Hugo ni même faire visiter la cathédrale Saint Pierre à nos élèves".

A Genève, pratiquement toutes les vacances et congés scolaires sont fixés selon le calendrier des fêtes chrétiennes. Noël, par ailleurs, est, dans de nombreuses écoles, l'occasion d'une célébration. Doit-on désormais interdire toutes manifestations scolaires autour de cette fête au prétexte qu'elle est chrétienne? Doit-on désormais établir un nouveau calendrier des vacances scolaires afin d'éviter toutes connotations religieuses?

L'école genevoise se veut laïque et pourtant on ne peut nier qu'elle est fortement influencée par le christianisme.

Mais, voilà, le DIP aime la tranquillité et est prêt à tout pour l'obtenir, même "baster" face à la soi-disant menace de quelques illuminés.

Quand je pense, qu'à une époque pas si lointaine, j'ai eu le culot de faire chanter à mes élèves "Le déserteur" de Boris Vian et même "Zora sourit" de Céline Dion...

Genève, réveille-toi, ils sont devenus fous!

Suite à cette aberration, le député Jean Romain vient d'adresser une question urgente écrite au Conseil d'Etat, en voici la teneur:

Question urgente écrite

Pourquoi le DIP a-t-il exercé une pression pour que l’OCG renonce à mettre en scène avec des classes « L’Arche de Noé » de Benjamin Britten ?

On apprend avec étonnement et avec une certaine incrédulité que le DIP n’a pas autorisé les élèves à chanter « L’Arche de Noé », un opéra de Benjamin Britten écrit pour les enfants.

La raison ? L’œuvre au thème biblique implique de faire chanter des élèves et le public, accompagnés par un orchestre (l’OCG, dans le cadre de son contrat de prestations), mais le DIP juge cela contraire au principe de neutralité religieuse. Le service juridique du DIP a donc fourni un préavis négatif.

Or, nous sommes ici dans un autre registre que celui du respect de la laïcité. La laïcité demande de la discrétion dans l’affirmation de son appartenance religieuse ou politique, mais elle n’implique pas que nous devions nous couper des chefs-d’œuvre de notre histoire parce qu’ils sont conçus à partir d’une inspiration religieuse. Nous devons ouvrir l’esprit de nos élèves genevois à ce qui marque l’histoire, tant littéraire, religieuse, philosophique, picturale que musicale. Cette décision apparaît comme une surdétermination préventive, qui cache de la peur derrière un principe de laïcité qui n’en demande pas autant.

Il semble en outre que ce ne soit pas la première fois que le DIP fasse ainsi pression sur les organisateurs de ce genre de manifestation artistiques. Il ne s’agit donc pas d’une erreur de jugement ponctuelle mais d’une politique volontariste.

A ce titre, il ne serait ainsi plus possible de visiter des musées, des cathédrales ni même de lire en classe des œuvres à teneur religieuse. Ce sont toutes nos racines judéo-chrétiennes qui sont ainsi mises en cause par ces sortes de décisions incompréhensibles, à l’heure même où on déplore ouvertement le peu de références religieuses de nos élèves.

 

Ma question est donc la suivante :

 

Pourquoi le DIP opère-t-il une censure sur les œuvres d’art religieuses dès lors qu’elles impliquent la participation des élèves du canton ?

 

Que le Conseil d’Etat soit remercié par avance de la réponse qu’il voudra bien m’apporter.

 

 

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17/05/2015

Le vrai visage d'Anne Emery Torracinta ou les députés piégés

AET.jpg

Je me demandais quand, enfin, AET montrerait son vrai visage de politicienne aguerrie...

 

C'est chose faite depuis peu. Elle vient de démontrer qu'elle avait plus d'un tour dans son sac et que les ficelles de la politique n'avaient pas de secret pour elle.

Adieu l'enseignante, bonjour la politicienne.


 

C'est fort habilement que les députés du Grand Conseil, du moins certains, se sont faits avoir. Car ils ont, tout récemment, en commission de l'enseignement, accepté un projet de loi qui, purement et simplement supprime l'article 144 de la loi sur le DIP.

Une démarche anodine?

 

De quoi s'agit-il donc? De cet article qui mentionne que: "Dans chaque établissement scolaire, le département désigne une directrice ou un directeur".

 

Ces députés viennent de se tirer une balle dans le pied...

 

En effet, de cette manière, selon la loi, les directeurs d'établissement n'existent simplement plus et leur fonction ne dépend plus que du règlement... qui est du seul ressort d'AET!

 

La Conseillère d'Etat a réussi ainsi à écarter le pouvoir législatif du débat sur les directeurs d'établissement et à échapper par ailleurs à la menace qui pesait de leur octroyer quelques heures d'enseignement.

 

Le pouvoir exécutif au service du pouvoir législatif, allons donc.

 

AET est désormais seule maître à bord et pourra donc agir à sa guise tout en se passant de l'avis des députés du Grand Conseil.

 

Exclus du débat les députés du GC!

 

Eux qui préparaient un projet de loi à ce sujet, les voilà mouchés tels des gamins et Madame la Présidente peut sourire, elle leur a joué un joli tour.

 

Quelle sera maintenant la réplique des importuns éconduits?

 

Les juristes de leur parti politique respectif sauront-ils trouver une parade à cet habile tour de passe-passe?

 

 

 

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