10/05/2015

Au nom du PER

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Il a bon dos le PER (Plan d'études romand). En son nom, tout est permis, même les pires absurdités...

Toute personne sensée sait à quel point les enfants en âge de scolarité primaire ont besoin de cadres pour se sécuriser et donc se sentir à l'aise. Il en va de même pour les enseignants qui ont tout autant besoin de structuration pour prodiguer un bon enseignement.


Seulement voilà, au DIP, c'est la voie inverse qu'on a choisie.

Tout semble être mis en œuvre pour déstructurer notre école primaire. Un malaise général qui atteint nos enseignants et, par effet de cascade, les élèves dont ils ont la charge ainsi que leurs parents. Rien de plus déstabilisant que de ne pas savoir parfaitement où l'on va...

Car, bien malin, celui qui s'y retrouve dans cette usine à gaz que représente le PER. Tous y est exprimé sous forme d'objectifs plus ou moins flous qui demandent à être soigneusement décortiqués. Parents, vous désirez savoir ce que font vos enfants dans les différentes disciplines scolaires pratiquées en classe? En français par exemple et plus précisément en orthographe, en grammaire, en conjugaison, accrochez-vous et bonne chance à vous!

C'était le sens de la question écrite que le député Jean Romain a posée récemment au Conseil d'Etat. La réponse vient de tomber...

On y découvre quelques perles.

Mon Dieu combien le DIP doit manquer de confiance envers le matériel "officiel" qu'il a choisi en son temps, à savoir MMF (Mon manuel de français) pour à peine le citer dans sa réponse. Et de d'empresser plutôt d'argumenter que, par ailleurs, Genève fournit parallèlement à MMF, quantité de documents annexes qui permettraient aux enseignants de s'y retrouver: le cahier de l'élève de la collection "l'île aux mots" (matériel "officiel" par ailleurs choisi par d'autres cantons romands tel le Valais!), ainsi que d'autres ressources telles Lector-Lectrix, Lectorino-Lectorinette, Fluence, PHONO, CATEGO et des ouvrages consacrés à l'enseignement du français et traitant en majorité du français II, écrits par Renée Léon, professeure à l'IUFM de Créteil (Val de Marne, France)...on se réjouit de cette référence...

C'est ainsi que le DIP place les enseignants dans une posture pour le moins déstabilisante. Ceux-ci se retrouvent au centre d'un labyrinthe à l'intérieur duquel ils doivent cheminer parmi une quantité de voies pour choisir les bonnes afin de retrouver la sortie. La réponse du CE est en effet très claire à ce sujet:

Parmi ces ressources multiples, il appartient à l'enseignant, professionnellement formé et connaissant bien les besoins de ses élèves, de terminer les outils pédagogiques les plus adaptés pour mettre en œuvre le PER dans sa classe. Ce choix déterminant en bonne partie le temps consacré aux différentes connaissances et compétences visées, le DIP n'édicte pas de prescription institutionnelle sur le temps consacré aux différentes dimensions de l'enseignement du français.

...Il appartient aux professionnels, c'est-à-dire aux enseignants, de définir le temps consacré à chaque connaissance ou compétence enseignée aux élèves.La multiplicité des moyens d'enseignement et ressources pédagogiques permet de recourir aux outils les plus adaptés pour atteindre l'objectif poursuivi.

Adieu donc programmes clairs et périodes d'enseignement bien précisées, le tout contrôlé par des inspecteurs dont le nom, autrefois, signifiait encore quelque chose!

Au nom du PER! Enseignants, débrouillez-vous pour faire au mieux!

Plutôt que de voir chaque établissement scolaire s'évertuer à clarifier le PER et concocter sa petite "popote" interne, chacun dans son coin, ne serait-il pas plus simple et sensé d'établir des programmes cantonaux, en adéquation avec les objectifs du PER...décortiqués une bonne fois pour toutes.

Pour rappel, quelques billets précédents:

http://etsionenparlait.blog.tdg.ch/archive/2011/09/02/adi...

http://etsionenparlait.blog.tdg.ch/archive/2011/10/31/dip...

http://etsionenparlait.blog.tdg.ch/archive/2012/07/04/mem...


 

 

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03/05/2015

Monsieur Stauffer est très fort

Mais comment fait-il?

A-t-il un don de dédoublement? Il est partout à la fois, sur tous les stands d'Onex et voilà qu'il parvient même à se rendre à Las Vegas pour figurer, en bonne place, sur la photo aux côtés du vainqueur!

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15/04/2015

La moitié de la raison du bon sens

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On en sait maintenant un peu plus sur l'avenir des 15 directeurs d'établissement du primaire, ces postes que Madame Anne Emery Torracinta a jugé bon de "supprimer".

- L'un de ces directeurs quitte la division primaire pour le secondaire (Cycle d'orientation), pour occuper on ne sait quel poste.

- Un autre part pour le canton de Vaud, on ignore également sa réaffectation.

- Deux d'entre eux prennent un congé sabbatique, non payé. On se demande quelle sera leur réaffectation à leur retour.

- L'un s'en va pour l'Office médico pédagogique (OMP).

- Deux autres rejoignent les services administratifs. L'un pour travailler sur le sujet de l'école inclusive cher à la Présidente du DIP mais dont on ignore encore ce qu'il recouvre exactement, l'autre pour un poste encore mystère...

- Enfin, oui, enfin, huit de ces directeurs vont retrouver des postes d'enseignement!

Certes, toutes ces personnes restent en classe 24, y compris ces huit dernières... Certains avaient, en son temps, argumenté que, pour cette raison, il était impensable que des directeurs d'établissement prennent en charge quelques heures d'enseignement...voilà un cinglant démenti qui prouve le contraire. En effet, mieux vaut des postes utiles, malheureusement sur-rémunérés, que des placards dorés.

Cette opération n'engendre aucune économie financière mais démontre bien que la Présidente du DIP peut faire preuve de bon sens. A la rentrée scolaire prochaine, le nombre de directeurs d'établissement sera de 58. Ainsi, AET donne enfin raison à ce que j'avais exprimé lors de mes différentes auditions par les commissions du Grand Conseil. Non seulement ces postes de directeurs ne pourront plus désormais être pourvus à temps partiel (obligation de 100%) mais leur nombre correspond à peu près à ce que j'avais suggéré. A savoir doubler les 25/30 postes d'inspecteurs d'antan, soit une augmentation importante et largement suffisante de 100% de ces postes hiérarchiques.

Madame AET démontre bien aujourd'hui que ces propositions de l'Arle n'étaient pas aberrantes mais plutôt pleines de bon sens...

Il reste néanmoins la motion récemment acceptée par les députés du Grand Conseil qui demande que ces directeurs d'établissement prennent en charge quelques heures d'enseignement, par exemple sous forme d'appui aux élèves en difficulté scolaire.

Cette proposition reste tout à fait valable et d'actualité. Madame la Présidente ne devrait pas trop attendre pour s'en rendre compte. Saura-t-elle donc suivre les propos judicieux de sa toute nouvelle Secrétaire Générale du DIP qui, lorsqu'elle fut auparavant nommée directrice au secondaire, a tenu à continuer à enseigner:

"Rester en contact avec ces jeunes gens nous oblige à évoluer, à nous remettre constamment en question, c’est un vrai moteur».

 

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09/04/2015

Rodolphe Tœpffer est à vendre

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Rodolphe Tœpffer évoque pour moi toute une partie de l’histoire de ma propre famille. Faut-il rappeler que Rodolphe Tœpffer est considéré comme l’inventeur de la bande dessinée ? Et que son premier album s’intitulait "Histoire de Monsieur Vieux-Bois" ? Mais, d’où vient ce nom, Monsieur Vieux-Bois ? Les Genevois d’aujourd’hui savent bien que c’est le nom que l’on a donné à l’Ecole d’hôtellerie.

Cela n’a rien d’un hasard, car celle-ci se trouvait jadis sur la propriété de ma famille, où Rodolphe Tœpffer séjournait très régulièrement. Sa sœur Ninette était en effet devenue l’épouse de Jean François André Duval (1776-1854), l’un de mes aïeux.

Voici le détail de toute cette histoire :

Elle commence lorsque mon aïeul, Louis David Duval (1727-1788), après être parti de Genève pour Londres avec l’un de ses frères, s’établit au milieu du XVIIIe siècle à St Pétersbourg , y développant son art de l’orfèvrerie et devenant le joaillier attitré de l'Impératrice Catherine II de Russie. Son épouse est Lisette Dumont,  la sœur d’un fameux Genevois, Etienne Dumont (1759/1829), qui écrivit les discours du comte de Mirabeau au début de la Révolution française, puis qui composa et rédigea l’œuvre du philosophe anglais Jeremy Bentham, parue d’abord en français. De retour d’Angleterre, Dumont, qui avait connu Talleyrand, La Fayette, Byron, Thomas Paine, sera élu au Conseil représentatif de Genève en 1816 ; il en rédigera le règlement. Sa vie durant, il est bien sûr en étroit contact avec sa sœur Lisette et son beau-frère Louis David Duval, puis avec les enfants de celui-ci.

Car, à St Pétersbourg, Lisette a donné à Louis David Duval  deux filles et trois fils ; ceux-ci lui succèderont à sa mort comme joailliers de la Couronne de Russie.

L’aîné Jacob David (1768-1844) décide de revenir à Genève tout en maintenant l’entreprise de joaillerie à St Pétersbourg. Les allers et retours seront fréquents. Il achète en 1802 le château de Cartigny. L’un de ses fils, Jacob Louis Duval, membre du Conseil représentatif de Genève dès 1816, sera élu procureur général de la République de Genève ; c’est à lui qu’on doit notamment la publication en 1832 à Paris, Londres et Bruxelles des Souvenirs de Mirabeau écrits par son oncle Etienne Dumont.

Le deuxième fils de Louis David Duval, Jean François André Duval (1776-1854) éprouvera aussi le besoin de revenir à Genève, lorsque Napoléon cédera Genève à la Confédération helvétique. Il y acquiert en 1816 le domaine de Morillon, sur lequel se trouvent aujourd’hui sises aussi bien l’Auberge du Vieux-Bois (Ecole d’hôtellerie) et la Mission russe, et sans doute aussi la Place des Nations, où il fit à cette époque creuser un petit lac artificiel.  

Grand collectionneur d'art, ami du peintre Adam Tœpffer et de son fils Rodolphe aujourd’hui considéré comme l’inventeur de la bande dessinée, Jean François André Duval héberge Adam Tœpffer sur sa propriété. Il épousera en 1820 la fille de celui-ci, la ravissante Ninette (la sœur donc de Rodolphe Tœpffer). Les liens entre les deux familles sont très étroits. A preuve le nom de son premier recueil de «bande dessinée», Monsieur Vieux Bois,qui est donné par la suite à l'école d'hôtellerie sise sur l'ancien domaine de Jean-François André.

 Quant au troisième fils de Louis David Duval, Louis Duval (1782-1863), il reviendra lui aussi s’installer à Genève, dont il deviendra le syndic. 

Aujourd'hui, à Genève, un théâtre, un lycée et une rue sont dédiés à Rodolphe Tœpffer. C'est donc dans cette rue qu'on peut admirer un magnifique buste de l'inventeur de la BD, lequel a été créé sur l'exemple du modèle qui est à acquérir lors de la vente aux enchères organisée du 28 au 30 avril au38 de la rue de Monthoux (lot N° 323) par la maison "genève enchères".

 

Vous trouverez d'ores et déjà en ligne le catalogue de vente présentant de nombreux lots intéressants en suivant le lien suivant:

 

Catalogue

 

Avis donc aux personnes intéressées...

 

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02/04/2015

"Les chambres à gaz sont un détail de l'histoire"

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Ainsi donc Jean-Marie Le Pen en remet une couche et ne regrette absolument pas les propos qu'il a tenus dans le passé. C'est ce qu'il a déclaré récemment sur BFMTV.


Au contraire, il assume pleinement ses déclarations précisant: «Ce que j'ai dit correspondait à ma pensée, que les chambres à gaz étaient un détail de la guerre, à moins d'admettre que c'est la guerre qui était un détail des chambres à gaz». Je maintiens ces propos car je crois que c'est la vérité».

Selon lui, la guerre ne représente qu'une succession d'événements, les uns étant donc importants et les autres se résumant à des détails. Et sans hésiter, de classer les chambres à gaz dans la 2ème catégorie...

Ce personnage est simplement monstrueux, fou à lier ou... démoniaque!

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Tout est permis en politique, même les bassesses les plus abjectes...

Serait-ce là une tactique délibérée de la part du FN? Diaboliser à outrance le vieillard pour, ensuite, mieux encenser la salvatrice Marine. L'ange veille et prouvera combien le parti a changé en bannissant le leader déchu...


J'ai de la peine à le croire. Trop risqué.

Je pense plutôt que Marine Le Pen doit sérieusement se ronger les ongles et regretter ce boulet qui lui colle à la peau. Car, elle est plus finaude que son crétin de géniteur, elle sait cacher son jeu, elle. L'ange donnerait cher pour que ce père ne soit qu'un détail du parti...Ce qu'il n'est assurément pas.

Ce qui est certain, c'est qu'au regard de l'Histoire, ce personnage restera un méprisable élément infinitésimal.


 

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01/04/2015

Lettre ouverte à Sarah

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Chère Sarah (est-ce votre nom, un pseudo, peu importe),

Dans un commentaire posté sur un blog voisin, vous avez cru bon de m'accuser d'"inepties et de contre-vérités". Je vous ai aussitôt répondu et malheureusement, j'ai eu beau attendre, aucune nouvelle de votre part... Il est vrai qu'il est facile de se répandre sur un blog, il devient plus difficile ensuite de débattre...

Inepties et contre-vérités, je veux bien et c'est votre droit de m'en accuser; mais alors, à moins d'être un lâche, il conviendrait d'en débattre, ce que vous semblez bien refuser. Si ces propos ne me touchent pas pour autant, je suis beaucoup plus intéressé par ce que vous invoquez plus avant.

Ainsi, vous faites part de la démotivation générale des enseignants. Vous la constatez quotidiennement autour de vous, ainsi que "le discrédit perpétuel de l'école primaire surtout, qui aurait atteint durablement les professionnels". Sans oublier, au passage de m'en accuser, encore une fois tout à fait arbitrairement.

Eh bien, voyez-vous, Chère Sarah, vous venez là confirmer tout ce que je dénonce depuis des années. Car cette démotivation des enseignants, moi, je l'attribue à des faits bien précis.

- Une formation des enseignants (IUFE) qui n'est pas digne de ce nom, qui est incapable d'insuffler une "âme" au métier d'instituteur.

- Une hiérarchie inadéquate avec notamment des directeurs d'établissement, souvent incompétents, confortablement installés dans leur tour d'ivoire.

- D'innombrables procédures administratives stupides imposées aux enseignants.

- Un plan d'étude (PER) pratiquement illisible et surtout, souvent irréalisable.

- Des moyens didactiques qui en découlent et qui sont inadaptés aux besoins des élèves du primaire

- Des parents d'élèves toujours plus "intrusifs"...

- Bref, une perte générale importante des repères dont les enseignants ont un urgent besoin afin de retrouver la sérénité et le respect auquel ils ont droit et qu'ils méritent.

Sont-ce là, Chère Sarah, les inepties et les contre-vérités dont vous m'accusez?

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29/03/2015

Des enseignants qui ont osé!

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On se souvient d'une directive du DIP qui, pour raison de sécurité, demandait aux enseignants de garder les élèves à l'intérieur des bâtiments lors de la récente éclipse de soleil...

Il se trouve que je viens de recevoir un témoignage que j'aimerais vous faire partager. Car, à ma grande joie, il existe encore des enseignants qui, plein de bon sens, contrairement aux "têtes" du DIP, ont su anticiper l'événement et ont surtout osé braver cette hiérarchie incompétente.

 

"Dans mon école, nous, les enseignants, avons anticipé l'événement de la récente éclipse, en achetant, avec l'accord des parents, une paire de lunettes adéquates par élève.

Tous les enfants ont donc pu profiter de ce spectacle rare, malgré la météo qui a bien failli tout compromettre.

Aucun parent de nos deux cents élèves ne s'est opposé à ce que son enfant observe ce phénomène, même si certains n'ont pas adhéré à l'achat groupé.

Nous avons dû commander ces lunettes une quinzaine de jours avant l'événement pour être sûrs d'en disposer d'une paire pour chacun.

Nous nous sommes bien sûr posés des questions quant à la position du DIP, et nous sommes informés auprès de la Direction...et lorsque la réponse est enfin arrivée (garder les enfants à l'intérieur), 24h seulement avant l'éclipse, nous avons transmis l'information aux parents d'élèves et avons décidé de ne pas priver nos élèves d'un spectacle dont ils s'étaient tellement réjouis. Notre décision, à l'encontre de la volonté du DIP, n'en était même pas une, c'était en fait une évidence, tant il nous a paru absurde de confiner nos élèves.

Personne ne nous en a fait le reproche, au contraire.

Nous avons tous, enseignants et élèves, eu la chance d'avoir un collègue qui s'est senti suffisamment concerné pour prendre cette initiative et nous permettre ainsi d'assister à cet événement en toute sécurité. Lorsqu'il nous a parlé de ce projet, il a facilement convaincu toute l'équipe enseignante en quelques minutes, juste grâce à son enthousiasme. Et pourtant, il ne s'agit pas d'un astronome amateur, juste d'un enseignant qui s'est senti concerné par un phénomène naturel rare, et a eu la motivation de faire partager son enthousiasme à tous les élèves de l'école.

La conclusion que premièrement je tire de tout cela, c'est qu'il est important de garder en nous cette passion et cette envie de faire partager à nos élèves ce qui nous tient à cœur. Qu'importe finalement ce qu'en pense, (ou non, d'ailleurs, dans ce cas précis), le DIP.

Deuxièmement, je relève « l'esprit d'équipe » de mon collègue. En effet, il ne s'est pas contenté de préparer ses seuls élèves à cet événement, il a eu à cœur d'emmener toute l'équipe dans cette extraordinaire aventure.

Si on attend du DIP qu'il anticipe et nous dicte nos actions, à mon avis, cela signifie que nous sommes des enseignants tout juste bons à appliquer des consignes inutiles et à "honorer" (oui, le mot est à la mode), ou faire semblant d'honorer, un plan d'étude auquel tout le monde feint de se référer.

Je fais partie d'une génération d'enseignants qui n'appartient pas à un troupeau de moutons et qui a la chance de ne pas craindre la hiérarchie.

Je n'ai aucun mérite. A une époque pas si lointaine, nos supérieurs ne subissaient pas les mêmes pressions que les directeurs d'aujourd'hui, ceux-ci pouvaient, sans crainte, se permettre de soutenir les enseignants et leurs idées, parfois un peu « loufoques ».

Je remercie donc ce collègue, passionné par son métier, et la direction de notre école qui a soutenu notre initiative. Sans son enthousiasme, nous serions, tous, élèves et enseignants, restés dans l'obscurité, stores baissés".

 

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27/03/2015

Une éclipse qui éclipse la culture scientifique

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A l'heure où le DIP invite des orchestres plutôt louches et préfère emmener les élèves à des expos sur le "zizi", voilà que Jean Romain pose une question pertinente au Conseil d'Etat:


Question urgente écrite

Une éclipse de soleil, même partielle, est un phénomène rare. Ambiance particulière dans la nature, beauté, alignement quasi parfait des astres, voilà de quoi réjouir et intriguer les esprits. Ce phénomène céleste suscite donc des interrogations auprès de la population mais surtout auprès des élèves dont la curiosité est une richesse que l’on se doit d’exploiter.

Par ailleurs, on déplore le recul des études scientifiques, non seulement dans le choix des collégiens mais encore dans celui des étudiants universitaires, notamment en physique.

Or cette éclipse du 20 mars 2015 était prévue et attendue depuis des décennies ; on pouvait aisément la préparer durant les cours, l’expliquer, en montrer le mécanisme, et anticiper la sécurité absolue de son observation en prévoyant soit l’acquisition de matériel d’observation sûr (lunettes agréées) soit en confectionnant un sténopé.

 Alors que penser de ces chefs de service du DIP, ou de ces directeurs d’établissements scolaires qui ont interdit aux enseignants et à leurs élèves de sortir durant l’éclipse, relayant les croyances ancestrales, selon lesquelles il faut se calfeutrer pendant ces événements terrifiants ? Une telle attitude dénote non seulement de carences scientifiques et culturelles graves, mais également d’une conception de la pédagogie et de l’enseignement des plus discutables de la part de professionnels qui sont censés fonder leurs réactions sur la raison.

Il s’agit d’une occasion manquée, d’incompétences révélées au grand jour, et d’une image dommageable – une de plus - du DIP auprès de la population.

 

Mes questions sont les suivantes :

-          Comment se fait-il qu’au DIP il existe encore de pareilles balivernes qui contribuent à réduire l’image de la science à une simple reconnaissance de la « magie » des phénomènes naturels ?

-          D’où venaient les consignes, et pourquoi ne pas avoir sollicité l’avis de gens compétents, par exemple l’Observatoire de Genève ?

 

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19/03/2015

A quel jeu joue donc Madame Anne Emery Torracinta?

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Il n'aura pas fallu attendre longtemps pour avoir une réponse aux "craintes" que j'exprimais dans mon précédent billet...


Le DIP vient d'annoncer officiellement la suppression de 12 postes de directeurs d'établissement du primaire pour la rentrée 2015.



Et de préciser, bien entendu, que ces personnes devront être "recasées" dans d'autres fonctions d'ici là. Le DIP affirme d'ores et déjà que des solutions ont été trouvées pour chacun d'eux...

Quelle mouche a donc piqué AET?

Il est vrai que ces directeurs d'établissement sont beaucoup trop nombreux et que, dès lors, il n'est pas totalement infondé d'en diminuer le nombre. Mais cela n'empêche pas que ceux qui restent en poste soient pour autant exonérés de ce que demande la motion: qu'ils consacrent une partie de leur temps à l'enseignement.

Madame Anne Emery Torracinta, à juste titre, ne cesse de clamer qu'il est urgemment nécessaire de mettre l'accent sur l'appui à apporter aux élèves en difficulté scolaire. Avec ces directeurs beaucoup trop nombreux, elle dispose d'une quantité de main d'œuvre déjà formée pour répondre à ces besoins primordiaux.

Pourquoi donc refuse-t-elle d'octroyer des heures d'appui à ces directeurs d'établissement. Qu'est-ce qui la pousse dans ce sens? On aimerait comprendre...

D'autant plus qu'il serait plutôt bénéfique pour ces directeurs de garder ainsi un contact direct avec le travail du terrain. La toute nouvelle Secrétaire Générale, N°2 du DIP, ne dit-elle pas clairement que, en tant que Directrice au collège, elle a toujours tenu à garder quelques heures d'enseignement: "Rester en contact avec ces jeunes gens nous oblige à évoluer, à nous remettre constamment en question. C’est un vrai moteur".

Non, la Présidente du DIP, pour des raisons qui restent pour le moment obscures, préfère donc "réaffecter" ces personnes à d'autres postes.

Lesquels? On est en droit de se poser la question...

Va-t-on créer de nouveaux postes pour ces cadres supérieurs? Va-t-on leur inventer de nouveaux placards dorés?

J'ose espérer que le DIP nous fera savoir comment donc il a réaffecté tout ce beau monde. Je me réjouis de l'apprendre...

 

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17/03/2015

Bientôt des heures d'enseignement pour les directeurs d'établissement du primaire...

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La TdG du jour nous apprend la toute récente nomination de Madame Marie-Claude Sawerschel au poste de Secrétaire Générale du DIP. Elle devient ainsi la N°2 du DIP...


A la lecture de son portrait, Madame Sawerschel semble pleine de bon sens, notamment en ce qui concerne sa vision du rôle que devraient jouer les directeurs d'établissement...

Lisez plutôt:

« Bras croisés, sereine dans son bureau de directrice au rez-de-chaussée de ce collège du Petit-Lancy, Marie-Claude Sawerschel prend la mesure du défi qui l’attend. «C’est un changement de cap complet, souffle-t-elle. Pour la première fois de ma carrière, je n’aurai pas de classe à la rentrée prochaine.» Même lorsqu’elle fut nommée directrice, elle a tenu à continuer d’enseigner, ne serait-ce que deux heures par semaine. "Rester en contact avec ces jeunes gens nous oblige à évoluer, à nous remettre constamment en question, fait-elle valoir. C’est un vrai moteur

Et Jean Romain de poster sur son mur facebook:

Un vrai moteur ! Et dire que les dirlos du primaire de Genève disent qu’il leur est impossible d’enseigner, et que porter les deux casquettes (diriger et enseigner) est irréaliste.

Madame Anne Emery Torracinta ferait donc bien de s'inspirer  de l'expérience de sa future Secrétaire Générale car, elle le sait, certains députés le lui ont clairement signifié, il ne sera pas suffisant, à leurs yeux, de simplement diminuer le nombre de directeurs, ce qu'elle a récemment laissé entendre.

Si la Présidente du DIP ne donne pas suite à la Motion qui demande que ces directeurs enseignent partiellement, acceptée par le Grand Conseil, il y a fort à parier qu'elle se retrouvera donc face à un projet de loi qui a, semble-t-il, d'ores et déjà une majorité acquise...

 

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13/03/2015

Bobards

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Madame Anne Emery Torracinta a du pain sur la planche à propos du primaire! Après le dépôt sur son bureau du dossier sur les directeurs d'établissement qui devraient voir des heures d'enseignement apparaître dans leur cahier des charges, voilà qu'elle va devoir également se pencher sur un nouveau sujet...

En effet, les députés du Grand Conseil ont, hier, lors de leur session, accepté à une large majorité de renvoyer sur le bureau de la Présidente du DIP la motion qui demande que la formation des instituteurs genevois soit réduite d'une année. Ce que certains députés de gauche ont eu de la peine à accepter parce qu'ils sont incapables de comprendre que passer de 4 à 3 ans, ce n’est pas juste supprimer une année, mais c’est densifier les autres et les repenser sérieusement afin de mettre en place une formation digne de ce nom.

Ainsi, ces députés ont eu beau s'égosiller, crier au passéisme, la majorité du Grand Conseil ne s'est pas laissée berner par les bobards sur lesquels ils s'appuyaient.

Le député Jean Romain s'est amusé à les démonter.

Le premier qui consiste à dire que bien que partout ailleurs en Suisse, on forme les instituteurs du primaire en 3 ans, à Genève en raison d’un particularisme local auquel personne n’a jamais rien compris de sérieux, il faut qu’on les forme en 4 ans.

Le deuxième bobard est celui qui prétend que lorsqu’on forme des instituteurs en 4 années, ils sont plus généralistes que tous les autres en Suisse. C’est à dire qu’ils peuvent enseigner dans tous les degrés de la 1ère à la 8ème primaire. Les autres, formés en 3 ans seulement, devraient soi-disant choisir entre le premier cycle (les tout petits) et le deuxième cycle (le cycle moyen). C’est faux : le diplôme des HEP, reconnu par la CDIP, donne droit à enseigner à tous les degrés de l’école primaire.

Le troisième bobard est lié à la pratique : à Genève on formerait les candidats à autant de stages pratiques que dans les HEP. C’est faux si par pratique on entend mettre le candidat dans une situation qui ressemble le plus à ce que sera son travail face à une classe. En 3e année dans la HEP-Vaud, les candidats sont 6 mois seuls devant leur classe. A Genève, cela représente 9 jours non consécutifs si, et seulement si, le titulaire est malade ou en formation continue.

Autant de mensonges sur lesquels s'appuyait d'ailleurs la pétition que certains étudiants avaient lancée et qui avait recueilli plus de mille signatures. On comprend mieux ce résultat tant il est en effet facile d'obtenir des voix dans ces conditions mensongères...Une pétition que les députés ont, dans la foulée, refusée.

 

Cela fait des années qu'avec l'Arle et Jean Romain, nous menons ces combats pour l'école primaire. Aujourd'hui, nous avons gagné deux batailles mais devons rester attentifs car rien n'est joué encore. Car, voilà... ce ne sont que des motions qui ont été renvoyées sur le bureau de la Présidente du DIP...

Qu'en fera-t-elle? Saura-t-elle entendre ces signaux très clairs? Aura-t-elle le courage de les suivre?

J'ai bien peur qu'elle tente de ruser...prétendre à une diminution du nombre des directeurs d'établissement et à de menu changements dans la formation des instituteurs.

Des dispositions qui ne nous satisferont pas...et alors, il faudra aller plus loin encore...

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07/03/2015

Sentiers valaisans

En Valais, on sait faire preuve d'humour. Voici les nouvelles étiquettes que l'on trouve à l'heure de l'apéro sur les bouteilles de "Dame de Sion".

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A l'heure de la "guerre" des langues qui fait rage dans nos écoles, celle-ci est particulièrement cocasse...

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Les valaisans sont également incroyablement créatifs, ils viennent d'inventer les urinoirs à ciel ouvert qui fleurissent maintenant sur les pistes de ski. Un petit besoin, plus la peine de s'arrêter au bistrot du coin et de déchausser ses skis. Hop, le tour est joué...

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01/03/2015

In ka oche!

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Je devais avoir 6 ou 7 ans, mes parents avaient loué un chalet à Champéry où nous passions alors les vacances d'été. Une petite ferme avoisinait le chalet et j'avais lié amitié avec le fils du paysan à peine plus âgé que moi. Je me souviens de nos jeux d'enfants, des heures passées à attraper les sauterelles dans les herbes hautes. C'est durant cet été que j'ai découvert, avec effroi, comment une poule peut continuer à courir alors qu'on vient de lui couper la tête à la hache...

Un jour, lors de nos ébats enfantins, je ne sais plus pour quelle raison, voilà que mon camarade me lance dans un immense éclat de rire:

- Le Père Noël, tu y crois encore toi?

Un peu surpris, je lui avais alors immédiatement répondu:

- Ca va pas, bien sûr que non!

Toujours hilare, celui-ci avait alors enchaîné...

-Et au Petit Jésus alors, tu n'y crois plus non plus!

Estomaqué, décontenancé, complètement perdu, de peur de passer pour un imbécile, j'avais tout de suite répliqué:

- Ben non, c'est n'importe quoi, ça fait longtemps que j'y crois plus.

Tout s'écroulait et, pendant tout le reste de cette journée, je suis resté sur cette sale impression de m'être fait avoir, d'avoir été berné toutes mes jeunes années avec cette stupide histoire du gentil petit Jésus.

Lorsque je suis rentré au chalet familial, j'étais fou de rage et j'ai bien entendu reproché vivement à mes parents de m'avoir ainsi mystifié pendant si longtemps. Ceux-ci ont eu toutes les peines du monde à me convaincre que cette histoire n'était pas la même que celle du Père Noël et que Jésus n'était donc pas le fruit d'une immense arnaque...

Ouf, voilà que j'étais rassuré, l'imbécile c'était le fils du paysan voisin et pas moi.

Aujourd'hui, quelques soixante ans plus tard, je me pose la question. Et si c'était tout de même lui qui avait raison et moi qui avait été dupé pendant toutes ces années?

Si, à l'instar du Père Noël, ce Jésus, celui qui marche sur l'eau, était né de l'imaginaire de quelques illuminés?

Au final, c'est cette personne qui m'était proche qui, en bon Valaisan empreint de bon sens, avait la solution. Non pratiquant convaincu, lorsqu'on parlait de religion et de croyances divines, prudent, il disait que, quand même, parfois il s'adressait au Bon Dieu, ajoutant:

In ka oche!

Au cas où...

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26/02/2015

Sur nos monts

Y a des jours comme ça où l'on se sent....petit, mais alors, tout petit!


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Et dire qu'on aimerait le faire oublier à nos écoliers genevois!

 

Sur nos monts, quand le soleil
Annonce un brillant réveil,
Et prédit d'un plus beau jour le retour,
Les beautés de la patrie
Parlent à l'âme attendrie;
Au ciel montent plus joyeux
Au ciel montent plus joyeux
Les accents d'un cœur pieux,
Les accents émus d'un cœur pieux.


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25/02/2015

L'histoire suisse sacrifiée

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La TdG du jour se fend d'une pleine page pour nous annoncer combien l'enseignement de l'histoire suisse est aujourd'hui sacrifiée dans nos écoles genevoises.

Je vous avais parlé en son temps de la pétition que ce jeune étudiant, Stefan Gisselbaek avait lancée afin que l'histoire suisse retrouve la place qu'elle mérite dans les programmes scolaires.


Cette pétition a donc rencontré un vif succès et vient d'être traitée par les députés du Grand Conseil qui, à une large majorité, ont décidé fort judicieusement de la renvoyer au Conseil d'Etat.

Après la motion réclamant des heures d'enseignement pour les directeurs d'établissement et celle qui demande une diminution du temps de formation des maîtres du primaire (3 ans au lieu de 4), voilà que Madame Anne Emery Torracinta se retrouve avec un sujet "brûlant" de plus sur son bureau!

Reste donc à savoir l'accueil qu'elle réservera à ces trois sujets? A n'en pas douter, elle a tout intérêt à y réfléchir très sérieusement si elle ne veut pas se retrouver confrontée à des projets de loi qui cette fois ne lui laisseraient plus aucun choix ni même une porte de sortie honorable...

L'occasion pour moi de rappeler ici le texte que j'avais publié en mars 2013 en suivant le lien:

"Où sont donc passés les Waldstätten"?

 

Ou ci-dessous:

 

Suite à la lecture du billet "Où est l'histoire suisse à l'école?" posté par Jérémy Seydoux, je me suis posé une question.

Qu'en est-il de l'histoire suisse à l'école primaire?

Voyons ce que nous apprend le PER (plan d'études romand) ?

Difficile de s'y retrouver dans ce labyrinthe...

Premier constat, dorénavant, on ne parle plus d'histoire mais de "sciences humaines et sociales".

Ensuite, j'ai eu beau chercher, je n'y trouve pas trace d'histoire suisse....RIEN sur le passé de notre pays!

On se perd dans des formules plus redondantes les unes que les autres, dans de flous et incompréhensibles "objectifs" :

- Se situer dans son contexte temporelle, s'approprier, en situation, des outils pertinents

- Identifier la manière dont les Hommes ont organisé leur vie collective à travers le temps, ici et ailleurs

- Observation et mise en relation de documents iconographiques et de textes décrivant le mode de vie et l'organisation sociale à certaines périodes, ainsi que le territoire concerné

- Identification des changements intervenus, de la permanence de certains éléments.

- Questionnement et formulation d'hypothèses concernant l'évolution des modes de vie (les situations de la vie actuelle auxquelles cela correspond, ce qui a changé, ce qui est resté et pourquoi).

- Création et utilisation expérimentale de divers objets ou techniques (poterie, peinture, armes, outils, cuisine, jeux)

- Situation dans le temps et mise en relation d'événements constituant des moments de rupture (inventions, révolutions, réformes, découvertes,..)

- Questionnement sur ce qui reste d'une période, d'un événement, sur les éléments (traces ou documents) qui permettent de les comprendre, sur ce qui a été conservé et pourquoi (esthétique, mémoire, valeur réelle ou sentimentale,…)

- Observation de traces du passé (objets, monuments, aménagement de l'espace,…) : matière, provenance, situation, condition, lieu et raison de leur conservation. Identification des renseignements qu'elles donnent

- Identification des héritages du passé, des conséquences sur la vie actuelle (répartition linguistique, religieuse, organisation sociale, politique, manifestation culturelle,…), et des commémorations

- Etc.

 

Où sont passés ces moments magiques pendant lesquels l'instituteur faisait revivre le passé de nos ancêtres en racontant avec ferveur les exploits de nos vaillants Waldstätten?

Disparus!

 

Résultat...plus d'histoire suisse pendant tout le cursus scolaire obligatoire des élèves romands.

Consternant!

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Pour ce faire, chacun peut continuer à utiliser le pseudo qui lui plaît mais, j'exige que l'adresse email utilisée soit correcte et je demande au commentateur de me communiquer son nom et son adresse via mon adresse e-mail.

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