21/12/2014

L'école se meurt

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A quelques jours de Noël, je me pose la question. Combien sont-elles les écoles primaires genevoises qui, à l'occasion de ces fêtes, ont pris la peine de "monter" un spectacle pour le présenter à la population environnante.



Je crains fort qu'elles soient peu nombreuses...Y en a-t-il eu au moins une seule? Je me demande même si cette pratique n'est pas proscrite par le DIP...

Il fut un temps pourtant, pas si lointain que ça, où ces spectacles de Noël, préparés avec tant de passion par toute l'école, dans de nombreuses communes, de nombreux quartiers, étaient une tradition que pour rien au monde on aurait voulu manquer.

Un partage, une fête populaire qui nécessitait de la part de tous ses acteurs, une sacrée préparation . Il fallait trouver une idée, un sujet de pièce de théâtre qui collait à la situation particulière de ces fêtes, la mettre en scène, distribuer les rôles aux élèves qui comme jamais s'appliquaient à les "jouer", construire les décors, apprendre les nombreux chants qu'on s'efforçait de placer au détour de telle ou telle scène. Des heures et des heures de travail où personne ne comptait son temps...

Pour les élèves, comme pour les enseignants, cette période, malgré quelques coups de gueule inévitables, était source d'immenses joies et d'une intense fierté lorsque, le soir de l'apothéose venu, on présentait à des centaines de parents émus et villageois enchantés le fruit de ce magnifique travail.

Tous ceux qui ont eu la chance de vivre une telle expérience s'en souviennent, à coup sûr ils en gardent les meilleurs souvenirs.

Mais voilà!

Tout récemment, un éminent syndicaliste de la SPG m'a confié que les écoles mouraient: "Il ne se passe plus rien dans les écoles" m'a-t-il dit!

Quelle tristesse! Instits, réveillez-vous donc! Où est donc passée cette flamme, cet enthousiasme qui devraient vous animer, tout ce qui fait la beauté de votre profession!

Un cri du cœur que je vous adresse. En vain j'en ai peur tant je crains que ce ne soit plus dans cette optique que vous êtes formés, pardon formatés, à l'IUFE...

 

Je viens d'en terminer la lecture et je ne résiste pas à l'envie de vous faire partager cet extrait du livre dont, je n'en doute pas, vous n'aurez aucune peine à trouver l'auteur.

..."La question n'est pas de savoir si Noël est une fête chrétienne. Il ne l'est plus. De sorte qu'il est assez pathétique de voir certaines municipalités débaptiser les "marchés de Noël" pour en faire des "marchés d'hiver". La laïcité n'en demande pas tant. Mais il serait possible pour des parents de refuser la litanie des listes au Père Noël et de l'avidité organisée des enfants. Il serait possible que, même athées, ils jouent leur rôle de passeurs en racontant à leurs enfants ce que fut cette fête dans un monde où le christianisme modelait les consciences - souvent pour le pire, mais aussi pour quelques moments de grâce - et quel en était le sens symbolique...."

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17/12/2014

Enseignants en colère

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La fonction publique manifeste son mécontentement et parmi tout ce monde, les enseignants du primaire.

Ceux-ci, bien malgré eux, sont pris en otage par leur syndicat, la SPG, et le monde politique...


Tous deux y vont de leur vision des choses.


D'un côté, le syndicat qui s'empresse de peindre le diable sur la muraille en prédisant la destruction de l'école à laquelle mènerait une certaine Droite.

Une argumentation, assez bizarrement d'ailleurs, reprise aussitôt par la Présidente du DIP qui avertit et menace d'une suppression d'environ 140 postes.

De l'autre côté, tout ce petit monde politique qui se doit de faire des économies et qui, donc, s'en réfère aveuglément aux seuls chiffres afin de démontrer que les attaques menées contre le projet de budget 2015 sont fausses et infondées.

Malheureusement, d'un côté comme de l'autre, jamais la situation n'est clairement exposée et expliquée, chacun, préfère la voie de l'approximation qui ira dans son intérêt.

Une tactique habituelle qui est bien rodée.

Les politiciens en usent et en abusent, certains deviennent même des expert en la matière. "L'effet de frappe", il s'agit de lancer une information, pas forcément exacte, peu importe si après coup vient la preuve de cette inexactitude. La chose est lancée, le 80% des gens qui ont survolé l'info la prennent pour argent comptant!

D'un côté donc faire peur aux enseignants en annonçant une disparition énorme de postes et de l'autre, en présentant des chiffres sans en donner la totale signification.

Ainsi, sur son blog, Monsieur Cyril Aellen nous rappelle que, dans son projet de budget 2015, le Conseil d'Etat prévoit un taux d’encadrement au primaire de 15,8 élèves par postes d'enseignants. Sans dire très clairement de quels enseignants il s'agit... En l'occurrence,  TOUS les postes d'"enseignants(effectif à temps plein ou ETP)" qui gravitent dans les écoles primaires.

Entendons-nous bien, non seulement les titulaires de classe mais aussi les maîtres de musique, de gym, d'activités créatrices, d'appui, etc. Une nuance qui a son importance dans les calculs faits par le Conseil d'Etat...

Ainsi, la plupart des gens vont confondre "taux d'encadrement" avec "effectif de classe".

Ce qui n'est pas du tout la même chose:

Imaginons, par exemple, un établissement scolaire de 10 classes avec un effectif de 25 élèves chacune, un total donc de 250 élèves. Cet établissement, outre les dix titulaires de classe, a à disposition, un maître de gym, un maître de musique, un maître d'activités créatrices et un maître d'appui. Le calcul du taux d'encadrement en tiendra compte et la division des 250 élèves ne se fera pas par 10 titulaires mais par 14 enseignants. Soit, un taux de 17,8 ce qui, évidemment, présente beaucoup mieux qu'un effectif réel de 25 élèves!

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Mais voilà, sur le terrain, ça lui fait une belle jambe à l'enseignant, il se retrouve bel et bien avec ses 25 élèves et tous les problèmes concrets que cela entraine...


Peu importe, c'est seul ce taux d'encadrement flatteur de 15, 8 qui est mis en avant par le CE!

Et chacun, bien entendu, de se précipiter sur ce chiffre pour fustiger les enseignants et les traiter d'enfants gâtés.

Les enseignants du primaire, pris dans cette tornade d'infos volontairement incomplètes, mêlant tous les problèmes de la fonction publique, concernés ou pas, pris en otage par leur syndicat, ont cru bon de faire grève ce mardi.

Je ne suis pas persuadé que c'était là le bon moyen de manifester leur mécontentement. N'aurait-il pas mieux valu prendre le temps de rencontrer chaque parti politique pour exposer et expliquer clairement la situation vécue sur le terrain par les instituteurs? Une pratique qui se serait sûrement montrée plus efficace et qui leur aurait évité de subir les commentaires virulents dont ils font l'objet sur le site de la TdG.

Il est vrai que c'est peut-être difficile de convaincre un politicien de ce qu'il sait déjà parfaitement, du moins certains, les plus aguerris. Reste les autres sur lesquels on peut peut-être encore compter, espérons-le.

On ne le dira jamais assez, ce serait une lamentable erreur de la part du Conseil d'Etat que de s'en prendre aux postes d'enseignants du primaire et donc aux élèves.

Je l'ai dit à maintes reprises, il ne faut pas se tromper de cible, des économies sont possibles au DIP mais....ailleurs:

"Madame AET est désolée"

 

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13/12/2014

"Oui-oui au pays du oui" (Jean Romain) et "Des dirlos opportunistes" (Duval)

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Deux textes pour le week-end, une fois n'est pas coutume...


 

Oui-oui au pays du oui

Jean Romain


A Genève, on avait mis en place une école, non pas celle de Chavanne depuis longtemps défunte, mais une école des pédagogistes, celle des réformes en rafales, celle du contenu vide, celle du refus de transmettre, celle de l’élève au centre, celle des méthodes mortifères, celle du peu de contenu, celle du relativisme culturel, celle de la suppression des notes, celle des cycles de 4 ans pour acquérir les bases qu’ailleurs on acquiert en un an. Bref, celle à laquelle il fallait répondre OUI pour être moderne.

A propos de cette école, le NON n’existait pas. On regardait de biais ceux qui osaient s’y opposer, et on les traitait de tous les noms pour tous leurs non. A l’époque, le NON n’était pas seulement absurde ou ridicule, il n’était seulement pas prévu. L’alternative au OUI à cette école délétère, c’était le OUI. La lumière n’avait plus besoin d’ombre ; la contradiction avait disparu sous l’évidence que le bien de la modernité allait enrober tout le monde. C’était oui-oui aux Pays des Merveilles du OUI.

Et soudain, incompréhensiblement d’ailleurs, des gens ont commencé à dire NON. Non, nous ne voulons pas ça, pas cette école, pas cette vacuité, pas cette farine pour pédagos ! Peu nombreux au début, ils prirent corps ensuite et donnèrent de la voix. On les a traités de fous, de réacs, de nostalgiques. Alors sont apparus des comités de soutien comique au Oui-oui, lors de la votation sur les notes. Des notes ? Quelle horreur ! Vous voulez encore évaluer les élèves ? Bande de réacs ! Mais… souvenez-vous ! 76 % des Genevois ont osé s’opposer à cette merveilleuse école, à la barbe d’ailleurs des penseurs de la Fapse d’alors, vedettes cuites aux micro-ondes, ces élites pour Soleil vert qui ont tenté de dissuader le peuple de s’opposer. Chez Oui-oui, on ne peut qu’approuver le monde comme il va.

Mais progressivement les choses se sont compliquées pour Oui-oui. Il y eut plusieurs événements durant ces dix années du NON. On retient les tout derniers :

  1. Demande (Motion) de modification du cursus de la maturité gymnasiale.
  2. Demande de suppression des doublons au DIP (Pétition)- Maîtres adjoints
  3. Demande que les directeurs primaires enseignent à temps partiels, comme ailleurs (Motion)
  4. Deux demandes que la Cours des Comptes évalue l’IUFE
  5. Demande de passer de 4 à 3 ans le cursus primaire de l’IUFE (motion)
  6. Mise en cause l’IUFE secondaire (pétition)
  7. Rapport de la CdC sur le Cycle d’orientation et ses économies possibles (12 millions)
  8. Pétition pour l’enseignement de l’histoire suisse à l’école obligatoire
  9. Demande pour que les classes genevoises travaillent jusqu’au bout des années scolaires.

Voilà. Les choses changent, avec des majorités parlementaires claires. On est en train de refaire l’école… et les nostalgiques de l’école des pédagos s’accrochent à leur passé…

 

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"Des dirlos opportunistes"

André Duval

Cette fois, pour Didier Bonny, pas question, de rappeler ce devoir de réserve auquel il est soumis et derrière lequel il se cache si facilement lorsqu'il est dans l'embarras, incapable de donner des réponses...

Sur son blog, il nous gratifie donc d'un billet qui nous apprend que le Groupement genevois des associations de parents d’élèves du primaire (GAPP), la Société pédagogique genevoise (SPG) et l’Association genevoise des directeurs du primaire (AGDEP) se sont unis pour "défendre l'école primaire" (Sic).

Je l'ai dit dans un précédent billet, les coupes proposées dans le budget du DIP ne doivent, en effet, en aucun cas se faire sur le dos des instituteurs et donc sur celui des élèves.

Je peux donc comprendre l'action de la SPG et du GAPP, malgré leur légitimité restreinte. La SPG a trop souvent perdu sa crédibilité dans la défense de causes insensées, à l'instar tout dernièrement, de sa prise de position pour un boycott des profs de gym. Quant au GAPP, piloté par une poignée d'individus qui ne se soucient pas de consulter la base du groupement, il y longtemps qu'on sait qu'il n'est nullement représentatif des parents d'élèves, que sa présidente, Madame Sandra Capeder, complètement inféodée au parti de Madame Anne Emery Torracinta continue à lui "lécher les bottes" comme elle l'a fait avec Monsieur Charles Beer. On a de la peine à croire à son objectivité, elle qui vient d'être nommée cheffe de service au sein des Services de la Petite Enfance (SDPE)...

J'ai par contre plus de peine à comprendre que ces deux groupements aient accepté que l'ADDEP se joigne à leur communiqué de presse. Les directeurs d'établissement ont en effet assez astucieusement saisi l'occasion qui se présentait pour tenter de sauver les placards dorés dont ils jouissent. Comme si le fait de leur demander de consacrer une partie de leur temps de travail à de l'enseignement avait quelque chose à voir avec les revendications exprimées sur les coupes budgétaires! A moins que ce soit strictement d'un point de vue financier et en vue donc de diminuer ces postes inutiles pour faire de considérables économies...

Mais, bon, puisque l'ADDEP s'est sournoisement immiscé dans l'affaire, on aurait au moins pu espérer en apprendre plus sur le rôle de ces directeurs. Quel est-il clairement?

Que nenni! Rien de nouveau...

On ne sait toujours pas ce que font ces gens sur le terrain, concrètement et quotidiennement.

Une fois de plus on devra se contenter de vagues formules, au contenu insignifiant qui ne signifie rien ou peu de chose:

"Ceux-ci assurent l’accompagnement des enseignants, ils sont des forces d'encadrement du système nécessaires pour tous les acteurs, jouent un rôle indispensable dans le développement des actions pédagogiques, permettent d’assurer le suivi et l’orientation des élèves et sont des interlocuteurs indispensables pour les parents".

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11/12/2014

Ca chauffe au DIP...mais que de bonnes nouvelles!

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La Présidente du DIP, Madame Anne Emery Torracinta (AET), a dorénavant du pain sur la planche...

D'une part, on attend de sa part qu'elle prenne en compte l'acceptation par le Grand Conseil des deux objets récemment traités par le Grand Conseil:


- la motion qui demande que les directeurs d'établissement du primaire consacrent une partie de leur temps de travail à des heures d'enseignement

et également

- la pétition qui veut supprimer les doublons à la direction des écoles primaires, soit les postes de maîtres adjoints dont le cahier des charges est très largement le même que celui de ces mêmes directeurs d'établissement.

(Voir également mon billet "Bonne nouvelle").

Mais voilà que d'autre part, on apprend aujourd'hui que la commission de l'enseignement supérieur a accepté à 9 voix contre 5 la motion du député PLR Jean Romain demandant que le temps de formation à l'IUFE (institut de formation des enseignants) des futurs instituteurs du primaire passe de quatre à trois ans, comme c'est le cas partout ailleurs en Suisse. Et que par ailleurs, elle a refusé et renvoyé au bureau du Grand Conseil, soit à la poubelle, la pétition, lancée par une poignée d'étudiants, qui demandait au contraire le maintien du cursus en quatre ans. (Voir "L'IUFE, la pétition et Pinocchio")

Dans le même élan, la commission des pétitions du GC a accepté et renvoyé au Conseil d'Etat, soit à AET, la pétition qui demande le retour de l'enseignement de l'histoire suisse à l'école primaire, voir mon billet "Un tout grand bravo".

Cette fois, ça fait beaucoup pour AET!

Le signal est fort et clair... A elle, maintenant forte de cette légitimité parlementaire, de saisir la balle au bond et de prendre les décisions en conséquence...

A noter encore, qu'à la lecture de la TdG du jour, on découvre que le nouveau Cycle d'Orientation souffre d'un manque de contrôle...C'est ce que constate la Cour des comptes mandatée par AET pour "pointer les forces et faiblesses du nCO, adopté par le peuple en 2009 et instauré en 2011".

"Le nouveau cycle d’orientation (nCO) souffre d'un manque de contrôle, ..., l'orientation professionnelle n'est pas assez valorisée et les élèves réorientés en cours d'année n'arrivent pas à rattraper le niveau de leurs camarades.

Ainsi les passerelles tant vantées, en 2009, à l'époque de la votation, ne seraient pas performantes et l'objectif d'une meilleure orientation professionnelle non atteint. Autant de sujets dénoncés à l'époque par l'Arle...

Et de conclure que "L'essence même du nCO est critiquée: la Cour soutient que le projet de loi du nCO avait pour but de trouver un consensus, dans un climat politique autour de l'école très tendu. S'il y est parvenu, c'est en se reposant sur des éléments politiques alors qu'il aurait dû reposer sur des éléments plus objectifs, comme des analyses de données".

Selon la Cour des comptes, "12 millions d’économies auraient pu être réalisées en remplissant mieux les classes" au CO!!!

A l'heure où le DIP est sommé de faire des économies, plutôt que de s'acharner sur les postes d'enseignants primaires, voilà une manne financière toute trouvée...

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10/12/2014

On est vraiment pris pour des c...

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Je ne sais pas vous, mais moi, j'en ai un peu ras le bol de ces émissions télévisées dont on nous gave. En veux-tu en voilà, servies à toutes les sauces mais toujours sur un modèle identique...Du "Grand Journal" d'Antoine de Caunes à "Tout est permis" de Arthur en passant par "La Nouvelle Star" ou "The Voice"...


A chaque fois, on devrait croire à la spontanéité, la sincérité des "acteurs" alors qu'il n'en est rien. Chacun a un rôle à tenir, un scénario à respecter, du méchant au "simplet" de service. Et à tous les coups, comme par un heureux hasard, on nous impose la promo habituelle, le nouvel album de celui-ci, le récent livre de celui-là...

- Les "talk-show" qui surgissent et disparaissent remplacés par un autre...presque identique!

Quelques "célébrités" qu'on réunit autour d'une table et qui sont censées "débattre" librement de tel ou tel sujet, le tout dans la plus parfaite bonne humeur. Tout le monde se doit d'être rigolard, spontané, naturel. Chacun s'esclaffe aux gags de l'autre et le public, bien drillé par le chauffeur de salle, applaudit et rit sur commande.

- Les "concours" formateurs de vedettes dont, très vite, on n'entend plus parler... Un jury dont les membres, anciennes "gloires", en général, en mal d'une nouvelle reconnaissance qui récitent les fiches que la production leur a confectionnées. Des commentaires et des attitudes que, oh surprise, on retrouve à l'identique lorsqu'on découvre l'émission correspondante dans les autres pays. Toujours ce rôle à jouer, imposé par la production.

Des votes truqués jusqu'au bout des ongles! On fait perdre ou gagner le concurrent qui, bien sûr, permettra au mieux de faire grimper l'audimat. Rien à voir avec le talent auquel on pourrait croire. Peu importe, pourvu que les "gogos" prennent leur téléphone et s'imaginent ainsi apporter leur voix à leur favori. Ce qui compte surtout, c'est le prix exorbitant du coup de fil ou du SMS...

De même pour "ces jeux télévisés" où rien, absolument rien n'est spontané comme on pourrait le croire. Tout est basé encore sur un script très précis ainsi que sur les rôles soigneusement distribués et répartis.

Ainsi, la grande mode actuelle est d'inclure dans le casting une personne dont le but est d'afficher clairement son homosexualité. En passant par Dave (La France a un incroyable talent) ou Jarry (Face à la bande), l'homme se doit d'en faire trop pour, pratiquement à chaque intervention, bien faire comprendre son orientation sexuelle aux téléspectateurs. La production voudrait-elle, dans un élan de bon sens, banaliser le fait, c'est tout l'effet contraire qui, malheureusement, est obtenu: l'imbécile stigmatisation, la stupide caricature.

- Nous prendre pour des c...même lors des concerts de grosses vedettes du showbiz! Chaque intervention, entre telle ou telle prestation, semble naturelle et spontanée alors qu'encore une fois, il n'en est rien. Chaque mot est prévu, répété inlassablement dans chaque concert, ville après ville, tout au long de la tournée. Peu importe, le fan est content, il applaudit, il hurle, il croit que le gag, la flatterie lui sont destinés.

 

Tout est minutieusement préparé, calculé! De là à penser qu'il en va  de même pour les actualités que les médias nous présentent, images truquées, infos mensongères... il n'y a qu'un pas à franchir...

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05/12/2014

Les jeunes ont honte de leurs fautes d’orthographe

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Une interview parue dans l’Illustré du 3 décembre 2014

 

Le polémiste Eric Zemmour était à Genève mardi passé pour présenter son livre « Le suicide français ». C'est un peu votre jumeau, le chantre du « c'était mieux avant », non?

Je n'ai pas regardé son intervention télévisée. Mais j'ai parfois l'habitude d'être taxé de conservateur lorsque je martèle qu'il est urgent de revenir aux fondamentaux.

Sommes-nous réellement en danger parce qu'on malmène et attaque notre langue, le français ?

Je dirais surtout qu'il faut revoir nos priorités. L'idée d’enseigner très tôt une ou deux langues étrangères au primaire pour qu'on les assimile mieux est inefficace. Car c’est impossible à raison de deux heures par semaine. Des études l'ont d'ailleurs montré. Tâchons déjà de bien leur apprendre le français.

N'est-ce pas déjà le cas ? Les plus grands pédagogues réfléchissent continuellement à améliorer les programmes.

On enseigne le français avec des méthodes globales ou semi-globales, qui partent du texte pour arriver au mot. On inverse l’ordre d’apprentissage et en chemin, on largue 70 % des élèves. Les meilleurs s'adapteront à tout. Mais on rend ainsi l’école moins égalitaire puisque les parents compenseront à la maison ce qui ne sera pas appris en classe. Auparavant, le professeur était au centre, c'était l’école panpan. Maintenant, on met l'élève au centre, c'est l’école cucul. Au lieu de mettre tout simplement au centre les connaissances. Il faut que l'école se referme un peu aux modes passagères. L'école ne doit jamais être à la mode pour ne pas être démodée.

C'est complètement déprimant, ce repli sur soi !

Vous trouvez ? Et le fait d'avoir 17 % d'illettrés à Genève au sortir de l'école obligatoire, c'est normal ? Des chiffres parlent même de 4 à 5 % d'illettrés à l'université. Je pense que c'est une atteinte à la dignité humaine.

Le monde a changé, n'est-il pas normal que les méthodes d'enseignement accompagnent son évolution?

C'est que les outils de recherche pédagogique sont devenus les outils d’enseignement. C'est ce qui ne va pas, même si ces outils sont intéressants.

Les élèves d'aujourd'hui seraient en quelque sort les rats de laboratoire des pédagogues ?

Oui, on a fait de l'école un laboratoire à plein temps. Les pédagogistes ont fait de l’enseignement une science alors que c’est un art, un art au sens d’artisanat, qu’ils ne sont d’ailleurs pas capables d’exercer.

Vous ne les portez à ce point pas dans votre cœur ?

Ces gens sont plutôt nocifs pour l'école. Ils conduisent au relativisme culturel qui gangrène l'enseignement.

Concrètement, ça veut dire quoi?

Le relativisme affirme qu’en matière culturelle, tout se vaut. Par exemple, la vision de l’amour de Racine, celle de Molière, celle du prof et celle de l’élève sont toutes équivalentes parce qu’on les a réduites à un simple point de vue. Or tout n’est pas interchangeable. Il existe des hiérarchies, et ce sont elles qui permettent de se situer. Le respect de ce qui s’impose en matière culturelle est la base de tout respect : celui du texte, de la langue et des autres.

En quoi n'est-ce pas respecter la langue, puisque chacun peut développer sa réflexion ?

Enseigner Proust n’a pas pour but que l’élève devienne Proust, mais qu’il devienne lui-même grâce à la littérature. Or si vous réduisez la langue à sa seule fonction de communication, vous perdez ce pouvoir d’élévation. En effet, le contenu du message suffit pour communiquer, mais toute la dimension charnelle de la langue est plus importante pour s’élever. La saveur des choses est déjà dans les mots.

Savoir communiquer, c’est déjà beaucoup, non?

C'est incomplet. La langue est un vecteur de communication, certes, mais c'est aussi le creuset de notre identité. La langue est maternelle parce qu'elle est matrice. Nous habitons notre langue. Si vous réduisez une langue à sa seule fonction de communication, vous réduisez d’autant son pourvoir d’identification.

Tout le monde est conscient de son identité de façon naturelle, non ?

Non, parce que ma langue n'est pas mienne naturellement. Elle est une grille commune, contraignante, avec des règles précises, un code. L'enfant doit donc s'approprier cette objectivité de la langue. Peu à peu, il pourra la maîtriser afin d’exprimer sa propre subjectivité.

Et pourtant, pas besoin de maîtriser l'orthographe pour inventer de nouvelles façons de s'exprimer.

Oh, vous savez, on appelle « français moderne » les fautes de syntaxe ! Ne nous y trompons pas. La liberté, notamment celle d'inventer, ça s'acquiert. Ce n'est que parce qu'il y a des interdits contraignants que je peux m'élever, m'échapper par la verticale. S'élever, c'est d'ailleurs l’étymologie du mot « élève ».

Oui, mais l'orthographe ne préoccupe plus les jeunes générations.

Détrompez-vous. Les jeunes ont honte de faire des fautes. J'en ai continuellement rencontré qui m'ont demandé de relire leur curriculum vitae, leur lettre de motivation, parce qu'ils étaient gênés de leur orthographe.

Tout ça n'est-il pas un vieux combat dépassé ? Des parents n'hésitent pas à dire que leur enfant a très bien réussi à monter sa petite entreprise et à démarrer dans la vie, même s'il fait beaucoup de fautes.

S'il a besoin de quelqu'un pour sa correspondance parce qu'il ne sait pas écrire une lettre, c'est son problème, oui. Mais l'homme libre, c'est celui qui n'est servi par personne. Notre société est une société multi-esclaves, et se libérer de cette dépendance me semble important.

On ne peut pourtant pas tout maîtriser !

Non, mais il y a les fondamentaux. Et pour moi, lire, écrire et compter, ce sont des fondamentaux. Combien sont-ils à ne pas reconnaître à quel niveau de langage on se trouve. Vous évoquiez Zemmour tout à l'heure. Zemmour comme bien d’autres maîtrisent parfaitement la langue.

L'important n'est-il pas surtout de connaître la signification d'un mot ?

Pas uniquement. Tout comme les êtres les mots ont un passé. L'école tente de faire du passé table rase. Alors qu'il faut justement rendre justice au passé. Il faut se faire modeste pour saisir les choses. Le passé n'est pas dépassé ! Et pourtant, on a réussi à faire chanter aux nouvelles générations « We are the world, we are the children » (« Nous sommes le monde, nous sommes les enfants »). C'est assez amusant, ce jeunisme, qui fait croire que le monde débute avec eux.

Ce n'est donc pas ce que vous chantiez à vos enfants ?

Le langage est musique. Je leur ai appris à lire, et j'adorais les voir découvrir la musique des mots, sans qu'ils n'en comprennent toujours le sens. Les enfants ont besoin de répéter les nouveaux mots volés sur les lèvres des adultes. C'est ainsi qu'ils se les approprient. Ensuite, ils maîtriseront les règles de combinaisons, ce qui leur donnera la possibilité des nuances. C'est ce qui leur permettra enfin de dépasser la frustration de ne pas pouvoir s'exprimer, car enfermés dans un vocabulaire trop restreint. La langue permet de dépasser la frustration parce qu'elle permet de mettre de l'ordre dans le monde et dans soi-même.

On en revient au concept de langue, creuset de notre identité.

Oui, car ça fait partie des fondamentaux à enseigner. Il ne faut pas s'éparpiller dans des cours anecdotiques ! Le but est d'avoir une colonne vertébrale pour rentrer dans ce monde qui a fait du « bougisme » sa vertu. Il faut lui opposer quelque chose de stable : des connaissances solides. Le langage en fait partie. Il permet de ne pas être déstabilisé.


 

Pour rappel, je n'accepte de publier que les commentaires dont l'auteur m'est connu.

 

Pour ce faire, chacun peut continuer à utiliser le pseudo qui lui plaît mais, j'exige que l'adresse email utilisée soit correcte et je demande au commentateur de me communiquer son nom et son adresse via mon adresse e-mail.

 

De cette manière, le commentateur reste anonyme pour les lecteurs et je suis seul à connaître son identité. De mon côté, je m'engage bien évidemment à préserver et à respecter cet anonymat.


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02/12/2014

Madame Anne Emery Torracinta est... désolée mais faut pas s'énerver!

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Y en a marre, mais faut pas s'énerver et...Pffff...encore répéter, toujours répéter les mêmes choses...Il est vrai que, dans certains cas, il faut dire la messe plusieurs fois...



Alors, comme ça, faut faire des économies au DIP? Soit!

Et, sur ce coup, Anne Emery Torracinta a bien raison, du moins en partie, lorsqu'elle dit que les attaques contre les enseignants la désolent.

Mais pourquoi donc n'ajoute-t-elle pas qu'on se trompe tout simplement de cible?

On ne le dira jamais assez, s'il faut faire des économies au DIP, ce n'est surtout pas sur le dos des enseignants, en rabotant le nombre de leurs postes! Pure folie, les députés sont-ils stupides à ce point...

Pourquoi donc, Madame la Présidente, n'admet-elle pas que des économies sont possibles, mais...ailleurs.

Faut-il le répéter, il y a des millions qui sont dépensés dans des postes de cadres supérieurs inutiles tels ceux des directeurs d'établissement et ceux qui pullulent dans l'organigramme de la direction de l'école primaire. Il y a des sommes astronomiques à dégager en restreignant drastiquement, voire en supprimant, certains services beaucoup trop dispendieux tel celui de l'informatique. Il y a des montants conséquents à économiser en instituant l'achat du matériel scolaire de base aux parents, comme ça se fait pratiquement partout ailleurs. Que d'économies possibles encore en admettant une bonne fois que les étudiants de l'IUFE pourraient prendre en charge les nombreux remplacements qui coûtent une fortune.

Bref, non,non, je ne m'énerve pas quand je lis les énormités proposées par certains députés du Grand Conseil....et encore moins quand je vois de quelle manière Madame Anne Emery Torracinta y réagit!

Au lieu de se lamenter et accorder des interviews pleurnichards qui donnent lieu à des commentaires imbéciles, elle ferait mieux de se rendre à l'évidence et passer à l'action... question de bon sens.

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01/12/2014

L’école ne serait-elle pas tout à fait morte ?

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Jean Romain répond au billet récemment publié par Monsieur Jean-Michel Bugnion, "Haro sur l'école".

 



Nous sommes sans doute à un nouveau tournant pour l’école. Je ne suis pas certain que l’analyse de Jean-Michel Bugnion soit correcte parce qu’elle fonde sa conclusion sur le fait d’une réaction conservatrice au monde anonyme que nous vivons. Le repli, le petit, la région seraient des réactions à la peur du trop grand. Donc, en ce qui concerne l’école, tout irait bien s’il ne fallait compter avec les conservateurs.

 

Depuis une trentaine d’années est apparue chez nous une nouvelle manière de concevoir l’école qu’on appelle “ la pédagogie par objectifs ”. Cette conception gestionnaire de l’école s’est immédiatement donnée comme une alternative à ce qu’on a jugé avec mépris comme l’école de “ la culture pour la culture ”.  Cette nouvelle manière de faire repose sur des méthodes efficaces qui doivent tout à une conception purement gestionnaire des choses, et à une psychologique positiviste, qu’on appelle la psychologie du comportement, le béhaviorisme.

 

La conception traditionnelle du savoir désintéressé entendait mettre l’accent sur le contenu des disciplines enseignées à l’école. Il s’agissait de former tout l’homme, y compris son esprit, sa conscience dans laquelle on ne pouvait pas pénétrer et pour laquelle aucun jugement noté n’était pertinent. Le nouvel apprentissage a été présenté comme un processus qui vise un “ objectif ” indépendant du contenu de ce qui est à apprendre. Il faut que l’élève sache parvenir à ce qu’on a prédéfini de manière objective, et les moyens (les contenus) pour y parvenir importent moins que le fait d’y être parvenu. Chacun est donc invité à être l’acteur de son propre changement. On veut former un “ nouvel ” homme nouveau.

 

Si cette façon de faire par objectifs est assez performante pour l’économie où il n’est plus question que de gestion, d’audit, de projets et de stratégie, l’est-elle appliquée à l’école ?

 

Partout, on parle de comportement de l’élève lorsqu’on veut parler de sa conduite. Le mot “ comportement ”, dans son sens technique, est un des moins innocents qui soient parce qu’il est emprunté à l’idéologie béhavioriste, pour laquelle seul compte ce qui est observable. Mis en honneur par Watson (penseur du béhavioriste) qui préconise de s’en tenir au célèbre rapport stimulus-réponse, il organise la pensée des pédagogistes et devient une sorte d’obsession à lier les objectifs pédagogiques avec des comportements observables et vérifiables. Éduquer, c’est produire des comportements, et toute allusion à la vie de l’esprit, à la liberté individuelle, à la conscience de soi est évacuée, dénoncée comme pensée subjective et donc, pour les pédagogistes, arbitraire.

 

On entend engendrer chez l’élève une réponse objective en fonction d’un stimulus, et pouvoir vérifier si cette réponse est ou non adéquate. Dans le fond, il n’y a aucune différence de nature entre apprendre le latin à Pierre et apprendre à un rat à s’orienter dans un labyrinthe. En termes d’objectifs, le rat doit s’en sortir, tout comme Pierre dans sa version : peu importe ce qui se passe dans son esprit, c’est la “ boite noire ” pour laquelle il n’existe aucune clé. Cela tient donc d’avantage à l’apprentissage (d’ailleurs on ne dit plus l’élève mais l’apprenant) qu’à l’instruction publique.

 

Tous les cantons romands ont organisé pour leurs maîtres des stages de formation à la pédagogie “ par objectifs ” où on leur répète jusqu’à la nausée qu’enseigner c’est apprendre à produire des objectifs !

 

Mais il importe de distinguer l’imposture de cette pédagogie “ par objectifs ” comportementaux (on dit savoir-faire, savoir-être, ou compétence), de ce que sont les vrais “ buts ” de l’enseignement. Seuls les contenus (les savoirs) sont porteurs d’universalité, et seuls ils permettent à un élève de devenir lui-même. Mais cette élévation n’est pas objectivement vérifiable, ni point par point évaluable.

 

En effet, comment vérifier un savoir-être ? Il faut codifier le comportement ! Le prix en est l’uniformisation des conduites, la baisse du niveau dans les matières enseignées, la mort de l’esprit critique. C’est ce à quoi conduit la pédagogie par objectifs, et le prix de cette imposture est un enseignement mis en miettes.

 

Aujourd’hui l’école commence à rectifier le tir. Le mammouth remue donc encore un peu.

 

 


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26/11/2014

Des enseignants à côté de la plaque...

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"Ne flinguez pas les directeurs des écoles primaires genevoises! C'est le message que quelques instituteurs de l'école des Pâquis a fait passer dans une lettre adressée au Grand Conseil et au Conseil d'Etat.

Voilà qui est complètement farfelu et déplacé lorsque l'on sait que cette école, en raison des difficultés liées au quartier dans lequel elle se situe, fait partie du réseau prioritaire (REP) et que, bien naturellement elle fait l'objet de conditions particulières. Bien que la motion qui réclame que les directeurs d'établissement consacrent une partie de leur temps à des heures d'enseignement ne le mentionne pas, il est évident que le cas de ces écoles en REP doit être considéré à part et que cette motion doit donc être adaptée à leur situation.

Le député Jean Romain ne manque d'ailleurs pas de le mentionner lorsqu'il déclare:" Hormis dans les quartiers difficiles, ces postes de directeurs sont des placards dorés".

Je m'étonne donc singulièrement de la réaction de ces enseignants...

Tout comme de la déclaration de Monsieur Laurent Vité, Président de la Société Pédagogique Genevois (SPG) qui mélange tout et rien: "Ils flinguent les directeurs pour récupérer les 150 postes dus à l'introduction du mercredi matin". A défaut d'arguments intelligents, on donne un peu facilement des explications bidons qui ne tiennent pas la route... Le problème du surnombre des postes de directeurs d'établissement a été dénoncé dès leur mise en place en 2008, donc bien antérieurement à celui posé par l'introduction du mercredi matin.

Tout aussi ridicules les propos de Madame Teresa Skibinska, secrétaire générale adjointe au DIP, qui ne trouve pas mieux que de prétendre que "les attaques qui sont portées depuis des années contre les fonctions des directeurs d'établissement sont infondées". Oui, depuis des années! Sans que JAMAIS, au DIP, PERSONNE n'ait été capable de nous prouver le contraire...

Il est vrai qu'il est difficile de justifier du vide! Un vide qui a un prix tout de même...plus de 12 millions par année!

A l'heure où le MCG, complètement à côté de la plaque, se trompe de cible en voulant faire des économies sur le dos des enseignants du primaire en réduisant drastiquement le nombre de leurs postes...

Du grand n'importe quoi!

S'il faut faire des économies au DIP, ce n'est surtout pas en sabordant les enseignants. Je le disais déjà en 2011 dans mon billet "De Genève, tous les chemins mènent à Athènes", commençons par:

Diminuer drastiquement les postes inutiles comme

-ceux des directeurs d’établissement nommés en surnombre

-ceux de l’ensemble de la direction de l’enseignement primaire engorgée de directeurs, d’adjoints, de chefs de service, d’assistants, de coordinateurs, etc. (voir l’organigramme hiérarchique qui se trouve dans le billet, agrandir en cliquant dessus)

-Cesser de renouveler le parc informatique des classes tous les 2 ou 3 ans alors que les ordinateurs sont encore pratiquement neufs et tout à fait adéquats pour l’utilisation qui en est faite en classe.

            -Doter les enseignants d’un bon matériel didactique afin d’éviter les frais énormes de photocopies destinées à combler les lacunes gigantesques des manuels actuels

 -Confier les remplacements d’enseignants (non payés)aux étudiants de l’IUFE à titre de stage, d’expérience du terrain à acquérir

            -Achat du matériel scolaire de base par les parents comme cela se fait en Valais…hormis l’économie budgétaire, cette mesure pousserait très probablement les élèves à en prendre soin !

 

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18/11/2014

C'était le moment

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Oui, il était temps, les députés du Grand Conseil veulent que "les directeurs d'établissement du primaire enseignent"...

Eh bien, il en aura fallu des coups de marteau pour enfoncer le clou! Plus de 50 billets à leur sujet postés sur ce blog depuis la création aberrante de ces postes de directeurs.

A titre d'exemple en voici deux, pour mémoire et en guise de sourire...

"Tintin à l'AEG des dirlos" et "De l'utilité et de l'importance des postes de directeur d'établissement".

Et certains directeurs de se lamenter, déjà aujourd'hui, auprès des enseignants de devoir bientôt "enseigner"...

Les députés du Grand Conseil ont donc pris une sage décision comme je le relatais dans mon billet précédent (Bonne nouvelle). Ce qui, bien entendu, n'a pas manqué de susciter de nombreuses réactions sur les différents murs facebook ainsi que sur le blog de Monsieur Bugnion, ardent défenseur de ces directeurs et rapporteur de majorité lors du débat qui a eu lieu lors de la dernière session du GC...

"Les directeurs primaires au boulot"...s'est-il rendu compte de l'énormité du titre de son billet? Tellement juste! Tellement approprié! C'était en effet, pour tous ces directeurs, le moment d'y aller...au boulot!

Dans ce billet, Monsieur Bugnion démontre à quel point il ne connaît pas grand chose à ce dossier...

A le lire, avant l'arrivée de ces directeurs chéris, dotés des pouvoirs illusoires qu'il leur attribue, l'école primaire était en plein naufrage, rien n'y fonctionnait, il y régnait l'anarchie la plus totale au point de "ressembler à une auberge espagnole"... Le corps enseignant et les ex-inspecteurs apprécieront!

L'occasion pour Madame Ariane Denonfoux, elle-même directrice d'établissement scolaire (!), de laisser entendre que ce sont d'eux, les directeurs, que dépend " la meilleure formation des élèves dans leur globalité"... On aura tout entendu! Il fallait oser une telle prétention...là aussi les enseignants apprécieront!

Trêve de jérémiades de mauvais perdants, il faudra rester néanmoins vigilants et prudents. Car, je suis curieux de voir de quelle manière Madame Anne Emery Torracinta va louvoyer, à l'image de Monsieur Beer à son époque (Beer sur la défensive). La Présidente du DIP qui déjà avance que " Si les directeurs se mettent à enseigner, on devra supprimer des prestations, dans le lien avec les parents ou dans la mise en place de mesures pour les enfants ayant des difficultés, handicapés, dyslexiques.»

On se demande en quoi!

Quelle dérobade, quel stratagème va-t-elle encore inventer pour se soustraire aux obligations auxquelles elle est aujourd'hui confrontée?

 

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15/11/2014

Bonne nouvelle

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Vous vous souvenez certainement de la pétition qui demandait la suppression des doublons au DIP ainsi que de la plus récente motion 2100 qui allait dans le même sens. En effet, elle réclamait au conseil d'Etat de modifier les attributions des directeurs d'établissement scolaire primaire aux fins qu'ils consacrent une partie de leur temps de travail à enseigner dans le ou les établissements qu'ils dirigent.

Eh bien, bonne nouvelle, ces deux objets ont été adoptés, à une large majorité, en plénière, lors de la dernière session du Grand Conseil et ceci malgré les gesticulations maladroites de certains députés dépassés par les événements...

Ce message du Parlement est très clair.

Ou bien le DIP l'entend désormais et alors il agit en conséquence, rapidement... ou bien il se trouve face à la menace du dépôt d'un projet de loi contraignant, sur la même base, projet que différents partis politiques agitent déjà s'ils n'obtiennent pas satisfaction dans de brefs délais.

Le communiqué de presse qui a suivi relève très justement qu'un directeur d'établissement enseignant n'est pas atypique. Plusieurs cantons procèdent de cette manière sans que cela ne pose problème. Au contraire, le fait de rester en contact avec les élèves et les membres du personnel enseignant vient renforcer leur autorité et leur respectabilité tout en permettant de garder un oeil sur la qualité des processus d'enseignement.

La Présidente du DIP, Madame Anne Emery Torracinta a bien entendu pris la parole en fin de débat...

Elle a dû sentir venir le “danger” qui la guettait et s'est donc empressée d'en appeler au bon sens des députés et surtout de demander leur confiance! Et de prétendre qu'elle travaille déjà à trouver les bonnes solutions pour le DIP.

Cela n'a pas suffi...

Les députés l'ont bien compris et le lui ont fait savoir :

La confiance se mérite, elle se gagne sur le terrain et se vérifie dans les actes.

A elle maintenant de faire en sorte de le prouver...

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10/11/2014

DIP, le royaume des copains-copains?

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Il y a quand même des bizarreries au DIP.

Il ne fait pas toujours bon être un enseignant au sein de ce Département...peut-être même que, dans certains cas, c'est une tare!

On sait à quel point l'organigramme du DIP ressemble à une usine à gaz mais on connaît moins les personnalités qui la dirigent et surtout comment ils sont arrivés aux postes-clés qu'ils occupent...

Ainsi, il est des nominations qui laissent pensifs pour ne pas dire pantois.

Il est vrai que certaines pratiques pour le moins obscures et douteuses deviennent habituelles au DIP tant ils sont nombreux ces postes de directeurs attribués à des gens issus de tous les horizons, sans qu'ils aient les compétences requises.

A l'image de telle directrice qui n'a jamais mis les pieds dans une classe mais qui, après un passage au service du Service de la coordination pédagogique (SCoP), a été nommée tout soudainement Directrice des RH à la Direction Générale de l'Enseignement Obligatoire (DGEO)...

Ou encore cette autre Directrice qui, toute fraîche émoulue de l'université, sans aucune expérience, s'est vu offrir le poste de directrice de l'enseignement et de la scolarité primaire...

Ou encore cette diplômée en psychologie du travail qui occupe le poste de Directrice Générale adjointe de la DGEO.

Tout dernièrement, après un processus de candidatures particulièrement riche en candidats intéressants, on a nommé un directeur de l'enseignement, de l'évaluation et du suivi des élèves (DEESE).

Pour des raisons incompréhensibles qui ressemblent plus à du copinage qu'à une logique de compétences, le choix s'est porté sur un monsieur qui n'a aucune expérience du métier d'enseignant. On a préféré choisir pour ce poste cadre une personne, éducateur dans un centre pour jeunes en difficulté scolaire et/ou sociale, qui ne connaît rien à l'enseignement et n'a jamais mis les pieds dans une école plutôt que, par exemple, cet homme issu du sérail enseignant dont on a astucieusement et soigneusement occulté le parcours professionnel.

Celui-ci est pourtant au bénéfice d'un cursus autrement plus adapté: enseignant au primaire pendant plusieurs années, il a ensuite intégré pour un temps la Direction Générale de l'enseignement primaire avant de rejoindre l'office médico-pédagogique (OMP). Des compétences acquises au fil des ans qui n'ont eu pourtant aucun poids. Une décision qui a probablement un goût bien amer pour celui qui, désormais, restera le subalterne qu'on a méprisé.

 

Ce choix mystérieux restera sans explication; il lance surtout un très mauvais signal tant pour l'enseignement spécialisé que l'enseignement ordinaire.

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09/11/2014

Un dilemme cornélien

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- Hé, Cyprien, bonzo, alors, comment?

- Ben, m'en parle pas, j't'ai pas dit?

- Non, quoi donc?


- Au mois de mai, j'ai fait une embolie pulmonaire...un caillot de sang qui s'est formé derrière le genou et qui a migré jusqu'au poumon en passant par je ne sais quel trajet dans mon corps!

- Quoi! Heu... c'est un peu "hard" ce truc, non?

- J'ai pas mal dégusté! En principe, y a une cause, une explication claire à la survenue de ces caillots, par exemple une chirurgie, un plâtre, une longue immobilité, un long voyage en avion, mais pour moi, rien, aucune explication! Les médecins ont diagnostiqué mon cas de "non déterminé".

- Et ça se soigne comment alors?

- Y a pas 36 mille moyens. Ca fait six mois que je porte une espèce de bas de "grand-mère", un bas de contention et que, surtout, je dois prendre des pilules pour fluidifier mon sang, des anticoagulants. Ainsi, avec ce traitement, le risque de refaire un caillot est très faible.

- Ben, alors, tout va bien! Tu m'as pourtant l'air soucieux...

- C'est que je sors à l'instant de chez l'angiologue, joli nom n'est-il pas?

- Oui, c'est assez....réjouissant! Et alors?

- Et bien je pensais que comme je me porte bien et que ces six derniers mois s'étaient bien passés, tout serait OK, que je pourrais cesser de prendre ces sacrés anticoagulants. Tu comprends, ils posent quand même un léger problème...en cas de blessure par exemple...tu pisses le sang sans discontinuité.

- Oui, mais bon, on peut faire avec... pas de quoi en faire un fromage.

- Cause toujours! Le problème est plus important qu'on peut se l'imaginer. Ce cher angiologue m'a mis face à un dilemme cornélien. Soit je continue à ingurgiter les anticoagulants, soit je stoppe. Mais, tu comprends, si tu arrêtes le traitement, il existe un risque certain de refaire un caillot, ce d'autant plus lorsqu'il est de cause indéterminée, comme dans mon cas. Je dois donc prendre une décision, faire un choix dont je suis le seul maître. Alors, ce médecin m'a expliqué que j'avais besoin de peser les avantages et les inconvénients de poursuivre le traitement ou pas. Oui, les anticoagulants évitent le risque de récidive, mais, par contre, comme ils fluidifient le sang, ils augmentent singulièrement le risque de saigner et de faire des hémorragies....cérébrales par exemple!!!

- Super!

- Donc, je dois me résoudre à mettre dans la balance le risque de mourir d'une nouvelle embolie pulmonaire ou celui d'une hémorragie cérébrale... Tu ferais quoi, toi? Tu arrêtes les anticoagulants ou tu continues à les prendre? Hein?

- Heu... tu me poses une sacrée colle, franchement j'en sais rien. Mais toi, tu as décidé quoi?

- Ben, j'hésite. Pose voir la question à tes lecteurs...

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07/11/2014

Le doute n'est plus permis, y en a marre des mensonges!

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Dans mon billet du 14 octobre "Tarfuffe chez Décaillet", je dénonçais les propos fallacieux tenus par l'ex directeur de l'IUFE, Monsieur Schneuwly:

Selon lui, le canton de Genève formerait, en 4 ans, des instituteurs plus généralistes que ceux issus des HEP romandes. Ainsi, des études de 3 ans limiteraient les possibilités d'enseigner à tous les degrés.

C'est tout simplement faux!

Les sites Internet des HEP spécifient clairement que le diplôme qu'elles délivrent permet indéniablement aux étudiants d'enseigner de la 1P à la 8P.

Seuls 20 crédits sur les 180 sont destinés à approfondir la formation pour l'un des deux cycles, mais cela n'empêche absolument pas que les diplômés peuvent enseigner dans tous les degrés HarmoS.

On trouve les références dans mon billet du 14 mai "l'IUFE, pa pétition et Pinocchio"

Un constat qui n'a pas suffi puisque l'argument est toujours repris en coeur par la Direction actuelle de l'institut genevois et même au sein du DIP jusqu'à sa Présidente, Madame Anne Emery Torracinta. Pour elle, il n'y a pas lieu de changer quoi que ce soit à la formation des enseignant du primaire...et de prétendre que l'IUFE genevois forme de vrais généralistes alors que ce ne serait pas le cas des HEP qui, elles, ne formeraient que des demis-généralistes, contraints de se limiter à enseigner soit dans les degrés 1P à 4P ou 5P à 8P Harmos.

Un argument qui ne tient pas la route! Car Aujourd'hui, c'est de source sûre que j'ai la confirmation qu'il est complètement erroné!

Ce sont les étudiants de la HEP du canton de Vaud qui le disent très clairement, haut et fort.

Oui, le diplôme délivré par les HEP après 3 ans d'études, approuvé par la  CDIP, permet sans aucun doute d'enseigner dans TOUS les degrés Harmos, de la 1P à la 8P, sans restriction aucune!

D'ailleurs, selon leur témoignage, de nombreux étudiants genevois ont quitté l'IUFE genevois, non pas en raison d'un échec, mais, parce qu'ils estiment que la première année à l'IUFE genevois, beaucoup trop théorique, est inutile. Fort logiquement, ils ont donc préféré raccourcir leurs études pour atteindre plus vite leur but, en trois ans plutôt qu'en quatre!

De deux choses l'une...soit tous ces gens, à la tête de l'IUFE comme à celle du DIP, ne connaissent pas grand chose au dossier et font preuve d'une incompétence étonnante soit, tout aussi grave, elles mentent.

Alors, de grâce, Madame Anne Emery Torracinta, cessez donc d'avancer des arguments mensongers, qui, je n'en doute pas, vous sont soufflés par un entourage dont vous devriez peut-être vous méfier.

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03/11/2014

Comment formait-on de bons instituteurs?

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Suite au commentaire fort intéressant que Calendula a posté à la suite de mon précédent billet, il me semble important de décrire au mieux ce qui se faisait avant l'IUFE: les "Etudes Pédagogiques" (EP) qui duraient 3 ans, organisées selon le modèle suivant:

1ère année  1/2 de remplacements et 1/2 de cours

A) Des remplacements (seul en classe) sous contrôle d'une part de l'inspecteur de circonscription et d'autre part des inspecteurs des EP qui débarquaient de manière complètement inopinée dans la classe pour contrôler vos compétences. L'étudiant avait l'obligation de préparer par écrit les leçons qu'il avait prévues pour chaque journée. Il devait être prêt à les présenter aux inspecteurs qui surgissaient on ne savait quand. A la suite de chaque visite ils établissaient un rapport détaillé, noté, sur ce qu'ils avaient constaté. Ensuite, après en avoir pris connaissance et après discussion avec les inspecteurs, l'étudiant devait signer ce rapport.

Ces remplacements pouvaient être de courte comme de longue durée. En ce qui me concerne, je me souviens avoir, entre autre, fait un remplacement de 3 mois à Meyrin, la titulaire étant en congé maternité.

B)L'autre moitié de l'année était consacrée à des cours de didactique que suivaient les futurs enseignants. Ainsi, il apprenaient ou perfectionnaient leurs connaissances dans toutes les branches qu'ils auraient à enseigner plus tard. Français, math, géographie, histoire, dessin, travaux manuels (si si) tout y passait jusqu'à l'écriture au tableau noir.

Je crois pouvoir dire qu'à la fin de cette première année, l'étudiant avait déjà une assez bonne idée de ce qui l'attendait en embrassant cette carrière d'instituteur...il était donc très vite amené à se poser la question de savoir s'il était fait pour ça ou pas.

2ème année à l'université

Les étudiants suivaient les cours de la faculté afin d'obtenir une demi-licence en pédagogie. Une fois nommé à la tête de sa classe, chacun pouvait, s'il le désirait, par la suite, continuer le cursus afin d'obtenir sa licence.

Durant les longues vacances universitaires qui, à l'époque, ne correspondaient pas à celles de l'école primaire, les étudiants étaient astreints à faire des remplacements dans les écoles du canton sous le contrôle de l'inspecteur de circonscription.

3ème année

Pendant cette dernière année, scindée en tranches de 3 semaines, l'étudiant alternait entre

A) Après quelques leçons données en exemple par un prof de didactique, passages en groupe de 5 ou 6 étudiants dans des classes d'écoles primaires. A chacun leur tour, pendant les 3 semaines, les étudiants donnaient telles ou telles leçons qu'ils avaient dû préparer, le tout sous le contrôle du prof de didactique et ses camarades de groupe qui se tenaient au fond de la salle de classe... Suivaient ensuite, bien entendu, l'analyse et la critique de la prestation de l'étudiant.

B) L'étudiant suivait un stage de 3 semaines, accueilli par un titulaire de classe. La première semaine se limitait à de l'observation. Pendant la deuxième semaine, le titulaire et l'étudiant se partageaient les différentes tâches qui incombent à la tenue de la classe. Enfin, en troisième semaine, l'étudiant était chargé de la totale responsabilité de la classe tandis que, cette fois, c'était le titulaire qui l'observait. Chaque journée était ponctuée par un entretien, le titulaire rédigeait son rapport à la fin du stage.

A noter, et ce n'est pas anodin, que les étudiants aux EP touchaient un léger salaire. Ce qui les liait contractuellement et obligatoirement au DIP pour leurs trois premières années d'enseignement. Ce qui permettait aussi à tout un chacun, quelque soit son milieu social, de devenir instituteur.

 

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