26/11/2014

Des enseignants à côté de la plaque...

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"Ne flinguez pas les directeurs des écoles primaires genevoises! C'est le message que quelques instituteurs de l'école des Pâquis a fait passer dans une lettre adressée au Grand Conseil et au Conseil d'Etat.

Voilà qui est complètement farfelu et déplacé lorsque l'on sait que cette école, en raison des difficultés liées au quartier dans lequel elle se situe, fait partie du réseau prioritaire (REP) et que, bien naturellement elle fait l'objet de conditions particulières. Bien que la motion qui réclame que les directeurs d'établissement consacrent une partie de leur temps à des heures d'enseignement ne le mentionne pas, il est évident que le cas de ces écoles en REP doit être considéré à part et que cette motion doit donc être adaptée à leur situation.

Le député Jean Romain ne manque d'ailleurs pas de le mentionner lorsqu'il déclare:" Hormis dans les quartiers difficiles, ces postes de directeurs sont des placards dorés".

Je m'étonne donc singulièrement de la réaction de ces enseignants...

Tout comme de la déclaration de Monsieur Laurent Vité, Président de la Société Pédagogique Genevois (SPG) qui mélange tout et rien: "Ils flinguent les directeurs pour récupérer les 150 postes dus à l'introduction du mercredi matin". A défaut d'arguments intelligents, on donne un peu facilement des explications bidons qui ne tiennent pas la route... Le problème du surnombre des postes de directeurs d'établissement a été dénoncé dès leur mise en place en 2008, donc bien antérieurement à celui posé par l'introduction du mercredi matin.

Tout aussi ridicules les propos de Madame Teresa Skibinska, secrétaire générale adjointe au DIP, qui ne trouve pas mieux que de prétendre que "les attaques qui sont portées depuis des années contre les fonctions des directeurs d'établissement sont infondées". Oui, depuis des années! Sans que JAMAIS, au DIP, PERSONNE n'ait été capable de nous prouver le contraire...

Il est vrai qu'il est difficile de justifier du vide! Un vide qui a un prix tout de même...plus de 12 millions par année!

A l'heure où le MCG, complètement à côté de la plaque, se trompe de cible en voulant faire des économies sur le dos des enseignants du primaire en réduisant drastiquement le nombre de leurs postes...

Du grand n'importe quoi!

S'il faut faire des économies au DIP, ce n'est surtout pas en sabordant les enseignants. Je le disais déjà en 2011 dans mon billet "De Genève, tous les chemins mènent à Athènes", commençons par:

Diminuer drastiquement les postes inutiles comme

-ceux des directeurs d’établissement nommés en surnombre

-ceux de l’ensemble de la direction de l’enseignement primaire engorgée de directeurs, d’adjoints, de chefs de service, d’assistants, de coordinateurs, etc. (voir l’organigramme hiérarchique qui se trouve dans le billet, agrandir en cliquant dessus)

-Cesser de renouveler le parc informatique des classes tous les 2 ou 3 ans alors que les ordinateurs sont encore pratiquement neufs et tout à fait adéquats pour l’utilisation qui en est faite en classe.

            -Doter les enseignants d’un bon matériel didactique afin d’éviter les frais énormes de photocopies destinées à combler les lacunes gigantesques des manuels actuels

 -Confier les remplacements d’enseignants (non payés)aux étudiants de l’IUFE à titre de stage, d’expérience du terrain à acquérir

            -Achat du matériel scolaire de base par les parents comme cela se fait en Valais…hormis l’économie budgétaire, cette mesure pousserait très probablement les élèves à en prendre soin !

 

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18/11/2014

C'était le moment

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Oui, il était temps, les députés du Grand Conseil veulent que "les directeurs d'établissement du primaire enseignent"...

Eh bien, il en aura fallu des coups de marteau pour enfoncer le clou! Plus de 50 billets à leur sujet postés sur ce blog depuis la création aberrante de ces postes de directeurs.

A titre d'exemple en voici deux, pour mémoire et en guise de sourire...

"Tintin à l'AEG des dirlos" et "De l'utilité et de l'importance des postes de directeur d'établissement".

Et certains directeurs de se lamenter, déjà aujourd'hui, auprès des enseignants de devoir bientôt "enseigner"...

Les députés du Grand Conseil ont donc pris une sage décision comme je le relatais dans mon billet précédent (Bonne nouvelle). Ce qui, bien entendu, n'a pas manqué de susciter de nombreuses réactions sur les différents murs facebook ainsi que sur le blog de Monsieur Bugnion, ardent défenseur de ces directeurs et rapporteur de majorité lors du débat qui a eu lieu lors de la dernière session du GC...

"Les directeurs primaires au boulot"...s'est-il rendu compte de l'énormité du titre de son billet? Tellement juste! Tellement approprié! C'était en effet, pour tous ces directeurs, le moment d'y aller...au boulot!

Dans ce billet, Monsieur Bugnion démontre à quel point il ne connaît pas grand chose à ce dossier...

A le lire, avant l'arrivée de ces directeurs chéris, dotés des pouvoirs illusoires qu'il leur attribue, l'école primaire était en plein naufrage, rien n'y fonctionnait, il y régnait l'anarchie la plus totale au point de "ressembler à une auberge espagnole"... Le corps enseignant et les ex-inspecteurs apprécieront!

L'occasion pour Madame Ariane Denonfoux, elle-même directrice d'établissement scolaire (!), de laisser entendre que ce sont d'eux, les directeurs, que dépend " la meilleure formation des élèves dans leur globalité"... On aura tout entendu! Il fallait oser une telle prétention...là aussi les enseignants apprécieront!

Trêve de jérémiades de mauvais perdants, il faudra rester néanmoins vigilants et prudents. Car, je suis curieux de voir de quelle manière Madame Anne Emery Torracinta va louvoyer, à l'image de Monsieur Beer à son époque (Beer sur la défensive). La Présidente du DIP qui déjà avance que " Si les directeurs se mettent à enseigner, on devra supprimer des prestations, dans le lien avec les parents ou dans la mise en place de mesures pour les enfants ayant des difficultés, handicapés, dyslexiques.»

On se demande en quoi!

Quelle dérobade, quel stratagème va-t-elle encore inventer pour se soustraire aux obligations auxquelles elle est aujourd'hui confrontée?

 

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15/11/2014

Bonne nouvelle

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Vous vous souvenez certainement de la pétition qui demandait la suppression des doublons au DIP ainsi que de la plus récente motion 2100 qui allait dans le même sens. En effet, elle réclamait au conseil d'Etat de modifier les attributions des directeurs d'établissement scolaire primaire aux fins qu'ils consacrent une partie de leur temps de travail à enseigner dans le ou les établissements qu'ils dirigent.

Eh bien, bonne nouvelle, ces deux objets ont été adoptés, à une large majorité, en plénière, lors de la dernière session du Grand Conseil et ceci malgré les gesticulations maladroites de certains députés dépassés par les événements...

Ce message du Parlement est très clair.

Ou bien le DIP l'entend désormais et alors il agit en conséquence, rapidement... ou bien il se trouve face à la menace du dépôt d'un projet de loi contraignant, sur la même base, projet que différents partis politiques agitent déjà s'ils n'obtiennent pas satisfaction dans de brefs délais.

Le communiqué de presse qui a suivi relève très justement qu'un directeur d'établissement enseignant n'est pas atypique. Plusieurs cantons procèdent de cette manière sans que cela ne pose problème. Au contraire, le fait de rester en contact avec les élèves et les membres du personnel enseignant vient renforcer leur autorité et leur respectabilité tout en permettant de garder un oeil sur la qualité des processus d'enseignement.

La Présidente du DIP, Madame Anne Emery Torracinta a bien entendu pris la parole en fin de débat...

Elle a dû sentir venir le “danger” qui la guettait et s'est donc empressée d'en appeler au bon sens des députés et surtout de demander leur confiance! Et de prétendre qu'elle travaille déjà à trouver les bonnes solutions pour le DIP.

Cela n'a pas suffi...

Les députés l'ont bien compris et le lui ont fait savoir :

La confiance se mérite, elle se gagne sur le terrain et se vérifie dans les actes.

A elle maintenant de faire en sorte de le prouver...

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10/11/2014

DIP, le royaume des copains-copains?

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Il y a quand même des bizarreries au DIP.

Il ne fait pas toujours bon être un enseignant au sein de ce Département...peut-être même que, dans certains cas, c'est une tare!

On sait à quel point l'organigramme du DIP ressemble à une usine à gaz mais on connaît moins les personnalités qui la dirigent et surtout comment ils sont arrivés aux postes-clés qu'ils occupent...

Ainsi, il est des nominations qui laissent pensifs pour ne pas dire pantois.

Il est vrai que certaines pratiques pour le moins obscures et douteuses deviennent habituelles au DIP tant ils sont nombreux ces postes de directeurs attribués à des gens issus de tous les horizons, sans qu'ils aient les compétences requises.

A l'image de telle directrice qui n'a jamais mis les pieds dans une classe mais qui, après un passage au service du Service de la coordination pédagogique (SCoP), a été nommée tout soudainement Directrice des RH à la Direction Générale de l'Enseignement Obligatoire (DGEO)...

Ou encore cette autre Directrice qui, toute fraîche émoulue de l'université, sans aucune expérience, s'est vu offrir le poste de directrice de l'enseignement et de la scolarité primaire...

Ou encore cette diplômée en psychologie du travail qui occupe le poste de Directrice Générale adjointe de la DGEO.

Tout dernièrement, après un processus de candidatures particulièrement riche en candidats intéressants, on a nommé un directeur de l'enseignement, de l'évaluation et du suivi des élèves (DEESE).

Pour des raisons incompréhensibles qui ressemblent plus à du copinage qu'à une logique de compétences, le choix s'est porté sur un monsieur qui n'a aucune expérience du métier d'enseignant. On a préféré choisir pour ce poste cadre une personne, éducateur dans un centre pour jeunes en difficulté scolaire et/ou sociale, qui ne connaît rien à l'enseignement et n'a jamais mis les pieds dans une école plutôt que, par exemple, cet homme issu du sérail enseignant dont on a astucieusement et soigneusement occulté le parcours professionnel.

Celui-ci est pourtant au bénéfice d'un cursus autrement plus adapté: enseignant au primaire pendant plusieurs années, il a ensuite intégré pour un temps la Direction Générale de l'enseignement primaire avant de rejoindre l'office médico-pédagogique (OMP). Des compétences acquises au fil des ans qui n'ont eu pourtant aucun poids. Une décision qui a probablement un goût bien amer pour celui qui, désormais, restera le subalterne qu'on a méprisé.

 

Ce choix mystérieux restera sans explication; il lance surtout un très mauvais signal tant pour l'enseignement spécialisé que l'enseignement ordinaire.

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09/11/2014

Un dilemme cornélien

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- Hé, Cyprien, bonzo, alors, comment?

- Ben, m'en parle pas, j't'ai pas dit?

- Non, quoi donc?


- Au mois de mai, j'ai fait une embolie pulmonaire...un caillot de sang qui s'est formé derrière le genou et qui a migré jusqu'au poumon en passant par je ne sais quel trajet dans mon corps!

- Quoi! Heu... c'est un peu "hard" ce truc, non?

- J'ai pas mal dégusté! En principe, y a une cause, une explication claire à la survenue de ces caillots, par exemple une chirurgie, un plâtre, une longue immobilité, un long voyage en avion, mais pour moi, rien, aucune explication! Les médecins ont diagnostiqué mon cas de "non déterminé".

- Et ça se soigne comment alors?

- Y a pas 36 mille moyens. Ca fait six mois que je porte une espèce de bas de "grand-mère", un bas de contention et que, surtout, je dois prendre des pilules pour fluidifier mon sang, des anticoagulants. Ainsi, avec ce traitement, le risque de refaire un caillot est très faible.

- Ben, alors, tout va bien! Tu m'as pourtant l'air soucieux...

- C'est que je sors à l'instant de chez l'angiologue, joli nom n'est-il pas?

- Oui, c'est assez....réjouissant! Et alors?

- Et bien je pensais que comme je me porte bien et que ces six derniers mois s'étaient bien passés, tout serait OK, que je pourrais cesser de prendre ces sacrés anticoagulants. Tu comprends, ils posent quand même un léger problème...en cas de blessure par exemple...tu pisses le sang sans discontinuité.

- Oui, mais bon, on peut faire avec... pas de quoi en faire un fromage.

- Cause toujours! Le problème est plus important qu'on peut se l'imaginer. Ce cher angiologue m'a mis face à un dilemme cornélien. Soit je continue à ingurgiter les anticoagulants, soit je stoppe. Mais, tu comprends, si tu arrêtes le traitement, il existe un risque certain de refaire un caillot, ce d'autant plus lorsqu'il est de cause indéterminée, comme dans mon cas. Je dois donc prendre une décision, faire un choix dont je suis le seul maître. Alors, ce médecin m'a expliqué que j'avais besoin de peser les avantages et les inconvénients de poursuivre le traitement ou pas. Oui, les anticoagulants évitent le risque de récidive, mais, par contre, comme ils fluidifient le sang, ils augmentent singulièrement le risque de saigner et de faire des hémorragies....cérébrales par exemple!!!

- Super!

- Donc, je dois me résoudre à mettre dans la balance le risque de mourir d'une nouvelle embolie pulmonaire ou celui d'une hémorragie cérébrale... Tu ferais quoi, toi? Tu arrêtes les anticoagulants ou tu continues à les prendre? Hein?

- Heu... tu me poses une sacrée colle, franchement j'en sais rien. Mais toi, tu as décidé quoi?

- Ben, j'hésite. Pose voir la question à tes lecteurs...

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07/11/2014

Le doute n'est plus permis, y en a marre des mensonges!

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Dans mon billet du 14 octobre "Tarfuffe chez Décaillet", je dénonçais les propos fallacieux tenus par l'ex directeur de l'IUFE, Monsieur Schneuwly:

Selon lui, le canton de Genève formerait, en 4 ans, des instituteurs plus généralistes que ceux issus des HEP romandes. Ainsi, des études de 3 ans limiteraient les possibilités d'enseigner à tous les degrés.

C'est tout simplement faux!

Les sites Internet des HEP spécifient clairement que le diplôme qu'elles délivrent permet indéniablement aux étudiants d'enseigner de la 1P à la 8P.

Seuls 20 crédits sur les 180 sont destinés à approfondir la formation pour l'un des deux cycles, mais cela n'empêche absolument pas que les diplômés peuvent enseigner dans tous les degrés HarmoS.

On trouve les références dans mon billet du 14 mai "l'IUFE, pa pétition et Pinocchio"

Un constat qui n'a pas suffi puisque l'argument est toujours repris en coeur par la Direction actuelle de l'institut genevois et même au sein du DIP jusqu'à sa Présidente, Madame Anne Emery Torracinta. Pour elle, il n'y a pas lieu de changer quoi que ce soit à la formation des enseignant du primaire...et de prétendre que l'IUFE genevois forme de vrais généralistes alors que ce ne serait pas le cas des HEP qui, elles, ne formeraient que des demis-généralistes, contraints de se limiter à enseigner soit dans les degrés 1P à 4P ou 5P à 8P Harmos.

Un argument qui ne tient pas la route! Car Aujourd'hui, c'est de source sûre que j'ai la confirmation qu'il est complètement erroné!

Ce sont les étudiants de la HEP du canton de Vaud qui le disent très clairement, haut et fort.

Oui, le diplôme délivré par les HEP après 3 ans d'études, approuvé par la  CDIP, permet sans aucun doute d'enseigner dans TOUS les degrés Harmos, de la 1P à la 8P, sans restriction aucune!

D'ailleurs, selon leur témoignage, de nombreux étudiants genevois ont quitté l'IUFE genevois, non pas en raison d'un échec, mais, parce qu'ils estiment que la première année à l'IUFE genevois, beaucoup trop théorique, est inutile. Fort logiquement, ils ont donc préféré raccourcir leurs études pour atteindre plus vite leur but, en trois ans plutôt qu'en quatre!

De deux choses l'une...soit tous ces gens, à la tête de l'IUFE comme à celle du DIP, ne connaissent pas grand chose au dossier et font preuve d'une incompétence étonnante soit, tout aussi grave, elles mentent.

Alors, de grâce, Madame Anne Emery Torracinta, cessez donc d'avancer des arguments mensongers, qui, je n'en doute pas, vous sont soufflés par un entourage dont vous devriez peut-être vous méfier.

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03/11/2014

Comment formait-on de bons instituteurs?

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Suite au commentaire fort intéressant que Calendula a posté à la suite de mon précédent billet, il me semble important de décrire au mieux ce qui se faisait avant l'IUFE: les "Etudes Pédagogiques" (EP) qui duraient 3 ans, organisées selon le modèle suivant:

1ère année  1/2 de remplacements et 1/2 de cours

A) Des remplacements (seul en classe) sous contrôle d'une part de l'inspecteur de circonscription et d'autre part des inspecteurs des EP qui débarquaient de manière complètement inopinée dans la classe pour contrôler vos compétences. L'étudiant avait l'obligation de préparer par écrit les leçons qu'il avait prévues pour chaque journée. Il devait être prêt à les présenter aux inspecteurs qui surgissaient on ne savait quand. A la suite de chaque visite ils établissaient un rapport détaillé, noté, sur ce qu'ils avaient constaté. Ensuite, après en avoir pris connaissance et après discussion avec les inspecteurs, l'étudiant devait signer ce rapport.

Ces remplacements pouvaient être de courte comme de longue durée. En ce qui me concerne, je me souviens avoir, entre autre, fait un remplacement de 3 mois à Meyrin, la titulaire étant en congé maternité.

B)L'autre moitié de l'année était consacrée à des cours de didactique que suivaient les futurs enseignants. Ainsi, il apprenaient ou perfectionnaient leurs connaissances dans toutes les branches qu'ils auraient à enseigner plus tard. Français, math, géographie, histoire, dessin, travaux manuels (si si) tout y passait jusqu'à l'écriture au tableau noir.

Je crois pouvoir dire qu'à la fin de cette première année, l'étudiant avait déjà une assez bonne idée de ce qui l'attendait en embrassant cette carrière d'instituteur...il était donc très vite amené à se poser la question de savoir s'il était fait pour ça ou pas.

2ème année à l'université

Les étudiants suivaient les cours de la faculté afin d'obtenir une demi-licence en pédagogie. Une fois nommé à la tête de sa classe, chacun pouvait, s'il le désirait, par la suite, continuer le cursus afin d'obtenir sa licence.

Durant les longues vacances universitaires qui, à l'époque, ne correspondaient pas à celles de l'école primaire, les étudiants étaient astreints à faire des remplacements dans les écoles du canton sous le contrôle de l'inspecteur de circonscription.

3ème année

Pendant cette dernière année, scindée en tranches de 3 semaines, l'étudiant alternait entre

A) Après quelques leçons données en exemple par un prof de didactique, passages en groupe de 5 ou 6 étudiants dans des classes d'écoles primaires. A chacun leur tour, pendant les 3 semaines, les étudiants donnaient telles ou telles leçons qu'ils avaient dû préparer, le tout sous le contrôle du prof de didactique et ses camarades de groupe qui se tenaient au fond de la salle de classe... Suivaient ensuite, bien entendu, l'analyse et la critique de la prestation de l'étudiant.

B) L'étudiant suivait un stage de 3 semaines, accueilli par un titulaire de classe. La première semaine se limitait à de l'observation. Pendant la deuxième semaine, le titulaire et l'étudiant se partageaient les différentes tâches qui incombent à la tenue de la classe. Enfin, en troisième semaine, l'étudiant était chargé de la totale responsabilité de la classe tandis que, cette fois, c'était le titulaire qui l'observait. Chaque journée était ponctuée par un entretien, le titulaire rédigeait son rapport à la fin du stage.

A noter, et ce n'est pas anodin, que les étudiants aux EP touchaient un léger salaire. Ce qui les liait contractuellement et obligatoirement au DIP pour leurs trois premières années d'enseignement. Ce qui permettait aussi à tout un chacun, quelque soit son milieu social, de devenir instituteur.

 

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02/11/2014

La formation "bidon" des futurs instituteurs

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A Genève, la formation à l'IUFE (institut universitaire de formation des enseignants) des futurs enseignants du primaire dure quatre ans, contrairement à ce qui se fait dans les HEP de tous les autres cantons en trois ans.

Il y a quelques années, le député Pierre Weiss avait défendu de toutes ses forces la création de cet institut, occultant l'aspect qualitatif de la formation pour préférer mettre en avant l'aspect financier de l'opération...bénéficier des subventions fédérales qui sont offertes aux universités.

Aujourd'hui, on doit se poser quelques questions au sujet de cet IUFE. Par exemple ce point essentiel : durant leur cursus de 4 ans, dans quelle mesure les futurs instituteurs ont-ils l'occasion de se frotter à une véritable pratique du terrain, seul moyen de réaliser ce que représente exactement cette profession? Dans quelle mesure sont-ils réellement confrontés à la "vraie vie" d'instit? Savent-ils seulement ce qu'implique réellement la tenue d'une classe ? Sont-ils vraiment armés pour le faire?

Au vu des différents stages qui leur sont proposés, permettez-moi d'en douter...Jugez plutôt :

Durant ces 4 années d'études, ce sont, en tout et pour tout, 10 stages, soit 30 à 34 semaines, qui sont prévus. Ce qui peut sembler assez conséquent.

Mais voilà, il y a stage et stage...

En l'occurrence, à la lecture du guide/programme fourni par l'IUFE, la plupart de ces stages se résument à des temps d' "observation", d' "observation participante", de "coopération et d'intervention" ou en "responsabilité partielle".

Comprenez bien que, lors de tous ces stages, l'étudiant est toujours accompagné du titulaire de la classe et que jamais il n'est confronté à l'ensemble de ce qu'implique la tenue d'une classe.

A ce sujet, le guide de l'IUFE est très clair: "Le travail en classe est défini d’entente avec le(s) formateur(s) de terrain. En principe, l’étudiant, durant la première année du deuxième cycle, aura rarement la pleine responsabilité de l’enseignement, mais les formateurs de terrain, selon les unités et modules dans le cadre desquels ils travaillent, peuvent lui confier la conduite de certaines activités".

Quand donc l'étudiant est-il en charge d'une classe d'élèves, en TOTALE responsabilité, entièrement livré à lui-même, sans aucune autre présence à ses côtés, confronté à TOUTES LES TACHES qui incombent à un enseignant, (mise en place des programmes,  préparation des leçons, enseignement, évaluations formatives et certificatives, corrections, rédaction des carnets, rapports avec les parents, nombreuses séances avec les directeurs, organisation des sorties et des camps, etc., j'en passe et des meilleurs).

Bref, quand assume-t-il l'entier du cahier des charges d'un enseignant du primaire?

On pourrait croire que les stages prévus, hélas seulement en 4ème et dernière année du cursus, sont là pour enfin mettre les étudiants face à "la vraie vie" qui les attend. Qu'enfin, durant ces 4 stages intitulés pompeusement en "responsabilité complète" ils seront mis en situation de responsabilité que je qualifierais de TOTALE, un élément qui devrait pourtant être essentiel dans la formation d'un enseignant.

Mais, là encore, il n'en est rien! Car, qu'en est-il de ces stages en prétendue "responsabilité complète"?

En fait, cette prétendue "responsabilité complète", encore une fois, ne porte que sur certains aspects de la profession mais jamais sur son ensemble. Ainsi, tantôt l'accent de responsabilité sera porté sur la gestion de classe, tantôt sur la planification de l'enseignement, tantôt sur la conduite de l'enseignement.

Cerise sur le gâteau, tous ces stages se font toujours en présence du titulaire. JAMAIS l'étudiant ne se retrouve vraiment tout seul, confronté à devoir assumer COMPLETEMENT la conduite de sa classe!

Une exception, il est vrai ! En cas d’absence du titulaire (co-formation, maladie, formation continue, etc.), l’étudiant peut alors le remplacer. Mais à des conditions bien définies: au maximum durant 9 jours sur l'ensemble de son cursus! Oui, vous avez bien lu, 9 jours!

On est ici à des années lumières de ce qui se faisait avant la création de cet IUFE, à l'époque de feues les Etudes Pédagogiques. Un cursus de trois ans qui permettait véritablement de se confronter à la réalité du terrain tant les étudiants se retrouvaient face à leur responsabilité, seuls maîtres à bord en charge d'une classe que le DIP leur confiait durant des remplacements de longues semaines, voire de longs mois.


 

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31/10/2014

Merci Pascal Décaillet

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Tout le monde ne lit pas forcément le journal GHI.

Il serait dommage de passer à côté de l'article que Monsieur Décaillet y publie cette semaine, raison pour laquelle je me permets de vous en donner ici la teneur tout en le remerciant.


(lien)

 


Profs, nous sommes avec vous!

L’Actu de Décaillet / 28.10.14 /

ÉDUCATION • Nous les citoyens, soutenons le corps enseignant! Soutenons-le moralement. Car nous avons besoin des profs: leur tâche de transmission est essentielle dans notre société.

Enseignant. Le plus beau métier du monde. Mais de plus en plus dur. Les profs aiment leur boulot, mais les conditions d’accomplissement de leur tâche sont toujours plus difficiles. Beaucoup d’élèves par classe (et cela ne va pas s’arranger avec les restrictions budgétaires), statut d’enseignant beaucoup moins valorisé que par le passé, mises en cause constantes, recours. Et puis, le prof n’est évidemment plus, depuis longtemps, le vecteur unique du savoir. Une multitude d’accès à l’information lui font concurrence, à commencer par l’univers numérique, les moteurs de recherche sur internet. A quoi s’ajoute, à Genève, un institut de formation particulièrement critiquable, véritable machine à formater les esprits. Tout cela, additionné, commence à faire beaucoup.

Une profession libérale

Nombre de profs montrent des signes de fatigue, parfois d’épuisement. Nous la société, nous devons leur signifier notre soutien. Leur faire passer un message fort: que nous sommes avec eux, et les considérons comme des personnages très importants de notre société. Pas des machines. Pas des rouages. Pas des numéros sortis par l’IUFE (Institut universitaire de formation des enseignants). Mais des hommes et des femmes dans la fonction desquels nous voulons croire. Parce que dans la nébuleuse de l’indéchiffrable, cet océan de signes, nous avons justement besoin de transmetteurs, de traducteurs, d’initiateurs. En cela, cette profession est profondément libérale. N’entendez pas ce mot au sens économique, ni politique. Mais dans le champ de responsabilités qui doit être celui de chaque prof. Il serait tout de même un peu fort que le petit coin de terre qui fut celui de Calvin, de la Réforme, de l’humanisme, de l’apologie de la responsabilité individuelle, n’accorde pas à ses enseignants le maximum de capacité de choix individuels. Dans le respect des programmes, bien sûr.

La puissance de l’individu

Profession libérale, dans un cadre d’Etat qui doit évidemment demeurer: les enseignants de l’Ecole publique genevoise sont, au sens noble, des fonctionnaires, entendez qu’ils exercent leur activité dans le cadre régalien de la République. Mais cet aspect n’est qu’organique: celui qui touche à leur statut, leur rémunération, etc. Sur l’essentiel, le choix des sujets et la manière de les transmettre, il faut faire confiance à la richesse et la pluralité des individus. Le pire serait de fabriquer des robots: mêmes sujets, mêmes styles, comme si l’enseignement relevait de la science exacte, avec des recettes applicables, mesurables. Alors que dans ce métier, la puissance de l’individu est majeure: son rapport au savoir, mais aussi ses facultés de transmission, son charisme, sa capacité de séduction pour faire passer ses passions, donner vie à des vocations.

Liberté de manœuvre

Rendre à chaque enseignant sa liberté humaniste de manœuvre. Nous en sommes loin: l’institut de formation régente par le corset, les hiérarchies internes sont de plus en plus lourdes, certains apparatchiks donnent l’impression que la vie est grise à mourir. Tout cela, il faudra bien que la nouvelle ministre l’empoigne. Sinon, à trop gérer au jour le jour, elle pourrait encourir à son tour le grief de routine. Ou pire: celui de démission, par abandon, face à la force d’inertie de la machine. L’Ecole genevoise mérite mieux.


 

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28/10/2014

Les 10 commandements de l'ordre du temple des pédagogos

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Sur sa page "facebook", Jean Romain dénonce la sottise militante qui a prévalu ces 30 dernières années...

Une école amnésique qui a oublié sa mission

L’école ne va pas bien. Pourquoi ? Elle obéit au prêt à penser du pédagogiquement correct. Ce qui se résume en 10 commandements :

1. Pas d’inquiétude : le niveau monte ! A toutes les époques on a prétendu qu’il baissait. Déjà Socrate…....


2. Tu construiras toi-même ton savoir. L’élève doit ressentir lui-même le manque de connaissance et cette faille, il va la combler en se confrontant aux autres.


3. Tu découvriras ludiquement pour apprendre vraiment, car le jeu est le tout de l’enfance.


4. L’école lieu de vie, la culture est élitiste ! Faire référence au génie ou au talent, à quoi que ce soit qui dépasse, c’est le crime de lèse-égalité dans nos sociétés bouffies d’ego.


5. Tu t’ouvriras à la transdisciplinarité. Il faut tout de suite enjamber les domaines de la connaissance pour pouvoir prendre en compte de manière synchronique les multiples facettes du savoir.


6. L’élève naît bon, ce sont les exigences qui le dépravent.


7. Apprendre à apprendre ! Puisque tout change tout le temps, il faut apprendre à s’adapter sans cesse aux nouvelles approches. On instaure la perpétuelle adaptation au bougisme.


8. Sélectionner c’est exclure ! Le mérite apparaît comme un piège, voire comme une imposture, s’y référer est anti-égalitaire. Tout le monde a le droit à tout : du droit aux études, on est passé au droit au résultat.


9. Donc : tu seras promu mécaniquement d’un degré à l’autre quoi que tu saches.


10. Le savoir-être ! Il faut apprendre aux élèves à être, fourre-tout vague et informe de principes de conduite qu’on ne peut jamais tester objectivement.



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27/10/2014

Les profs sont des "planqués"

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Suite à l'article de la TdG du jour "Les profs se sentent au bord de l'épuisement" et surtout aux nombreux commentaires qu'il suscite, je me permets de publier à nouveau ce billet que j'avais posté en avril 2013...

 

"Les profs sont des planqués"



"Un prof, c'est 6 mois de vacances par an, grassement payé. il bénéficie en plus de la garantie d'emploi"!

Combien de fois ne l'ai-je entendu?

Ils sont nombreux ceux qui pensent que les profs sont des profiteurs et que leur situation est un havre de paix...

Une profession qui ne présente que des avantages.

Si tel est le cas, je me suis souvent demandé pour quelle raison, alors, ceux qui tiennent de tels propos ne choisissent pas de se lancer dans l'enseignement.

Ont-ils vécu l'expérience?

En dépit du simple travail pédagogique que nécessite cette profession, connaissent-ils le revers de la médaille?

Ces gens, savent-ils ce qu'implique la tenue d'une classe? Ont-ils mesuré le stress qu'implique la responsabilité d'une vingtaine d'élèves?

Parallèlement à une hiérarchie complètement dépassée par les événements, trop souvent confrontés à des parents toujours plus demandeurs de tâches qui ne sont pas de leur ressort, ont-ils conscience de la pression constante à laquelle les profs sont soumis?

Peuvent-ils m'expliquer pourquoi le taux de dépression, voire de suicide, est l'un des plus élevé dans cette profession?

Faut-vous dire. Monsieur, que chez ces gens-là, on ne pense pas, Monsieur, on ne pense pas...

Alors, plutôt que de déverser injustement des torrents de boue, justifiez donc vos propos, vous qui vous reconnaissez! Je vous attends de pied ferme...


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14/10/2014

Tartuffe chez Décaillet

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« Cachez cet IUFE que je ne saurais voir ! »

Lundi soir, à Genève à Chaud, suite au déferlement de critiques qui sont tombées sur l’IUFE, Pascal Décaillet organisait un débat sur cette institut, avec M. Schneuwly, l’ex-directeur qui a eu plus de temps de parole que chacun des autres interlocuteurs.


Il est vrai qu'en réalité M. Schneuwly n'avait pas grand-chose à dire...si ce n'est qu'il était d'accord avec les différentes accusations portées à l'IUFE (rappelées par le député Jean Romain) après les avoir niées tant d’années sous le couvert de M. Beer, mais que depuis cette rentrée, au bout de 5 ans, le tir avait été soi-disant corrigé...

Comme si durant ces longues années il n'y avait pas eu suffisamment d'alertes, de signaux, d'avertissements!

Et personne n'a eu le temps de dénoncer les propos fallacieux qu'il a tenus au sujet de l'enseignement primaire.

Selon lui, le canton de Genève formerait, en 4 ans, des instituteurs plus généralistes que ceux issus des HEP romandes. Ainsi, des études de 3 ans limiteraient les possibilités d'enseigner à tous les degrés.

C'est tout simplement faux!

Les sites Internet des HEP spécifient clairement que le diplôme qu'elles délivrent permet indéniablement aux étudiants d'enseigner de la 1P à la 8P.

Seuls 20 crédits sur les 180 sont destinés à approfondir la formation pour l'un des deux cycles, mais cela n'empêche absolument pas que les diplômés peuvent enseigner dans tous les degrés HarmoS.

On trouve les références dans mon  billet du 14 mai "L'IUFE, la pétition et Pinocchio".

 

Mais, l’hypocrisie a percé jusque dans le sourire de l’ex-directeur, qui comme le roseau, plie sous la critique et se redresse aussitôt.

- L’IUFE ne parle pas de culture ? A bah, il ne parle que de cela!

- L’IUFE exerce une pression sur son personnel ? Mais cela est dû à un surcroît de travail momentané !

- L’IUFE ne parvient pas à former des profs capables de juguler l’illettrisme ? Mais c’est parce que… etc.

Et Tartuffe de renchérir !

 

De deux choses l'une. Soit M. Schneuwly ne connaît pas le dossier, ce qui serait grave, soit il ment comme un arracheur de dents.

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10/10/2014

On n'est pas dans la M

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C'est tout de même formidable.

Pour des raisons bassement financières, qualifiées aujourd'hui de déraisonnables par la Présidente du DIP, Madame Anne Emery Torracinta elle-même, on a créé à Genève, selon la loi votée par le Grand Conseil le 17 décembre 2009, un institut universitaire de formation des enseignants (IUFE) plutôt qu'une Haute Ecole Pédagogique (HEP)

A l'époque, les députés ont cédé aux chants des sirènes que certains députés se sont efforcés de faire entendre. Ils ont fait miroiter l'attrait financier que la Confédération accorde aux universités mais pas aux HEP. Du coup, le GC n'a pas cherché plus loin. Aveuglé par cette manne financière il a dédaigné l'aspect qualitatif de la formation des futurs enseignants. Tête baissée la majorité des députés a voté en faveur de la création de cet IUFE.

Cet IUFE qui aujourd'hui est décrié tous azimuts. Suite à une pétition qui dénonce les nombreux dysfonctionnements constatés au sein de cet institut, lancée par les étudiants eux-mêmes, on en a débattu aujourd'hui lors de la session du GC.

Et maintenant, tout le monde semble d'accord.

Genève avec son IUFE s'est mis dans une sacrée "mouise"...Une belle cacade quoi! Dont il faut sortir!

AET en est bien consciente. C'est sous les applaudissements des députés qu'elle annonce donc qu'il faut, au plus vite, revoir de fond en comble toute l'organisation calamiteuse de l'institut.

Ben, y a du boulot! Qui aurait été facilement évité si, en 2009, les députés du GC avaient fait preuve de plus de bon sens, de responsabilité, d'honnêteté.

S'ils avaient un peu plus écouté ce que, avec l'Arle, nous avions, dès le début, abondamment dit.

 

Tout autre sujet, j'apprends à la lecture du bulletin du DIP "Correspondance", distribué à l'ensemble des parents d'élèves, que le cahier des charges des enseignants a été quelque peu revu. On y découvre une perle...Sachez donc que:

"Les vacances des membres du corps enseignant ont une durée de 5 semaines. Le corps enseignant prend librement ses vacances durant les vacances scolaires. Pendant le reste des périodes de vacances scolaires, il organise librement son travail. Le maître réalise également  dans cette période la compensation des heures effectuées".

 

C'est ce qui s'appelle "arranger cela comme des noisettes sur un bâton".

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09/10/2014

Gros scandale à l'IUFE

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Pour faire suite au scandale de l'IUFE, dénoncé hier sur ce blog et aujourd'hui dans la TdG, je me permets de vous livrer encore quelques passages du témoignage d’un employé, dont j'ai eu vent qu'il avait été transmis en haut lieu... Voici un extrait :

(...)

la plupart de mes collègues se confient à moi, me transmettent les courriels qui sont envoyés et je suis témoin au quotidien des pressions psychiques (voire physiques) qu'ils subissent, de la violence de certaines situations dans lesquelles ils sont mis par la direction et du harcèlement qu'ils peuvent subir de la part de leur hiérarchie.

Je ne sais que faire de tout ce que je ne peux que constater mais il m'est insupportable de me taire et ainsi d'avoir l'impression de cautionner ce qui se déroule au sein de cet Institut. (…)

EDIFIANT!

Cela s’appelle du mobbing. Gageons que, dès demain, ça va grenouiller un peu partout et que...vous aurez droit à quelques nouvelles via la TdG...

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07/10/2014

Au royaume de la magouille

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Il y bien longtemps que je dénonce les nombreux dysfonctionnements qui pourrissent l'IUFE (institut universitaire de formation des enseignants). Je parlais de cette cata "annoncée" déjà en 2010...

En 2013, les étudiants mécontents de leur formation avaient réagi et lancé une pétition dont je parlais dans mon billet "Y a pas le feu au lac". Une pétition qui, sauf erreur, sera traitée ce vendredi en plénière du GC.

Voilà qu'aujourd'hui, une nouvelle pétition (lien) déposée au bureau du Grand Conseil dénonce de graves dysfonctionnements qui ressemblent à s'y méprendre à de la pure magouille.

Magouille dans l'attribution des stages

Dans mon billet "Des pratiques dignes d'une République bananière" je disais combien ces stages obligatoires sont primordiaux, indispensables, puisqu'ils représentent le seul moyen pour les étudiants de passer en 2ème année de formation et ainsi valider leur diplôme.

La pétition dont il est question aujourd'hui dénonce pourtant des faits qui sont scandaleux. Ainsi, certains étudiants, pour des raisons douteuses, se seraient vu attribuer leur stage salvateur alors qu'ils avaient échoué au concours d'admission. Inversement, d'autres étudiants qui eux, avaient réussi leur examen d'entrée, se sont vu refuser ce stage sans qu'on leur en donne la raison.

Concours trafiqué

Toujours selon l'auteur de cette pétition, un étudiant, classé en juin au 13ème rang des postulants, aurait bénéficié d'un énorme "piston" puisque grâce à une manipulation manuelle frauduleuse, il se serait vu soudainement attribuer la 6ème place du classement ce qui lui permet de se qualifier d'office pour le concours d'entrée sans passer par la case des examens sélectifs.

Accord secret

Un accord tenu secret entre Charles Beer et les écoles privées aurait été conclu. Ces étudiants issus du privé bénéficieraient ainsi d'une filière préférentielle qui leur ouvrirait directement les portes de l'IUFE sans passer par un concours d'entrée.

La loi du silence

Les étudiants qui tout naturellement demandent des informations sur l'évolution de leur dossier et qui désirent, par exemple, connaître les raisons d'un refus au concours d'accès ou à une place de stage n'auraient aucune possibilité d'obtenir la moindre information sur le sujet.

 

Cette IUFE pue la magouille à plein né, ce qui est corroboré par quantité de témoignages dont, par exemple, celui-ci qui en disait déjà long...

"IUFE une affaire de potentats"

Il est donc grand temps d'y mettre de l'ordre. Le député Jean Romain s'y affaire. Il l'annonce sur son compte facebook:

L’IUFE (Institut Universitaire de Formation des Enseignants) de Genève est une vaste machine à perdre. Sa structure même est une organisation pensée par des songe-creux, qui ont voulu confier à l’université ce qui ressortit à un art et non à une science : le métier d’enseignant.

Depuis sa création, cet IUFE a fait l’objet d’incessantes critiques, de la part des étudiants, de la part du personnel administratif et technique soumis à d’inacceptables pressions, et même de la part de certains formateurs qui voient bien l’ampleur du problème. Les journaux, régulièrement, en font état.

Une réforme de cet IUFE n’est pas souhaitable. Il faut songer à une refonte totale du système qui ne donne pas satisfaction. J’aurai l’occasion de revenir en détail sur les dysfonctionnements de cet institut. Sachez que plusieurs objets parlementaires sont en cours de traitement : pétitions, motions, etc.


 

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