07/11/2014

Le doute n'est plus permis, y en a marre des mensonges!

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Dans mon billet du 14 octobre "Tarfuffe chez Décaillet", je dénonçais les propos fallacieux tenus par l'ex directeur de l'IUFE, Monsieur Schneuwly:

Selon lui, le canton de Genève formerait, en 4 ans, des instituteurs plus généralistes que ceux issus des HEP romandes. Ainsi, des études de 3 ans limiteraient les possibilités d'enseigner à tous les degrés.

C'est tout simplement faux!

Les sites Internet des HEP spécifient clairement que le diplôme qu'elles délivrent permet indéniablement aux étudiants d'enseigner de la 1P à la 8P.

Seuls 20 crédits sur les 180 sont destinés à approfondir la formation pour l'un des deux cycles, mais cela n'empêche absolument pas que les diplômés peuvent enseigner dans tous les degrés HarmoS.

On trouve les références dans mon billet du 14 mai "l'IUFE, pa pétition et Pinocchio"

Un constat qui n'a pas suffi puisque l'argument est toujours repris en coeur par la Direction actuelle de l'institut genevois et même au sein du DIP jusqu'à sa Présidente, Madame Anne Emery Torracinta. Pour elle, il n'y a pas lieu de changer quoi que ce soit à la formation des enseignant du primaire...et de prétendre que l'IUFE genevois forme de vrais généralistes alors que ce ne serait pas le cas des HEP qui, elles, ne formeraient que des demis-généralistes, contraints de se limiter à enseigner soit dans les degrés 1P à 4P ou 5P à 8P Harmos.

Un argument qui ne tient pas la route! Car Aujourd'hui, c'est de source sûre que j'ai la confirmation qu'il est complètement erroné!

Ce sont les étudiants de la HEP du canton de Vaud qui le disent très clairement, haut et fort.

Oui, le diplôme délivré par les HEP après 3 ans d'études, approuvé par la  CDIP, permet sans aucun doute d'enseigner dans TOUS les degrés Harmos, de la 1P à la 8P, sans restriction aucune!

D'ailleurs, selon leur témoignage, de nombreux étudiants genevois ont quitté l'IUFE genevois, non pas en raison d'un échec, mais, parce qu'ils estiment que la première année à l'IUFE genevois, beaucoup trop théorique, est inutile. Fort logiquement, ils ont donc préféré raccourcir leurs études pour atteindre plus vite leur but, en trois ans plutôt qu'en quatre!

De deux choses l'une...soit tous ces gens, à la tête de l'IUFE comme à celle du DIP, ne connaissent pas grand chose au dossier et font preuve d'une incompétence étonnante soit, tout aussi grave, elles mentent.

Alors, de grâce, Madame Anne Emery Torracinta, cessez donc d'avancer des arguments mensongers, qui, je n'en doute pas, vous sont soufflés par un entourage dont vous devriez peut-être vous méfier.

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03/11/2014

Comment formait-on de bons instituteurs?

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Suite au commentaire fort intéressant que Calendula a posté à la suite de mon précédent billet, il me semble important de décrire au mieux ce qui se faisait avant l'IUFE: les "Etudes Pédagogiques" (EP) qui duraient 3 ans, organisées selon le modèle suivant:

1ère année  1/2 de remplacements et 1/2 de cours

A) Des remplacements (seul en classe) sous contrôle d'une part de l'inspecteur de circonscription et d'autre part des inspecteurs des EP qui débarquaient de manière complètement inopinée dans la classe pour contrôler vos compétences. L'étudiant avait l'obligation de préparer par écrit les leçons qu'il avait prévues pour chaque journée. Il devait être prêt à les présenter aux inspecteurs qui surgissaient on ne savait quand. A la suite de chaque visite ils établissaient un rapport détaillé, noté, sur ce qu'ils avaient constaté. Ensuite, après en avoir pris connaissance et après discussion avec les inspecteurs, l'étudiant devait signer ce rapport.

Ces remplacements pouvaient être de courte comme de longue durée. En ce qui me concerne, je me souviens avoir, entre autre, fait un remplacement de 3 mois à Meyrin, la titulaire étant en congé maternité.

B)L'autre moitié de l'année était consacrée à des cours de didactique que suivaient les futurs enseignants. Ainsi, il apprenaient ou perfectionnaient leurs connaissances dans toutes les branches qu'ils auraient à enseigner plus tard. Français, math, géographie, histoire, dessin, travaux manuels (si si) tout y passait jusqu'à l'écriture au tableau noir.

Je crois pouvoir dire qu'à la fin de cette première année, l'étudiant avait déjà une assez bonne idée de ce qui l'attendait en embrassant cette carrière d'instituteur...il était donc très vite amené à se poser la question de savoir s'il était fait pour ça ou pas.

2ème année à l'université

Les étudiants suivaient les cours de la faculté afin d'obtenir une demi-licence en pédagogie. Une fois nommé à la tête de sa classe, chacun pouvait, s'il le désirait, par la suite, continuer le cursus afin d'obtenir sa licence.

Durant les longues vacances universitaires qui, à l'époque, ne correspondaient pas à celles de l'école primaire, les étudiants étaient astreints à faire des remplacements dans les écoles du canton sous le contrôle de l'inspecteur de circonscription.

3ème année

Pendant cette dernière année, scindée en tranches de 3 semaines, l'étudiant alternait entre

A) Après quelques leçons données en exemple par un prof de didactique, passages en groupe de 5 ou 6 étudiants dans des classes d'écoles primaires. A chacun leur tour, pendant les 3 semaines, les étudiants donnaient telles ou telles leçons qu'ils avaient dû préparer, le tout sous le contrôle du prof de didactique et ses camarades de groupe qui se tenaient au fond de la salle de classe... Suivaient ensuite, bien entendu, l'analyse et la critique de la prestation de l'étudiant.

B) L'étudiant suivait un stage de 3 semaines, accueilli par un titulaire de classe. La première semaine se limitait à de l'observation. Pendant la deuxième semaine, le titulaire et l'étudiant se partageaient les différentes tâches qui incombent à la tenue de la classe. Enfin, en troisième semaine, l'étudiant était chargé de la totale responsabilité de la classe tandis que, cette fois, c'était le titulaire qui l'observait. Chaque journée était ponctuée par un entretien, le titulaire rédigeait son rapport à la fin du stage.

A noter, et ce n'est pas anodin, que les étudiants aux EP touchaient un léger salaire. Ce qui les liait contractuellement et obligatoirement au DIP pour leurs trois premières années d'enseignement. Ce qui permettait aussi à tout un chacun, quelque soit son milieu social, de devenir instituteur.

 

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02/11/2014

La formation "bidon" des futurs instituteurs

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A Genève, la formation à l'IUFE (institut universitaire de formation des enseignants) des futurs enseignants du primaire dure quatre ans, contrairement à ce qui se fait dans les HEP de tous les autres cantons en trois ans.

Il y a quelques années, le député Pierre Weiss avait défendu de toutes ses forces la création de cet institut, occultant l'aspect qualitatif de la formation pour préférer mettre en avant l'aspect financier de l'opération...bénéficier des subventions fédérales qui sont offertes aux universités.

Aujourd'hui, on doit se poser quelques questions au sujet de cet IUFE. Par exemple ce point essentiel : durant leur cursus de 4 ans, dans quelle mesure les futurs instituteurs ont-ils l'occasion de se frotter à une véritable pratique du terrain, seul moyen de réaliser ce que représente exactement cette profession? Dans quelle mesure sont-ils réellement confrontés à la "vraie vie" d'instit? Savent-ils seulement ce qu'implique réellement la tenue d'une classe ? Sont-ils vraiment armés pour le faire?

Au vu des différents stages qui leur sont proposés, permettez-moi d'en douter...Jugez plutôt :

Durant ces 4 années d'études, ce sont, en tout et pour tout, 10 stages, soit 30 à 34 semaines, qui sont prévus. Ce qui peut sembler assez conséquent.

Mais voilà, il y a stage et stage...

En l'occurrence, à la lecture du guide/programme fourni par l'IUFE, la plupart de ces stages se résument à des temps d' "observation", d' "observation participante", de "coopération et d'intervention" ou en "responsabilité partielle".

Comprenez bien que, lors de tous ces stages, l'étudiant est toujours accompagné du titulaire de la classe et que jamais il n'est confronté à l'ensemble de ce qu'implique la tenue d'une classe.

A ce sujet, le guide de l'IUFE est très clair: "Le travail en classe est défini d’entente avec le(s) formateur(s) de terrain. En principe, l’étudiant, durant la première année du deuxième cycle, aura rarement la pleine responsabilité de l’enseignement, mais les formateurs de terrain, selon les unités et modules dans le cadre desquels ils travaillent, peuvent lui confier la conduite de certaines activités".

Quand donc l'étudiant est-il en charge d'une classe d'élèves, en TOTALE responsabilité, entièrement livré à lui-même, sans aucune autre présence à ses côtés, confronté à TOUTES LES TACHES qui incombent à un enseignant, (mise en place des programmes,  préparation des leçons, enseignement, évaluations formatives et certificatives, corrections, rédaction des carnets, rapports avec les parents, nombreuses séances avec les directeurs, organisation des sorties et des camps, etc., j'en passe et des meilleurs).

Bref, quand assume-t-il l'entier du cahier des charges d'un enseignant du primaire?

On pourrait croire que les stages prévus, hélas seulement en 4ème et dernière année du cursus, sont là pour enfin mettre les étudiants face à "la vraie vie" qui les attend. Qu'enfin, durant ces 4 stages intitulés pompeusement en "responsabilité complète" ils seront mis en situation de responsabilité que je qualifierais de TOTALE, un élément qui devrait pourtant être essentiel dans la formation d'un enseignant.

Mais, là encore, il n'en est rien! Car, qu'en est-il de ces stages en prétendue "responsabilité complète"?

En fait, cette prétendue "responsabilité complète", encore une fois, ne porte que sur certains aspects de la profession mais jamais sur son ensemble. Ainsi, tantôt l'accent de responsabilité sera porté sur la gestion de classe, tantôt sur la planification de l'enseignement, tantôt sur la conduite de l'enseignement.

Cerise sur le gâteau, tous ces stages se font toujours en présence du titulaire. JAMAIS l'étudiant ne se retrouve vraiment tout seul, confronté à devoir assumer COMPLETEMENT la conduite de sa classe!

Une exception, il est vrai ! En cas d’absence du titulaire (co-formation, maladie, formation continue, etc.), l’étudiant peut alors le remplacer. Mais à des conditions bien définies: au maximum durant 9 jours sur l'ensemble de son cursus! Oui, vous avez bien lu, 9 jours!

On est ici à des années lumières de ce qui se faisait avant la création de cet IUFE, à l'époque de feues les Etudes Pédagogiques. Un cursus de trois ans qui permettait véritablement de se confronter à la réalité du terrain tant les étudiants se retrouvaient face à leur responsabilité, seuls maîtres à bord en charge d'une classe que le DIP leur confiait durant des remplacements de longues semaines, voire de longs mois.


 

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31/10/2014

Merci Pascal Décaillet

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Tout le monde ne lit pas forcément le journal GHI.

Il serait dommage de passer à côté de l'article que Monsieur Décaillet y publie cette semaine, raison pour laquelle je me permets de vous en donner ici la teneur tout en le remerciant.


(lien)

 


Profs, nous sommes avec vous!

L’Actu de Décaillet / 28.10.14 /

ÉDUCATION • Nous les citoyens, soutenons le corps enseignant! Soutenons-le moralement. Car nous avons besoin des profs: leur tâche de transmission est essentielle dans notre société.

Enseignant. Le plus beau métier du monde. Mais de plus en plus dur. Les profs aiment leur boulot, mais les conditions d’accomplissement de leur tâche sont toujours plus difficiles. Beaucoup d’élèves par classe (et cela ne va pas s’arranger avec les restrictions budgétaires), statut d’enseignant beaucoup moins valorisé que par le passé, mises en cause constantes, recours. Et puis, le prof n’est évidemment plus, depuis longtemps, le vecteur unique du savoir. Une multitude d’accès à l’information lui font concurrence, à commencer par l’univers numérique, les moteurs de recherche sur internet. A quoi s’ajoute, à Genève, un institut de formation particulièrement critiquable, véritable machine à formater les esprits. Tout cela, additionné, commence à faire beaucoup.

Une profession libérale

Nombre de profs montrent des signes de fatigue, parfois d’épuisement. Nous la société, nous devons leur signifier notre soutien. Leur faire passer un message fort: que nous sommes avec eux, et les considérons comme des personnages très importants de notre société. Pas des machines. Pas des rouages. Pas des numéros sortis par l’IUFE (Institut universitaire de formation des enseignants). Mais des hommes et des femmes dans la fonction desquels nous voulons croire. Parce que dans la nébuleuse de l’indéchiffrable, cet océan de signes, nous avons justement besoin de transmetteurs, de traducteurs, d’initiateurs. En cela, cette profession est profondément libérale. N’entendez pas ce mot au sens économique, ni politique. Mais dans le champ de responsabilités qui doit être celui de chaque prof. Il serait tout de même un peu fort que le petit coin de terre qui fut celui de Calvin, de la Réforme, de l’humanisme, de l’apologie de la responsabilité individuelle, n’accorde pas à ses enseignants le maximum de capacité de choix individuels. Dans le respect des programmes, bien sûr.

La puissance de l’individu

Profession libérale, dans un cadre d’Etat qui doit évidemment demeurer: les enseignants de l’Ecole publique genevoise sont, au sens noble, des fonctionnaires, entendez qu’ils exercent leur activité dans le cadre régalien de la République. Mais cet aspect n’est qu’organique: celui qui touche à leur statut, leur rémunération, etc. Sur l’essentiel, le choix des sujets et la manière de les transmettre, il faut faire confiance à la richesse et la pluralité des individus. Le pire serait de fabriquer des robots: mêmes sujets, mêmes styles, comme si l’enseignement relevait de la science exacte, avec des recettes applicables, mesurables. Alors que dans ce métier, la puissance de l’individu est majeure: son rapport au savoir, mais aussi ses facultés de transmission, son charisme, sa capacité de séduction pour faire passer ses passions, donner vie à des vocations.

Liberté de manœuvre

Rendre à chaque enseignant sa liberté humaniste de manœuvre. Nous en sommes loin: l’institut de formation régente par le corset, les hiérarchies internes sont de plus en plus lourdes, certains apparatchiks donnent l’impression que la vie est grise à mourir. Tout cela, il faudra bien que la nouvelle ministre l’empoigne. Sinon, à trop gérer au jour le jour, elle pourrait encourir à son tour le grief de routine. Ou pire: celui de démission, par abandon, face à la force d’inertie de la machine. L’Ecole genevoise mérite mieux.


 

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28/10/2014

Les 10 commandements de l'ordre du temple des pédagogos

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Sur sa page "facebook", Jean Romain dénonce la sottise militante qui a prévalu ces 30 dernières années...

Une école amnésique qui a oublié sa mission

L’école ne va pas bien. Pourquoi ? Elle obéit au prêt à penser du pédagogiquement correct. Ce qui se résume en 10 commandements :

1. Pas d’inquiétude : le niveau monte ! A toutes les époques on a prétendu qu’il baissait. Déjà Socrate…....


2. Tu construiras toi-même ton savoir. L’élève doit ressentir lui-même le manque de connaissance et cette faille, il va la combler en se confrontant aux autres.


3. Tu découvriras ludiquement pour apprendre vraiment, car le jeu est le tout de l’enfance.


4. L’école lieu de vie, la culture est élitiste ! Faire référence au génie ou au talent, à quoi que ce soit qui dépasse, c’est le crime de lèse-égalité dans nos sociétés bouffies d’ego.


5. Tu t’ouvriras à la transdisciplinarité. Il faut tout de suite enjamber les domaines de la connaissance pour pouvoir prendre en compte de manière synchronique les multiples facettes du savoir.


6. L’élève naît bon, ce sont les exigences qui le dépravent.


7. Apprendre à apprendre ! Puisque tout change tout le temps, il faut apprendre à s’adapter sans cesse aux nouvelles approches. On instaure la perpétuelle adaptation au bougisme.


8. Sélectionner c’est exclure ! Le mérite apparaît comme un piège, voire comme une imposture, s’y référer est anti-égalitaire. Tout le monde a le droit à tout : du droit aux études, on est passé au droit au résultat.


9. Donc : tu seras promu mécaniquement d’un degré à l’autre quoi que tu saches.


10. Le savoir-être ! Il faut apprendre aux élèves à être, fourre-tout vague et informe de principes de conduite qu’on ne peut jamais tester objectivement.



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27/10/2014

Les profs sont des "planqués"

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Suite à l'article de la TdG du jour "Les profs se sentent au bord de l'épuisement" et surtout aux nombreux commentaires qu'il suscite, je me permets de publier à nouveau ce billet que j'avais posté en avril 2013...

 

"Les profs sont des planqués"



"Un prof, c'est 6 mois de vacances par an, grassement payé. il bénéficie en plus de la garantie d'emploi"!

Combien de fois ne l'ai-je entendu?

Ils sont nombreux ceux qui pensent que les profs sont des profiteurs et que leur situation est un havre de paix...

Une profession qui ne présente que des avantages.

Si tel est le cas, je me suis souvent demandé pour quelle raison, alors, ceux qui tiennent de tels propos ne choisissent pas de se lancer dans l'enseignement.

Ont-ils vécu l'expérience?

En dépit du simple travail pédagogique que nécessite cette profession, connaissent-ils le revers de la médaille?

Ces gens, savent-ils ce qu'implique la tenue d'une classe? Ont-ils mesuré le stress qu'implique la responsabilité d'une vingtaine d'élèves?

Parallèlement à une hiérarchie complètement dépassée par les événements, trop souvent confrontés à des parents toujours plus demandeurs de tâches qui ne sont pas de leur ressort, ont-ils conscience de la pression constante à laquelle les profs sont soumis?

Peuvent-ils m'expliquer pourquoi le taux de dépression, voire de suicide, est l'un des plus élevé dans cette profession?

Faut-vous dire. Monsieur, que chez ces gens-là, on ne pense pas, Monsieur, on ne pense pas...

Alors, plutôt que de déverser injustement des torrents de boue, justifiez donc vos propos, vous qui vous reconnaissez! Je vous attends de pied ferme...


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14/10/2014

Tartuffe chez Décaillet

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« Cachez cet IUFE que je ne saurais voir ! »

Lundi soir, à Genève à Chaud, suite au déferlement de critiques qui sont tombées sur l’IUFE, Pascal Décaillet organisait un débat sur cette institut, avec M. Schneuwly, l’ex-directeur qui a eu plus de temps de parole que chacun des autres interlocuteurs.


Il est vrai qu'en réalité M. Schneuwly n'avait pas grand-chose à dire...si ce n'est qu'il était d'accord avec les différentes accusations portées à l'IUFE (rappelées par le député Jean Romain) après les avoir niées tant d’années sous le couvert de M. Beer, mais que depuis cette rentrée, au bout de 5 ans, le tir avait été soi-disant corrigé...

Comme si durant ces longues années il n'y avait pas eu suffisamment d'alertes, de signaux, d'avertissements!

Et personne n'a eu le temps de dénoncer les propos fallacieux qu'il a tenus au sujet de l'enseignement primaire.

Selon lui, le canton de Genève formerait, en 4 ans, des instituteurs plus généralistes que ceux issus des HEP romandes. Ainsi, des études de 3 ans limiteraient les possibilités d'enseigner à tous les degrés.

C'est tout simplement faux!

Les sites Internet des HEP spécifient clairement que le diplôme qu'elles délivrent permet indéniablement aux étudiants d'enseigner de la 1P à la 8P.

Seuls 20 crédits sur les 180 sont destinés à approfondir la formation pour l'un des deux cycles, mais cela n'empêche absolument pas que les diplômés peuvent enseigner dans tous les degrés HarmoS.

On trouve les références dans mon  billet du 14 mai "L'IUFE, la pétition et Pinocchio".

 

Mais, l’hypocrisie a percé jusque dans le sourire de l’ex-directeur, qui comme le roseau, plie sous la critique et se redresse aussitôt.

- L’IUFE ne parle pas de culture ? A bah, il ne parle que de cela!

- L’IUFE exerce une pression sur son personnel ? Mais cela est dû à un surcroît de travail momentané !

- L’IUFE ne parvient pas à former des profs capables de juguler l’illettrisme ? Mais c’est parce que… etc.

Et Tartuffe de renchérir !

 

De deux choses l'une. Soit M. Schneuwly ne connaît pas le dossier, ce qui serait grave, soit il ment comme un arracheur de dents.

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10/10/2014

On n'est pas dans la M

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C'est tout de même formidable.

Pour des raisons bassement financières, qualifiées aujourd'hui de déraisonnables par la Présidente du DIP, Madame Anne Emery Torracinta elle-même, on a créé à Genève, selon la loi votée par le Grand Conseil le 17 décembre 2009, un institut universitaire de formation des enseignants (IUFE) plutôt qu'une Haute Ecole Pédagogique (HEP)

A l'époque, les députés ont cédé aux chants des sirènes que certains députés se sont efforcés de faire entendre. Ils ont fait miroiter l'attrait financier que la Confédération accorde aux universités mais pas aux HEP. Du coup, le GC n'a pas cherché plus loin. Aveuglé par cette manne financière il a dédaigné l'aspect qualitatif de la formation des futurs enseignants. Tête baissée la majorité des députés a voté en faveur de la création de cet IUFE.

Cet IUFE qui aujourd'hui est décrié tous azimuts. Suite à une pétition qui dénonce les nombreux dysfonctionnements constatés au sein de cet institut, lancée par les étudiants eux-mêmes, on en a débattu aujourd'hui lors de la session du GC.

Et maintenant, tout le monde semble d'accord.

Genève avec son IUFE s'est mis dans une sacrée "mouise"...Une belle cacade quoi! Dont il faut sortir!

AET en est bien consciente. C'est sous les applaudissements des députés qu'elle annonce donc qu'il faut, au plus vite, revoir de fond en comble toute l'organisation calamiteuse de l'institut.

Ben, y a du boulot! Qui aurait été facilement évité si, en 2009, les députés du GC avaient fait preuve de plus de bon sens, de responsabilité, d'honnêteté.

S'ils avaient un peu plus écouté ce que, avec l'Arle, nous avions, dès le début, abondamment dit.

 

Tout autre sujet, j'apprends à la lecture du bulletin du DIP "Correspondance", distribué à l'ensemble des parents d'élèves, que le cahier des charges des enseignants a été quelque peu revu. On y découvre une perle...Sachez donc que:

"Les vacances des membres du corps enseignant ont une durée de 5 semaines. Le corps enseignant prend librement ses vacances durant les vacances scolaires. Pendant le reste des périodes de vacances scolaires, il organise librement son travail. Le maître réalise également  dans cette période la compensation des heures effectuées".

 

C'est ce qui s'appelle "arranger cela comme des noisettes sur un bâton".

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09/10/2014

Gros scandale à l'IUFE

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Pour faire suite au scandale de l'IUFE, dénoncé hier sur ce blog et aujourd'hui dans la TdG, je me permets de vous livrer encore quelques passages du témoignage d’un employé, dont j'ai eu vent qu'il avait été transmis en haut lieu... Voici un extrait :

(...)

la plupart de mes collègues se confient à moi, me transmettent les courriels qui sont envoyés et je suis témoin au quotidien des pressions psychiques (voire physiques) qu'ils subissent, de la violence de certaines situations dans lesquelles ils sont mis par la direction et du harcèlement qu'ils peuvent subir de la part de leur hiérarchie.

Je ne sais que faire de tout ce que je ne peux que constater mais il m'est insupportable de me taire et ainsi d'avoir l'impression de cautionner ce qui se déroule au sein de cet Institut. (…)

EDIFIANT!

Cela s’appelle du mobbing. Gageons que, dès demain, ça va grenouiller un peu partout et que...vous aurez droit à quelques nouvelles via la TdG...

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07/10/2014

Au royaume de la magouille

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Il y bien longtemps que je dénonce les nombreux dysfonctionnements qui pourrissent l'IUFE (institut universitaire de formation des enseignants). Je parlais de cette cata "annoncée" déjà en 2010...

En 2013, les étudiants mécontents de leur formation avaient réagi et lancé une pétition dont je parlais dans mon billet "Y a pas le feu au lac". Une pétition qui, sauf erreur, sera traitée ce vendredi en plénière du GC.

Voilà qu'aujourd'hui, une nouvelle pétition (lien) déposée au bureau du Grand Conseil dénonce de graves dysfonctionnements qui ressemblent à s'y méprendre à de la pure magouille.

Magouille dans l'attribution des stages

Dans mon billet "Des pratiques dignes d'une République bananière" je disais combien ces stages obligatoires sont primordiaux, indispensables, puisqu'ils représentent le seul moyen pour les étudiants de passer en 2ème année de formation et ainsi valider leur diplôme.

La pétition dont il est question aujourd'hui dénonce pourtant des faits qui sont scandaleux. Ainsi, certains étudiants, pour des raisons douteuses, se seraient vu attribuer leur stage salvateur alors qu'ils avaient échoué au concours d'admission. Inversement, d'autres étudiants qui eux, avaient réussi leur examen d'entrée, se sont vu refuser ce stage sans qu'on leur en donne la raison.

Concours trafiqué

Toujours selon l'auteur de cette pétition, un étudiant, classé en juin au 13ème rang des postulants, aurait bénéficié d'un énorme "piston" puisque grâce à une manipulation manuelle frauduleuse, il se serait vu soudainement attribuer la 6ème place du classement ce qui lui permet de se qualifier d'office pour le concours d'entrée sans passer par la case des examens sélectifs.

Accord secret

Un accord tenu secret entre Charles Beer et les écoles privées aurait été conclu. Ces étudiants issus du privé bénéficieraient ainsi d'une filière préférentielle qui leur ouvrirait directement les portes de l'IUFE sans passer par un concours d'entrée.

La loi du silence

Les étudiants qui tout naturellement demandent des informations sur l'évolution de leur dossier et qui désirent, par exemple, connaître les raisons d'un refus au concours d'accès ou à une place de stage n'auraient aucune possibilité d'obtenir la moindre information sur le sujet.

 

Cette IUFE pue la magouille à plein né, ce qui est corroboré par quantité de témoignages dont, par exemple, celui-ci qui en disait déjà long...

"IUFE une affaire de potentats"

Il est donc grand temps d'y mettre de l'ordre. Le député Jean Romain s'y affaire. Il l'annonce sur son compte facebook:

L’IUFE (Institut Universitaire de Formation des Enseignants) de Genève est une vaste machine à perdre. Sa structure même est une organisation pensée par des songe-creux, qui ont voulu confier à l’université ce qui ressortit à un art et non à une science : le métier d’enseignant.

Depuis sa création, cet IUFE a fait l’objet d’incessantes critiques, de la part des étudiants, de la part du personnel administratif et technique soumis à d’inacceptables pressions, et même de la part de certains formateurs qui voient bien l’ampleur du problème. Les journaux, régulièrement, en font état.

Une réforme de cet IUFE n’est pas souhaitable. Il faut songer à une refonte totale du système qui ne donne pas satisfaction. J’aurai l’occasion de revenir en détail sur les dysfonctionnements de cet institut. Sachez que plusieurs objets parlementaires sont en cours de traitement : pétitions, motions, etc.


 

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01/10/2014

Un prof qui fait du bien

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Vous vous souvenez sûrement que, suite au boycott lancé par leur association, l'AGMEP, les profs de gym ont récemment décidé de cesser toutes participations aux manifestations sportives, notamment aux entraînements en vue de la course de l'Escalade. Ce qui m'avait amené à les comparer à des moutons.

Il se trouve qu'aujourd'hui, parmi le troupeau, je connais un prof de gym qui, lui, mérite un immense coup de chapeau!

Un enseignant qui n'a pas froid aux yeux. Il n'a pas hésité longtemps pour se démarquer.

Ainsi, tous les parents des élèves de la commune dans laquelle il enseigne viennent de recevoir de sa part une circulaire dans laquelle il les informe de la mise en place d'un nouveau projet d'entraînement sportif en vue de préparer ses élèves à différentes courses pédestres. Malheureusement soutenu par une petite minorité des enseignants de la commune, c'est à titre tout à fait personnel qu'il monte ce projet.

Sans rechigner mais au contraire avec plaisir, par passion, par vocation, bénévolement, il consacrera durant 8 semaines, le mercredi, hors temps scolaire, une bonne partie de son temps à aider les enfants dans la progression de leur développement physique.

Voilà qui fait du bien, les vrais enseignants existent encore!

Merci à cet enseignant de remonter le niveau, de montrer que certains ont encore le respect de la profession.

Chapeau bas!

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29/09/2014

L'univers kafkaïen d'Anne Emery Torracinta

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"Pourquoi les élèves des écoles obligatoires genevoises n’étudient-ils pas jusqu’à la fin de l’année scolaire"?


Suite à cette question déposée par le député Jean Romain et à la réponse donnée par le Conseil d'Etat, ce dont j'ai déjà parlé, on apprend aujourd'hui, à la lecture du "Matin", que la présidente du DIP, Madame Anne Emery Torracinta a pris une décision...et quelle décision!

«Nous allons mettre sur pied tout prochainement un groupe de travail afin de mieux rentabiliser le temps d’enseignement sur les 38,5 semaines d’école

Alain Souchon le chante...

On avance, on avance, on avance.
C'est une évidence :
On a pas assez d'essence
Pour faire la route dans l'autre sens.
On avance.
On avance, on avance, on avance.
Tu vois pas tout ce qu'on dépense. On avance.
Faut pas qu'on réfléchisse ni qu'on pense.
Il faut qu'on avance.

Pour le coup, je suggère à Madame Anne Emery Torracinta de créer en priorité un groupe de travail chargé de plancher sur la composition du groupe de travail lui même chargé de mieux rentabiliser le temps d’enseignement sur les 38,5 semaines d’école...sans oublier, bien entendu de nommer un directeur à la tête de chacun d'eux.

N'est-ce pas Winston Churchill qui parlait d'"Un groupe de personnes incapables de faire quoi que ce soit par elles-mêmes qui décident collectivement que rien ne peut être fait"!

Bref, à force de s'y frotter et de prétendre le combattre, la Présidente du DIP serait-elle contaminée par le virus de la réunionite...

Pour en terminer et comme cerise sur le gâteau, je ne résiste pas à l'envie de vous faire partager cette petite anecdote qui nous a été rapportée:

Mi-juin, ma fille, élève au Cycle d'Orientation, m’envoie un SMS : « Papa est-ce que je peux rester cet après-midi à la maison avec des copines, bronzage au jardin et piscine ». Ma réponse fût plus ou moins la suivante. « Ben voyons… l’école n’est pas encore terminée que je sache »… réponse de ma fille. « Mais papa, cet après-midi on est libéré la première heure et ensuite on a deux heures d’anglais pendant lesquelles on va nous passer un film en français ».

Le film en question était « Very bad trip » dont on peut se demander ce qu’il peut apporter à l’éducation de nos enfants… Dans ces conditions, je n’ai pas hésité à lui accorder son après-midi de "congé" afin qu'elle profite au mieux de ces pré-vacances.

En représailles, sa prof de classe a voulu alors la priver de course d’école...


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24/09/2014

DIP: Au royaume de la langue de bois

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Les résultats de l'étude Pisa 2012 sont enfin sortis...

Aussitôt le DIP s'est fendu d'un communiqué de presse qui annonce "

"PISA 2012 : bons résultats en mathématiques, stables dans la durée, pour tous les cantons romands". Voilà qui est assez surprenant en regard des titres de la TdG... hier "Les genevois sont les plus mauvais en math" et aujourd'hui "Les genevois parmi les cancres".

Il faudrait savoir!

La vérité, c'est qu'en effet, avec 502 points, Genève et Neuchâtel ont obtenu le plus mauvais résultat cantonal de l’étude PISA 2012. La moyenne pour la Suisse romande se situe à 523 points. Le canton de Fribourg a reçu le meilleur score au niveau romand (550 points), suivi du Valais (540).

L'enseignement n'est pas une affaire de mode, j'en veux pour preuve la nette régression de la Finlande (519 points) désormais classée derrière la Suisse (531 points). La Finlande dont le système scolaire était tant idolâtré par les gourous du pédagogisme. Certains devraient peut-être commencer à réfléchir et changer leurs théories...

Avec l'Arle, nous l'avions dit dès la première étude PISA en 2003, ces études comparatives sont à prendre avec des pincettes tant sont nombreux et complexes les facteurs qui déterminent les résultats obtenus...Il en ressort pourtant quelques certitudes.

A ce sujet, sur sa page "facebook" Jean Romain résume très bien ce qu'il en est:

"Les années passent et les résultats restent. Après 5 éditions auxquelles la Suisse a participé, ce sera la dernière fois que nous jouterons avec les élèves des pays de l’OCDE.

Les arguments contre ces tests sont nombreux et j’en partage une partie, notamment celui de l’aspect financier. Nous payons cher pour connaître ce que nous savons : les cantons qui ont moins donné dans la réformite sont les meilleurs ; les méthodes traditionnelles d’apprentissage à la lecture sont les plus efficaces ; les moyens d’enseignement qui s’éloignent le plus du socio-constructivisme sont les plus performants.

L’Arle disait cela il y a 15 ans ; elle fut inscrite par le DIP de MBG et celui de Ch. Beer sur la liste des suspects. Aujourd’hui, il ne reste plus qu’un quarteron de post-soixante-huitards et les traditionnels bulletins paroissiaux médiatiques pour maintenir envers et contre tout le catéchisme du Tout-va-très-bien.

Or, de droite comme de gauche, ici et ailleurs, les gens ont fini par comprendre ce qui crève les yeux : nous sommes face à un phénomène unique dans l'histoire, une rupture inédite : une génération entière s'est refusée à transmettre à la suivante ce qu'elle avait elle-même reçu, à savoir l'ensemble des connaissances, des repères, de l'expérience humaine, tout ce qu'on appelle la culture et qui constitue son héritage. Il ne s'agit pas d'un oubli, ni d'une erreur, ni même d'une négligence, mais d'un projet explicite : faire croître l'inculture".

 

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20/09/2014

Réponse...curieuse du Conseil d'Etat

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C'est depuis longtemps et notamment en juin dernier que je posais la question de savoir si, suite à la passation précoce des épreuves de fin d'année, les écoliers n'étaient pas trop tôt en vacances ...Je précisais que

"personne n'est dupe, les élèves en tout premier lieu. Ils savent pertinemment qu'une fois ces épreuves passées, fin mai début juin, la remise des bulletins scolaires est toute proche et que donc l'année scolaire est pratiquement terminée. Le temps restant jusqu'aux vacances d'été ne sera que "remplissage", des journées que l'enseignant aura toutes les peines du monde à "meubler" le plus intelligemment possible".

 

Le député Jean Romain avait alors déposé une question urgente écrite au Conseil d'Etat: "Le département va-t-il mettre enfin le holà à ces pratiques qui ne servent ni les élèves, ni leurs parents, ni les contribuables, ni le rayonnement de Genève"?

 Aujourd'hui la réponse du CE est tombée...

Et comme il fallait s'y attendre, on reste coi face à tant de vacuité.

Jugez plutôt:

Au primaire, les dates des épreuves cantonales ont été reculées autant que le permettaient la phase de corrections et leur intégration dans les moyennes trimestrielles et, pour les 8P, les démarches pour assurer le passage au cycle d'orientation.

Ainsi, en juin 2014, la passation des épreuves cantonales des 4P, 6P et 8P s'est effectuée du 26 mai au 10 juin, pour une reddition des bulletins scolaires le 12 juin en 8P et le 19 juin pour les 4P et 6P.

 Le calcul est vite fait...Il suffit donc, pour les 8P, de deux jours pour effectuer toutes les tâches nécessaires afin de finaliser les bulletins scolaires. Dès lors, encore une fois, pourquoi faire passer ces épreuves si tôt et laisser ainsi une période de deux semaines d'"errance" jusqu'à la fin de l'année scolaire?

On se demande bien, par ailleurs, pourquoi le temps nécessaire aux mêmes tâches pour les élèves de 4P et 6P est beaucoup plus long puisque, bizarrement, il passe soudainement à 9 jours?! Allez comprendre!

J'ai comme l'impression que, plutôt que de répondre à une question précise, le CE s'est borné à adapter sa réponse à une situation qui lui échappe et surtout qu'il n'a aucune envie de traiter. Car, pour cela, il faudrait faire preuve de courage et admettre que les directeurs d'établissement ne sont pas en vacances dès le 29 juin! Il faudrait donc oser imposer ce qu'on est en droit d'attendre de la part de ces directeurs...A savoir, qu'ils consacrent la première quinzaine de juilletà la mise en place de la rentrée scolaire suivante. Ce qui rétablira un tant soit peu l'étrangeté de leur dix semaines de vacances (faut-il le rappeler) et leur donnera, pour une fois, un peu de travail concret...

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18/09/2014

Les profs de gym sont des moutons...

 

mouton.jpgAinsi donc, le travail de sape a commencé! Je reviens sur deux précédents billets (Profs de gym, les enfants gâtés du DIP et Le syndicat des enseignants est abject) puisque, selon la TdG, "l'appel au boycott des syndicats enseignants (AGMEP et SPG) a été massivement suivi. Un seul maître de sport - contre 48 l'an passé - compte participer à sant"e"scalade", ce programme sportif qui prépare les élèves de 6 à 12 ans à la course de l'Escalade.

Du coup, l'association sant"e"scalade voit bien entendu chuter ses inscriptions.

Un seul maître de sport a osé! Oui, oser s'opposer au mot d'ordre des ayatollahs de son syndicat, l'AGMEP (association genevoise des maîtres d'éducation physique). C'est tout à son honneur, on ne peut que saluer son courage et son bon sens. Un immense BRAVO à cet enseignant et honte à tous les autres profs de gym qui, tels des moutons, n'ont pas eu le courage de refuser de se soumettre au diktat de quelques meneurs inconscients.

Car, véritablement, il s'agit là de lâcheté...

J'ai eu en effet l'occasion, tout récemment, de débattre de ce sujet avec l'un de ces profs de gym. Cette personne me disait qu'ils étaient plusieurs à ne pas être d'accord avec leur syndicat mais qu'il leur était impossible de le faire savoir tant ils redoutaient les reproches que les "gros bras" de l'AGMEP ne manqueraient pas de leur faire...avec toutes les conséquences qui s'ensuivraient...! Que c'était donc la mort dans l'âme qu'ils se taisaient et suivaient sagement et silencieusement le mot d'ordre qu'on leur imposait!

Des pratiques inqualifiables dignes des dictatures les plus sombres...

Fort heureusement, on apprend parallèlement que "si les maîtres de sport ne sont pas au rendez-vous cette année, leurs collègues généralistes continuent à répondre présents".

Une nouvelle qui bien entendu me réjouit. Voilà qui prouve, si besoin était, combien les "vrais" enseignants savent, eux, faire preuve de respect et de sérieux.

Mais voilà qui pose quand même un problème...

Car, c'est bien leur syndicat, la SPG (société pédagogique genevoise), par la voix de son président Laurent Vité, qui a lancé cet appel au boycott. La grande majorité des membre de la SPG sont des enseignants titulaires et non des maîtres de gym qui ont, eux, leur propre syndicat, l'AGMEP...

Ainsi, le comité de la SPG se permet, en dépit de toute consultation de sa base, de prendre des positions qui ne reflètent pas forcément celles adoptées par la plupart de ses membres.

Voilà encore des pratiques bien douteuses qui remettent sérieusement la représentativité et la crédibilité de ce syndicat...


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