09/10/2014

Gros scandale à l'IUFE

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Pour faire suite au scandale de l'IUFE, dénoncé hier sur ce blog et aujourd'hui dans la TdG, je me permets de vous livrer encore quelques passages du témoignage d’un employé, dont j'ai eu vent qu'il avait été transmis en haut lieu... Voici un extrait :

(...)

la plupart de mes collègues se confient à moi, me transmettent les courriels qui sont envoyés et je suis témoin au quotidien des pressions psychiques (voire physiques) qu'ils subissent, de la violence de certaines situations dans lesquelles ils sont mis par la direction et du harcèlement qu'ils peuvent subir de la part de leur hiérarchie.

Je ne sais que faire de tout ce que je ne peux que constater mais il m'est insupportable de me taire et ainsi d'avoir l'impression de cautionner ce qui se déroule au sein de cet Institut. (…)

EDIFIANT!

Cela s’appelle du mobbing. Gageons que, dès demain, ça va grenouiller un peu partout et que...vous aurez droit à quelques nouvelles via la TdG...

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07/10/2014

Au royaume de la magouille

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Il y bien longtemps que je dénonce les nombreux dysfonctionnements qui pourrissent l'IUFE (institut universitaire de formation des enseignants). Je parlais de cette cata "annoncée" déjà en 2010...

En 2013, les étudiants mécontents de leur formation avaient réagi et lancé une pétition dont je parlais dans mon billet "Y a pas le feu au lac". Une pétition qui, sauf erreur, sera traitée ce vendredi en plénière du GC.

Voilà qu'aujourd'hui, une nouvelle pétition (lien) déposée au bureau du Grand Conseil dénonce de graves dysfonctionnements qui ressemblent à s'y méprendre à de la pure magouille.

Magouille dans l'attribution des stages

Dans mon billet "Des pratiques dignes d'une République bananière" je disais combien ces stages obligatoires sont primordiaux, indispensables, puisqu'ils représentent le seul moyen pour les étudiants de passer en 2ème année de formation et ainsi valider leur diplôme.

La pétition dont il est question aujourd'hui dénonce pourtant des faits qui sont scandaleux. Ainsi, certains étudiants, pour des raisons douteuses, se seraient vu attribuer leur stage salvateur alors qu'ils avaient échoué au concours d'admission. Inversement, d'autres étudiants qui eux, avaient réussi leur examen d'entrée, se sont vu refuser ce stage sans qu'on leur en donne la raison.

Concours trafiqué

Toujours selon l'auteur de cette pétition, un étudiant, classé en juin au 13ème rang des postulants, aurait bénéficié d'un énorme "piston" puisque grâce à une manipulation manuelle frauduleuse, il se serait vu soudainement attribuer la 6ème place du classement ce qui lui permet de se qualifier d'office pour le concours d'entrée sans passer par la case des examens sélectifs.

Accord secret

Un accord tenu secret entre Charles Beer et les écoles privées aurait été conclu. Ces étudiants issus du privé bénéficieraient ainsi d'une filière préférentielle qui leur ouvrirait directement les portes de l'IUFE sans passer par un concours d'entrée.

La loi du silence

Les étudiants qui tout naturellement demandent des informations sur l'évolution de leur dossier et qui désirent, par exemple, connaître les raisons d'un refus au concours d'accès ou à une place de stage n'auraient aucune possibilité d'obtenir la moindre information sur le sujet.

 

Cette IUFE pue la magouille à plein né, ce qui est corroboré par quantité de témoignages dont, par exemple, celui-ci qui en disait déjà long...

"IUFE une affaire de potentats"

Il est donc grand temps d'y mettre de l'ordre. Le député Jean Romain s'y affaire. Il l'annonce sur son compte facebook:

L’IUFE (Institut Universitaire de Formation des Enseignants) de Genève est une vaste machine à perdre. Sa structure même est une organisation pensée par des songe-creux, qui ont voulu confier à l’université ce qui ressortit à un art et non à une science : le métier d’enseignant.

Depuis sa création, cet IUFE a fait l’objet d’incessantes critiques, de la part des étudiants, de la part du personnel administratif et technique soumis à d’inacceptables pressions, et même de la part de certains formateurs qui voient bien l’ampleur du problème. Les journaux, régulièrement, en font état.

Une réforme de cet IUFE n’est pas souhaitable. Il faut songer à une refonte totale du système qui ne donne pas satisfaction. J’aurai l’occasion de revenir en détail sur les dysfonctionnements de cet institut. Sachez que plusieurs objets parlementaires sont en cours de traitement : pétitions, motions, etc.


 

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01/10/2014

Un prof qui fait du bien

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Vous vous souvenez sûrement que, suite au boycott lancé par leur association, l'AGMEP, les profs de gym ont récemment décidé de cesser toutes participations aux manifestations sportives, notamment aux entraînements en vue de la course de l'Escalade. Ce qui m'avait amené à les comparer à des moutons.

Il se trouve qu'aujourd'hui, parmi le troupeau, je connais un prof de gym qui, lui, mérite un immense coup de chapeau!

Un enseignant qui n'a pas froid aux yeux. Il n'a pas hésité longtemps pour se démarquer.

Ainsi, tous les parents des élèves de la commune dans laquelle il enseigne viennent de recevoir de sa part une circulaire dans laquelle il les informe de la mise en place d'un nouveau projet d'entraînement sportif en vue de préparer ses élèves à différentes courses pédestres. Malheureusement soutenu par une petite minorité des enseignants de la commune, c'est à titre tout à fait personnel qu'il monte ce projet.

Sans rechigner mais au contraire avec plaisir, par passion, par vocation, bénévolement, il consacrera durant 8 semaines, le mercredi, hors temps scolaire, une bonne partie de son temps à aider les enfants dans la progression de leur développement physique.

Voilà qui fait du bien, les vrais enseignants existent encore!

Merci à cet enseignant de remonter le niveau, de montrer que certains ont encore le respect de la profession.

Chapeau bas!

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29/09/2014

L'univers kafkaïen d'Anne Emery Torracinta

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"Pourquoi les élèves des écoles obligatoires genevoises n’étudient-ils pas jusqu’à la fin de l’année scolaire"?


Suite à cette question déposée par le député Jean Romain et à la réponse donnée par le Conseil d'Etat, ce dont j'ai déjà parlé, on apprend aujourd'hui, à la lecture du "Matin", que la présidente du DIP, Madame Anne Emery Torracinta a pris une décision...et quelle décision!

«Nous allons mettre sur pied tout prochainement un groupe de travail afin de mieux rentabiliser le temps d’enseignement sur les 38,5 semaines d’école

Alain Souchon le chante...

On avance, on avance, on avance.
C'est une évidence :
On a pas assez d'essence
Pour faire la route dans l'autre sens.
On avance.
On avance, on avance, on avance.
Tu vois pas tout ce qu'on dépense. On avance.
Faut pas qu'on réfléchisse ni qu'on pense.
Il faut qu'on avance.

Pour le coup, je suggère à Madame Anne Emery Torracinta de créer en priorité un groupe de travail chargé de plancher sur la composition du groupe de travail lui même chargé de mieux rentabiliser le temps d’enseignement sur les 38,5 semaines d’école...sans oublier, bien entendu de nommer un directeur à la tête de chacun d'eux.

N'est-ce pas Winston Churchill qui parlait d'"Un groupe de personnes incapables de faire quoi que ce soit par elles-mêmes qui décident collectivement que rien ne peut être fait"!

Bref, à force de s'y frotter et de prétendre le combattre, la Présidente du DIP serait-elle contaminée par le virus de la réunionite...

Pour en terminer et comme cerise sur le gâteau, je ne résiste pas à l'envie de vous faire partager cette petite anecdote qui nous a été rapportée:

Mi-juin, ma fille, élève au Cycle d'Orientation, m’envoie un SMS : « Papa est-ce que je peux rester cet après-midi à la maison avec des copines, bronzage au jardin et piscine ». Ma réponse fût plus ou moins la suivante. « Ben voyons… l’école n’est pas encore terminée que je sache »… réponse de ma fille. « Mais papa, cet après-midi on est libéré la première heure et ensuite on a deux heures d’anglais pendant lesquelles on va nous passer un film en français ».

Le film en question était « Very bad trip » dont on peut se demander ce qu’il peut apporter à l’éducation de nos enfants… Dans ces conditions, je n’ai pas hésité à lui accorder son après-midi de "congé" afin qu'elle profite au mieux de ces pré-vacances.

En représailles, sa prof de classe a voulu alors la priver de course d’école...


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24/09/2014

DIP: Au royaume de la langue de bois

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Les résultats de l'étude Pisa 2012 sont enfin sortis...

Aussitôt le DIP s'est fendu d'un communiqué de presse qui annonce "

"PISA 2012 : bons résultats en mathématiques, stables dans la durée, pour tous les cantons romands". Voilà qui est assez surprenant en regard des titres de la TdG... hier "Les genevois sont les plus mauvais en math" et aujourd'hui "Les genevois parmi les cancres".

Il faudrait savoir!

La vérité, c'est qu'en effet, avec 502 points, Genève et Neuchâtel ont obtenu le plus mauvais résultat cantonal de l’étude PISA 2012. La moyenne pour la Suisse romande se situe à 523 points. Le canton de Fribourg a reçu le meilleur score au niveau romand (550 points), suivi du Valais (540).

L'enseignement n'est pas une affaire de mode, j'en veux pour preuve la nette régression de la Finlande (519 points) désormais classée derrière la Suisse (531 points). La Finlande dont le système scolaire était tant idolâtré par les gourous du pédagogisme. Certains devraient peut-être commencer à réfléchir et changer leurs théories...

Avec l'Arle, nous l'avions dit dès la première étude PISA en 2003, ces études comparatives sont à prendre avec des pincettes tant sont nombreux et complexes les facteurs qui déterminent les résultats obtenus...Il en ressort pourtant quelques certitudes.

A ce sujet, sur sa page "facebook" Jean Romain résume très bien ce qu'il en est:

"Les années passent et les résultats restent. Après 5 éditions auxquelles la Suisse a participé, ce sera la dernière fois que nous jouterons avec les élèves des pays de l’OCDE.

Les arguments contre ces tests sont nombreux et j’en partage une partie, notamment celui de l’aspect financier. Nous payons cher pour connaître ce que nous savons : les cantons qui ont moins donné dans la réformite sont les meilleurs ; les méthodes traditionnelles d’apprentissage à la lecture sont les plus efficaces ; les moyens d’enseignement qui s’éloignent le plus du socio-constructivisme sont les plus performants.

L’Arle disait cela il y a 15 ans ; elle fut inscrite par le DIP de MBG et celui de Ch. Beer sur la liste des suspects. Aujourd’hui, il ne reste plus qu’un quarteron de post-soixante-huitards et les traditionnels bulletins paroissiaux médiatiques pour maintenir envers et contre tout le catéchisme du Tout-va-très-bien.

Or, de droite comme de gauche, ici et ailleurs, les gens ont fini par comprendre ce qui crève les yeux : nous sommes face à un phénomène unique dans l'histoire, une rupture inédite : une génération entière s'est refusée à transmettre à la suivante ce qu'elle avait elle-même reçu, à savoir l'ensemble des connaissances, des repères, de l'expérience humaine, tout ce qu'on appelle la culture et qui constitue son héritage. Il ne s'agit pas d'un oubli, ni d'une erreur, ni même d'une négligence, mais d'un projet explicite : faire croître l'inculture".

 

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20/09/2014

Réponse...curieuse du Conseil d'Etat

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C'est depuis longtemps et notamment en juin dernier que je posais la question de savoir si, suite à la passation précoce des épreuves de fin d'année, les écoliers n'étaient pas trop tôt en vacances ...Je précisais que

"personne n'est dupe, les élèves en tout premier lieu. Ils savent pertinemment qu'une fois ces épreuves passées, fin mai début juin, la remise des bulletins scolaires est toute proche et que donc l'année scolaire est pratiquement terminée. Le temps restant jusqu'aux vacances d'été ne sera que "remplissage", des journées que l'enseignant aura toutes les peines du monde à "meubler" le plus intelligemment possible".

 

Le député Jean Romain avait alors déposé une question urgente écrite au Conseil d'Etat: "Le département va-t-il mettre enfin le holà à ces pratiques qui ne servent ni les élèves, ni leurs parents, ni les contribuables, ni le rayonnement de Genève"?

 Aujourd'hui la réponse du CE est tombée...

Et comme il fallait s'y attendre, on reste coi face à tant de vacuité.

Jugez plutôt:

Au primaire, les dates des épreuves cantonales ont été reculées autant que le permettaient la phase de corrections et leur intégration dans les moyennes trimestrielles et, pour les 8P, les démarches pour assurer le passage au cycle d'orientation.

Ainsi, en juin 2014, la passation des épreuves cantonales des 4P, 6P et 8P s'est effectuée du 26 mai au 10 juin, pour une reddition des bulletins scolaires le 12 juin en 8P et le 19 juin pour les 4P et 6P.

 Le calcul est vite fait...Il suffit donc, pour les 8P, de deux jours pour effectuer toutes les tâches nécessaires afin de finaliser les bulletins scolaires. Dès lors, encore une fois, pourquoi faire passer ces épreuves si tôt et laisser ainsi une période de deux semaines d'"errance" jusqu'à la fin de l'année scolaire?

On se demande bien, par ailleurs, pourquoi le temps nécessaire aux mêmes tâches pour les élèves de 4P et 6P est beaucoup plus long puisque, bizarrement, il passe soudainement à 9 jours?! Allez comprendre!

J'ai comme l'impression que, plutôt que de répondre à une question précise, le CE s'est borné à adapter sa réponse à une situation qui lui échappe et surtout qu'il n'a aucune envie de traiter. Car, pour cela, il faudrait faire preuve de courage et admettre que les directeurs d'établissement ne sont pas en vacances dès le 29 juin! Il faudrait donc oser imposer ce qu'on est en droit d'attendre de la part de ces directeurs...A savoir, qu'ils consacrent la première quinzaine de juilletà la mise en place de la rentrée scolaire suivante. Ce qui rétablira un tant soit peu l'étrangeté de leur dix semaines de vacances (faut-il le rappeler) et leur donnera, pour une fois, un peu de travail concret...

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18/09/2014

Les profs de gym sont des moutons...

 

mouton.jpgAinsi donc, le travail de sape a commencé! Je reviens sur deux précédents billets (Profs de gym, les enfants gâtés du DIP et Le syndicat des enseignants est abject) puisque, selon la TdG, "l'appel au boycott des syndicats enseignants (AGMEP et SPG) a été massivement suivi. Un seul maître de sport - contre 48 l'an passé - compte participer à sant"e"scalade", ce programme sportif qui prépare les élèves de 6 à 12 ans à la course de l'Escalade.

Du coup, l'association sant"e"scalade voit bien entendu chuter ses inscriptions.

Un seul maître de sport a osé! Oui, oser s'opposer au mot d'ordre des ayatollahs de son syndicat, l'AGMEP (association genevoise des maîtres d'éducation physique). C'est tout à son honneur, on ne peut que saluer son courage et son bon sens. Un immense BRAVO à cet enseignant et honte à tous les autres profs de gym qui, tels des moutons, n'ont pas eu le courage de refuser de se soumettre au diktat de quelques meneurs inconscients.

Car, véritablement, il s'agit là de lâcheté...

J'ai eu en effet l'occasion, tout récemment, de débattre de ce sujet avec l'un de ces profs de gym. Cette personne me disait qu'ils étaient plusieurs à ne pas être d'accord avec leur syndicat mais qu'il leur était impossible de le faire savoir tant ils redoutaient les reproches que les "gros bras" de l'AGMEP ne manqueraient pas de leur faire...avec toutes les conséquences qui s'ensuivraient...! Que c'était donc la mort dans l'âme qu'ils se taisaient et suivaient sagement et silencieusement le mot d'ordre qu'on leur imposait!

Des pratiques inqualifiables dignes des dictatures les plus sombres...

Fort heureusement, on apprend parallèlement que "si les maîtres de sport ne sont pas au rendez-vous cette année, leurs collègues généralistes continuent à répondre présents".

Une nouvelle qui bien entendu me réjouit. Voilà qui prouve, si besoin était, combien les "vrais" enseignants savent, eux, faire preuve de respect et de sérieux.

Mais voilà qui pose quand même un problème...

Car, c'est bien leur syndicat, la SPG (société pédagogique genevoise), par la voix de son président Laurent Vité, qui a lancé cet appel au boycott. La grande majorité des membre de la SPG sont des enseignants titulaires et non des maîtres de gym qui ont, eux, leur propre syndicat, l'AGMEP...

Ainsi, le comité de la SPG se permet, en dépit de toute consultation de sa base, de prendre des positions qui ne reflètent pas forcément celles adoptées par la plupart de ses membres.

Voilà encore des pratiques bien douteuses qui remettent sérieusement la représentativité et la crédibilité de ce syndicat...


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10/09/2014

Une aubaine pour la Présidente du DIP

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Il y a un point sur lequel il semble que nous puissions tomber d'accord avec Monsieur Laurent Vité, président de la SPG.

Depuis l'instauration des directeurs d'établissement à l'école primaire, les enseignants croulent sous diverses tâches administratives qui leur sont imposées. Il faut bien que ces directeurs justifient leur poste... afin d'entretenir l'illusion, ils multiplient les tâches qu'ils délèguent aux enseignants. Ainsi, une bonne partie de leur temps de travail est consacré à d'inutiles paperasseries plutôt qu'à enseigner.

A force de tirer sur la corde et suite à l'appel de la SPG, certains enseignants menacent donc de couper dans les prestations, notamment en boycottant les cours d'appui hors temps scolaire donnés aux élèves en difficulté.

Voilà peut-être une opportunité que Madame Anne Emery Torracinta devrait s'empresser de saisir.

Elle pourrait sauter sur cette occasion pour se montrer à l'écoute des plaintes justifiées des enseignants et revoir complètement le cahier des charges des directeurs afin de rendre à chacun ce qui lui revient. Aux enseignants d'enseigner et aux directeurs d'assumer TOUTES les tâches administratives. Une mesure qui permettrait d'alléger grandement l'horaire des enseignants qui pourraient alors assumer pleinement leur devoir d'enseignement.

Par ailleurs, cela donnerait à la Présidente l'occasion de s'appuyer sur la motion 2100 dont le Grand Conseil doit prochainement débattre. Ainsi, pourquoi ne pas appliquer sans attendre ce que cette motion propose: qu'une partie du temps de travail des directeurs d'établissement soit consacré à l'enseignement! Ceux-ci pourraient alors enfin se rendre utiles et prendre en charge une bonne partie de ces cours d'appui hors temps scolaire. Je l'ai dit souvent, ces directeurs, en raison d’un cahier des charges assez mince et de leur surnombre (72) sont au bénéfice de placards dorés inacceptables! Une mesure qui serait donc tout à fait justifiée et applicable dans les plus brefs délais.

A part certains directeurs qui, bien entendu, se montreraient réticents et pousseraient leurs cris d'orfraie, tout le monde y trouverait son compte, enseignants, élèves et parents....sans compter le monde politique qui, à la veille du débat sur la motion 2100, devrait peut-être y penser...

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08/09/2014

Le syndicat des enseignants est abject

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Lamentable!

Voilà qu'après le boycott décidé par les maîtres de gym (Profs de gym, les enfants gâtés du DIP) c'est cette fois le syndicat des enseignants primaires (SPG) par l'intermédiaire de son président Laurent Vité qui se montre complètement irresponsable.

Ce monsieur saisit l'occasion offerte par quelques maîtres de gym inconscients pour annoncer un nouveau boycott qui vise cette fois le soutien aux élèves en difficultés scolaires. On atteint le comble de l'indigne!

Que ces cours de soutien permettent de sortir de l'échec 30 % des élèves en difficulté ne semble pas suffire au président de la SPG.

Le syndicat n'en a cure, il "appelle les professeurs à ne plus assurer le soutien pédagogique hors temps scolaire pour les élèves en difficulté". Une mesure sordide. Et peu importe si les enseignants en charge de ces cours sont d'une part volontaires et d'autre part payés au cachet 65 fr. 70 par heure.

C'en est trop!

Laurent Vité et ses collègues du comité de la SPG sont-ils cinglés?

Des gens méprisables qui font honte à toute la profession.

Les enseignants ont un sens des responsabilités autrement plus développé, je ne peux pas imaginer qu'ils suivront un tel mot d'ordre mais qu'au contraire ils sauront remettre les pendules à l'heure en signifiant clairement à Laurent Vité qu'ils ne s'abaissent pas à ce niveau...

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04/09/2014

Profs de gym, les enfants gâtés du DIP?

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En juin dernier j'avais écrit un billet (Un syndicat des enseignants à côté de la plaque) dans lequel je disais combien j'estimais que la décision de Madame Anne Emery Torracinta était justifiée. Il était en effet inacceptable que, sous prétexte d'organiser quelques activités diverses (journées sportives, tournois, concerts, etc.), les maîtres spécialisés (MS) de dessin, gym et musique (MDAS) soient au bénéfice de deux heures hebdomadaires de dégrèvement sur leur horaire.

Ainsi, il avaient la possibilité d'enseigner 26 périodes seulement pour un horaire officiel de 28 périodes/semaine. En "réallouant" ces heures à l'enseignement, Madame AET a mis fin à ce privilège. Une sage décision, ce d'autant plus que leur cahier des charges est très clair lorsqu'il stipule que "le temps d'enseignement tient compte de leur devoir d'implication multiples dans les activités de l'école".

Confrontés à la décision de la Présidente du DIP, certains de ces enseignants, appuyés par leur syndicat (SPG, AGMEP) sont montés aux créneaux pour manifester leur désaccord et leur colère. Le Président de la SPG, Monsieur Laurent Vité, allant jusqu'à les inciter à cesser toutes participations aux manifestations sportives et autres.

Ce qu'ils ont osé faire!

En effet, c'est en lisant la TdG du jour que j'ai constaté avec effarement que "les profs de gym" avaient décidé de boycotter, entre autre, les entraînements sportifs en vue de la course de l'Escalade. 

Sans s'arrêter là:

"L’Association Genevoise des Maîtres d’Education Physique (AGMEP) communique qu’elle a donné, à grand regret, le mot d’ordre à ses membres et aux maîtres d’éducation physique des écoles primaires, de boycotter l’encadrement de toutes les manifestations sportives proposées par l’enseignement primaire dont le programme Sant« e »scalade pour l’année scolaire 2014-2015.Ces mesures font suite à la décision prise par le Département de l’Instruction Publique, sans concertation avec les différents partenaires, de changer la répartition du taux horaire sans aucune compensation. ..."

Bel exemple qu'ils nous délivrent là !

Une attitude irresponsable qui jette le discrédit sur l'ensemble de la profession. Une image peu reluisante des enseignants que, à n'en pas douter, certains s'empresseront d'utiliser et de répandre à tout va! Il suffit de lire les commentaires qui accompagnent l'article de la TdG pour s'en rendre compte...

J'ose pourtant encore espérer que la grande majorité du corps enseignant fera preuve d'un sens des responsabilités plus développé et que ces maîtres ne se laisseront pas mener par le bout du nez par cette minorité (?) d'énergumènes...

Il en va de la respectabilité de toute cette profession qui ne mérite pas qu'on la salisse pareillement.


 

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03/09/2014

Une filière en or...massif!

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En 2008, sous l'impulsion irresponsable de Charles Beer, le DIP a nommé 93 directeurs d'établissement à l'école primaire, des cadres supérieurs en classe 24.

Aujourd'hui, pourtant encore beaucoup trop nombreux, ils ne sont "plus que"...73!


Que sont-ils donc devenus ces 20 directeurs? Une question qui a son importance financière notamment et qui mériterait que les députés du Grand Conseil s'y intéressent.

Un petit nombre d'entre eux, quatre ou cinq, est probablement parti à la retraite; mais où sont donc passés les autres?

Tenez-vous bien...

L'Etat a dû, sans aucun doute, les "recaser" avec l'obligation de leur garantir leur statut de cadre supérieur. Dès lors, pour ces quelques personnes, "burn out" ou non, il a bien fallu inventer des postes fictifs, bidons, grassement et inutilement payés. On s'imagine ainsi surprendre quelques uns de ces "fantômes" errer le long des couloirs des nombreux services du DIP, informatiques et autres.

A l'heure où la Confédération réclame des efforts d'économie à tous les départements de l'instruction publique, au moment où les syndicats dénoncent des baisses certaines de prestations aux élèves, n'y aurait-il pas mieux à faire que de fournir des placards, non pas dorés, mais en or massif à ces personnes "à charge", pour rester poli?

Plutôt qu'à ne rien faire, ne pourrait-on pas imaginer les utiliser, certes en les surpayant, puisque en classe 24, mais au moins à bon escient?

Parce que, n'oublions pas qu'ils sont tous au bénéfice d'une formation d'enseignant! Alors, pourquoi le DIP  ne pourrait-il pas leur confier la charge de cours d'allemand, d'anglais ou d'appui pour les élèves en difficultés scolaires?

Une mesure qui permettrait de ne pas gaspiller les quelques 2 millions/année que coûtent aux contribuables la quinzaine de directeurs d'établissement dont il est question ici...

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25/08/2014

Yeeeees, enfin, il était temps!

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Que de billets j'ai consacrés à ce sujet, la formation des enseignants à Genève...

En juin 2013, notamment, je terminais mon billet "Des pratiques dignes d'une République bananière" par ces quelques lignes:

Les critiques envers l'IUFE se font de plus en plus nombreuses et de plus en plus vives. Jusqu'à quand nos autorités accepteront-elles de couvrir cet institut? N'est-il pas temps pour nos élus d'ouvrir les yeux sur une telle honte?

Depuis le temps que, notamment avec l'Arle, j'ai dénoncé toutes les aberrations de cet institut, voilà que, aujourd'hui, en lisant la TdG, j'ai le très grand plaisir de constater que Madame Anne Emery Torracinta réagit et ouvre les yeux en laissant entendre envisager une refonte du système.

Peut-être devrait-on la nommer membre d'honneur de l'Arle tant elle semble avoir été à l'écoute des critiques émises sur ce blog, notamment lorsque je dénonçais...

- une sélection des étudiants qui laisse pour le moins perplexe quant à l'attribution des stages "à la tête du client" ainsi que sur l'importance de former en priorité des praticiens plutôt que des théoriciens, autant de problèmes soulevés ici.

- Des pratiques dignes d'une République bananière

- L'IUFE va-t-il réussir à me casser?

- IUFE institut universitaire des formateurs égarés

- L'IUFE sévèrement décrié

La nouvelle Présidente du DIP semble donc animée d'une bonne volonté qui me réjouit. Le fait qu'elle soit avant tout une enseignante n'y est sûrement pas pour rien. Enfin j'entrevois dans sa démarche une lueur qui laisse présager qu'elle ne s'arrêtera pas là et qu'elle saura, sur cette lancée, s'attaquer à tous les autres problèmes qui minent notre école genevoise. Je pense tout spécialement à l'organisation aberrante de l'école primaire avec ses trop nombreux directeurs d'établissement qui jouissent depuis bien trop longtemps de placards dorés ainsi qu'au remaniement total qu'il est nécessaire et urgent d'opérer dans cet ordre d'enseignement.

Quelques pistes que, en  juin 2012, je suggérais à ce sujet dans un billet intitulé "Si j'étais président".

1. Réduire drastiquement les postes inutiles qui polluent la Direction de l'enseignement primaire (directeurs d'établissement et usine à gaz de la Direction), à savoir une bonne cinquantaine de postes de ...cadres supérieurs, faut-il le rappeler!

Une mesure qui, à financement égal, permettrait la création d'environ 80 postes d'enseignants consacrés entièrement aux mesures d'appui pour les élèves en difficulté scolaire.

Concrètement, cela représenterait un enseignant d'appui par établissement scolaire (84) chacun secondé par 1 étudiant de l'IUFE en stage obligatoire.

2. Obligation pour les directeurs d'établissement (en nombre réduit à 50) de faire le travail pour lequel ils ont été engagés. Leurs tâches doivent être clairement précisées dans un nouveau cahier des charges qui ne permette pas de déléguer outrageusement une bonne partie de leurs obligations aux enseignants...

Une mesure qui permet la mise en place de la priorité suivante.

3. Libérer les enseignants de toutes contraintes administratives ou autres (souvent lourdes et inutiles)et leur donner ainsi les moyens de faire correctement leur travail, à savoir enseigner.

4. Obligation pour eux de rendre compte de leur enseignement au travers d'un journal de bord attestant de programmes mensuels, voire hebdomadaires.

5. Refonte totale du matériel didactique actuellement catastrophique et inadapté dans pratiquement toutes les disciplines , prioritairement en français (MMF)!

6. Passation des épreuves cantonales à la fin du mois de juin (et non en mai) de façon à utiliser à bon escient l'entier du temps d'enseignement disponible pendant l'année scolaire.

De même, remise des moyennes en dernière semaine de juin.

L'organisation des classes pour la rentrée scolaire suivante est alors faite par les directeurs d'établissement dans le courant de la 1ère semaine de juillet.

7. Enfin, possibilité pour chaque enseignant de contacter, au besoin, directement le président sans passer par toute la hiérarchie intermédiaire.

Une mesure qui permettrait à chacun de se livrer en toute transparence sans risque d'un blocage d'informations dans le dédale hiérarchique...

Et au président de garder les pieds sur terre, d'être en contact direct avec les réalités du terrain...


 

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21/08/2014

Le piège de Harmos

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Je viens de prendre connaissance de l'interview de Madame la conseillère thurgovienne Verena Herzog paru ce jour dans la TdG.

Elle incarne soi-disant la lutte contre l'enseignement du français chez nos voisins alémaniques.


Il se trouve qu'à y bien réfléchir, elle est à deux doigts de m'avoir convaincu tant ses arguments sont pertinents et adaptés à la situation genevoise également. Car enfin, qu'en est-il à l'école primaire à Genève?

Prenez un élève de 11 ans qui, après un enseignement de quatre ans en allemand, est sur le point d'entrer au Cycle d'Orientation. Tentez de lui faire dire quelque chose dans la langue de Goethe, même la plus élémentaire des choses... Vous vous apercevrez très vite que la plupart d'entre eux sont incapables d'énoncer une phrase correcte ou même de comprendre sérieusement ce que vous lui dites. Rien de plus normal d'ailleurs tant l'enseignement de cette langue reste à Genève du "bricolage approximatif": aucune approche syntaxique sérieuse, apprentissage quasi inexistant d'un vocabulaire de base efficace.

Tentez seulement l'expérience auprès d'un jeune de votre entourage...

Dès lors, plutôt que de perdre un temps précieux à l'école primaire à bâtir un échafaudage branlant ne serait-il pas plus judicieux, comme le propose Madame Herzog, de laisser au CO la responsabilité de construire cette apprentissage sur des bases saines et solides? Avec en prime le grand avantage que, dès le début, cet enseignement s'y fait par niveau et non plus dans une classe mixte.

Dans cette perspective, les arguments de Madame la conseillère nationale sonnent plutôt justes.

Au fil des années, avec la surcharge croissante du système et du cursus scolaires, on constate que bien des élèves ne peuvent même plus parler correctement la langue de leur canton, le français à Genève. Ainsi, en supprimant l'enseignement de l'allemand, le gain de temps gagné permettrait d'approfondir de manière significative celui du français qui laisse sérieusement à désirer aujourd'hui. A ce sujet, en comparaison avec nos petits genevois, je suis toujours surpris par la capacité à s'exprimer des jeunes élèves issus de l'école française.

Par ailleurs, ce gain de temps permettrait également de résoudre, en partie, le problème posé avec les branches manuelles qui, faute de temps, ont été malheureusement fortement délaissées ces dernières années!

Mais voilà! La chose est possible dans le canton de Thurgovie puisqu'il n'a pas signé le concordat Harmos qui l'obligerait à l'enseignement d'une deuxième langue nationale à l'école primaire!

Une sage décision que Genève n'a pas suivie!

Genève, elle, est tombée dans le piège et, plutôt que d'y réfléchir à deux fois, tête baissée, a préféré foncer dans le mur... La voilà donc condamnée à suivre l'obligation imposée par Harmos.

Une mesure qui risque bien d'être fort dommageable au bout du compte et qui devrait pousser nos autorités à peut-être revoir la copie pour trouver une porte de sortie à ce concordat contraignant qui n'apporte en définitive rien de bon.

 

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09/08/2014

La guerre des notes, le retour?

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Les pédagogistes tenteraient-ils un coup d'éclat?

Voilà qu'à Berne, Roland Näf, président du parti socialiste bernois "propose de supprimer la notation du français à l'école primaire car la méthode didactique ne s'y prêterait pas" peut-on lire dans Le Matin de ce jour.


La méthode d'apprentissage introduite dans le canton il y a trois ans est essentiellement basée sur le constructivisme ce qui implique que les élèves n'apprennent ni la grammaire ni la syntaxe de la langue française. Seule la compréhension compte! Dès lors, selon Monsieur Näf, il devient impossible d'évaluer les connaissances des élèves.

Une bien curieuse façon de contourner la question...

Car enfin, le problème ici ne tient pas dans l'évaluation mais bel et bien dans la méthode constructiviste utilisée à Berne.

Une méthode que les pédagogistes continuent à prôner alors qu'elle ne cesse de démontrer ses limites et qui surtout cause des dégâts souvent irrémédiables chez nos élèves.

On rêve chez les Bisounours!

Comment peut-on encore croire qu'on puisse apprendre une langue, que ce soit le français ou une autre, sans en étudier la grammaire et la syntaxe?

Combien de temps les responsables cantonaux de l'instruction laisseront-ils encore ainsi saccager l'école et mutiler de la sorte les élèves!?

Je ne serais pas étonné d'ailleurs de voir ces "chers" pédagogistes genevois saisir cette occasion pour sortir du bois, afin de tenter une énième fois d'imposer leur idéologie dévastatrice.

Décidément, Jean Romain a bien raison d'affirmer que " ces méthodes constructivistes ne fonctionnent pas, que c'est pour cela qu'ils veulent supprimer les notes. Car elles révéleraient alors l'ampleur du désastre"...

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07/08/2014

La quête de l'inaccessible?

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Jamais je n'aurais imaginé qu'une telle activité puisse procurer autant de bonheur.

Voilà quelques jours maintenant que je m'adonne à la cueillette des bolets. Je profite de la forte poussée de champignons que connaît actuellement le Valais.

Si on m'avait dit qu'un jour j'y passerais des heures, jamais je n'y aurais cru!

Et pourtant... voilà une pratique qui permet d'éviter bien des heures de psy!


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Comment décrire ce ressenti lorsque, soudain, au détour d'un sapin, tapi dans sa mousse, vous apercevez ce chapeau  d'un brun chocolat qui pointe fièrement. Quelle splendeur! Il n'y a pas vraiment de mots pour exprimer cette excitation qui vous envahit alors. C'est tout simplement jouissif!



Hors du temps, plus rien ne compte, tous vos sens sont aux aguets, vous n'avez plus qu'un seul but, cette quête du trésor tant convoité.

Vous oubliez tout, les heures passent sans que vous vous en rendiez compte. Vous gravissez des pentes abruptes et impensables jusqu'alors, vous vous retrouvez dans des endroits, des passages si touffus qu'en d'autres occasions, vous n'auriez jamais accepté de les franchir. Plus rien ne vous arrête, sans cesse trouver et encore trouver ce bolet, une obsession. Et à chaque fois cette adrénaline qui vous surprend pour vous emplir d'un immense sentiment de plaisir.

Plaisir renouvelé lorsqu'au retour de ce merveilleux périple, vous vous retrouvez autour de la table à déguster le fruit de votre quête magique, le tout accompagné d'un bon cru du coin.

 

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