09/08/2014

La guerre des notes, le retour?

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Les pédagogistes tenteraient-ils un coup d'éclat?

Voilà qu'à Berne, Roland Näf, président du parti socialiste bernois "propose de supprimer la notation du français à l'école primaire car la méthode didactique ne s'y prêterait pas" peut-on lire dans Le Matin de ce jour.


La méthode d'apprentissage introduite dans le canton il y a trois ans est essentiellement basée sur le constructivisme ce qui implique que les élèves n'apprennent ni la grammaire ni la syntaxe de la langue française. Seule la compréhension compte! Dès lors, selon Monsieur Näf, il devient impossible d'évaluer les connaissances des élèves.

Une bien curieuse façon de contourner la question...

Car enfin, le problème ici ne tient pas dans l'évaluation mais bel et bien dans la méthode constructiviste utilisée à Berne.

Une méthode que les pédagogistes continuent à prôner alors qu'elle ne cesse de démontrer ses limites et qui surtout cause des dégâts souvent irrémédiables chez nos élèves.

On rêve chez les Bisounours!

Comment peut-on encore croire qu'on puisse apprendre une langue, que ce soit le français ou une autre, sans en étudier la grammaire et la syntaxe?

Combien de temps les responsables cantonaux de l'instruction laisseront-ils encore ainsi saccager l'école et mutiler de la sorte les élèves!?

Je ne serais pas étonné d'ailleurs de voir ces "chers" pédagogistes genevois saisir cette occasion pour sortir du bois, afin de tenter une énième fois d'imposer leur idéologie dévastatrice.

Décidément, Jean Romain a bien raison d'affirmer que " ces méthodes constructivistes ne fonctionnent pas, que c'est pour cela qu'ils veulent supprimer les notes. Car elles révéleraient alors l'ampleur du désastre"...

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07/08/2014

La quête de l'inaccessible?

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Jamais je n'aurais imaginé qu'une telle activité puisse procurer autant de bonheur.

Voilà quelques jours maintenant que je m'adonne à la cueillette des bolets. Je profite de la forte poussée de champignons que connaît actuellement le Valais.

Si on m'avait dit qu'un jour j'y passerais des heures, jamais je n'y aurais cru!

Et pourtant... voilà une pratique qui permet d'éviter bien des heures de psy!


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Comment décrire ce ressenti lorsque, soudain, au détour d'un sapin, tapi dans sa mousse, vous apercevez ce chapeau  d'un brun chocolat qui pointe fièrement. Quelle splendeur! Il n'y a pas vraiment de mots pour exprimer cette excitation qui vous envahit alors. C'est tout simplement jouissif!



Hors du temps, plus rien ne compte, tous vos sens sont aux aguets, vous n'avez plus qu'un seul but, cette quête du trésor tant convoité.

Vous oubliez tout, les heures passent sans que vous vous en rendiez compte. Vous gravissez des pentes abruptes et impensables jusqu'alors, vous vous retrouvez dans des endroits, des passages si touffus qu'en d'autres occasions, vous n'auriez jamais accepté de les franchir. Plus rien ne vous arrête, sans cesse trouver et encore trouver ce bolet, une obsession. Et à chaque fois cette adrénaline qui vous surprend pour vous emplir d'un immense sentiment de plaisir.

Plaisir renouvelé lorsqu'au retour de ce merveilleux périple, vous vous retrouvez autour de la table à déguster le fruit de votre quête magique, le tout accompagné d'un bon cru du coin.

 

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27/07/2014

Israël/Hamas, un combat inégal

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Engagé dans une situation plutôt délicate, auriez-vous l'idée d'aller mettre une gifle au colosse auquel vous êtes opposé alors que vous n'êtes que l'équivalent d'un poids plume? Prendriez-vous un tel risque sachant que vous allez vous en prendre plein la figure...

Oui, bien sûr, cette guerre entre Palestiniens et Israéliens est épouvantable et entraîne de nombreuses victimes innocentes.

Mais, sur les causes, il y a quand même de quoi se poser quelques questions.

Dans le cas présent, j'ai de la peine à comprendre la démarche du Hamas.

Car enfin, le proverbe dit bien que l'on récolte ce que l'on sème...

Or, c'est bien le Hamas qui a commencé, il y a près de trois semaines, à envoyer des roquettes sur l'Etat israélien. Ce sont ces mêmes palestiniens qui aujourd'hui ne respectent pas la trêve humanitaire qui avait pourtant été conjointement acceptée et qui reprennent leurs tirs de missiles. Eux également qui dénoncent un crime contre les populations civiles de Gaza mais qui, parallèlement, n'hésitent pas à se servir des innocents, femmes et enfants, comme bouclier humain afin de protéger leurs cellules terroristes. Une manière comme une autre pour manipuler l'opinion internationale.

Dès lors, sous le feu des missiles qui tentent d'arroser le pays, comment s'étonner de la réplique fulgurante ordonnée par Benjamin Netanyahu? Et bien sûr, les frappes d'Israël ne supportent pas la comparaison tant ses moyens militaires sont d'une autre importance que ceux que présente le Hamas.

Voilà que, par la faute de quelques dirigeants totalement dépourvu de raison, d'un côté comme de l'autre, on se retrouve face à un vrai désastre qui, j'en suis persuadé, est orchestré par les deux gouvernements concernés. Au détriment des populations qui, j'en suis convaincu, côte à côte, ne demandent qu'à vivre en paix.


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17/07/2014

Genève n'est pas à l'abri...

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Comme elle a raison Natacha Polony, combien son propos est d'actualité!

Oui, bien sûr, certains diront que chez nous, ce n'est pas comme chez nos voisins français. Et pourtant, non, Genève n'est pas à l'abri.

Voilà des années qu'on a laissé s'insinuer à l'école la violence, verbale comme physique.

On a voulu, au DIP, ouvrir toutes grandes les portes de l'école à tout un chacun.

Ainsi, à force de démagogie dégoulinante, on a introduit, par exemple, les conseils d'établissement pour donner aux parents la possibilité de s'exprimer sur un certain nombre de sujets. La plupart anodins, histoire de donner l'illusion de leur participation active.

Mais voilà, certains parents ne l'entendent pas de cette oreille et dépassent allégrement les limites fixées, sans que le DIP ne réagisse vraiment.

Et petit à petit, l'autorité de plus en plus bafouée s'est délitée.

Je connais un instituteur qui, il y a peu, a dû faire face à des parents qui lui demandaient des comptes. Celui-ci, excédé par le mauvais comportement répétitif de leur marmot, avait osé lui dire "ça suffit maintenant, tu m'énerves!"

Pensez donc, le crime de lèse-majesté! Expliquez-vous Monsieur l'instituteur!

Plus grave encore, l'histoire de ce collègue qui, il y quelques années, a vu surgir dans sa classe un père d'élève le menaçant, un couteau à la main! Une affaire que le DIP s'était empressé d'étouffer en conseillant à l'enseignant de rester discret...

Alors, oui, comme elle a raison Natacha Polony a qui je cède ici la parole en reproduisant l'article paru sous sa plume dans le Figaro.fr de ce 12 juillet.

 

 

"Notre école n'a plus rien d'un sanctuaire"

 

Natacha Polony revient sur l'incident mortel dans une école il y a quelques jours, un «fait divers» bien plus révélateur des troubles de notre système scolaire qu'il n'y paraît.

Il y a ces deux petites filles qui grandiront sans leur mère et porteront à jamais ce manque. Il y a ces enfants qui garderont pour toujours l'image de leur maîtresse s'écroulant sur le sol, assassinée par une folle le dernier jour de l'année. Par une folle. En tout cas une femme «souffrant de troubles psychiques ayant aboli son discernement» selon le langage consacré des experts psychiatres. On aura d'ailleurs entendu l'habituelle litanie des termes consacrés: «cellule psychologique», «marche blanche» et «drame inévitable». Comme pour intégrer le plus rapidement possible cette horreur à la longue liste des faits divers déplorables.

Et bien sûr, on pourra répéter qu'il y a des déséquilibrés partout. Et bien évidemment, il n'est pas question de transformer les écoles en forteresses. Mais tout de même, les mots ont un sens. Et il n'est pas anodin que le Ministre de l'Education Nationale ait choisi d'ajouter aux éléments de langage déployés à l'envi le trop classique «l'école n'est pas un sanctuaire.» Une phrase qui se veut un constat. «L'école n'est pas un sanctuaire», de sorte que peuvent y pénétrer les violences et les drames du monde extérieur, et l'on n'empêchera jamais un acte de folie perpétré par un individu en crise.

A ceci près qu'il ne s'agit nullement d'un constat mais bien d'un programme. Maquillé en constat objectif pour renvoyer les «tenants de l'école sanctuaire» à leurs chimères. L'idéologue, c'est toujours l'autre. Et derrière cette phrase, il y a le refus d'admettre que les politiques qui ont peu à peu, réforme après réforme, cherché à tout prix à faire de l'école un «lieu de vie ouvert sur le monde» ont non seulement conduit à un désastre pédagogique avec une école plus inégalitaire et plus inefficace que jamais, mais aussi à une destruction violente du métier de professeur et de ses conditions d'exercice.

La mère qui a tué à coup de couteau l'institutrice de sa fille était certes déséquilibrée. Mais il est significatif que la phrase qu'elle ait prononcé, le déclencheur symbolique de sa violence, fût ce «tu as mal parlé à ma fille» qu'ont évoqué les témoins. Même un esprit perturbé nous dit quelque chose des limites et des tabous d'une société. En l'occurrence, la nôtre a abandonné l'idée qu'il était impensable de lever la main sur un professeur parce qu'il incarnait pour une société laïque et républicaine quelque chose d'aussi sacré que le prêtre de l'ordre ancien.

Aujourd'hui, dans une école qui n'a plus rien d'un sanctuaire, non par fatalité mais par le fait d'une prophétie autoréalisatrice tant de fois exprimée, la moitié des directeurs d'école a déjà été insulté par des parents. Les professeurs sont sommés de «bien parler» à des enfants érigés en demi dieux à la fois hypersensibles et tout puissants. On s'invective et l'on s'insulte parce qu'on est là pour s'exprimer, pour déployer sa spontanéité, et non pour recevoir des savoirs universels transmis par un professeur. Dans l'école qui «n'est pas un sanctuaire», nul n'oserait attendre des chérubins et de leurs parents qu'ils étouffent leurs pulsions sous la décence et le respect pour l'institution et ceux qui l'incarnent. La violence est une fatalité. Elle est surtout beaucoup plus acceptable aux yeux de ces adeptes de la résignation déguisée en réalisme que cette violence institutionnelle que pouvait constituer le fait d'imposer à des enfants efforts et discipline. Car disons-le bien haut: les notes qui traumatisent les élèves, les commentaires sur les bulletins qui alignent les «peut mieux faire» et les «encore un effort», voilà la véritable violence à l'école, celle contre laquelle s'est élevé récemment Benoît Hamon.

Il n'y a jamais de hasard et les faits divers agissent comme les révélateurs de notre inconscient collectif. Quant aux discours convenus des ministres, ils se nourrissent de choix idéologiques assumés ou non. Des ministres qui n'ont jamais mis les pieds dans une classe et n'imaginent sans doute pas ce que signifie pour un héritier des Hussards noirs célébrés par Péguy le fait de recevoir tous les jours de ceux qu'il a choisi d'instruire et d'élever au mieux l'indifférence narquoise, au pire les injures, et de leurs parents les réclamations de consommateurs mécontents. Mais tout cela, bien sûr, n'était qu'un triste fait divers.


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03/07/2014

On aurait aimé une Présidente du DIP courageuse et responsable

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230 jours après avoir pris la tête du DIP, on apprend enfin ,via la TdG du jour, quelle est sa "version de l'école"...

Et le moins qu'on puisse dire c'est que Madame Anne Emery Torracinta y va à petits pas. Pas de révolution en effet mais un remaniement de la loi sur l'instruction publique qui ressemble plus à un "relooking" cosmétique qu'à des prises de position courageuses.

Ainsi, plutôt que de prendre le risque de se trouver confrontée à des situations délicates, la Présidente du DIP préfère supprimer l'interdiction de porter à l'école des signes religieux distinctifs. Et tant pis pour la soi-disant laïcité de l'école. Je ne suis pas certain que sur ce coup de poker elle ait fait le bon choix. Je suis même prêt à parier que cette mesure lui causera plutôt de gros soucis que la tranquillité recherchée.

Si elle ne prend aucun risque sur l'ajout dans la loi de "la formation obligatoire jusqu'à 18 ans", sur "l'intégration des élèves handicapés" et sur "un meilleur contrôle sur les établissements privés" tant ces trois points ne portent pratiquement pas à contestation, il n'en va pas de même, à mon sens, pour ce qu'il en est de la suppression de l'obligation des conseils d'établissement au primaire.

On se souvient que cet organe de communication avait été créé par son prédécesseur Charles Beer. Une aberration sans nom qui n'a aucune utilité sérieuse si ce n'est de justifier de manière scandaleuse les trop nombreux postes de directeurs d'établissement. Un moyen chronophage pour eux de se donner une légitimité!

(Ces postes de directeurs sont-ils vraiment utiles?))

Dès lors, j'aurais pu applaudir des deux mains si Madame AET, plutôt que d'y aller du bout des lèvres, avait eu le courage d'aller au bout de sa démarche en admettant, une bonne fois pour toutes, la non-pertinence de ces conseils. Elle sait pourtant très bien combien cette pratique est de la poudre aux yeux.

(Une députée sur le fil)

Mais non, là encore, elle préfère ménager la chèvre et le chou. C'est donc avec une maladroite prudence qu'elle avoue ..."Les retours d'un établissement à l'autre sont très différents et à certains endroits, ces conseils ne fonctionnent pas très bien"

Le courage, Madame, aurait été alors d'abolir tout simplement ces conseils d'établissement...avec toutes les conséquences qui s'en suivent....à savoir diminuer drastiquement le nombre des directeurs d'établissement qui dès lors, se seraient retrouvés sans plus aucun alibi pour défendre leurs postes soi-disant surbookés.

(Bienvenue à Pédagoland))

Non, Madame AET ne prend pas ses responsabilités et préfère laisser aux écoles la liberté de constituer un système à géométrie variable.

Mais, c'est exactement la situation actuelle, blanc bonnet, bonnet blanc quoi!

Dès lors, je parie que les directeurs d'école sauront saisir cette opportunité pour s'engouffrer dans cette porte laissée lâchement ouverte.

Vous verrez que, dans tous les établissements scolaires, chacun de ces cadres supérieurs, aux abois, saura  trouver la nécessité absolue de maintenir des conseils d'établissement et ainsi préserver son placard doré.

Et je parie encore que très peu d'enseignants oseront s'y opposer en criant haut et fort ce que beaucoup d'entre eux chuchotent en catimimi...

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25/06/2014

Les pédagogos en deviendraient-ils verts...

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On se souvient qu'en 2006, le peuple genevois a accepté massivement (76%) l'initiative de l'Arle qui demandait le maintien des notes à l'école primaire.

A Genève, on a alors assisté à une véritable "guerre des notes". La bataille avait été rude et les attaques souvent violentes. Que n'avions-nous entendu de la part de nos opposants et de leurs gourous pédagogos de service.

Ces pédagogos, dont la plupart sont d'ailleurs encore en service dans notre République, n'avaient de cesse de prendre en exemple les systèmes pédagogiques de la Finlande, de la Suède ou du Danemark. A les écouter, ces pays nordiques avaient, eux, tout compris en optant pour un système d'évaluation "formatrice" sans aucune note, basé sur des commentaires uniquement. Et, selon eux, Genève devait s'en inspirer en introduisant au plus vite cette fameuse Rénovation de l'enseignement primaire tant soutenue par Madame Brunschwig Graf (qu'on n'a plus jamais entendue sur le sujet...) et ensuite par Charles Beer.

Eh bien, aujourd'hui, tous ces gens doivent en contracter une sacrée jaunisse!

Un article du Figaro du jour nous apprend en effet que, "après avoir réformé la notation, plusieurs pays européens font machine arrière".

Tant la Suède, le Danemark et la Finlande sont revenus sur leur décision et "ont abandonné l'idée de supprimer l'évaluation chiffrée à l'école, compte tenu des questions qu'une telle réforme soulevait".

Les Finlandais vont plus loin. Ils ont opté pour un système de notes basé sur une échelle de 10 points. "Les notes vont de 4/10 (note la plus faible) à 10/10. Il n'existe ainsi qu'une seule note (4/10) pour indiquer à l'élève qu'il a échoué à l'exercice. L'intérêt de la notation finlandaise est d'une part de permettre à l'élève qui a échoué à un exercice (4/10) de conserver toutes ses chances d'avoir la moyenne (il lui suffit d'avoir un 6/10) ; d'autre part, de valoriser la réussite. Le principe général des notes finlandaises est ainsi de récompenser davantage les bonnes copies et de réduire la démotivation liée aux notes basses".

La Finlande se serait-elle inspirée du système genevois que notre initiative de 2006 a permis d'introduire? Car, en effet, à Genève aussi, il est très rare d'attribuer une note plus basse qu'un 2/6 à nos écoliers qui fréquentent l'école primaire.

Aujourd'hui, certains de nos détracteurs feraient bien de revoir la copie qu'ils avaient présentée et à laquelle ils continuent de croire, au point d'en gaver les étudiants futurs enseignants au primaire jusqu'à l'endoctrinement...


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18/06/2014

Les écoliers sont-ils déjà en vacances?

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Je lis aujourd'hui dans le 20 minutes que "les écoliers n'ont pas fini de glander en fin d'année".

"Et ça continue encore et encore

C'est que le début, d'accord, d'accord"...

Je l'ai écrit à plusieurs reprises, notamment dans mon billet du 15 avril "Que de temps perdu à l'école primaire"....

Personne n'est dupe, les élèves en tout premier lieu. Ils savent pertinemment qu'une fois ces épreuves passées, fin mai début juin, la remise des bulletins scolaires est toute proche et que donc l'année scolaire est pratiquement terminée. Le temps restant jusqu'aux vacances d'été ne sera que "remplissage", des journées que l'enseignant aura toutes les peines du monde à "meubler" le plus intelligemment possible.

Aujourd'hui, le député Jean Romain soulève cette problématique en déposant une excellente question au Conseil d'Etat: "Le département va-t-il mettre enfin le holà à ces pratiques qui ne servent ni les élèves, ni leurs parents, ni les contribuables, ni le rayonnement de Genève"?

 

Voilà qui me permet de suggérer une piste à nos responsables du DIP.

Ces épreuves cantonales sont bien évidemment nécessaires. Mais, pourquoi doivent-elles impérativement avoir lieu en fin d'année scolaire impliquant dès lors de soi-disant tâches incontournables qui justifieraient presque un mois de délai?

Pourquoi ne pas se livrer à cet exercice de contrôle à la fin du 2ème trimestre et tester les connaissances des élèves à ce moment. Cela éviterait alors tout ce travail administratif à ce point chronophage.

Ce qui, par ailleurs, permettrait, au nom de l'harmonisation et de l'uniformatisation, d'instaurer une bonne fois pour toutes des programmes trimestriels, identiques pour toutes les classes du canton! Ce qui n'est absolument pas le cas aujourd'hui. Le plan d'étude romand permet en effet aisément à chacun d'y puiser à l'envi et ainsi de traiter des différents sujets au bon vouloir de chaque enseignant. Autrement dit, le programme annuel est couvert différemment selon que votre enfant est dans telle ou telle école... engendrant donc toutes sortes de problèmes.

Cette simple mesure permettrait ainsi de poursuivre le travail scolaire jusqu'à la fin de l'année. La dernière semaine suffirait à effectuer les tâches administratives qui incombent aux enseignants, moyennes et bulletins à rédiger. Aux directeurs d'établissement ensuite, début juillet, d'organiser les classes pour la prochaine rentrée plutôt que de continuer à se la couler douce...

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16/06/2014

Coup de bluff de Madame Anne Emery-Torracinta?

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La Présidente du DIP joue-t-elle au poker?

Serait-elle la femme maligne, l'habile politicienne que je soupçonne?

Je lis aujourd'hui dans le journal "Le Courrier" que cinq postes de directeurs d'établissement du primaire qui partent à la retraite ne seront pas reconduits et qu'ainsi ils ne seront "plus que" 73 à la prochaine rentrée scolaire.

Une opération réalisable grâce au regroupement de quelques écoles à l'exemple de celles de St.-Jean et Devin-du-Village qui rejoignent l'établissement Seujet-Necker. A noter que le même genre d'opération avait déjà été effectué précédemment à Meyrin...ce qui prouve bien que ces postes de directeurs sont surfaits, que la charge de travail n'est pas adaptée à leur nombre.

Il y bien longtemps que je l'ai dit et redit à maintes reprises, y compris lors de mon audition par la Commission de l'Enseignement au sujet de la motion 2100 (page 6, point 3) demandant que les directeurs d’établissement scolaire consacrent une partie de leur temps de travail à l’enseignement: "le nombre de directeurs (par ailleurs assistés par des maîtres adjoints) a été largement surestimé par rapport à la charge de travail effective".

Les cris d'orfraie de Messieurs Stocco et Vité n'y changeront rien. Comment accorder un quelconque crédit aux propos de Monsieur Stocco qui affirme que "les directeurs sont plutôt submergés par la tâche". Le président de l’Association des cadres de l’enseignement primaire est, bien entendu, d'une objectivité à toute épreuve...!

Monsieur Vité, Président de la SPG craint lui "un affaiblissement du soutien de proximité et un surcroît de paperasserie". De quoi faire sourire alors qu'il est de notoriété publique que jamais les enseignants n'ont autant croulés sous les charges administratives imposées par ces mêmes directeurs d'établissement qui ne reculent devant rien pour justifier leurs postes. Quant à l’objectif de proximité, Monsieur Vité devrait aisément comprendre qu'il est pratiquement impossible à satisfaire dès lors que les directeurs sont chargés de plusieurs bâtiments pour chaque établissement scolaire et que certains d'entre eux sont même au bénéfice d'un temps partiel.

 

Ainsi, Madame Anne Emery-Torracinta a pris une décision qui semble corriger les bêtises mises en place par son prédécesseur. Elle réduit le nombre de directeurs et se rapproche du nombre de 50, soit le nombre de postes que j'ai prôné depuis 2008, date de l'introduction de cette nouvelle organisation du primaire.

Mais voilà, elle ne fait que de s'en rapprocher un tant soit peu. Juste ce qu'il faut pour démontrer une volonté, un signe. Une stratégie pourtant boiteuse à mon sens, d'autant plus qu'elle ne fait que prendre d'une main pour redonner de l'autre puisque, selon le Courrier, "les économies effectuées seront en partie réallouées en postes de secrétaires ou maîtres adjoints pour étoffer les directions des établissements devenus plus gros".

 

En passant de 30 postes d'inspecteurs de l'époque à 73 directeurs demain, il ne faudrait pas oublier malgré tout, que cette augmentation est encore de l'ordre de plus de 140% alors que depuis 1990, la hausse d'effectif à l'école primaire est de 26%. Il y a là indubitablement un déséquilibre impressionnant et inadmissible.

 

La Présidente du DIP le sait, nos députés au Grand Conseil risquent fort de faire bon accueil à cette motion 2100 qui doit être traitée tout prochainement en plénière. Alors, ne tenterait-elle pas de les amadouer? Leur tendre un sucre et leur faire miroiter, au conditionnel bien entendu, que "le nombre de directeurs, à terme, pourrait descendre à une soixantaine".

 

Je le répète, on ne pourrait se satisfaire d'une telle mesure.

Le coup de bluff de Madame Anne Emery-Torracinta réussira-t-il? Les députés du GC se laisseront-ils naïvement berner par le piège tendu, ce leurre habilement présenté par la Présidente du DIP ou suivront-ils le député Jean Romain lorsqu'il avance: «Cinquante directeurs serait le bon nombre, soit le double des inspecteurs qu’il y avait avant 2008. Personne n’arrive à montrer que le cahier de charges des directeurs est aussi important pour justifier leur poste. Si l’opération minceur ne se fait pas, je passerai en force avec un projet de loi".

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08/06/2014

5 millions pour le DIP?

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C'est la question à laquelle les députés devront répondre d'ici quelque temps.

On se souvient en effet qu'il était question que le DIP fournisse aux élèves des différentes écoles genevoises, tout ordre d'enseignement confondu, des tablettes numériques. Un précédent billet faisait état de cette aberration et, à sa suite, la question suivante a été posée au Conseil d'Etat par le député PLR Jean Romain:

Quel est, par ordre d'enseignement, le coût de l'opération expérimentale mise en place, et, s'il était décidé de la généraliser, quels sont les moyens prévus pour l'équipement complet dans chaque ordre d'enseignement sachant par ailleurs que tout ce matériel devra régulièrement être remplacé (tous les 3 ou 4 ans) pour demeurer à jour?

La réponse du Conseil d'Etat est tombée.

Au delà de sa forme sibylline à souhait, comme d'habitude, il s'agit de la décrypter...

Ainsi, on apprend que "Le Conseil d'Etat relève que l'introduction des tablettes numériques dans l'enseignement s'inscrit dans une réflexion fondée sur la plus-value, démontrée par la littérature scientifique, qu'apportent ces nouveaux moyens par rapport aux ordinateurs classiques".

La littérature scientifique, pas moins! Une affirmation sans faille! Pourtant, on se demande bien de quelle littérature il s'agit? Serait-ce le texte tiré du prospectus de publicité de l'une ou l'autre marque de tablette numérique?

 

Par ailleurs, on est heureux d'apprendre qu'il est prévu pour nos petits "d'utiliser des contenus d’apprentissage numérique avant même de maîtriser la lecture"

Voilà qui est génial, on salue une telle initiative...

Mais venons-en à l'aspect financier qu'impliquerait la mise en place de ce projet.

En référence aux chiffres cités dans la réponse du CE, le prix de la tablette s'élève à 500 francs. Un montant déjà étonnant lorsqu'on pense au nombre de tablettes qui seraient commandées...

Genève compte environ 1700 classes primaires et enfantines (32500 élèves à la rentrée 2013). A raison de 4 tablettes par classe, on obtient 6800 tablettes...à 500 frs/pièce, total 3.400.000 francs! Ajoutez à cela le coût de la formation qu'exige la mise en place de ce projet ("La technologie peut en effet enrichir l’enseignement et faciliter les apprentissages, pour autant que son utilisation soit encadrée par des enseignant-e-s bien formé-e-s"...) et vous arrivez sans problème à un coût d'au moins 5 millions de francs.

Soit plus de...50 postes qui pourraient servir à l'aide aux élèves en difficulté scolaire!!!

Allô quoi? Anne, allô quoi?

Dès lors, faut-il s'étonner de cette réponse du Conseil d'Etat?

Il faut savoir que, dans ce genre de situation, celui-ci fait bien évidemment appel aux services concernés pour rédiger la réponse à la question posée. En l'occurrence, le SEM (service école et média). Comment pourrait-on attendre de leur part une réponse objective sachant que l'existence de ce service est bien entendu étroitement liée au développement de l'informatique dans nos écoles. Ses responsables ne sont tout de même pas assez stupides pour scier la branche sur laquelle ils sont assis.

Un peu comme si on demandait à un pilote de chasse ce qu'il pense de l'achat du Gripen...

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06/06/2014

Un syndicat des enseignants à côté de la plaque

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J'apprends par la TdG du jour que, par mesure d'économie, dès la rentrée scolaire prochaine, le DIP a décidé que les maîtres spécialisés (MS) de dessin, gym et musique (MDAS) perdront leurs deux heures hebdomadaires dévolues jusqu'alors à l'organisation d'activités comme les journées sportives, les tournois, les concerts,etc. Dorénavant, ils devront consacrer ces heures à l'enseignement.

Serait-ce enfin le début d'une louable prise de conscience de Madame Anne Emery Torracinta?

Et la Société pédagogique genevoise (SPG) de s'offusquer et de pousser des cris d'orfraie par l'intermédiaire de son Président Laurent Vité. qui en appelle au boycott des activités sportives.

On croit rêver...

Les maîtres spécialisés sont déjà libérés de leur enseignement durant la première semaine de la rentrée afin, soi-disant, de mettre au point leur horaire, voilà que j'apprends que, en plus, ils bénéficiaient d'un privilège pour le moins scandaleux.

Car le scandale n'est pas où la SPG le voudrait mais bien dans cet état de fait.

En ce qui concerne le dessin et la musique, on se demande bien quelles organisations d'activités justifieraient plus de 50 heures durant l'année scolaire? J'attends avec intérêt une réponse...

Quant à la question de la gymnastique, on reste bouche bée.

Comment ne pas penser que l'organisation de la journée sportive annuelle ne fait pas partie du cahier des charges des profs de gym? Comment imaginer qu'ils puissent bénéficier d'une telle somme de temps pour cette organisation. Ce d'autant plus que, une fois cette activité organisée sur le papier, elle l'est pour les années suivantes; en effet, le plus souvent, le modèle en est repris. Sans compter que l'ensemble du corps enseignant est mis à contribution. Ce sont les enseignants titulaires qui, en général, sont chargés de créer les différents tableaux récapitulatifs des résultats, les fiches d'élèves, de toute la logistique administrative, de la mise en place et de la tenue des différents postes, etc. En définitive, en ce qui concerne la journée sportive, le rôle du prof de gym est plus que secondaire. J'en veux pour preuve que de nombreuses écoles ne comptent pas forcément sur lui et organisent cette activité sans sa contribution ni sa présence.

Dans ces conditions, comment ne pas comprendre la réaction que peuvent avoir les lecteurs de cet article de la TdG?

J'ose cependant espérer que cet appel au boycott est une réaction du seul Président de la SPG et non de l'ensemble des maîtres spécialisés. Je ne peux croire qu'ils accepteraient de ternir de la sorte l'image de leur corporation. La profession d'enseignant est déjà trop souvent dénigrée à tort, ce serait bien dommage de donner encore un peu plus d'eau au moulin de ses détracteurs.

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03/06/2014

Cette gauche dégoulinante m'énerve!

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J'apprends par la TdG du jour que la loi sur la réévaluation fiscale immédiate des immeubles a été écartée en Commission des finances du Grand Conseil.

BRAVO!

Selon les socialistes, voilà qu'il faudrait augmenter de 20% ce trop fameux loyer fictif imposé aux propriétaires d'un bien immobilier. Manquerait plus que ça!

loyer2.jpg

Je n'ai déjà jamais bien compris cette logique qui veut  que, lorsque vous êtes propriétaire de votre villa, l'Etat se permet de vous imposer en augmentant votre revenu à hauteur d'un montant censé représenter le loyer fictif de votre villa. Loyer que, soi-disant privilégié, vous économisez sur les contribuables qui eux, sont contraints d'en payer un.

Comme si tous les propriétaires étaient des nantis, des Crésus, des salauds de privilégiés. Je déteste cette idéologie crasse et dégoulinante de certains milieux de Gauche qui, au nom de leur Egalité, viennent vous faire la leçon à force de propos moralisants à faire vomir.

Etes-vous conscients, Mesdames et Messieurs les bien-pensants, que si vous êtes le propriétaire de votre villa, c'est que vous l'avez payée, souvent chèrement, à force de travail et d'économie. Pourquoi faudrait-il dès lors penser que vous économisez le loyer dont, locataire, vous devriez vous acquitter?

Par ailleurs, avez-vous conscience des frais d'entretien qu'engendre chaque année votre bien immobilier. Avez-vous pensé que ce bien, contrairement à ce que vous avancez stupidement, à l'instar de Madame Magali Orsini dans son "Invité" du jour, n'a en fait aucune valeur tant que vous ne le vendez pas et qu'auquel cas, l'Etat percevrait immédiatement un impôt sur cette valeur de vente? Avez-vous noté que ce bien est déjà largement imposé par le biais de l'impôt sur la fortune?

Je ne puis m'empêcher, pour en finir, de citer les propos fort judicieux de Monsieur Benoît Genecand, également "Invité" dans la TdG du jour.

"On peut ici oser un parallèle intéressant: que dire de ces "anciens" locataires qui, on le sait, bénéficient à Genève de loyer beaucoup moins élevés que les nouveaux arrivants? ...

Que dirait la gauche si on proposait tous les dix ans d'augmenter leurs loyers de 20% pour être conformes au prix du marché"?


 

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23/05/2014

Le monde s'informatise

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Chacun en est conscient. Désormais plus rien ne se fait sans l'aide de l'informatique. Dans tous les domaines on y est confronté. Que ce soit à la poste, à la banque, dans toutes les administrations, partout, impossible d'y échapper.

Et tout naturellement cela entraine quantité d'avantages comme son lot de problèmes. Efficacité accrue ou perte du contact humain à l'exemple de la fermeture massive des bureaux de poste. C'est le prix à payer.

Je viens de découvrir que cette "informaticomania" engendrait également de grosses rigolades!

Ainsi, suite à un petit séjour inattendu aux HUG, j'ai eu l'occasion de faire connaissance avec le tout nouveau logiciel dont ils se sont dotés depuis quelques jours. Dorénavant, tous les renseignements médicaux du patient sont quotidiennement récoltés et introduits directement dans l'ordinateur dont l'infirmière ne se sépare plus. Poussant son petit chariot, support de son désormais indispensable bagage, elle passe d'un lit à l'autre pour mettre constamment à jour votre dossier informatisé. Votre niveau de tension, votre température, l'échelle (de 1 à 10!) à laquelle vous évaluez votre douleur, etc.

photo (5).JPG

Je n'ai pu m'empêcher d'éclater de rire lorsqu'on en est arrivé à la question délicate et saugrenue des selles!

Imaginez-vous dans la situation de devoir répondre au questionnaire QCM qui vous demande...

Consistance des selles?

- non précisées/- dures/- liquides/- moulées (sic!)/- fausse diarrhée/ -fécalome

Suivi du meilleur...

Volume?

- millilitres?/- kilos?/- grammes?

Heu, oui....Bref, je vous passe les détails, mais, au moins, la cure de rigolade était au rendez-vous.

Paradoxalement, à l'inverse de ce monde virtuel, déshumanisé, auquel vous vous trouvez confronté, il existe aux HUG, tout un autre univers que j'ai découvert. Et je me sens un devoir de vous le dévoiler.

Durant tout mon séjour là-bas, des urgences au secteur semi-privé en passant par une chambre commune à 8 lits, je n'ai rencontré que des gens qui méritent notre plus profond respect. Des brancardiers, des aide-soignants, des infirmières, des "transporteurs" aux médecins stagiaires, aux internes, au professeur, que des gens compétents qui vous accueillent si gentiment que, même lorsque vous vous sentez au fond du trou, ils réveillent en vous ce rayon de soleil qui vous remonte le moral. Toujours de bonne humeur, charmants, ils sont aux petits soins avec vous et savent trouver le bon mot en fonction du patient et de son état. J'en ai même entendu fredonner telle ou telle chanson tout en faisant le ménage autour de vous... Comme Rosa, une Martiniquaise pleine de vie, qui a réussi à me réveiller ce matin au rythme de Stromay "Je suis forrrrrmidable, forrrrrmidable..."

Alors, merci à vous tous que j'ai eu l'occasion de croiser ces derniers jours et un tout grand bravo à vous parce que, en effet, vous êtes forrrrrmidables!

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14/05/2014

L’IUFE, la pétition et Pinocchio

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Comment récolter plus de 775 signatures pour une pétition fondée sur un mensonge éhonté ?

On se souvient de la motion (lien) signée par un tiers du Grand Conseil et visant à réduire d'un an le temps de formation des futurs instituteurs du primaire afin de ne pas prétériter les Genevois par rapport à TOUS les étudiants des autres cantons romands.

La TdG du 6 mai nous apprend que suite à cette motion, des étudiants de l'IUFE ont lancé une pétition qui s'y oppose (lien). Celle-ci a obtenu plus de 775 signatures. Pour ce faire, dans leurs considérants, les pétitionnaires avancent que pour préserver aux instituteurs leur statut de généraliste et pouvoir enseigner dans TOUS les degrés du primaire (de la 2P à la 8P Harmos) il est indispensable pour les futurs enseignants genevois de suivre une formation de 4 ans. Et d'argumenter que seul leur IUFE offre cette possibilité, que seuls les diplômés genevois pourraient donc enseigner dans tous les degrés Harmos (considérant 5). Au contraire, selon eux, une formation de 3 ans telles que celle délivrée dans les HEP romandes ne le permettrait pas et obligerait donc les diplômés HEP à choisir entre les degrés 2P à 4P (cycle 1) ou 5P à 8P (cycle 2).

Une différence importante entre ces deux formations, un argument choc qui pourrait être pris en compte... mais voilà... il est... fallacieux ! Un mensonge tellement énorme qu'on est même en droit de se demander si les pétitionnaires ont pris le soin de se renseigner.

Il suffit pourtant de se rendre sur le site des différentes HEP Romandes pour en avoir le cœur net.

Voilà ce qu'on y lit :

BEJUNE (Berne, Jura, Neuchâtel) (Lien)

Titre obtenu

Diplôme d’enseignement au degré primaire (degrés 1 à 8 selon HarmoS)
Bachelor of Arts in Primary Education
Ce titre étant reconnu par la CDIP, il est valable dans toute la Suisse.

Cette formation débouche sur une habilitation à l’enseignement pour les degrés 1 à 8 selon HarmoS.

HEP Vaud (Lien)

Diplôme d’enseignement pour les degrés préscolaire et primaire: En choisissant cette formation, les futurs enseignants participeront à terme à l’instruction et à l’éducation des élèves de 4 à 12 ans (soit des degrés 1P à 8P)

HEP Valais (Lien)

.... Au terme de leur cursus de 3 ans, les étudiants doivent avoir acquis l'ensemble des crédits prévus dans le plan d'études, à savoir 180.  

  Les diplômes délivrés :

- Le Diplôme d'enseignement aux degrés préscolaire et primaire ou un diplôme bilingue d'enseignement aux degrés préscolaire et primaire.

Ce diplôme est reconnu dans toute la Suisse (décision de la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l'instruction publique du 29 juin 2004).

 

Voilà qui est très clair.

Dès lors, que penser d’une pétition qui s’autorise de pareils mensonges et de ceux qui en sont responsables, eux qui ont mené une récolte de signatures en trompant les signataires?

Contrairement aux fausses affirmations délivrées par l'association des étudiants de l'IUFE, la formation en 3 ans délivrée par les HEP permet bien aux diplômés d'enseigner dans TOUS les degrés, qu'ils soient préscolaires ou primaires (cycle 1 et 2). Preuve est faite que ce temps de formation est amplement suffisant... à moins que certains utilisent ce chemin détourné, pour, par la suite, à tort ou à raison, demander à "égaliser" les salaires des instituteurs sur celui des profs du secondaire...

C’est une autre question. Pour l'heure, une fois de plus, en réclamant une formation universitaire de 4 ans, Genève se voudrait différente de tous les autres cantons. Elle persiste à être à côté de la plaque.


 

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07/05/2014

Le Gripen, 18 mai, bof, quelques millions, quelques milliards

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J'ai regardé l'émission "Infrarouge" diffusée hier soir par la RTS, "Gripen, indispensable à notre sécurité".

J'ai adoré les interventions des différents invités sur le plateau ainsi que les expressions chocs que certains ont utilisées.

Morceaux choisis...

- Denis Froidevaux, Président de la Société des officiers n'a de cesse de réduire le débat à un affrontement entre les partis de Gauche et ceux de Droite. D'un côté ceux qui n'y comprennent rien, de l'autre ceux qui détiennent la seule Vérité.

Arborant un air très sérieux, voire menaçant, cherchant indubitablement à faire  peur au bon peuple suisse: "On ne sait pas ce qui nous attend, la Suisse pourrait bien se retrouver empêtrée dans un conflit armé et, si nous n'y somme pas préparés, ça risque de coûter bien plus cher à ceux qui votent non aux Gripen"...

Et de s'en référer au conflit ukrainien, comme si d'ailleurs on y assistait à des combats aériens.

Et d'ajouter une petite perle, merveille du genre, s'adressant à ses opposants, "Vous êtes hors jeu au départ du shoot" (sic).

- Christian Von Singer, conseiller national vert, qui prétend à l'absurdité d'acheter aujourd'hui 22 avions de combat, des avions inutiles si ce n'est, comme l'aurait dit la commission fédérale, pour bombarder les hordes de réfugiés qui attaqueraient la Suisse...

- Joseph Henrotin, rédacteur en chef de la revue "Défense et Sécurité internationales" qui nous annonce avec fracas que pour assurer la sécurité du ciel suisse 24 heures sur 24 il faudrait pas moins de...70 appareils.

Celui-ci, face à l'étonnement de Isabelle Chevalley, conseillère nationale vert'libérale, qui lui rappelle que, précédemment, il avait parlé de 6 appareils, ose affirmer que la Suisse n'est pas comparable avec l'Autriche dont les forces aériennes n'ont qu'une seule mission, celle d'assurer la sécurité du ciel.

S'en suit une grande découverte!

Ce n'est pas le cas de la Suisse dont les forces aériennes sont également dévolues à l'attaque air/sol !!! Voilà qui est totalement nouveau pour moi..

- De son côté, Philippe Cordonier, responsable de Swissmem Romandie assure que l'achat du Gripen sera couvert à 100% par des "affaires compensatoires". Ce qui permet à Paolo Gilardi d'asséner que "les promesses n'engagent que ceux qui y croient". Et de rappeler que déjà en 1993 lors de l'achat des FA 18, des promesses semblables avaient été faites et tenues mais seulement à hauteur de 40%.

Accusé d'hystérie intellectuelle, Paolo Gilardi estime encore bon de demander à Monsieur Froidevaux s'il pense attaquer Monsieur Poutine avec ses 22 Gripen...

Enfin, cerise sur le gâteau, il y avait Monsieur Ueli Maurer, notre conseiller fédéral qui n'a de cesse de répéter à l'envi son argument majeur. Dans le budget de la Confédération, l'achat du Gripen ne représenterait que 14 centimes pour chaque 100 frs dépensés.

Une broutille donc selon lui.

jet.pngUne façon de présenter les choses; car tout de même, dans ce genre de débat, à force de jongler avec les millions par ci, les milliards par là, on en oublie leur réelle valeur. Savez-vous ce que représentent les milliards dont on parle?


Sachant que un million en billets de 1000 frs, c'est une pile de billets d'une hauteur de 15 cm environ...3,1 milliards pour les uns, 13 milliards pour les autres (c'est le prix de ce petit joujou), ça fait une pile de billets de 1000 frs de 450 à 1400 mètres de hauteur. Soit 4 à 12 fois la hauteur du jet d'eau!

Presque rien!

Un débat qui m'a bien fait rire mais qui, en ce qui me concerne, n'a servi qu'à me conforter dans ma position.

Bref, c'est fait, j'ai voté!



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04/05/2014

Enfin on en sait plus sur le rôle des directeurs d'école!

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"Ce samedi après-midi, l'école primaire Liotard a inauguré la première "troc party" de Genève. Le but de l'initiative est de favoriser les échanges d'objets dans les cours d'écoles". Une initiative qui ne manque pas d'intérêt. Pour ma part, je me suis plutôt concentré sur les propos que Madame Esther Berthiaud, directrice de cet établissement, a tenu à cette occasion.

lien

La TdG lui a demandé ce qu'elle pensait de cette expérience. Sa réponse est éloquente car, enfin, on apprend ce à quoi servent ces directeurs d'établissement...

Je la cite:

"Je trouve que c'est une idée magnifique puisque depuis que je suis en place dans ce quartier, une grande partie de mon temps a été dévolue au "réseautage", c'est à dire à faire découvrir aux parents toutes les associations qui gravitent autour de l'école".

Hormis qu'on a de la peine à saisir l'importance de la démarche, on se demande bien de quelles associations (au pluriel) il s'agit et en quoi cela nécessiterait des postes de cadres supérieurs à plein temps.

Quand je vous disais que ces postes ne sont que des placards dorés et qu'il est grand temps que Madame Anne Emery Torracinta y mette de l'ordre.

Au fait, voilà maintenant plus de 170 jours qu'elle est à la tête du DIP et...on ne voit toujours rien venir. Le DIP ne répond plus, il a dû se perdre dans le triangle des Bermudes...


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