Et si on en parlait!

  • Avions de combat totalement inutiles

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    Je persiste et signe, parce que c’est tout de même insensé !

    Sur la question de l’achat de nouveaux avions de combat, vous pouvez écouter tous les débats que vous voulez, regarder toutes les interventions sur les réseaux sociaux, lire tous les articles de journaux ou lettres de lecteurs, vous ne trouverez pas la réponse à la question essentielle. Non, on se contente de nous bassiner sur le prix de ces avions, 6 milliards, 24 milliards… beaucoup d’argent de toute façon. Certes la question financière a son importance, parce que, moi, quand j’achète quelque chose, à moins que ce soit un bibelot de décoration, je veux que ce quelque chose soit utile.

    Une bataille de chiffres qui ne fait que masquer LA QUESTION !

    Très concrètement, à QUOI ces avions servent-ils ?

    Pas un Ador, pas un Nantermod, pas un Eggly sur cette plateforme, pas même une cheffe de la défense pour vous répondre si ce n’est : pour notre SECURITE. Point de développement ! Personne pour nous expliquer ce que cette sécurité représente concrètement. En sont-ils donc incapables ?

    Imaginons qu’un avion étranger indésirable pénètre dans le ciel suisse. Encore faut-il pour cela que cet avion ait traversé sans encombre l’espace aérien de nos voisins… mais admettons.

    Le voilà survolant notre territoire, que se passerait-il ? Nos fringants avions de combat décolleraient aussitôt et se hâteraient d’encadrer l’importun. Impossible de lui faire une queue de poisson ou d’installer un barrage sur sa route. Alors quoi ? Il n’y a pas beaucoup de choix. Lui intimer l’ordre de se détourner de sa route. Et si celui-ci n’obtempère pas ? L’abattre !

    Je repose donc la question. Point besoin de ces avions, notre DCA n’est-elle pas justement qualifiée et apte à répondre à cette soi-disant menace ? Les opérateurs radio au sol sont-ils inexistants. Les missiles sol-air sont-ils au rebus ?

    J’ai beau chercher, je ne trouve aucun sens à l’achat pharaonique de ces avions de combat. Sauf réponses convaincantes, mon choix de vote est fait.

  • Avions de combat totalement inutiles

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    Je persiste et signe, parce que c’est tout de même insensé !

    Sur la question de l’achat de nouveaux avions de combat, vous pouvez écouter tous les débats que vous voulez, regarder toutes les interventions sur les réseaux sociaux, lire tous les articles de journaux ou lettres de lecteurs, vous ne trouverez pas la réponse à la question essentielle. Non, on se contente de nous bassiner sur le prix de ces avions, 6 milliards, 24 milliards… beaucoup d’argent de toute façon. Certes la question financière a son importance, parce que, moi, quand j’achète quelque chose, à moins que ce soit un bibelot de décoration, je veux que ce quelque chose soit utile.

    Une bataille de chiffres qui ne fait que masquer LA QUESTION !

    Très concrètement, à QUOI ces avions servent-ils ?

    Pas un Ador, pas un Nantermod, pas un Eggly sur cette plateforme, pas même une cheffe de la défense pour vous répondre si ce n’est : pour notre SECURITE. Point de développement ! Personne pour nous expliquer ce que cette sécurité représente concrètement. En sont-ils donc incapables ?

    Imaginons qu’un avion étranger indésirable pénètre dans le ciel suisse. Encore faut-il pour cela que cet avion ait traversé sans encombre l’espace aérien de nos voisins… mais admettons.

    Le voilà survolant notre territoire, que se passerait-il ? Nos fringants avions de combat décolleraient aussitôt et se hâteraient d’encadrer l’importun. Impossible de lui faire une queue de poisson ou d’installer un barrage sur sa route! Alors quoi ? Il n’y a pas beaucoup de choix. Lui intimer l’ordre de se détourner de sa route. Et si celui-ci n’obtempère pas ? L’abattre !

    Je repose donc la question. Point besoin de ces avions, notre DCA n’est-elle pas justement qualifiée et apte à répondre à cette soi-disant menace ? Les opérateurs radio au sol sont-ils inexistants. Les missiles sol-air sont-ils au rebus ?

    J’ai beau chercher, je ne trouve aucun sens à l’achat pharaonique de ces avions de combat. Sauf réponses convaincantes, mon choix de vote est fait.

  • Avions de combat : des joujoux pour une poignée de militaires

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    « Ils » n’ont que ce mot à la bouche SECURITE ! « Ils », les nostalgiques d’un temps complètement dépassé, les adorateurs du Général Guisan, ceux qui croient encore en une armée qui aurait soi-disant « sauvé » la Suisse et qui peut encore le faire. Pauvreté des arguments !

    Alors, la sécurité, parlons-en…

    Aujourd’hui encore, dans la TdG du jour, on peut lire une interview de Madame Viola Amherd, cheffe de la défense, qui, avance en priorité l’argument de la sécurité de notre pays. Une sécurité qui serait dépendante de cet achat d’avions de combat performants qui assureraient la police du ciel de la Suisse. Sécurité, sécurité, oui, oui, mais via quelles actions exactement ?

    Parce que j’ai de la peine à comprendre et à imaginer ce que représente très concrètement une police du ciel ? Autant, je m’imagine que la police routière est capable d’intercepter des malfaisants en les poursuivant (sans pour autant avec des Formules 1), en instaurant des barrages routiers afin de les stopper, autant je ne vois pas ce qu’un avion de combat peut faire face à un simple avion de ligne ou un petit avion de tourisme, seul danger envisageable.  Il n’a pas vraiment énormément de choix… tout au plus l’encadrer et lui intimer l’ordre de se détourner de sa route. Ou, en dernier ressort, abattre l’intrus. Autant de possibilités qu’il est aisément possible de contrôler et gérer depuis le sol, grâce à notre DCA qui, sauf erreur, est justement chargée de telles actions.

    Pauvreté des arguments. Madame Amrhed prétend que ces avions auront des tâches diverses. Reprenons :

    La surveillance du ciel lors des événements semblables au WEF. Jamais un avion de combat étranger, d’où viendrait-il d’ailleurs, n’a attaqué notre pays et, encore une fois, notre DCA n’est-elle pas suffisante pour assumer cette protection ? De bons hélicoptères de combats, des drones ne seraient-ils pas plus efficaces ?

    C’est une aberration par ailleurs de faire croire que c’est grâce à notre aviation que les personnalités et les chefs d’Etat acceptent de venir participer aux réunions organisées en Suisse.

    Tout comme il est stupide de laisser planer la menace d’un envisageable conflit armé proche de nos frontières. On frôle le gag ce qui me rappelle « la chauve-souris », ce sketch de Bigard

    http://buze.michel.chez.com/lavache/bigard_la_chauve_souris_enragee.htm

    On a une chance sur dix millions de se faire mordre par une chauve-souris enragée".

    … Moi j'dis qu'c'est un peu facile de foutre les jetons à tout l'monde, avec, finalement, la SEULE chance qu'on a de s'faire mordre, en occultant volontairement – excusez-moi du peu - les 9 millions 999 mille 999 autres chances qu'on a de PAS se faire mordre.
    Donc, de pas mourir dans d'atroces souffrances...

    Soyons sérieux, sans compter que, selon la cheffe de la défense, il faudrait 10 ans pour l’achat et la mise en place de ces avions…juste de quoi les voir démodés avant même leur mise en service !

    « Si plusieurs appareils nous donnent satisfaction, alors le CF prendra sa décision finale en incluant des considérations politiques, bien sûr ». Hum ? N’est-ce pas là le fin mot de l’histoire ? Une affaire de gros sous entre gens qui s’entendent.

    Cet argent sera de toute façon alloué à l’armée. Ah bon ? Il suffit pourtant d’en décider autrement, il faut simplement le vouloir, rien n’est gravé dans le marbre.

    Tout aussi étonnant…cet argent servirait à remplacer d’autres systèmes d’armement qui arrivent au bout de leur durée de vie ! Serait-on au début d’un long processus d’investissement militaire, l’achat des avions de combat n’en étant que l’arbre qui cache la forêt.

    Enfin, la cerise sur le gâteau. « Les femmes veulent une Suisse qui protège au mieux ses habitants ». Si si ! Comment diable faut-il comprendre ce que Madame Amherd entend par là ? Serait-ce des propos d’un autre temps, serait-on revenu aux années 50 avec l’image de cette femme gardienne du foyer, celle qui passe l’aspirateur et couche les gosses sous la haute sécurité de son homme qui, sous les drapeaux, la protège ?

    Ce n’est décidément pas de cette armée dont la Suisse a besoin. Mais plutôt d’une « armée » moderne, adaptée aux réels dangers de notre époque, la cybercriminalité, les pandémies, etc. Nul besoin pour cela d’avions de combat ou de chars d’assaut.

  • Ils reviennent à la charge

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    « Qu’en est-il de l’obligation faite aux directeurs du primaire d’enseigner au sein de leur établissement » ? Selon la réponse donnée par Madame Anne Emery Torracinta, il n’y a pas de souci à se faire, les directeurs enseignent désormais.

    Je persiste à douter de la véracité de ces propos, mais, soit, admettons… c’est donc possible, les directeurs du primaire parviennent à caser cette fonction dans leur cahier des charges et donc à enseigner sans que cela pose quelque problème majeur.

    Pourtant, sans doute sous l’impulsion de fans invétérés de la clique des  pédagogos, une poignée de députés asservis remettent le couvert en déposant tout récemment un projet de loi auprès du Grand Conseil. Ils tentent ainsi de revenir sur la loi votée en 2015 dans le seul but, ne soyons pas dupes, d’abroger cette obligation d’enseigner.

    Malgré des heures et des heures de débat qui ont eu lieu à l’époque au sein de la commission de l’enseignement ainsi qu’en plénière du Grand Conseil, malgré les recours successifs tentés par les directeurs, en vain puisque déboutés à chaque fois, voilà qu’on nous propose à nouveau les mêmes boniments tant entendus et réentendus. Des arguments qui n’auront pas changés, pourquoi faudrait-il donc y revenir et dépenser inutilement les deniers publics?

    Mais, nous n’y échapperons pas, les pédagogos sont tenaces…

    Alors, soit, Mesdames et Messieurs les députés, réchauffez la soupe et ajoutez-y donc la sauce. Saisissez cette occasion en acceptant le petit jeu que vous proposent les pédagogos de service. Il n’est peut-être pas si stupide de demander à TOUS les directeurs d’établissements, du primaire comme du secondaire, de consacrer une partie de leur temps à des périodes d’enseignement. Je suis persuadé que ça ne leur fera pas de mal, au contraire car garder le contact direct avec les élèves ne peut que leur faire du bien. Et qu’on ne vienne pas me dire que cela n’est pas possible, que leur cahier des charges ne leur en laisserait pas le loisir.

    Allez même plus loin… profitez de cette opportunité pour empêcher que la loi soit détournée… mieux la recadrer en y ajoutant l’obligation de donner un nombre minimum d’heures d’enseignement et surtout en spécifiant de quel enseignement il s’agit. En effet, il serait souhaitable d’éviter le fourre-tout actuel utilisé astucieusement par bien des directeurs du primaire…

    Les pédagogos, sapeurs en titre de l’enseignement, sont des spécialistes. Ils adorent remettre le couvert. Alors, je suis prêt à parier que la prochaine étape sera la remise en cause du maintien des notes à l’école primaire, loi votée par initiative en 2006.

    Enfin, pour les lecteurs qui auraient envie d’en savoir plus sur cette saga, un certain nombre de textes que j’ai publiés précédemment ici même :

    Les dirlos font une crise 14.12 2015

    Les dirlos donneraient-ils dans le mensonge? 16.12.2015

    Le coup de griffe aux directeurs de Pascal Décaillet 19.12 2015

    Que fait-on avec les directeurs qui ne sont pas enseignants? 14.01.2016

    Un effet suspensif absurde 20.01 2016

    Petites infos amusantes 18.03 2016

    Déculottée pour des culottés 27.05 2016

    Les directeurs d'écoles primaires sont-ils "hors la loi" 23.09 2016

    Directeurs d'école, la honte. 27.09 2016

    Quelle crédibilité accorder aux réponses de notre Conseil d'Etat? 4.11.2016

    Caramba, encore raté ! 10.01.2017

    Chou blanc 22.01.2017

    Genève, quelle République ? 15.02 2017

    Mais jusqu’où iront-ils ? 15.03 2017

    Les conseillers d’Etat seraient-ils au-dessus des lois ? 9.10.2017

    Madame Anne Emery Torracinta invente le concept de la loi light 28.08.2018

    Enfin 23.09.2018

     

     

     

     

  • Enfin

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    Pour la énième fois, fin août, je revenais sur le sujet et dénonçais le concept de « loi light » instauré par Madame Anne Emery Torracinta.

    Aujourd’hui, enfin, la question lui est directement posée par un député du Grand Conseil…

    Au vu des propos tenus par la présidente du DIP lors de son passage chez Monsieur Décaillet, on peut malheureusement déjà augurer de la réponse du Conseil d’Etat…à suivre donc…

     

    Question écrite urgente

     

    Qu’en est-il aujourd’hui de l’obligation faite aux directeurs du primaire d’enseigner au sein de leur établissement ?

     

    L’art. 59 de la LIP (loi sur l’instruction publique) stipule clairement que « Les directeurs d’établissement consacrent une partie de leur temps de travail à l’enseignement ». Cette obligation a fait l’objet d’un recours de l’association des directeurs. Le recours a été rejeté par la Chambre constitutionnelle en date du 19 mai 2016, rejet confirmé par le Tribunal fédéral le 8 mars 2017.

    Certains directeurs respectent la loi, comme en témoigne une directrice (connue de l’auteur) qui estime enrichissante l’obligation qui lui est faite d’enseigner partiellement. Elle trouve que cela donne une autre image du directeur, qui n’est pas seulement présent pour effectuer une tâche de « police » mais qui peut enseigner à des élèves, qui sont tout étonnés d’apprendre que, avant d’être directrice, elle était enseignante. Cela permet également de garder une certaine réalité du terrain.

    Or ce n’est pas le cas de l’ensemble des directeurs. En effet, il ne suffit pas, par exemple, de proposer aux enseignants de s’inscrire sur une liste au cas où ils désireraient que leur directeur vienne enseigner dans leur classe (aucun enseignant ne s’annoncera en sachant que leur directeur n’est pas favorable à cette mesure, au risque de se faire mal voir et d’être pris en grippe). Il ne suffit pas davantage de passer du temps dans une classe et d’être ainsi simplement au contact des élèves (enseigner signifie donner des cours). Le contact avec les élèves fait déjà partie du cahier des charges des directeurs, et il n’a rien à voir avec l’art. 59 de la LIP qui parle bel et bien d’enseignement.

     

    Mes questions au département sont les suivantes :

     

    Dans l’ensemble des établissements du canton, est-ce l’ensemble des directeurs qui consacrent une partie de leur temps à l’enseignement,c’est-à-dire donnent quelques cours aux élèves ?

     

    Si c’est le cas :

    Selon quelles modalités ?

    Quels cours précisément ?

    Dans quelle proportion de temps ?

     

    Je remercie le Conseil d’Etat pour les réponses qu’il apportera à mes questions.

  • Madame Anne Emery Torracinta invente le concept de la loi light

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    A l’occasion de la rentrée scolaire, Madame la présidente du DIP était, hier, l’invitée de Monsieur Décaillet pour son émission Genève à chaud.

    Celui-ci n’a pas manqué de lui demander ce qu’il en était de l’application de l’article 59 de la loi sur l’instruction publique qui oblige les directeurs d’établissement primaire à consacrer une partie de leur temps à l’enseignement.

    Léger frémissement des commissures des lèvres…une question qui a semblé embarrasser pour ne pas dire agacer la conseillère d’Etat.

    S’ensuit une réponse ahurissante.

    Dans un premier temps, Mme AET s’est empressée de marquer son désaccord et de dire combien, à l’époque de la votation par le Grand Conseil, elle était opposée à cet article de loi. Elle prend le soin d’ajouter qu’elle était néanmoins démocrate et que donc, ces directeurs respectaient leur obligation.

    Une conception de la démocratie pour le moins étrange car la vraie démocratie eut été de ne pas tergiverser et de respecter cette loi dans la lettre et l’esprit. Non pas de l’interpréter et l’arranger à la sauce qui, étant en désaccord, l’arrange. On  biaise et on s’accommode d’une version qu’elle qualifie elle-même de LIGHT.

    Jugez plutôt de ses propos :

    Je suis opposée à cet amendement mais je suis démocrate, on le fait donc mais de manière relativement light. Une à deux périodes (elle ne précise pas si c’est par jour, par semaine, par mois voire par année) qui peuvent se décliner de différentes manières. En prenant bien garde de nous dire si TOUS les directeurs « jouent le jeu », ce dont je doute fortement au vu des retours qui me sont faits, elle cite untel qui enseignerait l’éducation civique et citoyenne, sujet qui ne figure pas au programme du primaire, en a-t-elle conscience ? D’autres qui œuvreraient au niveau des devoirs surveillés. Selon ses propos, cela est très variable, ça peut être de l’accompagnement de l’enseignant. Et de clore en disant…C’est selon !

    Mais, on croit rêver. Selon quoi ? Depuis quand peut-on interpréter la loi à sa convenance ? Une loi à la selon…

    On est dans le flou complet. En fait, Mme AET est incapable de décrire clairement ce qu’il se passe dans les établissements primaire alors que la réponse est très claire, les directeurs doivent enseigner, c’est-à-dire donner quelques cours dans les disciplines qui figurent au programme scolaire.

    Mme la présidente précise que les directeurs doivent rendre compte de leur pratiques à la direction générale…je la mets donc au défi de dévoiler aux députés du GC quelles sont ces pratiques dans CHAQUE ETABLISSEMENT du canton.

    Inventer une application light de la loi voulue par nos élus apparaît comme un camouflet irrespectueux infligé à nos députés du grand conseil. Ceux-ci sauront-ils réagir à l’inacceptable ou fermeront-ils les yeux ce qui, à mon sens, leur ferait perdre tout le crédit qu’ils méritent pourtant.

     

  • Récompenser les bonnes notes scolaires?

    note.jpgJe reste perplexe à la lecture de cet article paru dans 20 Minutes...

    et me réjouis déjà des commentaires qu'il suscitera.

    http://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/12904847

     

     

     

    Media Markt récompense les bonnes notes: tollé



    La chaîne de magasins lance une campagne qui cible les écoliers. Enseignants, parents d'élèves et défenseurs des consommateurs appellent à son retrait.

    L'action démarre mercredi. Chaque écolier suisse qui se rendra dans un magasin Media Markt avec son bulletin de notes recevra un bon cadeau calculé sur le nombre de 6, de 5,5 et de 5 obtenus. La campagne n'est pas du goût du Syndicat des enseignants romands (SER).

    «Cette publicité vise à capter des enfants qui ne sont pas forcément capables de juger de pourquoi on leur offre cet argent. Et elle discrimine ceux qui travaillent dur mais qui ne récoltent malgré tout pas les résultats escomptés», critique Samuel Rohrbach, président du SER. Le syndicat a réclamé mardi le retrait de cette campagne.

    Méconnaissance du système scolaire

    Une demande soutenue par la Fédération romande des consommateurs (FRC). «Le marketing qui cible les enfants existe déjà. Mais là, on pousse les enfants à venir eux-même dans le magasin, c'est un pas de plus, dénonce Robin Eymann, responsable politique économique à la FRC. Surtout, cette campagne se fait à la tête du client. C'est une tendance que l'on ne souhaite pas voir se développer.»

    «Media Markt ne connaît même pas le système scolaire romand», ajoute quant à elle Isabelle Colliard, secrétaire de la Fédération des associations des parents d'élèves de Suisse romande et du Tessin. Elle mentionne notamment le fait que dans le canton de Fribourg, des élèves ne reçoivent pas des notes, mais des appréciations, les excluant de facto de l'offre.

    Media Markt ne renonce pas

    La chaîne balaie les critiques et compte bien déployer son offre dans ses 28 magasins en Suisse pendant un mois, dès mercredi. «Avec notre initiative, nous souhaitons montrer aux élèves que leur engagement est récompensé et les inciter à continuer à faire de leur mieux à l'école», estime Martin Rusterholz, CEO de la chaîne.

    Le SER a d'ores et déjà annoncé qu'il allait chercher d'autres moyens de se faire entendre. Il dénonce une offre qui mêle de trop près éducation et argent. «L'école n'est pas ouverte au commerce. Là, c'est le commerce qui prend l'école», s'inquiète-t-il.


  • Une note de comportement à l’école

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    L’espace d’un instant je voudrais être une mouche… afin de me faufiler dans la salle et pouvoir assister au tout prochain débat que la commission de l’enseignement est appelée à tenir, débat qui ne manquera pas d’être « animé ». J’entends déjà certains députés s’égosiller et monter au créneau lorsqu’on leur présentera le projet de loi que je vous livre ici :

    PL 12141

    Bien que la réintroduction d’une note de comportement à l’école primaire et au cycle d’orientation ne relève que du simple bon sens, j’en connais qui ne manqueront pas de crier à la soi-disant inutilité de cette note.

    Je me demande d’ailleurs comment ce projet est perçu par Madame Anne Emery Torracinta, présidente de feu le DIP. Gageons qu’elle n’y adhère pas vraiment. En a –t-elle cure, j’ai maintenant des doutes certains quant à sa capacité à remplir son rôle au sein du pouvoir exécutif, à savoir faire respecter la loi.

    Imaginons que ce projet de loi sur l’introduction d’une note de comportement devienne un jour partie inhérente de la loi… Madame la Présidente semble ne pas trop appliquer les articles de loi qui ne lui plaisent pas, alors le fera-t-elle cette fois ou n’en tiendra-t-elle pas compte comme elle le fait depuis trois ans avec la loi qui oblige les directeurs d’établissement primaire à consacrer une partie de leur temps à l’enseignement.

    On en vient à douter de nos institutions. A quoi bon élire des députés dont le rôle est de légiférer si nos conseillers d’Etat, pouvoir exécutif à leur service, n’en font ensuite qu’à leur tête ?

     

  • Horreur !

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    Mais taisez-vous donc, vieux réac ! Etes-vous devenu cinglé ?

    Il y a des mots qu’on n’ose plus prononcer de nos jours, au risque de se brûler la langue. Ils sont « tabous »…

     

    Il en va ainsi de l’INSTRUCTION.

    Mais, grand Dieu, pour quelles raisons nos élus ressentent-ils cet ardent besoin, cette obligation de changer coûte que coûte la dénomination de leur Département… ? Ainsi, feu le DIP, département de l’INSTRUCTION PUBLIQUE qui devient le DFJ…département de la formation et de la jeunesse.

    Mazette, aurait-on tellement peur d’  « instruire » les jeunes élèves, oups, pardon, les « formés »…par des formateurs et non plus par des maîtres !

    Instruire, horreur, malheur, non, il faut noyer le poisson et parler plutôt de vague formation, on prend moins de risque sur le résultat.

    Former la jeunesse donc. Restons là aussi le plus neutre possible, histoire de ne pas faire de remous…

    Ainsi, il devient préférable de ne plus mentionner la « res publica » et donc de supprimer le terme d’instruction PUBLIQUE. L’école perdrait-elle son caractère républicain ? L’Etat se priverait-il consciemment du rôle primordial qu’il devrait y jouer ?

    Je ressens comme un souffle malfaisant, un vent que propage une idéologie sournoise…

  • Le journalisme de grand-papa

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    Au début des années 2000 - pensez donc, au commencement du XXIè siècle ! – avec l’Arle (association refaire l’école), nous nous étions battus contre l’instauration, à l’école primaire, de cycles d’apprentissage de 4 ans ainsi que pour y maintenir les notes. L’école était alors dans la tempête. Nous avions donc milité pour une école digne de ce nom ! Nous pensions que ces changements n’étaient pas une fatalité et que nous les subissions sans les approuver.

    A cette époque, la grande majorité des journalistes en rigolaient et nous rabâchaient le sempiternel « Comment ? Vous voulez revenir à l’école de grand-papa ? ».

    Aujourd’hui, alors que tout change,  le journalisme est à son tour dans la tempête ! La presse écrite est sur le point de disparaître. Une crise qui pourrait bien lui être fatale… Les journaux imprimés souffrent d’une désaffection des lecteurs qui rechignent à une information payante. Ceux-ci préfèrent recourir à une presse gratuite ainsi qu’à internet qui les maintient dans une apparente actualité en « live »… Peu importe alors de se livrer en toute confiance aux tout puissants publicitaires qui désormais dirigent les médias, peu importe de s’exposer aux innombrables « fake news » qui alimentent le Web. Bonjour la propagande qui affaiblit la démocratie et la libre opinion publique. Adieu le journalisme de qualité, l’information indépendante et multiple que seuls les médias payants peuvent nous procurer.

    Y aura-t-il alors quelqu’un pour dire : Quoi ? Vous voulez revenir au journalisme de grand-papa ?

    Le monde change nous dit-on. Soit. Mais faut-il pour autant s’y adapter de la pire des manières ?

  • Priorités au DIP

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    La campagne électorale pour les élections au Grand Conseil ainsi que pour le Conseil d’Etat est lancée !

    Tout n’est pas à blâmer au sein du DIP, mais tout n’est pas rose non plus, loin de là. Je me suis donc « amusé » à établir, en ce qui concerne le primaire, une liste non exhaustive de priorités, qui, me semble-t-il, devrait interpeller la future personne qui sera à la tête de ce Département…

     

    Dans le désordre :

    • Enfin se mettre en ordre avec la loi (votée en 2015) et imposer des heures obligatoires d’enseignement aux directeurs d’établissement primaire qui sont encore nombreux à ne pas la respecter. (Les conseillers d’Etat seraient-ils au-dessus des lois ?)
    • Suppression de toutes tâches administratives non liées à la tenue de la classe pour les enseignants titulaires qui doivent en priorité enseigner. Tout le reste est du ressort des directeurs qui sont astreints à un cahier des charges.
    • Suppression des temps partiels pour les enseignants en charge d’une classe et donc obligation d’un poste à 100% si l’on est titulaire de classe. Les postes à temps partiels seront alors octroyés aux enseignants non titulaires.
    • Obligation pour les enseignants d’établir des programmes trimestriels basés sur le plan d’étude annuel cantonal, clairs et compréhensibles par tout le monde, contrôlés par les directeurs.
    • Suppression du programme informatique en cours, extrêmement coûteux et dangereux (Le DIP s’invite à la table d’Hannibal Lecter )
    • Etablir un sérieux état des lieux quant aux moyens pédagogiques utilisés dans chaque branche et les remplacer au besoin…
    • Mise en place de cours de rattrapage obligatoires, extra heures scolaires, complètement distincts des « études surveillées», pour les élèves en échec ou en difficulté scolaire, pris en charge par les enseignants qui désirent travailler à mi-temps.
    • Définir précisément et clairement ce qu’il en est de l’école inclusive, pour quels élèves exactement et dans quelle mesure de handicap. (DIP : le piège se referme)

     

    A bon entendeur…

     

  • Souvenirs souvenirs

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    Souvenirs souvenirs

    Je vous retrouve dans mon cœur

    Et vous faites refleurir

    Tous mes rêves de bonheur…

     

    Je devais avoir 9 ans… il m’arrivait, de temps à autres, de passer quelques heures chez Pierrot, un ami plus âgé que moi. Sur son vieux tourne-disque, il écoutait Edith Piaf et les Compagnons de la chanson. Mais voilà qu’un beau jour, il me fit découvrir sa dernière acquisition, un 45 tours d’un jeune artiste qui chantait un truc incroyable… Kili Watch ! Depuis, Johnny ne m’a plus quitté…jusqu’à aujourd’hui.

    Alors, oui, aujourd’hui, je pleure. Je pleure ce type qui ne me connaissait pas mais dont je me suis senti si proche. Comme des milliers de gens, j’ai l’impression d’avoir perdu un « grand frère » qui a partagé un pan de ma vie.

    Johnny ! Il y a tant de souvenirs en commun dont tu as ignoré l’existence mais qui sont pourtant bien réels pour moi et pour tant de gens de ma génération.

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    Ce fut les premiers 45 tours que j’ai achetés, avec mon frère de quatre ans mon aîné : « Nous quand on s’embrasse » qu’on écoutait en boucle, « Retiens la nuit » et cette photo de pochette qui m’a tant fait fantasmer !

     

    Début des années 60, en vacances d’été à Verbier, je cassais ma tirelire pour regarder Johnny, EN COULEUR, chanter « Oui j’ai » sur le scopitone, fraîche invention de l’époque, que le bistrot du coin venait juste d’installer.

    En 1963, je me souviens m’être précipité avec mon transistor, à l’aube, dans la chambre de mes parents pour leur faire écouter, émerveillé, « Tes tendres années » qui venait de sortir. C’était avec une telle impatience qu’on attendait chacun des nouveaux vinyles que Johnny enregistrait.

    Pour+moi+la+vie+va+commencer+Johnny+Hallyday0.jpgJe ne vous parle pas de la folie qu’engendra la sortie du film « D’où viens-tu Johnny ? ». Pensez donc, Johnny et Sylvie, les deux « idoles » des jeunes réunies en un seul long-métrage…avec en prime quatre nouveaux morceaux de Johnny dont « Pour moi la vie va commencer ». Encore une photo/pochette qui s’est retrouvée épinglée sur l’un des murs de ma chambre. Comme tant d’autres d’ailleurs. Au point que lorsque le journal SLC est sorti, avec mon frère, on achetait chaque numéro à double exemplaires, l’un pour en découper les photos et l’autre pour le garder intact.

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    C’était bien sûr Johnny qui trônait sur la couverture du N°1 de ce journal mythique. Comme auparavant, c’était sa voix qui, tous les jours à 17 heures, nous saluait, nous, les milliers d’ados qui étions fidèles au rendez-vous, scotchés à notre transistor,  pour écouter l’émission de Daniel Filipacchi sur Europe 1… jingle….Salut les copains…. !

    En 1961 (ou 62), Johnny était à Genève pour un concert à la salle de la Réformation. J’avais alors 10 ou 11 ans et j’enrageais de ne pouvoir assister à ce concert. Cravate obligatoire, il fallait avoir 16 ans révolus pour être admis à l’entrée. Je mourais de jalousie parce que mon frère, 15 ans, avait falsifié sa date de naissance sur sa carte d’identité et avait donc pu assister à ce concert qu’il m’avait raconté comme mémorable.

    Je me suis bien sûr rattrapé par la suite, notamment pour un concert sur l’île de Ré, lors de sa tournée « Johnny Circus », mais j’ai toujours regretté de ne pas l’avoir vu sur scène accompagné de ses seuls cinq musiciens, les Golden Stars.

    En 1969, avec quelques amis, nous l’avions attendu à la sortie de son spectacle aux Vernets. Il s’était engouffré dans une voiture que nous avions pourchassée à une allure folle, brûlant les feux rouges, à travers la ville de Genève, impensable aujourd’hui ! En arrivant devant le Griffin’s, où il avait l’habitude de se rendre après ses concerts genevois, il était sorti de la voiture et nous avait accordé un jovial sourire en  nous adressant un salut de la main…nous étions ravis !

    Aujourd’hui, Johnny, voilà que j’ai l’impression que tu me refais le coup une dernière fois…Salut Johnny.

  • DIP : le piège se referme

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    En 2015, la loi sur l’instruction publique a été modifiée et votée par le Grand Conseil pour y introduire la notion d’école inclusive en primaire. Une école au bénéfice des élèves handicapés, un sujet bien délicat qu’il est difficile de traiter…

     

    Ce texte de loi a-t-il été accepté par les députés sans trop prêter attention aux conséquences importantes que les articles 8 et 10 pouvaient impliquer ? Toujours est-il qu’aujourd’hui, on en apprend un peu plus via un document envoyé par le DIP à toutes les communes du canton. Celles-ci vont pouvoir maintenant mesurer l’impact de cette nouvelle initiative de Madame Anne Emery Torracinta.

    On se trouve effectivement face à des défis et des changements radicaux.

    • Pour AET, « dans l’idéal, chaque élève, quelles que soient ses difficultés ou ses potentialités, devrait pouvoir être scolarisé dans l’école de son quartier/sa commune». Une noble idée mais, sans autres précisions sur le « degré » du handicap, je ne suis malheureusement pas du tout certain qu’il en va du bien des élèves handicapés ou non.
    • La profession d’instituteur se voit complètement modifiée. Il s’agit pour les maîtres du primaire d’assumer, en plus des compétences d’instituteur, celles de véritable enseignant spécialisé, d’éducateur, de logopédiste, de psychologue, d’infirmier, etc., autant de formations à part entières qu’il s’agira d’exercer au sein d’une équipe pluridisciplinaire. Je ne suis pas certain là encore que les enseignants en place, ceux qui avaient choisi de suivre une voie bien précise, apprécieront ce nouvel aspect de la profession, ce bouleversement. Je ne suis pas persuadé non plus que les potentiels futurs enseignants se bousculeront dorénavant au portillon…
    • Consciente de l’énorme aspect financier que son projet implique, habillement, Madame la Conseillère d’Etat s’en remet à l’article 8 de cette loi qui oblige les communes à supporter l’ensemble des changements majeurs occasionnés au niveau des bâtiments scolaires. Ceux qui sont mentionnés dans le document reçu par les communes et que je vous livre en pièce jointe. Une bagatelle financière qui sera appréciée au sein des différents conseils municipaux.

    Enfin, une question me taraude…L’école inclusive ne va-t-elle pas à l’encontre des résultats escomptés ? Ne va-t-on pas effrayer quantité de parents et assister à un exode massif des élèves vers les écoles privées, créant en parallèle une école à deux vitesses, l’une, privée, pour ceux qui ont les moyens financiers et une autre, publique, pour ceux qui n’ont pas le choix ?

     

  • Des étudiants pénalisés ?

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    La mise en place d’un nouveau règlement à l’EPFL semble prétériter les étudiants qui désirent se consacrer à des études scientifiques. Une situation qui mérite que le député Jean Romain demande quelques « explications » au Conseil d’Etat via une question urgente écrite :

     

    Quelles implications aura le nouveau règlement 2016-2017 de  l’EPFL sur le cursus académique de nos étudiants?

     

    L’EPFL a introduit pour la première fois durant l’année académique  2016-2017 une mise à niveau (MAN) pour les étudiants qui échouent aux examens du 1er semestre de la première année. Cette MAN est censée combler les lacunes révélées aux examens de janvier et permettre à l’étudiant qui la réussit (examens en fin de MAN, en juin) de répéter cette première année avec de bonnes chances de réussite.

    Mais parallèlement l’EPFL a décidé d’exclure les étudiants échouant aux examens de fin de MAN. Le document officiel stipule que l’étudiant en échec à la MAN est « exclu de l’école sans échec définitif au Bachelor». Une première interprétation conduirait à penser que l’étudiant en question doit certes quitter l’EPFL, mais qu’il n’a enregistré qu’un échec simple : celui de la première année effectuée sans succès. Or il n’en est rien ! En effet, les

    autres instituts ou universités considèrent que l’étudiant est en double échec (normalement, un étudiant est exclu lorsqu’il enregistre un double échec), si bien qu’il ne lui reste plus qu’une chance de réussir une première année ailleurs, puisque la règle veut qu’un étudiant dispose de trois essais pour réussir une première année.

    L’EPFL a ainsi créé un nouveau statut : celui d’étudiants « exclus sans échec définitif » qui conduit de facto un étudiant n’ayant échoué que la première année en situation fictive de « double échec » pour toutes les autres universités du pays.

    Le problème est d’autant plus aigu que ce règlement est rétroactif sur cette année académique, les étudiants n’ayant pas, en effet, reçu cette information avant le début des cours.

    Une conséquence directe de ce nouveau règlement est que les porteurs de certificats de maturité n’auront pas intérêt à s’inscrire à l’EPFL s’ils veulent garder un maximum de chances d’embrasser une carrière scientifique. Ce qui est paradoxal.

    Mes questions sont donc les suivantes :

    • Comment le DIP et l’Université de Genève analysent-ils cette nouvelle situation ?
    • Quelles mesures devront être prises pour que nos élèves à profil scientifique ne soient pas pénalisés par une décision prise unilatéralement par l’EPFL ?

     

  • Les conseillers d’Etat seraient-ils au-dessus des lois ?

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    Je vous le disais en mars dernier, « après avoir fermement contesté l’article 59 de la loi, votée en septembre 2015, qui leur impose de consacrer une partie de leur temps à l’enseignement, les directeurs d’établissement primaire, via leur association, l’AGDEP, avaient usé de tous les moyens possibles pour échapper à leur obligation.

    Déboutés par la Cour constitutionnelle l’AGEP, en désespoir de cause, avait encore fait recours auprès du Tribunal Fédéral. A tort, les directeurs argumentaient que le vote du GC avait été fait sans même les avoir entendus en commission. On attendait donc avec impatience la décision du TF…

    Elle est tombée dans un arrêt du 8 mars, relayée dans l’article du « Courrier », paru le 15 mars. On y apprend, qu’une fois de plus, l’AGDEP a été déboutée par le TF » !

    Pourtant, sept mois après, rien n’a changé ! La plupart de ces directeurs ne respectent toujours pas la loi. Quelques-uns se contentent de la détourner en « offrant » …à la demande, leurs services aux enseignants ! Vous imaginez un enseignant assez fou pour se risquer à une telle requête auprès de son directeur sachant que celui-ci y est farouchement opposé !

    Certes, une trentaine de directeurs, soit environ deux tiers d’entre eux, ont individuellement recouru contre la mise en œuvre de l’article controversé de la Loi sur l’instruction publique ». Le TF doit vraisemblablement encore répondre individuellement à chacun d’eux….la teneur de la requête à titre individuel a beau légèrement différer, elle n’en est que l’hologramme de celle de leur association. On voit mal comment la décision du TF pourrait changer selon qu’il répond à l’association ou individuellement aux directeurs…à n’en pas douter, on connaît déjà la teneur de cette réponse…

    Quoiqu’il en soit, Aucun effet suspensif ne leur est accordé.

    Dès lors, ces directeurs sont bel et bien hors la loi. Beaucoup plus grave, l’attitude de leur « patronne » la conseillère d’Etat Madame Anne Emery Torracinta ! Car enfin, c’est bien elle qui en porte la responsabilité et pourtant, elle persiste à fermer les yeux et à laisser ses troupes dans l’inégalité.

    De quel droit s’autorise-t-elle à bafouer ainsi nos institutions ? Jusqu’à quand le Conseil d’Etat ainsi que les députés que nous avons élus vont-ils encore tolérer cette situation tout simplement scandaleuse ?

    Pour mémoire: Genève, quelle République?